Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Oregon trail, pionnières vers l'ouest. — Chapitre 4 · Fort Kearney - Oregon trail – juin 1855
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Oregon trail, pionnières vers l'ouest.
Chapitre 4 · Fort Kearney - Oregon trail – juin 1855
Fort Kearney - Oregon trail – juin 1855
Voilà, nous venons de quitter Fort Kearney et reprenons la piste après une longue journée de réparation de chariots, d'achat de munitions, de matériel divers et de vêtements pour certaines. Avant d'y arriver Sam avait expliqué à toutes de ne pas céder aux sirènes des hommes du fort et j'avais simplement fait remarquer qu'en dehors des militaires, les hommes qui trainaient-là étaient ceux qui n'avaient pas trouvé le courage d'aller plus loin. Aucune des pionnières n'est restée et tous les cinq hommes restants sommes fiers d'elles. Quand nous sortons, nous croisons le convoi suivant qui nous a rattrapés car lui n'a pas été touché par la migration des bisons. La plupart ont des têtes de repris de justice et il n'y a pas de familles mais nombre de femmes qui ont clairement choisis de continuer dans la voie que les nôtres ont quittée.
Les militaires m'ont indiqué qu'aucun traité n'avait été rompu et que tout était calme, j'espère que cela continuera ainsi. Nous avançons donc au pas tranquille des mules dans le même ordre que depuis le départ, la petite cloche fixée à l'arceau du chariot de « Ma » et Lonnie. Tout en cheminant je discute avec Meg - et Kay – puisqu'elles sont toujours en train de se soupçonner mutuellement d'avoir plus d'infos, aucune ne laisse l'autre me parler seul. Je leur parle donc du cheminement, le long de la Platte avant de passer à son affluent la North Platte. La piste est excellente et nous ne risquons plus de rencontrer de grands troupeaux de bisons. Tout en parlant, je scrute un peu les deux femmes dont je connais le corps splendide pour avoir disons le joué les voyeurs. Je dois préciser que comme elles font partie des chasseuses qui montent à cheval, elles sont tout le temps en pantalon et chemise d'homme ce qui met particulièrement leurs formes en valeur. Toutes les deux ont adopté la natte de Kaya la Danoise, bien plus pratique pour tirer et galoper.
Nous arrivons à un embranchement et je préfère prendre un chemin un peu plus long mais qui passe à l'écart du territoire indien, je suis un homme précautionneux et encore plus comme guide et de plus je n'aimerais pas moi non plus voir passer des gens sur mon territoire. Elles en conviennent et nous poursuivons la route. Tout le monde est plein d'entrain et nous parcourons une bonne distance puisque le soleil se couche bien plus tard et que je veux arriver à une halte qui rassemble de nombreux atouts. Je peux me repérer facilement car de nombreuses formations rocheuses font des repères depuis des temps immémoriaux. Surtout moi je connais une formation un peu en retrait qui possède une petite cascade et un bassin idéal pour la baignade. Nous y arrivons même avant le coucher du soleil et pendant qu'un tiers des femmes va se baigner, un autre fait la cuisine et le dernier surveille. Quand c'est enfin, mon tour, il fait presque nuit et tous les cinq nous délassons avec un réel plaisir.
Une heure plus tard alors que, en dehors des gardes le camp dort, je suis à nouveau hélé par les deux françaises. Cette fois, à peine suis-je entré dans le chariot, que je suis saisi par Catherine. Je n'aurais pas droit au spectacle des disciples de Sapho car visiblement elles se sont déjà un peu chauffées dans le bassin et ont assouvi leurs premières envies si j'en juge par les sourires sur leurs visages un peu rouges, leurs tétons durcis et leurs lèvres gonflées…
Bon, j'ai droit à des baisers à la française et, entre sa langue sauvage ses délicieuses courbes, sa peau chaude et nue contre la mienne, je suis rapidement prêt et dressé. Après de délicieuses caresses, elle me prend rapidement en bouche, impatiente et sauvage. Sucé avec passion, caressé avec sensualité, c'est un pur délice et même un imbécile comprendrait qu'elle adore prodiguer ce don. Cette fois Sophie n'est pas restée loin mais c'est au contraire rapprochée pour assister au spectacle. Ses yeux sont brillants et je comprends qu'elle n'est plus très loin de s'amuser elle aussi avec moi. Surtout qu'elle lance des encouragements forts crus à son amante :
—Allez ma chérie, suce le bien, fais-le jouir, comme tu es belle ainsi. Comme il est gros dans ta bouche mon amour… Vas-y pompe le bien, fais-le jouir, mais n'avale pas hein, je suis prête à goûter son jus. Oh comme c'est bon, comme je me caresse en te regardant. Hum bientôt je vais le goûter directement avant de te l'enfiler ma petite Cat ! Oui, suce-le il va jouir, vas-y vas-y. Sophie ne s'y est pas trompée et je laisse aller mon plaisir pour leur plus grande satisfaction me retenant à grand peine de gémir. Ensuite, à peine me suis-je reculé qu'elle nettoie les lèvres de son amie avec sa langue avant de, oh bon sang, partager avec elle le fruit de mon plaisir. Je n'avais pas assisté à cela depuis fort longtemps et là c'est encore plus fort car je sens toute l'amour qu'elles ont l'une pour l'autre et une certaine tendresse ou amitié très spéciale pour moi. Je dois dire que tout est allé plutôt vite mais après une longue journée au soleil et des jeux dans l'eau nous étions tous impatients.
Quand je sors je ne vais pas me coucher, j'ai chaud, je suis même plutôt brûlant et j'ai envie de profiter plus longtemps du bassin afin de me détendre sous les étoiles. J'ai toujours aimé cela et mon oncle qui avait dû quitter la France en même temps que mon père m'avait appris en tant qu'ancien professeur et esprit éclairé bien des choses sur les étoiles et notre planète. Je salue Devlin et Lafraise qui sont de garde avec Sam et Jess et gagne silencieusement le bassin à l'écart. J'enlève mes vêtements, laisse une arme à portée et gagne l'onde bienfaisante, m'immergeant presque jusqu'au yeux. J'entends soudain des bruits de pas et voit arriver une silhouette féminine. Je me racle légèrement la gorge pour signaler ma présence mais la seule réponse est un « bah il y a de la place et j'ai trop envie de me baigner » avant qu'elle ne se mette nue et après un moment plonge telle une naïade. Mes yeux habitués à l'obscurité ont reconnu les tatouages de Kaya la Danoise. Elle nage tel un vrai poisson et n'a pas de problème avec la température quand même un peu fraiche de l'eau. Ses yeux croisent les miens et elle a l'air un peu surprise. J'imagine qu'elle avait cru qu'il s'agissait d'une autre femme aussi pour la mettre à l'aise je fais rapidement :
- Avec la nuit on se voit à peine n'est-ce pas ?
- Tout à fait, Hunter.
Ceci permet de croire que nous ne voyons que peu même si, évidemment il n'en est rien et que nous le savons tous les deux Je l'ai déjà vu nue, mais c'était assez fugitif au milieu des autres et là je constate qu'elle est vraiment superbe. Un corps fin et musclé, tatoué par endroits, de petits seins ronds et pleins, une petite fente qui attire l'œil, des fesses faites pour les caresses, bref je ne peux sortir de façon présentable de l'eau ! Néanmoins la promiscuité induite par la caravane permet d'être plus détendu que dans la civilisation et nous discutons donc de tout et de rien. Si elle n'a pas de frères elle a été élevée par un père fou de chasse qui lui a tout appris, une fois arrivée toute petite en Amérique. Grand bien lui en a pris, car ses parents sont morts quand elle avait dix-sept ans. Elle a ensuite vécu avec un oncle et une tante mais est partie rapidement quand elle a compris qu'ils voulaient juste une esclave.
- Et depuis j'ai donc bourlingué sur la piste avant d'arriver à St-Louis. J'ai pu me faire passer pour un garçon pendant longtemps mais il y avait toujours quelque chose qui me trahissait au bout d'un moment.
Je ne réponds rien, j'ai parfaitement vu ce qui la « trahissait » mais je comprends désormais bien mieux son habilité au revolver et au fusil Minié. Elle reprend ensuite son histoire :
- J'ai ensuite travaillée comme danseuse de saloon mais le grand air me manquait et cette possibilité de partir en Oregon…Ah j'ai tout de suite signé avec monsieur Forrest.
Nous nous sommes rapprochés et je sens qu'il y a quelque chose de spécial quand deux bruits de pas se font entendre, le charme – dont j'espérais la présence - est rompu quand débarquent l'Irlandaise et l'Ecossaise. Immédiatement elles se questionnent sur la raison de leur présence, toutes prêtes à se prendre la tête quand Kaya se signale. Les deux autres indiquent que cela ne les gêne pas et commencent à se déshabiller quand la Danoise rajoute :
- Pour votre information Hunter est à l'autre bout du bassin.
Elles hésitent et puis comme à chaque fois, l'une provoque l'autre en disant :
- Moi je ne suis pas une poule mouillée comme d'autres et puis on en a vu d'autres.
Évidemment l'autre relance en répliquant :
- Tu crois vraiment qu'une Écossaise des highlands est une lâche !
Elles se déshabillent et comme mes yeux sont bien habitués à la nuit j'en profite encore une fois ; aux premières loges sans même devoir me cacher. Elles sont vraiment superbes, sans doute les plus belles femmes que j'ai jamais et toutes les trois devant moi. Ce qui est amusant c'est qu'elles mettent quand même un certain temps à être nues puisque tout comme Kaya et moi elles ont plusieurs armes sur elles et les déposent soigneusement au sec et à portée de main, bien fol serait celui qui sur la piste les laisserait loin ! Enfin, le résultat est que, malgré l'eau froide j'ai très chaud et mon sexe est à nouveau particulièrement en forme. Heureusement, l'heure n'est plus aux jeux d'éclaboussures et aux poursuites mais à la détente sous le vaste ciel étoilé. Ma présence est celle de Kaya font que les deux ne se disputent plus et qu'au contraire nous évoquons la piste et ce que chacun en espère. Pour une fois, distrait ? Inspiré par la situation si particulière ? Toujours est-il que je parle un peu de moi et évoque mon enfance entre mon père cadet de famille désargenté, ancien soldat d'élite devenu officier à la force du poignet puis passé coureur des bois ; ma mère, fille de petite noblesse ayant tout quitté pour fuir les plans familiaux et venir dans l'Ouest.
- Je comprends mieux tes idées par rapport aux femmes de la caravane maintenant, fait Meg.
Je souris en réponse car - et comme elles - je n'ai évoqué que les grandes lignes de ma petite vie. Elles ont toutes envie de commencer une nouvelle existence en Oregon et même si je ne l'avoue pas encore ; j'y ai aussi songé lors de mon dernier retour. Ce n'est pas pour rien que j'ai demandé des terrains en supplément de prime !
Je ou plutôt mon sexe, c'est calmé et comme un petit vent chaud c'est levé, la nuit est agréable même si ce n'est que le tout début de l'été. Accoudées contre le roc, elles flottent près de moi, le haut de leurs poitrines clairement visibles mais personne n'y fait allusion. Elles savent depuis longtemps que je ne prête pas attention à leur passé mais juste à leur futur et j'espère qu'elles pensent la même chose de moi. Interrogé sur l'Oregon, je leur vante les longues forêts qui vont jusqu'aux plages immenses, les terres fertiles qu'il faut défricher. Quand elles me demandent ce que moi j'aimerais y faire je parle de Portland qui compte près de 1500 habitants désormais et qui offre des possibilités de commerce pour des gens entreprenants.
- Et vous mesdames ? Une ferme, un commerce, un bar ?
- La tranquillité !
Pour la première fois elles rient ensemble car elles ont toutes les trois eu le même cri du cœur et puis chacune confirme leur exclamation. En résumé même si elles ne savent pas encore vraiment ce qu'elles veulent faire elles se laissent le reste du parcours pour le décider. Ce qui est sûr c'est qu'elles ont du courage à revendre et nombre de talents. La nuit est désormais bien avancée et il est temps d'aller prendre du repos. J'ai bien profité de la vision de leurs corps superbes, de plus en plus endurcis par la piste, à marcher ou galoper, je sais déjà que mes rêves seront peuplés de jeux d'amour avec elles, tant je suis ébloui par ces femmes superbes. Si j'ai bien profité, j'estime qu'il est temps qu'elles aussi s'amusent et en profitent. Aussi je leur indique que je sors et leur offre la vision de ma totale nudité. Nous savons tous les quatre que l'obscurité est toute relative et moi aussi je fais très lentement quand je me sors de l'onde et me rhabille. Le silence règne uniquement troublé par le vent mais, ce qui me rend heureux est le sourire qu'elles partagent…
Voilà, nous venons de quitter Fort Kearney et reprenons la piste après une longue journée de réparation de chariots, d'achat de munitions, de matériel divers et de vêtements pour certaines. Avant d'y arriver Sam avait expliqué à toutes de ne pas céder aux sirènes des hommes du fort et j'avais simplement fait remarquer qu'en dehors des militaires, les hommes qui trainaient-là étaient ceux qui n'avaient pas trouvé le courage d'aller plus loin. Aucune des pionnières n'est restée et tous les cinq hommes restants sommes fiers d'elles. Quand nous sortons, nous croisons le convoi suivant qui nous a rattrapés car lui n'a pas été touché par la migration des bisons. La plupart ont des têtes de repris de justice et il n'y a pas de familles mais nombre de femmes qui ont clairement choisis de continuer dans la voie que les nôtres ont quittée.
Les militaires m'ont indiqué qu'aucun traité n'avait été rompu et que tout était calme, j'espère que cela continuera ainsi. Nous avançons donc au pas tranquille des mules dans le même ordre que depuis le départ, la petite cloche fixée à l'arceau du chariot de « Ma » et Lonnie. Tout en cheminant je discute avec Meg - et Kay – puisqu'elles sont toujours en train de se soupçonner mutuellement d'avoir plus d'infos, aucune ne laisse l'autre me parler seul. Je leur parle donc du cheminement, le long de la Platte avant de passer à son affluent la North Platte. La piste est excellente et nous ne risquons plus de rencontrer de grands troupeaux de bisons. Tout en parlant, je scrute un peu les deux femmes dont je connais le corps splendide pour avoir disons le joué les voyeurs. Je dois préciser que comme elles font partie des chasseuses qui montent à cheval, elles sont tout le temps en pantalon et chemise d'homme ce qui met particulièrement leurs formes en valeur. Toutes les deux ont adopté la natte de Kaya la Danoise, bien plus pratique pour tirer et galoper.
Nous arrivons à un embranchement et je préfère prendre un chemin un peu plus long mais qui passe à l'écart du territoire indien, je suis un homme précautionneux et encore plus comme guide et de plus je n'aimerais pas moi non plus voir passer des gens sur mon territoire. Elles en conviennent et nous poursuivons la route. Tout le monde est plein d'entrain et nous parcourons une bonne distance puisque le soleil se couche bien plus tard et que je veux arriver à une halte qui rassemble de nombreux atouts. Je peux me repérer facilement car de nombreuses formations rocheuses font des repères depuis des temps immémoriaux. Surtout moi je connais une formation un peu en retrait qui possède une petite cascade et un bassin idéal pour la baignade. Nous y arrivons même avant le coucher du soleil et pendant qu'un tiers des femmes va se baigner, un autre fait la cuisine et le dernier surveille. Quand c'est enfin, mon tour, il fait presque nuit et tous les cinq nous délassons avec un réel plaisir.
Une heure plus tard alors que, en dehors des gardes le camp dort, je suis à nouveau hélé par les deux françaises. Cette fois, à peine suis-je entré dans le chariot, que je suis saisi par Catherine. Je n'aurais pas droit au spectacle des disciples de Sapho car visiblement elles se sont déjà un peu chauffées dans le bassin et ont assouvi leurs premières envies si j'en juge par les sourires sur leurs visages un peu rouges, leurs tétons durcis et leurs lèvres gonflées…
Bon, j'ai droit à des baisers à la française et, entre sa langue sauvage ses délicieuses courbes, sa peau chaude et nue contre la mienne, je suis rapidement prêt et dressé. Après de délicieuses caresses, elle me prend rapidement en bouche, impatiente et sauvage. Sucé avec passion, caressé avec sensualité, c'est un pur délice et même un imbécile comprendrait qu'elle adore prodiguer ce don. Cette fois Sophie n'est pas restée loin mais c'est au contraire rapprochée pour assister au spectacle. Ses yeux sont brillants et je comprends qu'elle n'est plus très loin de s'amuser elle aussi avec moi. Surtout qu'elle lance des encouragements forts crus à son amante :
—Allez ma chérie, suce le bien, fais-le jouir, comme tu es belle ainsi. Comme il est gros dans ta bouche mon amour… Vas-y pompe le bien, fais-le jouir, mais n'avale pas hein, je suis prête à goûter son jus. Oh comme c'est bon, comme je me caresse en te regardant. Hum bientôt je vais le goûter directement avant de te l'enfiler ma petite Cat ! Oui, suce-le il va jouir, vas-y vas-y. Sophie ne s'y est pas trompée et je laisse aller mon plaisir pour leur plus grande satisfaction me retenant à grand peine de gémir. Ensuite, à peine me suis-je reculé qu'elle nettoie les lèvres de son amie avec sa langue avant de, oh bon sang, partager avec elle le fruit de mon plaisir. Je n'avais pas assisté à cela depuis fort longtemps et là c'est encore plus fort car je sens toute l'amour qu'elles ont l'une pour l'autre et une certaine tendresse ou amitié très spéciale pour moi. Je dois dire que tout est allé plutôt vite mais après une longue journée au soleil et des jeux dans l'eau nous étions tous impatients.
Quand je sors je ne vais pas me coucher, j'ai chaud, je suis même plutôt brûlant et j'ai envie de profiter plus longtemps du bassin afin de me détendre sous les étoiles. J'ai toujours aimé cela et mon oncle qui avait dû quitter la France en même temps que mon père m'avait appris en tant qu'ancien professeur et esprit éclairé bien des choses sur les étoiles et notre planète. Je salue Devlin et Lafraise qui sont de garde avec Sam et Jess et gagne silencieusement le bassin à l'écart. J'enlève mes vêtements, laisse une arme à portée et gagne l'onde bienfaisante, m'immergeant presque jusqu'au yeux. J'entends soudain des bruits de pas et voit arriver une silhouette féminine. Je me racle légèrement la gorge pour signaler ma présence mais la seule réponse est un « bah il y a de la place et j'ai trop envie de me baigner » avant qu'elle ne se mette nue et après un moment plonge telle une naïade. Mes yeux habitués à l'obscurité ont reconnu les tatouages de Kaya la Danoise. Elle nage tel un vrai poisson et n'a pas de problème avec la température quand même un peu fraiche de l'eau. Ses yeux croisent les miens et elle a l'air un peu surprise. J'imagine qu'elle avait cru qu'il s'agissait d'une autre femme aussi pour la mettre à l'aise je fais rapidement :
- Avec la nuit on se voit à peine n'est-ce pas ?
- Tout à fait, Hunter.
Ceci permet de croire que nous ne voyons que peu même si, évidemment il n'en est rien et que nous le savons tous les deux Je l'ai déjà vu nue, mais c'était assez fugitif au milieu des autres et là je constate qu'elle est vraiment superbe. Un corps fin et musclé, tatoué par endroits, de petits seins ronds et pleins, une petite fente qui attire l'œil, des fesses faites pour les caresses, bref je ne peux sortir de façon présentable de l'eau ! Néanmoins la promiscuité induite par la caravane permet d'être plus détendu que dans la civilisation et nous discutons donc de tout et de rien. Si elle n'a pas de frères elle a été élevée par un père fou de chasse qui lui a tout appris, une fois arrivée toute petite en Amérique. Grand bien lui en a pris, car ses parents sont morts quand elle avait dix-sept ans. Elle a ensuite vécu avec un oncle et une tante mais est partie rapidement quand elle a compris qu'ils voulaient juste une esclave.
- Et depuis j'ai donc bourlingué sur la piste avant d'arriver à St-Louis. J'ai pu me faire passer pour un garçon pendant longtemps mais il y avait toujours quelque chose qui me trahissait au bout d'un moment.
Je ne réponds rien, j'ai parfaitement vu ce qui la « trahissait » mais je comprends désormais bien mieux son habilité au revolver et au fusil Minié. Elle reprend ensuite son histoire :
- J'ai ensuite travaillée comme danseuse de saloon mais le grand air me manquait et cette possibilité de partir en Oregon…Ah j'ai tout de suite signé avec monsieur Forrest.
Nous nous sommes rapprochés et je sens qu'il y a quelque chose de spécial quand deux bruits de pas se font entendre, le charme – dont j'espérais la présence - est rompu quand débarquent l'Irlandaise et l'Ecossaise. Immédiatement elles se questionnent sur la raison de leur présence, toutes prêtes à se prendre la tête quand Kaya se signale. Les deux autres indiquent que cela ne les gêne pas et commencent à se déshabiller quand la Danoise rajoute :
- Pour votre information Hunter est à l'autre bout du bassin.
Elles hésitent et puis comme à chaque fois, l'une provoque l'autre en disant :
- Moi je ne suis pas une poule mouillée comme d'autres et puis on en a vu d'autres.
Évidemment l'autre relance en répliquant :
- Tu crois vraiment qu'une Écossaise des highlands est une lâche !
Elles se déshabillent et comme mes yeux sont bien habitués à la nuit j'en profite encore une fois ; aux premières loges sans même devoir me cacher. Elles sont vraiment superbes, sans doute les plus belles femmes que j'ai jamais et toutes les trois devant moi. Ce qui est amusant c'est qu'elles mettent quand même un certain temps à être nues puisque tout comme Kaya et moi elles ont plusieurs armes sur elles et les déposent soigneusement au sec et à portée de main, bien fol serait celui qui sur la piste les laisserait loin ! Enfin, le résultat est que, malgré l'eau froide j'ai très chaud et mon sexe est à nouveau particulièrement en forme. Heureusement, l'heure n'est plus aux jeux d'éclaboussures et aux poursuites mais à la détente sous le vaste ciel étoilé. Ma présence est celle de Kaya font que les deux ne se disputent plus et qu'au contraire nous évoquons la piste et ce que chacun en espère. Pour une fois, distrait ? Inspiré par la situation si particulière ? Toujours est-il que je parle un peu de moi et évoque mon enfance entre mon père cadet de famille désargenté, ancien soldat d'élite devenu officier à la force du poignet puis passé coureur des bois ; ma mère, fille de petite noblesse ayant tout quitté pour fuir les plans familiaux et venir dans l'Ouest.
- Je comprends mieux tes idées par rapport aux femmes de la caravane maintenant, fait Meg.
Je souris en réponse car - et comme elles - je n'ai évoqué que les grandes lignes de ma petite vie. Elles ont toutes envie de commencer une nouvelle existence en Oregon et même si je ne l'avoue pas encore ; j'y ai aussi songé lors de mon dernier retour. Ce n'est pas pour rien que j'ai demandé des terrains en supplément de prime !
Je ou plutôt mon sexe, c'est calmé et comme un petit vent chaud c'est levé, la nuit est agréable même si ce n'est que le tout début de l'été. Accoudées contre le roc, elles flottent près de moi, le haut de leurs poitrines clairement visibles mais personne n'y fait allusion. Elles savent depuis longtemps que je ne prête pas attention à leur passé mais juste à leur futur et j'espère qu'elles pensent la même chose de moi. Interrogé sur l'Oregon, je leur vante les longues forêts qui vont jusqu'aux plages immenses, les terres fertiles qu'il faut défricher. Quand elles me demandent ce que moi j'aimerais y faire je parle de Portland qui compte près de 1500 habitants désormais et qui offre des possibilités de commerce pour des gens entreprenants.
- Et vous mesdames ? Une ferme, un commerce, un bar ?
- La tranquillité !
Pour la première fois elles rient ensemble car elles ont toutes les trois eu le même cri du cœur et puis chacune confirme leur exclamation. En résumé même si elles ne savent pas encore vraiment ce qu'elles veulent faire elles se laissent le reste du parcours pour le décider. Ce qui est sûr c'est qu'elles ont du courage à revendre et nombre de talents. La nuit est désormais bien avancée et il est temps d'aller prendre du repos. J'ai bien profité de la vision de leurs corps superbes, de plus en plus endurcis par la piste, à marcher ou galoper, je sais déjà que mes rêves seront peuplés de jeux d'amour avec elles, tant je suis ébloui par ces femmes superbes. Si j'ai bien profité, j'estime qu'il est temps qu'elles aussi s'amusent et en profitent. Aussi je leur indique que je sors et leur offre la vision de ma totale nudité. Nous savons tous les quatre que l'obscurité est toute relative et moi aussi je fais très lentement quand je me sors de l'onde et me rhabille. Le silence règne uniquement troublé par le vent mais, ce qui me rend heureux est le sourire qu'elles partagent…
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Commentaires ()
Le dépaysement et la mise en situation historique sont des plus indéniables.
Merci beaucoup pour ces bons moments.
;)