Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Confidences conjugales — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Confidences conjugales
Chapitre 2
20 janvier.
Mon petit mari chéri,
Tu as effectivement une petite stagiaire pleine de sollicitude à ton égard. Reste à savoir si sa proposition est aussi désintéressée qu'elle en a l'air. Et si elle avait une idée derrière la tête ? Si elle roulait pour son propre compte sous couvert de te jeter dans les bras d'une autre ? Ah, tu n'as pas pensé à ça, mon cher, hein ? Tu ne connais finalement peut-être pas aussi bien les femmes que tu le crois. Affaire à suivre, comme tu dis.
Bon, mais que je te raconte. Dans l'ordre, de préférence. Parce qu'il s'est passé plein de choses pour moi ici. La femme qui occupe la chambre voisine de la mienne s'appelle Hina. On déjeune ensemble le matin, tous les matins, et on a sympathisé. Elle est tahitienne et elle vient faire de temps à autre un saut en avion à Nouméa, où personne ne la connaît, pour s'éclater côté cul, vu qu'avec son mari c'est vraiment pas ça qu'est ça. Du type qui la rejoint toutes les nuits, elle n'a pas grand-chose à me dire.
‒ Je le connais à peine en fait et je cherche pas à le connaître plus que ça. La seule chose que je lui demande, c'est de me baiser. Bien de préférence.
‒ C'est le cas. Vu ce que j'entends d'à côté.
‒ Et t'en profites allègrement. Parce que nous aussi, on t'entend. Et tu es très expansive.
Elle a souri.
‒ Finalement, d'une certaine façon, c'est un peu comme si on se faisait une partie à trois, comme ça, tous les soirs.
‒ Je le connais à peine en fait et je cherche pas à le connaître plus que ça. La seule chose que je lui demande, c'est de me baiser. Bien de préférence.
‒ C'est le cas. Vu ce que j'entends d'à côté.
‒ Et t'en profites allègrement. Parce que nous aussi, on t'entend. Et tu es très expansive.
Elle a souri.
‒ Finalement, d'une certaine façon, c'est un peu comme si on se faisait une partie à trois, comme ça, tous les soirs.
Avant-hier, elle m'a carrément posé la question.
‒ T'as quelqu'un ?
‒ Ici, non.
‒ Je m'en doutais. Et… ça te dirait pas ?
J'ai tout de suite compris.
‒ Avec lui ?
‒ Avec lui, oui ! Il en crève d'envie. « Je te lui en filerais bien un petit coup, moi, à celle-là, à côté, qu'on met dans tous ses états. Et même un gros. »
J'ai pas dit non. Évidemment, tu te doutes que j'ai pas dit non. J'aurais été la dernière des idiotes. Une occasion pareille !
‒ T'as quelqu'un ?
‒ Ici, non.
‒ Je m'en doutais. Et… ça te dirait pas ?
J'ai tout de suite compris.
‒ Avec lui ?
‒ Avec lui, oui ! Il en crève d'envie. « Je te lui en filerais bien un petit coup, moi, à celle-là, à côté, qu'on met dans tous ses états. Et même un gros. »
J'ai pas dit non. Évidemment, tu te doutes que j'ai pas dit non. J'aurais été la dernière des idiotes. Une occasion pareille !
Hier matin, elle a remis ça.
‒ Alors ? Toujours partante ?
‒ Toujours, oui.
‒ Ce soir ?
‒ Pourquoi pas ?
‒ En tout cas, je peux te dire qu'il est aux anges. Et tu sais ce qu'il aimerait ? C'est que ça se passe dans le noir. Dans l'obscurité la plus totale. Que tu ne le voies pas. Qu'il ne te voie pas. Une façon de prolonger un peu ce jeu auquel on se livre, de part et d'autre de la cloison, depuis que tu es arrivée. Mais en beaucoup plus impliqué, évidemment. Qu'est-ce t'en penses ?
J'en pensais… J'en pensais que ça risquait d'être très excitant. Et délicieusement frustrant.
‒ Alors ? Toujours partante ?
‒ Toujours, oui.
‒ Ce soir ?
‒ Pourquoi pas ?
‒ En tout cas, je peux te dire qu'il est aux anges. Et tu sais ce qu'il aimerait ? C'est que ça se passe dans le noir. Dans l'obscurité la plus totale. Que tu ne le voies pas. Qu'il ne te voie pas. Une façon de prolonger un peu ce jeu auquel on se livre, de part et d'autre de la cloison, depuis que tu es arrivée. Mais en beaucoup plus impliqué, évidemment. Qu'est-ce t'en penses ?
J'en pensais… J'en pensais que ça risquait d'être très excitant. Et délicieusement frustrant.
Elle a voulu savoir.
‒ Et toi ?
‒ Quoi, moi ?
‒ Qu'est-ce t'aimerais ?
J'ai hésité. Je savais pas si…
‒ Mais si, dis ! On est entre nous. Entre femmes.
Je me suis lancée. Très vite.
‒ Oh, ben moi, ce serait qu'il me prenne tout de suite. Sans préliminaires. À la va-vite. Qu'il me bourre comme un fou. Qu'il prenne son plaisir sans se préoccuper du mien. C'est là-dessus que je fantasme quand je vous entends tous les deux. Tu vois ?
Elle voyait, oui. Elle voyait même très bien.
‒ On a toutes besoin de ça. Que ça se passe de cette façon-là. Pas systématiquement, non, bien sûr, mais de temps en temps.
Elle s'est levée.
‒ Tu seras pas déçue, tu verras.
‒ Et toi ?
‒ Quoi, moi ?
‒ Qu'est-ce t'aimerais ?
J'ai hésité. Je savais pas si…
‒ Mais si, dis ! On est entre nous. Entre femmes.
Je me suis lancée. Très vite.
‒ Oh, ben moi, ce serait qu'il me prenne tout de suite. Sans préliminaires. À la va-vite. Qu'il me bourre comme un fou. Qu'il prenne son plaisir sans se préoccuper du mien. C'est là-dessus que je fantasme quand je vous entends tous les deux. Tu vois ?
Elle voyait, oui. Elle voyait même très bien.
‒ On a toutes besoin de ça. Que ça se passe de cette façon-là. Pas systématiquement, non, bien sûr, mais de temps en temps.
Elle s'est levée.
‒ Tu seras pas déçue, tu verras.
J'ai passé la journée, une journée interminable, dans un état second, incapable de me concentrer sur mon travail. De me concentrer sur quoi que ce soit, d'ailleurs. Je ne pouvais penser qu'à ça. Qu'à ce qui m'attendait. Et mouiller. Mouiller en continu. Mouiller éperdument.
Le soir enfin venu, je me suis déshabillée. Je me suis douchée, j'ai éteint la lumière, je me suis mise à quatre pattes, nue, sur le lit. Et j'ai attendu. Dix minutes. Vingt. À côté, pas le moindre bruit. Trente. Un pas dans le couloir. Ma porte s'est ouverte. Pas le temps de distinguer quoi que ce soit. Tout juste une vague silhouette. Elle s'est refermée. Il a tâtonné dans l'obscurité. Heurté la table de nuit.
J'ai chuchoté.
‒ Ici ! Par ici !
Il s'est approché. Sa main. Sa main qui s'est posée sur ma hanche. Qui a longé ma cuisse. J'ai frissonné.
J'ai chuchoté.
‒ Ici ! Par ici !
Il s'est approché. Sa main. Sa main qui s'est posée sur ma hanche. Qui a longé ma cuisse. J'ai frissonné.
Il a escaladé le lit. Il est venu derrière moi. Sa queue m'a effleuré la fesse. Je me suis tendue vers lui. Ses doigts se sont faufilés en moi.
Il a constaté.
‒ Elle est en rut, la petite Madame. Et pas qu'un peu !
Sa queue s'est mise à jouer savamment à l'entrée de mon minou.
‒ Ah, elle en veut ! Eh bien, elle va ramasser. Pour ramasser, elle va ramasser…
Je ne demandais pas mieux, moi !
‒ Viens ! Oh, viens ! J'en peux plus.
Il a constaté.
‒ Elle est en rut, la petite Madame. Et pas qu'un peu !
Sa queue s'est mise à jouer savamment à l'entrée de mon minou.
‒ Ah, elle en veut ! Eh bien, elle va ramasser. Pour ramasser, elle va ramasser…
Je ne demandais pas mieux, moi !
‒ Viens ! Oh, viens ! J'en peux plus.
Il m'a pénétrée d'un coup. Oh, que c'était bon ! C'était trop bon. J'ai gémi. Il s'est enfoncé loin en moi. Tout au fond. Sa queue m'a toute emplie. Oh, qu'elle était bonne, sa queue ! Bien épaisse. Bien dure. Et active. Il m'a pilonnée. Pilonnée comme un furieux. J'ai joui. Une première fois. Éperdument. J'ai hurlé mon plaisir. Et supplié.
‒ Encore ! Encore ! Encore !
Encore, oui. Encore plus vite. Encore plus fort.
‒ Vas-y ! Vas-y ! Défonce-moi ! Oh oui, défonce-moi !
J'ai gémi. J'ai feulé. Et il s'est déversé en moi. En poussant un immense cri de triomphe.
Une petite claque sur mes fesses. Il s'est dégagé. Et il est reparti comme il était venu. C'était fini.
‒ Encore ! Encore ! Encore !
Encore, oui. Encore plus vite. Encore plus fort.
‒ Vas-y ! Vas-y ! Défonce-moi ! Oh oui, défonce-moi !
J'ai gémi. J'ai feulé. Et il s'est déversé en moi. En poussant un immense cri de triomphe.
Une petite claque sur mes fesses. Il s'est dégagé. Et il est reparti comme il était venu. C'était fini.
Ce matin, Hina n'est pas descendue déjeuner. Le réceptionniste m'a fait signe.
‒ Elle a laissé ça pour vous…
Un mot, griffonné à la hâte, qu'elle avait glissé dans une enveloppe.
« Je pars. En urgence. Un problème chez moi. Mais je reviendrai. Ça a donné, dis donc, hier soir ! Je suis contente pour toi. Et il faut que je te dise : c'est quelqu'un qui fait partie du personnel de l'hôtel. À bientôt. Hina. »
‒ Elle a laissé ça pour vous…
Un mot, griffonné à la hâte, qu'elle avait glissé dans une enveloppe.
« Je pars. En urgence. Un problème chez moi. Mais je reviendrai. Ça a donné, dis donc, hier soir ! Je suis contente pour toi. Et il faut que je te dise : c'est quelqu'un qui fait partie du personnel de l'hôtel. À bientôt. Hina. »
J'ai jeté un coup d'œil autour de moi. Qui ? Elle aurait au moins pu dire qui. Ils sont au moins une douzaine à travailler là-dedans.
Voilà. Je te laisse. Il faut quand même que je travaille un minimum. Tu vois que je te dis tout. Vraiment tout. Tu fais la même chose, hein ? Tu sais ce qu'on a dit.
Je t'embrasse. Je t'aime.
ÉLODIE
* * *
22 janvier.
Mon Élodie d'amour,
Et tu n'auras de cesse, j'imagine, que tu n'aies trouvé lequel de ces employés de l'hôtel t'a rendu un si vibrant hommage. Ne serait-ce que pour lui demander de remettre le couvert. Oh, mais tu trouveras. Cela ne fait pas, pour moi, l'ombre d'un doute. T'y mettras le temps qu'il faudra, mais tu trouveras.
Puisqu'on a décidé de faire preuve de la plus absolue sincérité l'un à l'égard de l'autre, je t'avouerai que je n'ai pas pu m'empêcher d'éprouver, en te lisant, une once de jalousie. Je sais bien que je ne peux pas, que je ne pourrai jamais te satisfaire de cette façon-là. Je ne serais pas, pour toutes sortes de raisons, le moins du monde crédible à tes yeux. Mais je suis heureux pour toi que tu aies pu vivre une nuit comme celle-là. Vraiment. Très.
Ici, le pot de départ à la retraite du comptable a eu lieu. Et effectivement, le grand truc. Apéro dînatoire. Baffles. Et tutti quanti.
Sarah était déçue.
‒ Il est là, son mari, à Vanessa Guibert. Vous allez pas pouvoir avoir les coudées franches. Oh, mais il y en aura d'autres, des occasions. Qu'on suscitera s'il le faut.
Elle était accompagnée d'un petit ami.
‒ C'est lequel, celui-là ? Hugo ou Alexis ?
‒ Alexis. J'en étais davantage de celui-là, ce soir…
Et elle est partie danser. Moi, j'ai discuté. Avec les uns. Avec les autres. Je ne m'ennuyais pas vraiment, mais je ne m'amusais pas follement non plus.
Sarah était déçue.
‒ Il est là, son mari, à Vanessa Guibert. Vous allez pas pouvoir avoir les coudées franches. Oh, mais il y en aura d'autres, des occasions. Qu'on suscitera s'il le faut.
Elle était accompagnée d'un petit ami.
‒ C'est lequel, celui-là ? Hugo ou Alexis ?
‒ Alexis. J'en étais davantage de celui-là, ce soir…
Et elle est partie danser. Moi, j'ai discuté. Avec les uns. Avec les autres. Je ne m'ennuyais pas vraiment, mais je ne m'amusais pas follement non plus.
Sur le coup de minuit, elle est venue me trouver.
‒ On a un peu bu, Alexis et moi. Beaucoup, même. On n'est pas en état de conduire. Ni l'un ni l'autre.
‒ Tu veux que je vous ramène ?
‒ On est crevés. Ça fait loin. Et vous, vous habitez tout à côté. Alors vous auriez pas un canapé plutôt ? Ou un clic clac. Quelque chose comme ça.
‒ On a un peu bu, Alexis et moi. Beaucoup, même. On n'est pas en état de conduire. Ni l'un ni l'autre.
‒ Tu veux que je vous ramène ?
‒ On est crevés. Ça fait loin. Et vous, vous habitez tout à côté. Alors vous auriez pas un canapé plutôt ? Ou un clic clac. Quelque chose comme ça.
Je les ai installés dans la chambre d'amis.
‒ Oh, super ! Merci. Comment on va en écraser !
En réalité, un quart d'heure plus tard, soupirs, gémissements et cris d'extase ne laissaient aucun doute sur la nature de l'activité à laquelle ils étaient en train de se livrer.
‒ Oh, super ! Merci. Comment on va en écraser !
En réalité, un quart d'heure plus tard, soupirs, gémissements et cris d'extase ne laissaient aucun doute sur la nature de l'activité à laquelle ils étaient en train de se livrer.
J'étais sous la douche quand, ce matin, elle a surgi dans la salle de bains.
‒ Vous dérangez pas pour moi, hein ! Je me maquille juste. Heureusement que je traîne toujours ce qu'il faut avec moi !
Elle s'est installée devant la glace au-dessus du lavabo et a cru bon de préciser.
‒ Je l'ai prise cette nuit, moi, ma douche. Après… Quand on a eu fini avec Alexis. Qu'est parti, lui, d'ailleurs. Il attaque de bonne heure.
‒ Vous dérangez pas pour moi, hein ! Je me maquille juste. Heureusement que je traîne toujours ce qu'il faut avec moi !
Elle s'est installée devant la glace au-dessus du lavabo et a cru bon de préciser.
‒ Je l'ai prise cette nuit, moi, ma douche. Après… Quand on a eu fini avec Alexis. Qu'est parti, lui, d'ailleurs. Il attaque de bonne heure.
Elle m'a jeté un coup d'œil à travers la porte coulissante en verre de la douche.
‒ On vous a pas trop empêché de dormir ? Non, parce que quand on est ensemble, ça donne tous les deux…
S'est concentrée sur son pinceau à cils.
‒ J'y ai bien pensé que c'était pas sympa pour vous qu'on s'envoie en l'air comme ça, juste à côté, vu qu'en ce moment vous avez personne sous la main pour vous dépanner, mais on avait vraiment trop envie. On n'a pas pu s'empêcher.
Elle a haussé les épaules.
‒ Et puis finalement, peut-être bien que vous y avez trouvé votre compte, vous aussi. Moi, en tout cas, dans la même situation, c'est ce que j'aurais fait.
‒ On vous a pas trop empêché de dormir ? Non, parce que quand on est ensemble, ça donne tous les deux…
S'est concentrée sur son pinceau à cils.
‒ J'y ai bien pensé que c'était pas sympa pour vous qu'on s'envoie en l'air comme ça, juste à côté, vu qu'en ce moment vous avez personne sous la main pour vous dépanner, mais on avait vraiment trop envie. On n'a pas pu s'empêcher.
Elle a haussé les épaules.
‒ Et puis finalement, peut-être bien que vous y avez trouvé votre compte, vous aussi. Moi, en tout cas, dans la même situation, c'est ce que j'aurais fait.
Je suis sorti de la douche. Et elle m'a tranquillement, sans s'en cacher le moins du monde, fixé avec intérêt en bas.
‒ Bon, ben maintenant au moins, j'aurai plus à me demander comment vous êtes fait. Je saurai.
Elle a farfouillé dans son petit nécessaire à maquillage.
‒ Ben oui, qu'est-ce vous voulez, nous, les filles, on est curieuses. Et on aime bien savoir comment ils l'ont, les types qu'on a autour de nous. C'est normal, non ?
Elle est trop, cette fille. Elle est vraiment trop.
‒ Bon, ben maintenant au moins, j'aurai plus à me demander comment vous êtes fait. Je saurai.
Elle a farfouillé dans son petit nécessaire à maquillage.
‒ Ben oui, qu'est-ce vous voulez, nous, les filles, on est curieuses. Et on aime bien savoir comment ils l'ont, les types qu'on a autour de nous. C'est normal, non ?
Elle est trop, cette fille. Elle est vraiment trop.
On a déjeuné ensemble.
‒ Vous en avez pensé quoi d'Alexis ?
‒ Pas grand-chose. Je l'ai à peine vu. Et c'est tout juste si on a échangé trois mots…
‒ Oh, mais il y aura d'autres occasions. Je vous le ferai connaître. Vous pourrez parler. Hugo aussi. Même si ça rien à voir, Hugo. Rien du tout.
‒ Vous en avez pensé quoi d'Alexis ?
‒ Pas grand-chose. Je l'ai à peine vu. Et c'est tout juste si on a échangé trois mots…
‒ Oh, mais il y aura d'autres occasions. Je vous le ferai connaître. Vous pourrez parler. Hugo aussi. Même si ça rien à voir, Hugo. Rien du tout.
Elle a mordu à belles dents dans sa tartine.
‒ J'aime bien ce genre de soirée, moi, comme hier soir. Les gens sont détendus, ils se lâchent. Ils parlent. On apprend plein de trucs. Sur les uns, sur les autres.
Elle a esquissé un petit sourire.
‒Vous le saviez, vous, qu'Agnès Calvi se tape le grand patron ? Non, hein ? Eh ben, elle se le tape. Ça se sait. Même qu'ils veuillent le cacher. Mais le plus beau… Vous savez pas le plus beau ?
‒ J'aime bien ce genre de soirée, moi, comme hier soir. Les gens sont détendus, ils se lâchent. Ils parlent. On apprend plein de trucs. Sur les uns, sur les autres.
Elle a esquissé un petit sourire.
‒Vous le saviez, vous, qu'Agnès Calvi se tape le grand patron ? Non, hein ? Eh ben, elle se le tape. Ça se sait. Même qu'ils veuillent le cacher. Mais le plus beau… Vous savez pas le plus beau ?
Elle a pris tout son temps. Pour se beurrer une autre tartine. Pour avaler trois gorgées de café au lait.
‒ C'est que la Marine Guizot a mis son mari en cage.
‒ Comment ça en cage ?
‒ Sa queue, oui ! Dans une cage de chasteté.
‒ C'est elle qui te l'a dit ?
‒ Oh, pas seulement à moi. Il y avait deux autres filles avec. Elle avait trop bu. Elle était complètement partie. Alors elle nous a raconté.
‒ C'est que la Marine Guizot a mis son mari en cage.
‒ Comment ça en cage ?
‒ Sa queue, oui ! Dans une cage de chasteté.
‒ C'est elle qui te l'a dit ?
‒ Oh, pas seulement à moi. Il y avait deux autres filles avec. Elle avait trop bu. Elle était complètement partie. Alors elle nous a raconté.
Elle est allée jusqu'au frigo se rechercher du lait.
‒ Soi-disant que c'est un coureur invétéré, son mari. Qui saute sur tout ce qui bouge. Alors quand elle en a eu assez, elle lui a mis le marché en mains. C'était ça, la cage, ou le divorce. Il a choisi la cage. Parce qu'il commençait à en avoir assez, lui aussi, d'être incapable de se réfréner. De n'avoir plus que ça en tête, à longueur de journée : s'en trouver une pour pouvoir tirer sa crampe. Comme, en plus, il venait de se faire casser la figure en beauté, coup sur coup, par deux types qu'il avait faits cocus, il a pas mis longtemps à se décider.
‒ Soi-disant que c'est un coureur invétéré, son mari. Qui saute sur tout ce qui bouge. Alors quand elle en a eu assez, elle lui a mis le marché en mains. C'était ça, la cage, ou le divorce. Il a choisi la cage. Parce qu'il commençait à en avoir assez, lui aussi, d'être incapable de se réfréner. De n'avoir plus que ça en tête, à longueur de journée : s'en trouver une pour pouvoir tirer sa crampe. Comme, en plus, il venait de se faire casser la figure en beauté, coup sur coup, par deux types qu'il avait faits cocus, il a pas mis longtemps à se décider.
Elle a jeté un coup d'œil à la pendule au-dessus du frigo.
‒ Va falloir y aller ! C'est trop, hein, n'empêche, cette histoire. Oh, mais je vais pas la lâcher, maintenant, la Marine. Va falloir qu'elle me raconte. Tout. Bien en détail. Et puis peut-être que, bien pris, je pourrai y jeter un coup d'œil à cette cage. Et à ce qu'il y a dedans.
‒ Va falloir y aller ! C'est trop, hein, n'empêche, cette histoire. Oh, mais je vais pas la lâcher, maintenant, la Marine. Va falloir qu'elle me raconte. Tout. Bien en détail. Et puis peut-être que, bien pris, je pourrai y jeter un coup d'œil à cette cage. Et à ce qu'il y a dedans.
Elle s'est emparée de son sac, s'est dirigée vers la porte.
‒ En douce qu'Hugo, je le verrais bien affublé comme ça. Faudra que j'y pense…
‒ En douce qu'Hugo, je le verrais bien affublé comme ça. Faudra que j'y pense…
Je suis vraiment curieux de voir ce que ça va donner, tout ça…
Je t'aime, mon Élodie. Tu me manques. Je t'embrasse.
ARNAUD
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