Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Oregon trail, pionnières vers l'ouest. — Chapitre 7 · Juillet -août 1855
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Oregon trail, pionnières vers l'ouest.
Chapitre 7 · Juillet -août 1855
Oregon trail - Juillet-août 1855 -
. . Le silence, un silence terrible se fait soudain. Terrible car il suit les cris de désespoir et les bruits de craquements du chariot qui vient littéralement d'exploser en finissant sa course sur un grand rocher. L'espace d'une seconde je suis comme les autres sonné par ce qui vient d'arriver. Oh je sais bien que cela fait partie des impondérables de la piste et cela m'était déjà arrivé voilà deux ans, mais j'avais espéré, ou plutôt l'ambiance générale si particulière m'avait fait croire que cela irait sans soucis. Mais le chariot – ou ce qu'il en reste – est bien visible au bas de la pente. Je descends le plus rapidement possible, enjoignant à Jess de rester en haut avec les autres et d'être prêt à tout. Quand j'arrive auprès de ce qui était le dernier wagon à monter le col, je vois tout de suite les corps, ceux de la conductrice et des deux aides qui n'ont pas été assez rapides à s'écarter. Leurs pauvres dépouilles sont aussi brisés que le bois qui a jailli dans toutes les directions. Comme toujours, c'est une partie de mes tireuses d'élite qui s'approche, l'autre restant en surveillance et je fais un signe clair au reste des femmes qui nous regardent de là-haut. Je les vois qui se serrent les unes contre les autres, abasourdies par ce drame même si ce n'est de loin pas le premier. Kaya me regarde tristement puis, avec Jill l'une des autres filles nous emmenons les pauvres corps meurtris vers une petite plateforme à l'écart ou quelques tombes plus ou moins anciennes témoignent des dangers et de la difficulté du lieu. J'ai demandé à Daisy l'autre aide de fouiller afin de voir si quelque chose est récupérable et pendant ce temps nous dégageons des creux dans la roche pour y allonger les mortes avant de les recouvrir de rochers. Quand nous revenons, seuls une arme et un seau ont été retrouvés intacts et utilisables. Nous remontons lentement puis nous nous désaltérons au pichet que nous tend « Ma », longuement, comme si tacitement nous voulions retarder le moment où je devrais dire « en avant « en laissant la mort derrière nous et en emmenant sa sœur la tristesse dans un petit voyage.
Je retarde encore l'instant en parlant de la piste qui va maintenant longer la Big Sandy creek river avant d'aboutir à la Green River et aux ferrys qui nous la feront traverser. Je me secoue et puis donne le signal d'une voix forte avant d'enfourcher Jumpy. Je ne montre rien mais je sais bien que comme les autres je pense à celles qui nous ont quittés, morsure de serpent, fièvre, chutes, balles, rencontre avec une ourse défendant ses petits… La liste est longue et surtout n'est pas encore close.
Le soir après avoir établi un bon bivouac près de la rivière, les femmes sont très fatiguées et tombent de sommeil. Meg est avec « Ma » et veille sur nos blessées dont les deux femmes, très choquées qui ont pu se jeter hors de la route du chariot dont les attaches ont lâché. J'ai pris le tour de garde le plus fatiguant mais avant d'aller dormir je réfléchis à un chariot vide, je n'ai vraiment pas envie de dormir sous un engin aujourd'hui. C'est en me rendant à celui que je sais vide que je croise Kaya.
- Décidément il y a du monde dehors la nuit !
La blonde Danoise ne répond rien ou plutôt me répond sans parole en venant vers moi et en se serrant contre moi. Elle reste un instant contre moi puis lâche juste un « viens » dans un quasi murmure. Je la suis et nous grimpons dans le chariot qu'elle partageait avec une de celle qui a été fauchée par la carriole devenu folle. L'intérieur a évidemment été à moitié vidé et les quelques affaires données à celles qui en manquaient et elle s'allonge contre moi.
- Serre moi juste s'il te plait.
Je m'exécute et me met en cuiller contre elle, posant juste mon bras au-dessus des siens et lui transmettant ma présence. Je sens très lentement sous cœur se calmer, son corps se détendre et puis enfin, sa respiration se fait profonde et elle s'endort. Je reste serré contre elle ; oh rien de sexuel même si c'est une des trois plus belles femmes de la caravane, non, juste de la tendresse et de la chaleur humaine face à ce moment de détresse. Je ne sais à quel moment je m'endors, mais je sais juste que quand les premières lueurs du soleil me réveillent je suis encore collé contre elle et je me sens bien, à ma place sans pouvoir vraiment l'expliquer. Elle se réveille grâce à ce sixième sens des femmes de l'Ouest et se tourne avant de me faire un sourire et de me dire merci. Un petit mot tout simple suivi d'une bise sur le front qui plus encore qu'un baiser me chamboule complétement. Elle referme les yeux et se rendors un sourire calme sur le visage et doucement je sors pour aller en direction de la rivière. Oh je me suis déjà lavé hier au bivouac mais j'ai besoin de me refroidir, ce petit bisou tout simple m'ayant mis en feu. Je décide qu'aujourd'hui nous allons partir plus tard, tout le monde a besoin d'un peu de repos moi y compris !
La piste se déroule sans encombre devant nous et cette monotonie fait du bien à tout le monde. Le soir, la chasse ayant été fructueuse nous ripaillons et quelques petits rires se font entendre car la vie doit continuer. C'est d'ailleurs ce qui fait que Meg m'accueille à nouveau dans son chariot pour des ébats passionnés. Mais cette fois alors que nous reposons tranquillement et qu'elle s'est déjà endormie, je suis sûr qu'une personne était à l'affût et nous a écoutés. Tout au long de la journée, une petite part de mon esprit s'interroge sur l'identité de la femme. ( le seul autre homme passant son temps avec Lonnie) mais elle ne se trahit pas, du moins pas avant la nuit…. Meg étant très fatiguée, après plusieurs nuits presque blanches, je l'ai laissé dormir. Aussi c'est tout seul que je vais profiter de la rivière. C'est le grand avantage de l'Oregon trail que de longer durant une bonne partie de son parcours différentes rivières à rebours de la piste pour la Californie que j'ai déjà emprunté avec Buck un vieil ami voilà quelques années. Les méandres paresseux ont à nouveau créés de petits endroits où s'immerger sans crainte. Je me dévêts et une fois nu savoure l'onde. Et puis, mon instinct se réveille et me dit que je ne suis plus seul. Cette fois c'est moi qui me suit fait surprendre et, quand mon regard croise celui – brillant - de Kay, la rousse Irlandaise je comprends immédiatement qui se trouvait derrière la toile. Elle est nue elle aussi et se fait visiblement un malin plaisir de se montrer puisque étendue sur une espèce de petite plage sableuse, m'offrant la vision de son corps superbe. Je me fais encore une fois la réflexion qu'elle est vraiment une copie de l'Ecossaise sauf à être rousse au lieu de brune et que son dos ne porte aucune trace de fouet. Elle aussi est fine, musclée par les mois que nous venons de passer sur la piste. Sa peau laiteuse parait encore plus blanche sous la lumière que renvoie la lune. Ceci met aussi en valeur ce joli triangle roux que je distingue parfaitement. Aucun de nous ne parle quand je m'approche d'elle, non elle me regarde, s'attardant sur mon corps sans invoquer une quelconque pénombre et devant elle je l'observe sans vergogne. Un long moment se passe au cours duquel nous profitons tous deux du spectacle. Devant ma réaction physique, elle écarte légèrement les cuisses et un rayon de lune – pervers ou joueur ? – fait briller la légère rosée sur sa jolie fente.
J'ai une pensée pour Meg mais nous n'avons échangé aucun serment, sachant trop bien la fragilité de ceux-ci devant les dangers de la piste. Et puis, je ne suis qu'un homme avec ses failles, ses doutes et ses envies. Et la femme devant moi le sait parfaitement, jouant de son charme, de sa ressemblance autant que de sa différence… D'un coup nous nous retrouvons l'un contre l'autre, ses bras m'enserrent, me pressent contre elle et nos lèvres se joignent. C'est très sauvage, digne d'une rousse sauvageonne Irlandaise, sa langue libre un vrai combat avec la mienne et nos mains explorent avec frénésie le corps de l'autre. Il y a un petit vent mais le seul que je ressens est celui de la passion, ce feu qui nous dévore. Tous les regards échangés, tous les petits moments de tension et de complicité au cours de nos chasses communes, tous ces petits mouvements au cours de l'apprentissage, ces petits gestes de cavalière et ses fesses si mises en valeur… Tout ressort tel un torrent et nous emporte. Nous nous sommes laissés emportés par un léger courant, aussi je me redresse, me mets debout avant de la soulever. Elle noue ses jambes autour de mes hanches et, tout naturellement mon sexe tendu se glisse en elle tant elle est prête et sa chaleur m'accueille. Nos gémissements disent assez nos envies et notre plaisir. Elle enserre mes épaules et picore mon cou de baisers, donnant de petits coups de la pointe de sa langue sous mon oreille avant de finir par un nouveau duel de langues. Ses seins sont contre mon torse et je savoure leur rondeur et leur fermeté, les tétons sont de billes d'argile dures et je sens toute son envie. Mes mains soutiennent et caressent ses petites fesses et nos mouvements malgré l'espèce de sauvagerie et d'impatience de notre étreinte restent coordonnés. Ma queue est enfoncée en elle et son fourreau brûlant coule sur moi. C'est délicieux et terriblement excitant et je comprends ce que « emporté par la passion « signifie !
C'est la première fois que je fais l'amour dans l'eau, enfin à moitié immergé et le doux courant qui passe juste sous nos bassins procure une agréable sensation. L'espace d'une seconde je me dis que je vis un moment unique et ce, aussi bizarre que cela résonne, pour la seconde fois ! Ensuite je ne suis plus trop capable de penser et je ne suis plus que sensations. Celles que je reçois et celles que je procure. Quand ses mains se crispent sur moi, quand ses ongles s'enfoncent dans ma peau, quand elle abandonne ma bouche pour crier son plaisir, je jouis à mon tour sous les étoiles innombrables.
Enfin, la pesanteur, l'émotion, se rappellent à nous et nous redescendons sur terre ou plutôt nous laissons glisser entièrement dans l'eau, simplement enlacés. Elle niche sa tête dans le creux de mon épaule et nous reposons là, le regard tourné vers les cieux, savourant juste notre union sans prononcer une parole. La sauvageonne empressée est partie un moment laissant juste Kay, la plus jolie rousse de la caravane. Kay qui a posé sa main sur ma poitrine, comme si elle voulait capter mes battements de cœur, l'essence de mon être. Kay avec qui je reste de longs, très longs instants sous l'infini avant qu'on ne refasse l'amour d'une façon bien plus douce, bien plus alanguie mais tout aussi explosive dans la conclusion…
. . Le silence, un silence terrible se fait soudain. Terrible car il suit les cris de désespoir et les bruits de craquements du chariot qui vient littéralement d'exploser en finissant sa course sur un grand rocher. L'espace d'une seconde je suis comme les autres sonné par ce qui vient d'arriver. Oh je sais bien que cela fait partie des impondérables de la piste et cela m'était déjà arrivé voilà deux ans, mais j'avais espéré, ou plutôt l'ambiance générale si particulière m'avait fait croire que cela irait sans soucis. Mais le chariot – ou ce qu'il en reste – est bien visible au bas de la pente. Je descends le plus rapidement possible, enjoignant à Jess de rester en haut avec les autres et d'être prêt à tout. Quand j'arrive auprès de ce qui était le dernier wagon à monter le col, je vois tout de suite les corps, ceux de la conductrice et des deux aides qui n'ont pas été assez rapides à s'écarter. Leurs pauvres dépouilles sont aussi brisés que le bois qui a jailli dans toutes les directions. Comme toujours, c'est une partie de mes tireuses d'élite qui s'approche, l'autre restant en surveillance et je fais un signe clair au reste des femmes qui nous regardent de là-haut. Je les vois qui se serrent les unes contre les autres, abasourdies par ce drame même si ce n'est de loin pas le premier. Kaya me regarde tristement puis, avec Jill l'une des autres filles nous emmenons les pauvres corps meurtris vers une petite plateforme à l'écart ou quelques tombes plus ou moins anciennes témoignent des dangers et de la difficulté du lieu. J'ai demandé à Daisy l'autre aide de fouiller afin de voir si quelque chose est récupérable et pendant ce temps nous dégageons des creux dans la roche pour y allonger les mortes avant de les recouvrir de rochers. Quand nous revenons, seuls une arme et un seau ont été retrouvés intacts et utilisables. Nous remontons lentement puis nous nous désaltérons au pichet que nous tend « Ma », longuement, comme si tacitement nous voulions retarder le moment où je devrais dire « en avant « en laissant la mort derrière nous et en emmenant sa sœur la tristesse dans un petit voyage.
Je retarde encore l'instant en parlant de la piste qui va maintenant longer la Big Sandy creek river avant d'aboutir à la Green River et aux ferrys qui nous la feront traverser. Je me secoue et puis donne le signal d'une voix forte avant d'enfourcher Jumpy. Je ne montre rien mais je sais bien que comme les autres je pense à celles qui nous ont quittés, morsure de serpent, fièvre, chutes, balles, rencontre avec une ourse défendant ses petits… La liste est longue et surtout n'est pas encore close.
Le soir après avoir établi un bon bivouac près de la rivière, les femmes sont très fatiguées et tombent de sommeil. Meg est avec « Ma » et veille sur nos blessées dont les deux femmes, très choquées qui ont pu se jeter hors de la route du chariot dont les attaches ont lâché. J'ai pris le tour de garde le plus fatiguant mais avant d'aller dormir je réfléchis à un chariot vide, je n'ai vraiment pas envie de dormir sous un engin aujourd'hui. C'est en me rendant à celui que je sais vide que je croise Kaya.
- Décidément il y a du monde dehors la nuit !
La blonde Danoise ne répond rien ou plutôt me répond sans parole en venant vers moi et en se serrant contre moi. Elle reste un instant contre moi puis lâche juste un « viens » dans un quasi murmure. Je la suis et nous grimpons dans le chariot qu'elle partageait avec une de celle qui a été fauchée par la carriole devenu folle. L'intérieur a évidemment été à moitié vidé et les quelques affaires données à celles qui en manquaient et elle s'allonge contre moi.
- Serre moi juste s'il te plait.
Je m'exécute et me met en cuiller contre elle, posant juste mon bras au-dessus des siens et lui transmettant ma présence. Je sens très lentement sous cœur se calmer, son corps se détendre et puis enfin, sa respiration se fait profonde et elle s'endort. Je reste serré contre elle ; oh rien de sexuel même si c'est une des trois plus belles femmes de la caravane, non, juste de la tendresse et de la chaleur humaine face à ce moment de détresse. Je ne sais à quel moment je m'endors, mais je sais juste que quand les premières lueurs du soleil me réveillent je suis encore collé contre elle et je me sens bien, à ma place sans pouvoir vraiment l'expliquer. Elle se réveille grâce à ce sixième sens des femmes de l'Ouest et se tourne avant de me faire un sourire et de me dire merci. Un petit mot tout simple suivi d'une bise sur le front qui plus encore qu'un baiser me chamboule complétement. Elle referme les yeux et se rendors un sourire calme sur le visage et doucement je sors pour aller en direction de la rivière. Oh je me suis déjà lavé hier au bivouac mais j'ai besoin de me refroidir, ce petit bisou tout simple m'ayant mis en feu. Je décide qu'aujourd'hui nous allons partir plus tard, tout le monde a besoin d'un peu de repos moi y compris !
La piste se déroule sans encombre devant nous et cette monotonie fait du bien à tout le monde. Le soir, la chasse ayant été fructueuse nous ripaillons et quelques petits rires se font entendre car la vie doit continuer. C'est d'ailleurs ce qui fait que Meg m'accueille à nouveau dans son chariot pour des ébats passionnés. Mais cette fois alors que nous reposons tranquillement et qu'elle s'est déjà endormie, je suis sûr qu'une personne était à l'affût et nous a écoutés. Tout au long de la journée, une petite part de mon esprit s'interroge sur l'identité de la femme. ( le seul autre homme passant son temps avec Lonnie) mais elle ne se trahit pas, du moins pas avant la nuit…. Meg étant très fatiguée, après plusieurs nuits presque blanches, je l'ai laissé dormir. Aussi c'est tout seul que je vais profiter de la rivière. C'est le grand avantage de l'Oregon trail que de longer durant une bonne partie de son parcours différentes rivières à rebours de la piste pour la Californie que j'ai déjà emprunté avec Buck un vieil ami voilà quelques années. Les méandres paresseux ont à nouveau créés de petits endroits où s'immerger sans crainte. Je me dévêts et une fois nu savoure l'onde. Et puis, mon instinct se réveille et me dit que je ne suis plus seul. Cette fois c'est moi qui me suit fait surprendre et, quand mon regard croise celui – brillant - de Kay, la rousse Irlandaise je comprends immédiatement qui se trouvait derrière la toile. Elle est nue elle aussi et se fait visiblement un malin plaisir de se montrer puisque étendue sur une espèce de petite plage sableuse, m'offrant la vision de son corps superbe. Je me fais encore une fois la réflexion qu'elle est vraiment une copie de l'Ecossaise sauf à être rousse au lieu de brune et que son dos ne porte aucune trace de fouet. Elle aussi est fine, musclée par les mois que nous venons de passer sur la piste. Sa peau laiteuse parait encore plus blanche sous la lumière que renvoie la lune. Ceci met aussi en valeur ce joli triangle roux que je distingue parfaitement. Aucun de nous ne parle quand je m'approche d'elle, non elle me regarde, s'attardant sur mon corps sans invoquer une quelconque pénombre et devant elle je l'observe sans vergogne. Un long moment se passe au cours duquel nous profitons tous deux du spectacle. Devant ma réaction physique, elle écarte légèrement les cuisses et un rayon de lune – pervers ou joueur ? – fait briller la légère rosée sur sa jolie fente.
J'ai une pensée pour Meg mais nous n'avons échangé aucun serment, sachant trop bien la fragilité de ceux-ci devant les dangers de la piste. Et puis, je ne suis qu'un homme avec ses failles, ses doutes et ses envies. Et la femme devant moi le sait parfaitement, jouant de son charme, de sa ressemblance autant que de sa différence… D'un coup nous nous retrouvons l'un contre l'autre, ses bras m'enserrent, me pressent contre elle et nos lèvres se joignent. C'est très sauvage, digne d'une rousse sauvageonne Irlandaise, sa langue libre un vrai combat avec la mienne et nos mains explorent avec frénésie le corps de l'autre. Il y a un petit vent mais le seul que je ressens est celui de la passion, ce feu qui nous dévore. Tous les regards échangés, tous les petits moments de tension et de complicité au cours de nos chasses communes, tous ces petits mouvements au cours de l'apprentissage, ces petits gestes de cavalière et ses fesses si mises en valeur… Tout ressort tel un torrent et nous emporte. Nous nous sommes laissés emportés par un léger courant, aussi je me redresse, me mets debout avant de la soulever. Elle noue ses jambes autour de mes hanches et, tout naturellement mon sexe tendu se glisse en elle tant elle est prête et sa chaleur m'accueille. Nos gémissements disent assez nos envies et notre plaisir. Elle enserre mes épaules et picore mon cou de baisers, donnant de petits coups de la pointe de sa langue sous mon oreille avant de finir par un nouveau duel de langues. Ses seins sont contre mon torse et je savoure leur rondeur et leur fermeté, les tétons sont de billes d'argile dures et je sens toute son envie. Mes mains soutiennent et caressent ses petites fesses et nos mouvements malgré l'espèce de sauvagerie et d'impatience de notre étreinte restent coordonnés. Ma queue est enfoncée en elle et son fourreau brûlant coule sur moi. C'est délicieux et terriblement excitant et je comprends ce que « emporté par la passion « signifie !
C'est la première fois que je fais l'amour dans l'eau, enfin à moitié immergé et le doux courant qui passe juste sous nos bassins procure une agréable sensation. L'espace d'une seconde je me dis que je vis un moment unique et ce, aussi bizarre que cela résonne, pour la seconde fois ! Ensuite je ne suis plus trop capable de penser et je ne suis plus que sensations. Celles que je reçois et celles que je procure. Quand ses mains se crispent sur moi, quand ses ongles s'enfoncent dans ma peau, quand elle abandonne ma bouche pour crier son plaisir, je jouis à mon tour sous les étoiles innombrables.
Enfin, la pesanteur, l'émotion, se rappellent à nous et nous redescendons sur terre ou plutôt nous laissons glisser entièrement dans l'eau, simplement enlacés. Elle niche sa tête dans le creux de mon épaule et nous reposons là, le regard tourné vers les cieux, savourant juste notre union sans prononcer une parole. La sauvageonne empressée est partie un moment laissant juste Kay, la plus jolie rousse de la caravane. Kay qui a posé sa main sur ma poitrine, comme si elle voulait capter mes battements de cœur, l'essence de mon être. Kay avec qui je reste de longs, très longs instants sous l'infini avant qu'on ne refasse l'amour d'une façon bien plus douce, bien plus alanguie mais tout aussi explosive dans la conclusion…
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Commentaires ()
C’est également visuel et donc… troublant quelque part.
Un bon moment de détente, caliente et doux, difficile aussi, comme la vie.
Thx ^^