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✦ caribonex Oregon trail, pionnières vers l'ouest. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Oregon trail, pionnières vers l'ouest. — Chapitre 8 · Août 1855

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Oregon trail, pionnières vers l'ouest.

Chapitre 8 · Août 1855

Oregon Trail – août 1855 
 
   Nous sommes tous debout sur la rive de la Green River à suivre les évolutions des deux ferrys qui vont et viennent d'une rive à l'autre dans un ballet bien réglé. Le spectacle qui suit des semaines au cours desquelles nous étions seuls est vraiment plaisant même pour moi qui l'ai déjà vu deux fois. Il y a beaucoup de monde, des marchands, des gens d'autres caravanes venues de pistes annexes qui ont du attendre que le début du fleuve dû à des pluies diluviennes revienne à la normale. Voir tous ces regards fixés sur nous, sur les femmes en pantalon, enfin pas trop vu qu'elles sont presque toutes armées et arborent un regard qui dit clairement qu'elles savent s'en servir ! J'ai même vu Meg et Kay s'allier pour secouer un ivrogne insistant qui s'en était pris par surprise à l'une des femmes en lui mettant la main au panier. Cela a été réglé en quelques secondes et l'imbécile est toujours à la même place, le corps trop endolori pour bouger et soulagé de sa ceinture et de son arme. Cet épisode a été l'occasion d'une franche hilarité pour tous et a fait oublier nos galères des derniers jours avec d'abord la mort de trois femmes dans un wagon ayant dévalé un col puis, un autre qui s'est renversé après une roue brisée dans une ornière entraînant la mort de la conductrice coincée entre la structure et le sol rocheux et enfin, la mort d'une de nos blessées de longue date. L'arrivée devant la Green river est une récompense et pour une fois nous n'avons pas grand-chose à faire, à part suivre les instructions de l'officier de pont.
— Et voilà Hunter, il nous a fallu trois ferrys mais tout le monde est passé. 
— Oui c'est une bonne chose de faite.
— Nous nous arrêtons ici ?
— Non Jess, nous sommes trop proches du port et le groupe qui vient d'arriver ne me dit rien qui vaille.
— Nous sommes de taille à l'affronter non ?
— Bien entendu. Mais dis-toi Jess qu'un bon combat est celui qu'on évite et qui n'amène aucune victime. Nous avons déjà perdu bien trop de monde et je ne veux pas prendre de risques quand ce n'est pas nécessaire. De plus je connais un bon site pour nous recevoir ce soir.
— Oui, c'est bien raisonné, merci Hunter.
  Il s'en va retrouver sa Lonnie et je sais que dans dix minutes toute la caravane saura pourquoi je les presse un peu de continuer à avancer. Je suis sûr ainsi que tout le monde va bien marcher sans rechigner. Le soir nous sommes tous fatigués mais notre camp est bien défendable entre rivière et blocs rocheux. Au repas je laisse Jess annoncer notre parcours histoire de voir s'il a bien tout retenu et il s'en tire à merveille ce que ne manque pas de remarquer Kaya. La Danoise était juste à côté de moi et le petit sourire qu'elle m'adresse me remue profondément. Il y a quelque chose en elle qui me secoue à chaque fois, quelque chose qu'on ne peut exprimer en mots mais qui est, j'en suis sûr bien présent…
  Deux semaines ont passés et, comme prévu nous atteindrons Fort Bridger dans une semaine. Je suis heureux pour deux raisons. D'abord tout se passe bien, sans incident, du moins sans gros incidents et puis mes nuits sont assez animées entre mes passages chez Kay ou Meg. Bien sûr je sais que je devrais « rendre des comptes « un jour ou l'autre, mais ces femmes sont si merveilleuses que choisir m'est absolument impossible tant elles sont comme les deux côtés d'une même pièce, J'ai évoqué l'avenir avec l'une et l'autre mais, comme je l'ai déjà dit elles même m'ont dit qu'elles ne voulaient pas faire de plan pour le futur. J'imagine que cela est dû à leur passé et à tout ce qui se passe sur la piste y compris en matière de relations. Car s'il y a bien une chose que j'ai remarqué durant mes rondes nocturnes c'est que cela s'agite dans certains chariots. Oh il y a des couples établis comme Jess et Lonnie ou Sophie et Catherine et d'autres, mais il y a aussi des va et vient plus ou moins étonnants mais, comme le dit le proverbe, la nuit tous les chats sont gris ! Et mes lèvres sont scellées sur les baisers et les étreintes que j'ai surpris malgré moi. Ceci dit, elles le sont bien moins, enfin pas du tout même lorsque je suis dans certaines carrioles. J'ai passé quelques heures avec les deux françaises qui avaient vraiment envie de se lâcher avec un homme et j'ai eu la certitude en les quittant épuisé au bout de la nuit que j'avais – sans vouloir me vanter - rempli leurs attentes. J'ai aussi passé quelques nuits avec Meg qui se lâche de plus en plus et sait me rendre fou de plaisir. Ce qui est aussi le cas de la rousse Irlandaise qui a su elle se faire plus câline, plus douce tout en m'amenant à chaque fois au plaisir. Je me suis souvent réveillé plutôt rompu tant cela avait été animé ! Je commence d'ailleurs à me demander si elles ne savent pas ce qui se passe ; après tout je leur ai appris pas mal de choses sur la traque ! Et je n'oublie pas que mes pisteuses sont devenues excellentes. A tel point que ce jour je les ai laissées seules à l'avant pour échanger un mot avec chacune des femmes. Je les connais toutes désormais mais si chacune d'elle ferait une compagne merveilleuse pour tout pionnier, je repense chaque fois à mon trio. Mon esprit coquin vagabonde de l'une à l'autre, revivant nos étreintes, nos caresses, nos baisers, nos jouissances. La façon de Meg de s'asseoir sur moi, les mêmes gestes réalisés par Kay, la chaleur de la bouche de l'une sur mon sexe, la vitesse de la langue de l'autre ; toutes ces pensées font que j'ai du mal à me caler dans ma selle.  Et, même si je n'ai rien fait avec Kaya j'ai pu l'admirer nue. Son corps somptueux que ses tatouages rendent encore plus attirant, ses petits seins ronds si faits pour mes mains et ma bouche, son triangle de poils blonds au-dessus d'une fente que je sais faite pour moi. Mon imagination est assez fertile pour combler les manques et pour que je me vois en train de faire l'amour avec elle. Comme je l'ai dit, elles me font penser à des guerrières antiques, des amazones – mais avec leurs deux seins – qui me font perdre la tête. Mon imagination s'emballe tant que je me vois même en train de jouer à deux puis à trois. Heureusement mon cheval est attentif et m'empêche de foncer droit dans un chariot !
  Je me reconcentre grâce à l'arrivée d'une des éclaireuses qui a repéré une branche brisée à hauteur d'homme sur un petit sentier. Associé à un reste de tissu rouge laissé sur des plantes piquantes je comprends que nous sommes surveillés par une tribu Indienne. Nous doublons les patrouilles et faisons attention à tout, car toutes ces femmes peuvent tourner la tête de bon nombre de guerriers été je crains particulièrement un raid de jeunes qui ont des choses à se prouver. Etais ce une prémonition ? Toujours est-il que tôt le lendemain matin alors que je suis à l'avant de la colonne avec Kay, Meg et deux autres, nous entendons des coups de feu provenant de l'arrière. Je leurs enjoins de rester en place car ce peut-être une diversion et fonce vers le bruit. Quand j'arrive c'est pour trouver Jess au sol, une flèche dans le bras et une dans la cuisse, une femme morte et trois disparues dont Kaya. Les traces des poneys indiens montrent qu'ils étaient une bonne dizaine et ont profité d'un passage difficile pour lancer une attaque. Ma décision est vite prise. Confier la direction de la caravane à « Ma « qui connait le parcours, garder Jess dans son chariot avec Lonnie pour le soigner. Charger mon duo de sauvageonnes de la sécurité jusqu'à fort Bridger. Faire jurer à toutes de continuer quoi qu'il en coûte et puis me préparer. Je ne mets pas longtemps. Pendant que je me vêts de ce que j'avais mis au fond de mon sac, les femmes me préparent plusieurs gourdes et un peu de viande séchée. Quand je sors de derrière le wagon, celles qui se posaient des questions sur mon surnom comprennent enfin. Ma tenue de cuir souple est teintée de vert, de brun et de gris sale, des ficelles petites ou plus épaisses de même que des rubans aux teintes verdâtres me rendent très peu visible dans la nature  et j'arbore des mocassins foncés, deux couteaux, mon tomahawk fétiche et deux revolvers sont dans mes fontes. Je voyage léger, montant à cru avec juste mes fontes et l'indispensable. J'enfourche mon Jumpy, le cheval de Jess est en longe et je me lance sur la piste. Je sens peser sur moi les regards et cela me donne de la force.
  Même si le groupe n'imagine pas que quelqu'un sera assez fou pour les suivre, je fais attention à ce qu'ils n'aient pas laissé un homme en arrière. Mais le terrain favorable les a rendus confiants sur l'absence de traces derrière eux. Je remercie le ciel des leçons de mon père, des coureurs des bois rencontrés et surtout de Little Bear, un vieil indien solitaire que j'avais sauvé d'un grizzly et qui m'a tout appris avant de mourir. 
Après trois heures de suivi je découvre ce que je craignais, le corps de Wilma, l'une des trois femmes enlevées. Je n'ai même pas la possibilité de l'enterrer car ils n'ont que peu d'avance sur moi si j'en juge par le crottin laissé par leurs poneys. Je saute d'un cheval à l'autre pour revenir sur eux et je retrouve deux retardataires dans une clairière. Je vois à leur pieds le corps de Rose qu'ils viennent sans doute juste de tuer. Je les prends totalement par surprise, le premier en étant encore à lever la tête quand il prends mon tomahawk en pleine face et le second en train de brandir le sien quand mon couteau trouve son cœur. Vérifier que Rose est morte, reprendre mes armes et repartir ne me prends qu'un instant. La nuit va bientôt tomber et je veux les bloquer avant. J'ai attaché mes chevaux, bloqué leurs bouches pour les empêcher de hennir et je rampe vers la petite clairière où je les ai repérés. Kaya est nue, attachée à un arbre usé par le temps et huit jeunes guerriers sont autour d'elle. Elles les toise, fière et rebelle et je ne l'ai jamais trouvé aussi belle. Ils examinent ses tatouages bleus et je comprends que c'est uniquement cela qui a retardé leurs actions. Les miennes par contre sont rapides. Repérer les emplacements d'où je vais tirer avant la nuit, charger et puis commencer le festival.
  Mon premier tir est pour celui qui semble être le chef et surtout qui s'agite devant Kaya. Le tir est dévastateur et son crâne explose, dans un jaillissement immonde. Une seconde balle – bon sang je n'ai jamais rechargé aussi vite ! -  troue la poitrine d'un autre et je fais un roulé boulé vers mon second poste de tir. Charger, tirer sur les poneys - ah je déteste cela – pour montrer qu'ils ne pourront quitter les lieux, charger, tirer sur un troisième puis comme ils montent vers moi, rouler dans la pente vers le dernier poste d'où j'abats un quatrième lascar. 
  Tous sont couchés désormais et rampent vers moi pendant que je fais de même vers le côté opposé. Le silence est total car mêmes les créatures de la forêt se sont tues pour laisser ces fous d'humains entre eux. Un mouvement, un cri et l'un d'eux saute sur un poney me donnant l'occasion de tirer une dernière fois. Plus question de charger mon fusil désormais, ils sont bien trop prés et il n'est pas fait pour les courtes distances. Je le jette vers la droite et comme je suis sûr qu'il a bien été vu, rampe vers la droite à l'opposé de ce qu'ils croiront une diversion. J'entends un très léger bruit sur ma gauche et décharge mon revolver en ayant la joie d'entendre des cris de douleur.  Une silhouette se dresse devant moi et en même temps que ma balle atteint l'homme, je sens une douleur terrible dans mon épaule gauche. Heureusement que je me suis jeté de côté en tirant sinon ma poitrine aurait encaissé. Nous ne sommes plus que deux et je fais appel à tout mon savoir pour être silencieux. Mais l'autre a un avantage car il sait que je me vide de mon sang n'ayant pu retenir un cri au moment où j'ai été blessé…
  C'est un lampyridae – autrement dit une luciole - qui me trahit quand sa minuscule lueur se reflète sur mon tomahawk. L'indien était tout prés et ses yeux ont capté l'éphémère reflet, son arme est partie dans un jet puissant que je réussi à détourner dans un réflexe avec la mienne. Nous sommes prompts à nous jeter l'un sur l'autre, couteau au poing dans une lutte à mort…
  Kaya était debout, nue et liée au poteau, attendant de subir la torture. Les mimiques, les expressions des guerriers en voyant ses tatouages étaient clairs, ils la prenaient pour une envoyée des démons et si la dispute entre ceux qui voulaient d'abord la violer et ceux qui voulaient la tuer avait été tendue, le couteau tendu vers ses seins avait été une réponse finale assez claire. Du moins avant que la tête du chef n'explose dans une infâme gerbe de matières. Elle avait suivi tout ce qui c'était passé, le fracas du fusil, les jeux mortels de recherches, les cris, les hennissements des poneys… et maintenant elle attendait l'arrivée du survivant, priant même les anciens Dieux nordiques de l'aider.
Mais, quand la lueur du fin quartier de lune éclaira le dernier des Indiens et plus encore sa lame rouge de sang tendue vers elle, elle comprit que c'était la fin…
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Frederyc
1 août 2024 à 23:31
Ah le suspense ! Terrible !
Mais le plus mort n’est pas celui qui parait je pense.
Superbe histoire !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Iznogood
Iznogood
1 août 2024 à 21:36
Toujours très cinématographique, même si quelques scènes ne seraient pas forcément passées en CinémaScope dans les années 50 ! ^^’

Et ce cliffhanger est scandaleusement terrible pour nos nerfs déjà épuisés… ;-)
Soyez respectueux
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