Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Oregon trail, pionnières vers l'ouest. — Chapitre 2 · Mai 1855 Oregon Trail
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Oregon trail, pionnières vers l'ouest.
Chapitre 2 · Mai 1855 Oregon Trail
Sur la piste de l'Oregon trail. Mai 1855
Dong !
Le son de la cloche retentit et lance le départ de notre petite promenade de trois mille cinq cent kilomètres. Du coin de l'œil je vois « Ma » Rundell, la plus âgée des pionnières sourire à Forrest après avoir cogné avec une grande cuillère de bois sur l'objet. Elle l'a accroché sur le côté du wagon qu'elle dirige et partage avec Lonnie la plus jeune des immigrantes. Je regarde passer les trente chariots composant notre caravane. En dehors des conductrices, les autres femmes marchent, la piste est facile et bien tracée. Je souris en voyant Jess mon jeune vacher trotter près du chariot de « Ma » et surtout de Lonnie puis Forrest vient à ma hauteur et me fais :
- Je crois qu'on a bien travaillé non ?
- Oui.
- De toute façon nous ne pouvions rester plus longtemps
- Oui, prendre le risque de passer certains cols sous la menace de la neige, très peu pour moi.
- Je suis aussi étonné par les progrès de tireuses de certaines.
- Pourquoi ?
- Ben euh…
- Forrest, avec de l'entraînement tout le monde peut y arriver et crois-moi certaines tirent bien mieux que la majorité de nos vachers. De plus elles étaient toutes sérieuses, concentrées et surtout n'ont pas joué à qui pisse le plus loin.
- Tu parles de tes tireuses d'élite ?
- Non, de toutes même s'il est vrai que les six que j'ai entraînées spécifiquement à cette arme seront bientôt redoutables.
- Je croyais que tu n'avais que trois candidates au début, les deux Anglaises et la Scandinave.
- Bon sang Forrest je croyais que tu voulais vivre et fonder une ville !
- Bien sûr, pourquoi tu me dis cela ?
- Disons que si elles t'entendent les traiter d'Anglaises tu auras un gros trou dans la tête !
Il rit quelques secondes avant de comprendre que je suis sérieux et avant que je ne rajoute :
- Détends toi et va donc remplacer Jess près du chariot de tête. Je veux discuter un peu avec lui, voir si cela vaut le coup que je le forme.
- T'es un petit malin Hunter tu sais ? Et puis appelle moi Sam, je ne suis pas si vieux que ça.
Je le regarde prendre la place de Jess qui vient me retrouver et avec qui je marche un long moment tout en discutant, nos chevaux derrière nous. Je le rends attentif à tout ce qui se passe, je sais qu'il n'est pas dans le métier depuis longtemps et je suis content car, instinctivement il n'est pas trop en accord avec Burt et Tod qui sont toujours à jouer les fiers à bras et à sortir leurs armes. Mais comme il me pose la question il réalise que je n'avais pas trop le choix vu la difficulté du parcours. Au changement de conductrice, je le laisse marcher avec la jeune Lonnie, les deux n'échangeant que peu vu leur timidité pendant que je passe d'un groupe à l'autre. Il est important d'observer les interactions, de sentir l'atmosphère afin d'éviter tout souci sur la piste.
Les jours suivants je vais faire la même chose, tout en envoyant Devlin et Damien LaFraise chasser maintenant que nous sommes loin de St-Louis et que le gibier se fait plus abondant. J'ai changé la composition de trois équipages vu les petites tensions naissantes et cela va mieux. Nos conversations avec les femmes sont liées au parcours, à ces rencontres, ces paysages et j'ai vite senti qu'une espèce de compétition c'est créé entre elles pour en savoir plus sur moi. Il est vrai qu'en deux semaines elles savent déjà tout de la plupart des guides mais ce qui est amusant c'est que je suis rapidement vu comme un grand orateur car je sais les écouter et relancer leurs conversations. Certaines par contre sont de fines mouches en raison de leur âge ou de leur expérience. « Ma » Rundell m'a taquiné sur le fait que je mets souvent Jess en poste près de Lonnie mais je lui ai renvoyé qu'elle marche souvent avec Sam Forrest ce qui l'a fait taire ! Sam Forrest justement qui est content que tout se passe bien et qu'après le Kansas nous soyons sur la route vers le Nebraska sans gros incident en dehors de deux foulures, d'une épaule démise et de quelques blessures bénignes mais je dois le doucher car au fur et à mesure que nous quittons les villes et nous engageons sur la piste, le danger croît.
- Les indiens ?
- Non, pas encore, je pense plus à certains guides dont les envies montent en même temps que l'été arrive. Ah je n'aurais pas dû les prendre.
- Ce n'est pas comme si nous avions eu le choix.
- Oui Sam. Qu'en dit « Ma » ?
Il ne nie pas, sachant aussi bien que moi qu'elle centralise les informations des femmes dans le but de les lui glisser.
- Hum elle est comme toi, un peu inquiète la dessus, certaines des femmes ont peur de tout ce qui nous attend et certains hommes sont de beaux parleurs et loin d'être aussi gentils que Jess ou philosophe comme Lafraise.
- Bon je vais discuter avec lui.
Comme toujours je trouve le trappeur en compagnie de Devlin. C'est assez normal car les deux sont nos chasseurs quand je ne le fais pas avec les tireuses d'élite. J'aborde rapidement le sujet qui me tracasse. Ils ont aussi noté que Burt et Tod discutent souvent avec les mêmes femmes et précisent :
- Et puis il y a aussi Vance, il semble attiré par l'une des françaises. M'enfin, là il peut attendre longtemps !
- Je ne te le fais pas dire Lafraise.
Les deux me regardent, un peu étonnés que j'ai comme eux remarqué l'histoire entre les deux femmes et puis Devlin qui est plus fin me regarde et avec un regard tendu et anxieux fait :
- Tu sais aussi pour…
Il ne termine pas sa phrase mais tous les trois nous savons les mots non prononcés.
- Oui, bien entendu, mais je m'en contrefous tant que vous me ramenez du gibier tous les deux. J'ai beau être plus jeune que vous, j'ai, hum disons beaucoup vécu et vu des choses. En tout cas si vous apprenez quelque chose…
- On te le dira.
Quelques jours passent et comme nous campons non loin d'une petite rivière paresseuse qui serpente et forme des anses cela permet à tout le monde ou presque de profiter d'un long bain. Evidemment, Jess, moi et Lafraise avons surveillé toute incursion éventuelle pendant que les femmes se lavaient et j'ai dû renvoyer Vance à ses affaires. Curieusement il était moins à l'aise quand nous nous sommes baignés. Pour ma part les quelques délurées ne m'ont pas gêné et lors de la séance de tir de précision ultérieure, j'ai félicité mes élèves pour leur camouflage assez réussi ! Elles n'ont même pas nié, se contentant de glousser comme des gamines. Tant mieux pour la cohésion, le prix n'était pas si cher payé.
Mais une semaine plus tard je dois rester loin en arrière pour chasser avec Lafraise, Devlin s'étant blessé à la main et il est tard quand je regagne le camp où seuls brûlent encore les feux de veille. Je vais manger un morceau avec Sam pendant qu'à l'autre feu Devlin et Lafraise échangent avec Catherine Leprince. J'entends soudain un cri perçant et je me précipite dans la forêt avec cette dernière. Il nous faut peu de temps pour trouver son amie Sophie, presque assommée, une plaie légèrement saignante à la tête et les jupons arrachés qui disent clairement ce qui s'est passé. Elle n'a que la force de murmurer « Vance » avant de se blottir contre son amie. « Ma « arrive ensuite et aide pendant que je repars vers le camp. Vance est debout, en sueur et tendu près des autres, pendant que plusieurs femmes sont rassemblées près de l'autre feu avec Sam. Tout le monde a compris surtout que j'ai dégainé et fixe Vance.
- Merde Hunter, ce n'est donc pas grave, cela a fait du bien à tous les deux et ça la remettra sur le droit chemin. Tu ne vas pas tirer pour une peccadille.
- J'avais prévenu Vance. C'est fini.
Il tente de dégainer mais j'ai appris il y a longtemps qu'on ne laisse pas de chance à une bête sauvage et mon Navy crache deux balles. Il s'effondre et je repars vers le feu quand j'entends une détonation. En me tournant je vois Bud, un autre vacher s'effondrer et Meg l'Écossaise tenir son arme fumante devant elle. Un signe de tête à son adresse et un autre à Lafraise pour tout vérifier et je rejoins « Ma » pour des nouvelles.
Au petit matin, c'est Jess qui me hèle. Personne ne l'a réveillé pour prendre la garde et après avoir fait le tour, tous les huit guides restant sont partis avec huit femmes. Je sonne la cloche du chariot de « Ma » et quand les visages encore ensommeillés des femmes surgissent des chariots bâchés j'annonce la nouvelle d'une voix de stentor. Ensuite je leur demande ce qu'elles veulent faire.
L'Irlandaise est la première à crier qu'on doit continuer et toutes le confirment y compris Sophie la victime de feu Vance. En accord avec Sam à qui je confirme qu'il reste encore une ville moyenne sur le parcours nous effectuons une nouvelle session d'entrainement pour toutes les femmes, surtout que LaFraise revenu de la piste indique que si les dix sont bien partis, une autre caravane nous suit d'assez près. Quand nous repartons, je reste en arrière histoire de voir le genre de caravane. Quand je reviens je confirme les mauvaises impressions de l'Acadien sur ceux qui nous suivent. Durant quelques jours je fais réduire les pauses pour prendre de la distance et multiplie les exercices. Aucune des femmes ne se plaint et je suis fier d'elles. Elles qui maintenant font aussi partie du tour de garde nocturne vu que nous ne sommes plus que cinq hommes.
Et puis un soir alors que je viens de passer le relais de la garde, Catherine me fait signe de venir près du chariot qu'elle partage avec Sophie. Je grimpe discrètement dans le wagon et note un peu stupéfait qu'elles sont toutes deux en déshabillé de soie, souvenir de leurs vies passées. Comme dans les autres wagons, un matelas est posé au sol durant la nuit. Sophie qui est allongée, me regarde, crispée mais en même temps déterminée et Cat me fait :
- Je crois que tu as compris que notre vie n'a pas été facile et que nous nous sommes trouvées toutes les deux. Oui, je sais par LaFraise que tu ne prêtes pas attention à cela, mais ce que tu ignores peut-être c'est que nous sommes un peu particulières et que les hommes nous plaisent toujours, enfin quand Sophie parviendra à leur refaire confiance…
Elles me regardent comme si elles attendaient quelque chose et je dis alors :
- Et vous comptez sur moi pour cela ?
- Disons que ta collaboration serait euh appréciée.
- Eh bien vous l'avez. Hum j'imagine que pour retrouver un peu de confiance il importe d'abord de comprendre que je ne suis pas un danger.
- Euh oui c'est aussi mon idée. Alors euh si tu pouvais juste…
- Rester dans mon coin. Pas de souci nous avons tout le temps du monde.
Je ne les taquine pas en disant cela, il nous reste plusieurs mois de dure route et s'il faut venir régulièrement les aider je suis tout à fait volontaire car, même si je ne suis pas comme les autres vachers, je n'en reste pas moins homme ! Je me fais discret, me fondant dans l'ombre puisque la seule source de clarté reste la pleine lune. Elles sont serrées l'une contre l'autre et c'est Cat qui lentement enlace Sophie. C'est très tendre, très doux et je sens tout l'amour que se portent ces femmes abimées par la vie et bon nombre d'hommes. Quel courage de vouloir recommencer. Elles s'embrassent très tendrement, je vois que parfois elles regardent l'ombre où je me trouve puis reprennent leurs jeux licencieux. Je ne vois rien de mal dans ce qu'elles font, ce n'est pas une première pour moi qui ai vécu presque un an dans un bordel à jouer le garde de protection pour ces dames. Leurs déshabillés tombent sous leurs gestes experts et je peux voir leurs corps pulpeux ( même s'il l'est moins qu'au départ !). En dehors de leur couleur de cheveux, la blonde et la brune se ressemblent beaucoup. Des seins ronds et lourds, une peau claire, une toison intime assez fournie, des fesses qui commencent à bien se muscler et des jambes qui attestent qu'elles marchent énormément depuis près d'un mois. Ce n'est pas trop mon genre mais elles sont jolies et semblent avoir milles mains tant elles se caressent. Il est clair que Cat mène le jeu pour détendre son amie en lui caressant les seins d'une façon très douce avant de prendre alternativement les tétons en bouche. Oh bien sûr, elles se font confiance et leurs jeux témoignent d'un long amour mais ce qu'a subi Sophie flotte encore dans l'air et je prends garde à rester invisible et inaudible. De petits gémissements s'élèvent doucement et cela me fait plaisir même si je ne participe pas. Sophie commence elle aussi à mieux caresser Cat et se laisse aller. Elle regarde déjà plus rarement l'ombre où je me trouve et les caresses lascives de sa blonde amie commencent à produire leurs effets.
Je note que pour le moment, Cat se cantonne au haut du corps, laissant le temps au temps. Les filles ayant fait ou du faire ce métier savent comprendre les caractères et s'adapter rapidement et c'est ce qu'elle fait, cherchant juste à procurer douceur et tendresse à son amie. Amie qui au fur et à mesure du temps qui passe et que je suis bien incapable de mesurer à cet instant rend de plus en plus ses caresses. C'est Sophie qui la première atteint la féminité de son amante et joue de ses doigts avant que d'un coup elles ne se retrouvent tête-bêche. Cela c'est accéléré et c'est vraiment beau. Cat, laissant la maîtrise à Sophie est dessous et les deux femmes jouent désormais de leurs langues tout en caressant les fesses de l'autre.
J'en ai beaucoup vu mais là, dans ce chariot au milieu de l'Oregon trail, je suis soufflé. Soufflé et ému par cet amour qui vit devant moi, par cette folle sensualité et surtout cette complicité entre elles. Je suis dur dans mon pantalon et dois serrer les dents, tout mon corps me criant de les rejoindre mais j'ai donné ma parole et elle est sacrée pour moi. Les mains sur les fesses, les hanches, le léger bruit de clapotis, les langues qui s'agitent, les petits gémissements… Elles sont proches du point de non-retour et je les envie moi qui en réalité suis seul depuis si longtemps. Leur amour si vrai fait naître un peu de jalousie mais je la rejette et me remplit les yeux de tant de beauté. Beauté qui maintenant est plus sauvage, leurs doigts s'égarent et viennent aider leurs langues, leurs corps tremblent et sont couverts de sueur. Leurs muscles se tendent, et elles prennent leur plaisir presque en même temps tant elles se connaissent…
Comme elles sont désormais dans leur monde je bouge légèrement, détendant mon pantalon que déforme une érection devenue presque douloureuse tant cela fait longtemps que je suis là. Enfin, Sophie se laisse rouler sur le côté et, après avoir bu s'assied et me regarde. La lueur de la lune m'éclaire mieux et son sourire est une merveilleuse récompense. Je vais alors pour me redresser et sortir quand Cat, nue et resplendissante de plaisir échange un regard avec son amante puis se tourne vers moi et d'une voix très douce me dit :
- Attends, je veux te récompenser pour nous deux…
Le son de la cloche retentit et lance le départ de notre petite promenade de trois mille cinq cent kilomètres. Du coin de l'œil je vois « Ma » Rundell, la plus âgée des pionnières sourire à Forrest après avoir cogné avec une grande cuillère de bois sur l'objet. Elle l'a accroché sur le côté du wagon qu'elle dirige et partage avec Lonnie la plus jeune des immigrantes. Je regarde passer les trente chariots composant notre caravane. En dehors des conductrices, les autres femmes marchent, la piste est facile et bien tracée. Je souris en voyant Jess mon jeune vacher trotter près du chariot de « Ma » et surtout de Lonnie puis Forrest vient à ma hauteur et me fais :
- Je crois qu'on a bien travaillé non ?
- Oui.
- De toute façon nous ne pouvions rester plus longtemps
- Oui, prendre le risque de passer certains cols sous la menace de la neige, très peu pour moi.
- Je suis aussi étonné par les progrès de tireuses de certaines.
- Pourquoi ?
- Ben euh…
- Forrest, avec de l'entraînement tout le monde peut y arriver et crois-moi certaines tirent bien mieux que la majorité de nos vachers. De plus elles étaient toutes sérieuses, concentrées et surtout n'ont pas joué à qui pisse le plus loin.
- Tu parles de tes tireuses d'élite ?
- Non, de toutes même s'il est vrai que les six que j'ai entraînées spécifiquement à cette arme seront bientôt redoutables.
- Je croyais que tu n'avais que trois candidates au début, les deux Anglaises et la Scandinave.
- Bon sang Forrest je croyais que tu voulais vivre et fonder une ville !
- Bien sûr, pourquoi tu me dis cela ?
- Disons que si elles t'entendent les traiter d'Anglaises tu auras un gros trou dans la tête !
Il rit quelques secondes avant de comprendre que je suis sérieux et avant que je ne rajoute :
- Détends toi et va donc remplacer Jess près du chariot de tête. Je veux discuter un peu avec lui, voir si cela vaut le coup que je le forme.
- T'es un petit malin Hunter tu sais ? Et puis appelle moi Sam, je ne suis pas si vieux que ça.
Je le regarde prendre la place de Jess qui vient me retrouver et avec qui je marche un long moment tout en discutant, nos chevaux derrière nous. Je le rends attentif à tout ce qui se passe, je sais qu'il n'est pas dans le métier depuis longtemps et je suis content car, instinctivement il n'est pas trop en accord avec Burt et Tod qui sont toujours à jouer les fiers à bras et à sortir leurs armes. Mais comme il me pose la question il réalise que je n'avais pas trop le choix vu la difficulté du parcours. Au changement de conductrice, je le laisse marcher avec la jeune Lonnie, les deux n'échangeant que peu vu leur timidité pendant que je passe d'un groupe à l'autre. Il est important d'observer les interactions, de sentir l'atmosphère afin d'éviter tout souci sur la piste.
Les jours suivants je vais faire la même chose, tout en envoyant Devlin et Damien LaFraise chasser maintenant que nous sommes loin de St-Louis et que le gibier se fait plus abondant. J'ai changé la composition de trois équipages vu les petites tensions naissantes et cela va mieux. Nos conversations avec les femmes sont liées au parcours, à ces rencontres, ces paysages et j'ai vite senti qu'une espèce de compétition c'est créé entre elles pour en savoir plus sur moi. Il est vrai qu'en deux semaines elles savent déjà tout de la plupart des guides mais ce qui est amusant c'est que je suis rapidement vu comme un grand orateur car je sais les écouter et relancer leurs conversations. Certaines par contre sont de fines mouches en raison de leur âge ou de leur expérience. « Ma » Rundell m'a taquiné sur le fait que je mets souvent Jess en poste près de Lonnie mais je lui ai renvoyé qu'elle marche souvent avec Sam Forrest ce qui l'a fait taire ! Sam Forrest justement qui est content que tout se passe bien et qu'après le Kansas nous soyons sur la route vers le Nebraska sans gros incident en dehors de deux foulures, d'une épaule démise et de quelques blessures bénignes mais je dois le doucher car au fur et à mesure que nous quittons les villes et nous engageons sur la piste, le danger croît.
- Les indiens ?
- Non, pas encore, je pense plus à certains guides dont les envies montent en même temps que l'été arrive. Ah je n'aurais pas dû les prendre.
- Ce n'est pas comme si nous avions eu le choix.
- Oui Sam. Qu'en dit « Ma » ?
Il ne nie pas, sachant aussi bien que moi qu'elle centralise les informations des femmes dans le but de les lui glisser.
- Hum elle est comme toi, un peu inquiète la dessus, certaines des femmes ont peur de tout ce qui nous attend et certains hommes sont de beaux parleurs et loin d'être aussi gentils que Jess ou philosophe comme Lafraise.
- Bon je vais discuter avec lui.
Comme toujours je trouve le trappeur en compagnie de Devlin. C'est assez normal car les deux sont nos chasseurs quand je ne le fais pas avec les tireuses d'élite. J'aborde rapidement le sujet qui me tracasse. Ils ont aussi noté que Burt et Tod discutent souvent avec les mêmes femmes et précisent :
- Et puis il y a aussi Vance, il semble attiré par l'une des françaises. M'enfin, là il peut attendre longtemps !
- Je ne te le fais pas dire Lafraise.
Les deux me regardent, un peu étonnés que j'ai comme eux remarqué l'histoire entre les deux femmes et puis Devlin qui est plus fin me regarde et avec un regard tendu et anxieux fait :
- Tu sais aussi pour…
Il ne termine pas sa phrase mais tous les trois nous savons les mots non prononcés.
- Oui, bien entendu, mais je m'en contrefous tant que vous me ramenez du gibier tous les deux. J'ai beau être plus jeune que vous, j'ai, hum disons beaucoup vécu et vu des choses. En tout cas si vous apprenez quelque chose…
- On te le dira.
Quelques jours passent et comme nous campons non loin d'une petite rivière paresseuse qui serpente et forme des anses cela permet à tout le monde ou presque de profiter d'un long bain. Evidemment, Jess, moi et Lafraise avons surveillé toute incursion éventuelle pendant que les femmes se lavaient et j'ai dû renvoyer Vance à ses affaires. Curieusement il était moins à l'aise quand nous nous sommes baignés. Pour ma part les quelques délurées ne m'ont pas gêné et lors de la séance de tir de précision ultérieure, j'ai félicité mes élèves pour leur camouflage assez réussi ! Elles n'ont même pas nié, se contentant de glousser comme des gamines. Tant mieux pour la cohésion, le prix n'était pas si cher payé.
Mais une semaine plus tard je dois rester loin en arrière pour chasser avec Lafraise, Devlin s'étant blessé à la main et il est tard quand je regagne le camp où seuls brûlent encore les feux de veille. Je vais manger un morceau avec Sam pendant qu'à l'autre feu Devlin et Lafraise échangent avec Catherine Leprince. J'entends soudain un cri perçant et je me précipite dans la forêt avec cette dernière. Il nous faut peu de temps pour trouver son amie Sophie, presque assommée, une plaie légèrement saignante à la tête et les jupons arrachés qui disent clairement ce qui s'est passé. Elle n'a que la force de murmurer « Vance » avant de se blottir contre son amie. « Ma « arrive ensuite et aide pendant que je repars vers le camp. Vance est debout, en sueur et tendu près des autres, pendant que plusieurs femmes sont rassemblées près de l'autre feu avec Sam. Tout le monde a compris surtout que j'ai dégainé et fixe Vance.
- Merde Hunter, ce n'est donc pas grave, cela a fait du bien à tous les deux et ça la remettra sur le droit chemin. Tu ne vas pas tirer pour une peccadille.
- J'avais prévenu Vance. C'est fini.
Il tente de dégainer mais j'ai appris il y a longtemps qu'on ne laisse pas de chance à une bête sauvage et mon Navy crache deux balles. Il s'effondre et je repars vers le feu quand j'entends une détonation. En me tournant je vois Bud, un autre vacher s'effondrer et Meg l'Écossaise tenir son arme fumante devant elle. Un signe de tête à son adresse et un autre à Lafraise pour tout vérifier et je rejoins « Ma » pour des nouvelles.
Au petit matin, c'est Jess qui me hèle. Personne ne l'a réveillé pour prendre la garde et après avoir fait le tour, tous les huit guides restant sont partis avec huit femmes. Je sonne la cloche du chariot de « Ma » et quand les visages encore ensommeillés des femmes surgissent des chariots bâchés j'annonce la nouvelle d'une voix de stentor. Ensuite je leur demande ce qu'elles veulent faire.
L'Irlandaise est la première à crier qu'on doit continuer et toutes le confirment y compris Sophie la victime de feu Vance. En accord avec Sam à qui je confirme qu'il reste encore une ville moyenne sur le parcours nous effectuons une nouvelle session d'entrainement pour toutes les femmes, surtout que LaFraise revenu de la piste indique que si les dix sont bien partis, une autre caravane nous suit d'assez près. Quand nous repartons, je reste en arrière histoire de voir le genre de caravane. Quand je reviens je confirme les mauvaises impressions de l'Acadien sur ceux qui nous suivent. Durant quelques jours je fais réduire les pauses pour prendre de la distance et multiplie les exercices. Aucune des femmes ne se plaint et je suis fier d'elles. Elles qui maintenant font aussi partie du tour de garde nocturne vu que nous ne sommes plus que cinq hommes.
Et puis un soir alors que je viens de passer le relais de la garde, Catherine me fait signe de venir près du chariot qu'elle partage avec Sophie. Je grimpe discrètement dans le wagon et note un peu stupéfait qu'elles sont toutes deux en déshabillé de soie, souvenir de leurs vies passées. Comme dans les autres wagons, un matelas est posé au sol durant la nuit. Sophie qui est allongée, me regarde, crispée mais en même temps déterminée et Cat me fait :
- Je crois que tu as compris que notre vie n'a pas été facile et que nous nous sommes trouvées toutes les deux. Oui, je sais par LaFraise que tu ne prêtes pas attention à cela, mais ce que tu ignores peut-être c'est que nous sommes un peu particulières et que les hommes nous plaisent toujours, enfin quand Sophie parviendra à leur refaire confiance…
Elles me regardent comme si elles attendaient quelque chose et je dis alors :
- Et vous comptez sur moi pour cela ?
- Disons que ta collaboration serait euh appréciée.
- Eh bien vous l'avez. Hum j'imagine que pour retrouver un peu de confiance il importe d'abord de comprendre que je ne suis pas un danger.
- Euh oui c'est aussi mon idée. Alors euh si tu pouvais juste…
- Rester dans mon coin. Pas de souci nous avons tout le temps du monde.
Je ne les taquine pas en disant cela, il nous reste plusieurs mois de dure route et s'il faut venir régulièrement les aider je suis tout à fait volontaire car, même si je ne suis pas comme les autres vachers, je n'en reste pas moins homme ! Je me fais discret, me fondant dans l'ombre puisque la seule source de clarté reste la pleine lune. Elles sont serrées l'une contre l'autre et c'est Cat qui lentement enlace Sophie. C'est très tendre, très doux et je sens tout l'amour que se portent ces femmes abimées par la vie et bon nombre d'hommes. Quel courage de vouloir recommencer. Elles s'embrassent très tendrement, je vois que parfois elles regardent l'ombre où je me trouve puis reprennent leurs jeux licencieux. Je ne vois rien de mal dans ce qu'elles font, ce n'est pas une première pour moi qui ai vécu presque un an dans un bordel à jouer le garde de protection pour ces dames. Leurs déshabillés tombent sous leurs gestes experts et je peux voir leurs corps pulpeux ( même s'il l'est moins qu'au départ !). En dehors de leur couleur de cheveux, la blonde et la brune se ressemblent beaucoup. Des seins ronds et lourds, une peau claire, une toison intime assez fournie, des fesses qui commencent à bien se muscler et des jambes qui attestent qu'elles marchent énormément depuis près d'un mois. Ce n'est pas trop mon genre mais elles sont jolies et semblent avoir milles mains tant elles se caressent. Il est clair que Cat mène le jeu pour détendre son amie en lui caressant les seins d'une façon très douce avant de prendre alternativement les tétons en bouche. Oh bien sûr, elles se font confiance et leurs jeux témoignent d'un long amour mais ce qu'a subi Sophie flotte encore dans l'air et je prends garde à rester invisible et inaudible. De petits gémissements s'élèvent doucement et cela me fait plaisir même si je ne participe pas. Sophie commence elle aussi à mieux caresser Cat et se laisse aller. Elle regarde déjà plus rarement l'ombre où je me trouve et les caresses lascives de sa blonde amie commencent à produire leurs effets.
Je note que pour le moment, Cat se cantonne au haut du corps, laissant le temps au temps. Les filles ayant fait ou du faire ce métier savent comprendre les caractères et s'adapter rapidement et c'est ce qu'elle fait, cherchant juste à procurer douceur et tendresse à son amie. Amie qui au fur et à mesure du temps qui passe et que je suis bien incapable de mesurer à cet instant rend de plus en plus ses caresses. C'est Sophie qui la première atteint la féminité de son amante et joue de ses doigts avant que d'un coup elles ne se retrouvent tête-bêche. Cela c'est accéléré et c'est vraiment beau. Cat, laissant la maîtrise à Sophie est dessous et les deux femmes jouent désormais de leurs langues tout en caressant les fesses de l'autre.
J'en ai beaucoup vu mais là, dans ce chariot au milieu de l'Oregon trail, je suis soufflé. Soufflé et ému par cet amour qui vit devant moi, par cette folle sensualité et surtout cette complicité entre elles. Je suis dur dans mon pantalon et dois serrer les dents, tout mon corps me criant de les rejoindre mais j'ai donné ma parole et elle est sacrée pour moi. Les mains sur les fesses, les hanches, le léger bruit de clapotis, les langues qui s'agitent, les petits gémissements… Elles sont proches du point de non-retour et je les envie moi qui en réalité suis seul depuis si longtemps. Leur amour si vrai fait naître un peu de jalousie mais je la rejette et me remplit les yeux de tant de beauté. Beauté qui maintenant est plus sauvage, leurs doigts s'égarent et viennent aider leurs langues, leurs corps tremblent et sont couverts de sueur. Leurs muscles se tendent, et elles prennent leur plaisir presque en même temps tant elles se connaissent…
Comme elles sont désormais dans leur monde je bouge légèrement, détendant mon pantalon que déforme une érection devenue presque douloureuse tant cela fait longtemps que je suis là. Enfin, Sophie se laisse rouler sur le côté et, après avoir bu s'assied et me regarde. La lueur de la lune m'éclaire mieux et son sourire est une merveilleuse récompense. Je vais alors pour me redresser et sortir quand Cat, nue et resplendissante de plaisir échange un regard avec son amante puis se tourne vers moi et d'une voix très douce me dit :
- Attends, je veux te récompenser pour nous deux…
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