Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'invention d'Arthur — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'invention d'Arthur
Chapitre 6
—*Chapitre 13 : Une Nouvelle Confiance**
Avant de quitter son appartement pour se rendre au travail, Arthur ressentit à nouveau ce besoin de se sentir confiant, de projeter une image de lui-même qui lui donnerait l'assurance dont il avait besoin. Après la séance de sport du matin, il se sentait bien, mais il savait qu'un petit coup de pouce supplémentaire ne ferait pas de mal. Il sortit son téléphone, ouvrit l'application et fit quelques ajustements subtils. Il raffermit ses muscles, accentuant légèrement la définition de ses biceps et de ses pectoraux. Il voulait que ces changements soient perceptibles, mais pas trop évidents. Il ajusta aussi sa posture, la rendant plus droite et plus assurée, ce qui lui donnait une allure naturelle et confiante.
Une fois sa transformation terminée, Arthur se regarda dans le miroir. Il était satisfait de ce qu'il voyait : un homme qui avait l'air sûr de lui, fort, mais sans que cela ne paraisse forcé. Ses biceps étaient bien dessinés sous sa peau, assez pour se voir à travers la chemise qu'il allait porter. Sa silhouette était plus imposante, ses épaules légèrement élargies, mais le tout restait crédible, naturel.
Arrivé au restaurant, Arthur se dirigea directement vers les vestiaires pour enfiler son uniforme. La chemise blanche, bien que standard, semblait presque sur mesure pour lui. Elle moulait parfaitement son torse, soulignant ses pectoraux et ses bras. Le miroir des vestiaires renvoya l'image d'un jeune homme à la fois professionnel et séduisant. Il prit un moment pour apprécier ce reflet, pour s'habituer à cette nouvelle version de lui-même. Chaque détail de son apparence semblait travaillé, mais pas ostentatoire. C'était juste... parfait.
Lorsqu'il entra dans la salle du restaurant, il se rendit compte que quelque chose avait changé. Les regards discrets de la clientèle semblaient s'attarder sur lui un peu plus longtemps que d'habitude. Alors qu'il déambulait entre les tables, il pouvait sentir les yeux le suivre, non seulement ceux des femmes, mais aussi de quelques hommes, tous attirés par cette nouvelle aura de confiance qui émanait de lui.
Arthur se mit rapidement au travail, enchaînant les commandes avec efficacité. À chaque fois qu'il soulevait un plateau, il sentait ses biceps se contracter sous la chemise, et il remarquait du coin de l'œil les regards furtifs qui s'attardaient sur lui. Les clients ne disaient rien, mais leurs yeux parlaient pour eux. Des sourires discrets, des échanges de regards entre eux, tout cela témoignait d'une attention nouvelle dont il était l'objet.
Une table en particulier retint son attention : un groupe d'amis, deux hommes et une femme, discutant joyeusement. Lorsqu'Arthur s'approcha pour prendre leur commande, il sentit une tension subtile dans l'air, quelque chose de presque imperceptible, mais bien réel. L'un des hommes, aux cheveux bruns légèrement bouclés, le détailla du regard avant de détourner les yeux rapidement, comme s'il ne voulait pas être pris en flagrant délit. L'autre homme échangea un regard complice avec lui, un sourire en coin sur les lèvres. La femme, elle, semblait à peine masquer son intérêt pour le jeune serveur.
Arthur nota mentalement ces petits signes, chaque détail lui confirmant que sa présence ne passait pas inaperçue. Mais il garda son professionnalisme, effectuant son travail avec une aisance nouvelle, une assurance qu'il n'avait jamais vraiment ressentie avant.
À un moment de la journée, alors qu'il se dirigeait vers la cuisine, il croisa son collègue Noé dans le couloir. Noé était grand, avec des cheveux blonds longs qui lui donnaient une allure un peu bohème. Comme d'habitude, ils échangèrent un bref salut, mais Arthur sentit le regard de Noé s'attarder un peu plus longtemps sur lui, comme s'il remarquait quelque chose de différent sans pouvoir vraiment mettre le doigt dessus. Noé ne fit aucun commentaire, mais ce simple regard en disait long.
Pendant le reste de la journée, Arthur continua de servir les clients avec la même assurance. Il remarqua les regards des hommes qui l'évaluaient discrètement, certains plus audacieux que d'autres. Ces regards lui donnaient une satisfaction subtile, une validation de l'image qu'il projetait maintenant. Les femmes, elles aussi, semblaient captiver par sa présence, certaines le suivant du regard alors qu'il se déplaçait d'une table à l'autre.
À plusieurs reprises, lorsqu'il soulevait les lourds plateaux, il voyait ses biceps se contracter sous l'effort, et il savait que ces petites démonstrations de force n'étaient pas passées inaperçues. Il aimait cette sensation de contrôle, de pouvoir sur son apparence et sur la manière dont il était perçu.
À la fin de son service, Arthur se sentait satisfait, non seulement par le travail bien fait, mais aussi par l'attention qu'il avait suscitée sans avoir eu à dire un mot à ce sujet. Il se changea à nouveau dans les vestiaires, remettant ses vêtements de ville, mais cette fois avec un sentiment de plénitude. Le miroir lui renvoya l'image d'un homme qui, même sans les ajustements de l'application, commençait à vraiment croire en lui.
En quittant le restaurant, il jeta un dernier regard à l'intérieur, croisant par hasard les yeux de Noé à travers la fenêtre. Une fois encore, il sentit ce léger changement dans leur dynamique, quelque chose de nouveau et d'indéfinissable. Arthur sourit pour lui-même, content de ce qu'il avait accompli aujourd'hui. Il savait que ce n'était que le début, et il était prêt à continuer sur cette voie, explorant à la fois ses propres limites et les nouvelles opportunités que cette confiance lui ouvrait.
—*Chapitre 14 : Une Nouvelle Rencontre**
Après une journée de travail plutôt satisfaisante au restaurant, Arthur décida qu'il méritait de se détendre un peu. Le soleil commençait à décliner, enveloppant la ville d'une douce lumière dorée, et une petite voix dans sa tête lui soufflait qu'il pourrait profiter de cette soirée pour se socialiser un peu, sortir de sa routine. Il n'avait pas vraiment l'habitude de sortir seul, mais ce soir, il ressentait ce besoin de faire quelque chose de différent, de tester cette nouvelle confiance qu'il avait gagnée au fil de la journée.
Il se dirigea donc vers un bar qu'il connaissait, à quelques rues seulement du restaurant. Un endroit ni trop chic ni trop délabré, juste ce qu'il fallait pour attirer une clientèle variée, sans prétention. Arthur n'avait pas modifié son apparence de manière excessive pour la soirée, préférant garder cette allure légèrement améliorée, mais toujours naturelle. Sa chemise épousait encore parfaitement ses muscles subtilement accentués, et il se sentait bien, sans trop en faire.
En entrant dans le bar, il balaya la salle du regard, à la recherche d'une place tranquille. L'endroit était déjà animé, les conversations flottant dans l'air mélangées au son d'une musique légère en fond. Arthur s'approcha du comptoir et commanda une bière, souhaitant simplement se détendre et peut-être engager une conversation si l'occasion se présentait.
C'est alors qu'il le vit. Assis seul à une table près de la fenêtre, un jeune homme brun, à l'allure ténébreuse, captivait immédiatement son attention. Thomas – c'était le nom qu'Arthur lui attribua dans sa tête, pour aucune raison particulière, sinon que ce nom semblait lui correspondre. Thomas avait ce genre de beauté qui attire le regard : des cheveux bruns épais, un visage ciselé avec des traits marqués, une mâchoire carrée, et des yeux sombres qui semblaient réfléchir à mille pensées. Sa posture décontractée, pourtant pleine de grâce, dégageait une aura de mystère, d'assurance tranquille. Il portait un t-shirt noir qui soulignait discrètement une musculature finement dessinée, et son jean sombre complétait son allure soignée, mais nonchalante.
Arthur, sentant une impulsion naître en lui, décida de tenter sa chance. Ce n'était pas dans ses habitudes d'aborder quelqu'un ainsi, mais ce soir, il se sentait porté par cette nouvelle confiance. Avec sa bière en main, il se dirigea vers la table où Thomas était assis, essayant de paraître aussi détendu que possible.
— Salut, dit Arthur avec un sourire amical en s'arrêtant près de la table.
Thomas leva les yeux vers lui, mais il n'y eut qu'un bref éclat de reconnaissance avant que ses yeux ne s'éteignent presque immédiatement. Son regard revint à sa bière, comme s'il n'avait vu qu'un passant sans importance.
Arthur ressentit un léger pincement au cœur, mais il persista. « Je m'appelle Arthur. Je t'ai vu assis là et je me suis dit que ce serait sympa de discuter un peu. »
Thomas lui jeta un regard furtif, à peine une seconde, puis répondit d'une voix basse, presque désintéressée : « Salut. »
Ce n'était pas tant le mot en lui-même que la manière dont il fut prononcé. Le ton était poli, mais distant, comme si Thomas ne voulait pas être impoli, mais n'avait aucun intérêt à prolonger l'échange. Il y avait dans son attitude une sorte de barrière invisible, un mur d'indifférence qui repoussa Arthur malgré ses efforts.
Arthur tenta de ravaler sa déception, essayant de relancer la conversation. « C'est un endroit sympa, tu viens souvent ici ? »
Thomas haussa légèrement les épaules, un geste presque imperceptible. « Parfois, » dit-il simplement, sans lever les yeux cette fois-ci.
Le silence qui suivit sembla s'étirer, et Arthur sentit une vague de malaise le submerger. Il avait l'impression de frapper à une porte qui ne s'ouvrirait jamais. Thomas ne montrait aucun signe d'intérêt, et chaque mot qu'Arthur tentait de lui adresser semblait se heurter à un mur de glace.
— Désolé, je voulais juste...
Arthur chercha ses mots, sentant la chaleur de la gêne monter en lui. « Je ne voulais pas te déranger. »
Thomas leva finalement les yeux, mais cette fois avec une expression qui mêlait la pitié et la lassitude. « Ce n'est pas grave, » dit-il, mais son regard disait autre chose. Il y avait dans ses yeux une sorte de détachement, comme s'il voyait Arthur comme un intrus, quelqu'un qui ne méritait pas plus d'attention que cela.
Cette moue désintéressée et presque condescendante atteignit Arthur plus profondément qu'il ne l'aurait voulu. C'était un rejet silencieux, non pas brutal, mais d'autant plus douloureux qu'il était subtil, à peine exprimé. Il sentait sa confiance se dérober sous lui, remplacée par une tristesse sourde et une déception qu'il avait du mal à contenir.
Arthur hocha la tête, forcé de battre en retraite. « OK... Bonne soirée alors, » murmura-t-il avant de se retourner, cherchant à s'éloigner le plus vite possible pour masquer son embarras.
Il retourna au comptoir, son cœur lourd, s'efforçant de se convaincre que ce n'était pas si grave. Mais la vérité était qu'il avait espéré plus, qu'il avait cru que cette nouvelle version de lui-même lui permettrait de franchir des barrières qu'il n'avait jamais osé affronter avant. Et pourtant, face à Thomas, il avait ressenti la même invisibilité, la même impuissance qu'avant.
Assis de nouveau au comptoir, Arthur sirota sa bière en silence, se sentant plus petit qu'avant. Le monde autour de lui continuait de tourner, mais il se sentait déconnecté, enfermé dans cette bulle de déception. Peut-être, se dit-il, que ce n'était pas aussi simple que de modifier son apparence, que certaines choses ne pouvaient pas être changées en quelques ajustements. Peut-être que le véritable défi était de se trouver à l'intérieur, au-delà de ce que les autres voyaient.
Il termina sa bière sans vraiment y trouver de réconfort, et décida de rentrer chez lui, le cœur encore lourd des événements de la soirée.
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