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✦ Kira_44 La cabane aux oiseaux XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La cabane aux oiseaux — Chapitre 5

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Kira_44
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La cabane aux oiseaux

Chapitre 5

J'ouvris alors doucement les yeux, essayant tant bien que mal de les acclimater, passant de l'obscurité la plus totale à une lumière douce et tamisée. Celle-ci dégageait une chaleur presque aussi intense que celle qui brûlait en moi à cet instant. Vous étiez là, devant moi. Je levai doucement la tête afin d'apercevoir votre visage avant même de succomber à la tentation de regarder d'où provenait cette sensation étrange et nouvelle entre mes cuisses.
Votre regard était intense, luisant, brûlant de désir envers moi, et un large sourire presque sadique s'affichait sur votre visage. Face à un tel spectacle, ma peau ne put s'empêcher de rougir et mon regard devint timide. Je baissai doucement la tête, hésitante, laissant mes yeux divaguer vers mon entrejambe pour essayer de comprendre vos intentions à mon égard, moi, captive sur cette chaise et totalement à votre merci.
Je vis alors un jouet qui n'était pas le mien, un objet qui m'était inconnu, mais dont la forme ne laissait aucun doute : il s'agissait d'un wand. Comme si vous aviez pu lire dans mes pensées, dès l'instant où j'avais compris de quoi il s'agissait, vous avez saisi votre téléphone et activé mon Lush. Sans la moindre pitié, vous avez immédiatement réglé celui-ci sur sa puissance maximale.
Un gémissement ardent s'échappa de ma bouche sous l'intensité soudaine de la stimulation, mais à peine le son eut-il franchi mes lèvres que votre pouce vint les sceller pour m'imposer le silence. Je compris immédiatement que je n'avais pas le droit d'émettre le moindre bruit. Vous avez ensuite retiré délicatement votre pouce avant de me dire d'une voix posée :
— Ouvrez la bouche.
Je m'exécutai sans poser de question. Vous avez alors saisi le bandeau avec lequel vous m'aviez bandé les yeux quelques minutes auparavant et l'avez utilisé pour me bâillonner.
— À partir de maintenant, je ne veux plus vous entendre. Compris ?
J'hochai la tête pour vous faire signe que j'avais bien compris l'ordre que vous veniez de me donner. Tandis que je hochais la tête, votre main se glissa entre mes cuisses en direction du wand avant de l'allumer.
— On va commencer en douceur, je ne vais pas le mettre au maximum tout de suite.
J'étais là, tremblante de tout mon corps, essayant tant bien que mal de garder le silence, ce qui était loin d'être aisé face à la double stimulation dont j'étais victime. Je me sentais devenir de plus en plus humide à une vitesse folle, jusqu'à sentir mon excitation couler entre mes cuisses pendant que vous me contempliez avec un sourire des plus satisfaits.
Après quelques minutes à savourer le supplice que vous me faisiez subir, vous vous êtes éloigné de moi pour vous diriger vers la cuisine. Les sons que j'entendais ne me permettaient pas de comprendre ce que vous étiez en train d'y faire. J'essayais alors de me concentrer sur mon excitation, hésitant à laisser échapper quelques gémissements en votre absence, mais j'avais tellement peur que vous puissiez m'entendre malgré tout que je préférai mordre mon bâillon plutôt que de succomber à la tentation.
Après un laps de temps qui me parut une éternité, vous êtes revenu, une assiette en main. Vous l'avez posée de l'autre côté de la table, face à moi, avant de vous rapprocher à nouveau. Voyant que je parvenais toujours à retenir mes gémissements, vous avez décidé de corser encore un peu plus les choses et avez augmenté la puissance du wand. L'intensification soudaine des vibrations me fit sursauter sur ma chaise, ce qui vous arracha au passage un large sourire sadique.
Vous vous êtes alors assis face à moi et avez commencé à déguster le repas que je vous avais préparé, sans jamais me quitter du regard. Tout en prenant votre temps pour savourer chaque bouchée, vous vous amusiez avec votre téléphone, faisant fluctuer les vibrations de mon Lush. Quelle torture insoutenable ! Je n'arrivais plus à tenir en place, gesticulant toujours plus sur cette chaise dont j'étais prisonnière. En me tortillant, je réalisai que celle-ci était déjà bien trempée par mon excitation, qui ne faisait que croître sous l'effet des stimulations internes et externes.
Mon esprit n'avait de cesse de se demander quand vous alliez enfin mettre fin à mon supplice. Je m'approchais dangereusement des portes de la jouissance lorsque, comme un télépathe, vous vous êtes approché de moi pour me murmurer à l'oreille :
— Je vous interdis de jouir. Je me réserve cela pour le dessert.
Cette phrase me fit vaciller sur ma chaise, car je savais alors que ma délivrance approchait. Je me retenais de toutes mes forces pour respecter votre ordre.
Je continuais de trembler, mes poignets attachés dans mon dos ne me permettant pas de relâcher la moindre tension. Mon corps se tendait de plus en plus sous l'effet de la frustration, et ma respiration devenait erratique. Vous, implacable, reprîtes tranquillement votre repas, savourant chaque bouchée comme si je n'étais qu'un simple spectacle à contempler.
Lorsque vous eûtes terminé, vous vous levâtes avec nonchalance avant de faire lentement le tour de la table pour vous approcher de moi. Mon cœur battait la chamade, chaque pas résonnant comme un compte à rebours annonçant mon châtiment… ou ma délivrance. Vous vous arrêtâtes juste derrière moi et effleurâtes ma nuque du bout des doigts, envoyant une décharge brûlante à travers mon corps déjà en ébullition.
Avez-vous été sage ? murmurâtes-vous à mon oreille, votre souffle chaud me faisant frissonner.
Je hochai la tête, incapable de parler, le bâillon m'empêchant de répondre autrement qu'avec mon regard suppliant. Vous laissâtes échapper un léger rire amusé avant de glisser votre main sur mon cou, pressant légèrement votre paume contre mon collier, comme pour me rappeler à qui j'appartenais.
— J'hésite à vous récompenser. Avez-vous vraiment suivi mon ordre à la lettre ?
Je hochai frénétiquement la tête cette fois-ci, tentant désespérément de vous prouver mon obéissance. Vous laissâtes planer un silence insoutenable avant de finalement murmurer :
— Très bien. Dans ce cas, je vais vous offrir ce que vous attendez tant.
Votre main descendit lentement entre mes cuisses tremblantes et, d'un geste précis, vous éteignîtes le wand. Une plainte étouffée s'échappa de ma gorge sous l'effet du manque brutal. Mon corps était en feu, mes muscles tendus par la frustration et le besoin urgent d'atteindre enfin l'extase que vous me refusiez depuis si longtemps.
Vous vous penchâtes alors pour me libérer du bâillon, retirant doucement le tissu qui emprisonnait ma bouche. Ma mâchoire légèrement engourdie se détendit lentement tandis que vous passiez votre pouce sur mes lèvres rougies.
— Dites-le-moi, m'ordonnâtes-vous. Dites-moi ce que vous voulez.
Je déglutis difficilement, mes joues en feu, et ouvris la bouche d'une voix tremblante :
 - Je… je vous en prie… laissez-moi jouir…
Un sourire carnassier illumina votre visage, signe évident que ma supplication vous comblait de satisfaction. Vous effleurâtes ma joue du bout des doigts avant de répondre d'un ton faussement magnanime :
— Puisque vous demandez si gentiment…
Votre main descendit lentement, glissant sur mon ventre avant de venir cueillir mon désir du bout des doigts. Un frisson violent me parcourut et, enfin, vous m'accordâtes la libération tant attendue… Vos doigts jouèrent quelques instants avec mon plaisir, taquinant, effleurant, sans jamais me donner exactement ce que je voulais. Mon corps était un brasier prêt à s'embraser à la moindre étincelle. Je luttais pour ne pas bouger, pour ne pas implorer davantage, sachant pertinemment que cela ne ferait qu'attiser votre sadisme.
Et puis, sans prévenir, vous enfonçâtes deux doigts en moi d'un geste précis et maîtrisé. Un gémissement incontrôlé s'échappa de mes lèvres, mes jambes se mirent à trembler sous l'assaut soudain de cette vague de plaisir tant attendue.
— Vous êtes tellement réceptive… soufflâtes-vous contre mon oreille, savourant visiblement chaque frisson parcourant mon corps.
Vos doigts commencèrent à bouger en moi, d'abord lentement, avant d'accélérer leur rythme, me laissant totalement à votre merci. Mon souffle devint erratique, mes doigts s'agrippèrent instinctivement aux bords de la table, cherchant un ancrage face à cette montée inexorable de plaisir.
— Ne luttez pas… ordonnâtes-vous d'une voix grave.
Je ne pouvais plus lutter. Mes hanches bougeaient d'elles-mêmes pour accompagner vos mouvements, en quête de toujours plus de sensations. Chaque caresse, chaque pression, chaque mouvement de vos doigts amplifiait l'incendie qui consumait mon être.
Et puis, ce fut l'explosion.
Un cri de jouissance pure franchit mes lèvres alors que mon corps tout entier se tendit sous l'intensité de l'orgasme. Mes muscles se contractèrent violemment, une vague de plaisir me submergeant sans retenue. Vous ne stoppâtes pas immédiatement vos gestes, prolongeant mon extase jusqu'à ce que mon corps s'effondre enfin, tremblant, contre la table.
Mon souffle était saccadé, mon cœur battait à un rythme effréné. Vous laissâtes quelques secondes s'écouler avant de glisser vos doigts encore humides entre mes lèvres, me forçant à goûter ma propre jouissance.
— Vous êtes délicieuse, murmurez-vous, votre regard brûlant planté dans le mien.
Un frisson intense parcourut ma colonne vertébrale. Il me fallut de longues minutes pour reprendre mes esprits. Vous me laissâtes le temps de retrouver mon souffle, avant de m'attraper par les hanches pour me redresser et me faire asseoir sur la table, face à vous.
Vos mains encadrèrent mon visage, votre regard s'adoucit légèrement, perdant l'intensité dominante de l'instant précédent pour laisser place à une lueur plus tendre. Vos pouces caressèrent doucement mes joues, et vous déposâtes un baiser sur mon front.
-  Good girl. Vous pouvez être fière de vous, vous avez réussi à tenir bon… et je sais que cela n'a pas été facile.
Ma voix trembla légèrement lorsque je murmurai, encore secouée :
— Merci, Monsieur…
Vous esquissâtes un sourire satisfait avant de m'embrasser, cette fois avec une douceur presque troublante après l'intensité de ce que nous venions de partager.
— Maintenant, direction la douche. Elle s'avère nécessaire.
—Oh que oui, je suis bien d'accord avec vous, Monsieur.
Nous nous dirigeâmes alors vers la salle de bain pour prendre une douche ensemble. Celle-ci fut remplie de tendresse, de caresses délicates et de baisers langoureux. Plus rien n'avait la brutalité de l'instant précédent. Il n'y avait plus que de la douceur, un apaisement mutuel après la tempête.
Une fois la douche terminée, nous nous rhabillâmes avant d'aller nous installer dans le canapé. Vous étiez assis sur la méridienne, tandis que je m'allongeais sur l'autre partie du canapé, ma tête reposant sur vos cuisses. Vos doigts jouaient distraitement avec mes cheveux, m'offrant une sensation de sérénité absolue.
Je me sentais complètement apaisée, mais aussi terriblement fatiguée après toutes ces émotions. Peu à peu, bercée par vos caresses, je finis par sombrer dans un sommeil léger.Au fil de vos caresses, je finis par sombrer dans les bras de Morphée, bercée par la chaleur de votre présence et la douceur de vos doigts parcourant mes cheveux.
Je fus réveillée quelque temps plus tard par le son de votre voix. J'ouvris péniblement les yeux, ne voulant pas quitter ce havre de paix qu'était mon sommeil, et vous trouvai en pleine conversation téléphonique. Bougonne d'avoir été réveillée, mais en même temps touchée de voir que vous m'aviez laissée dormir sur vos genoux et que vous étiez resté près de moi, je me contentai de vous observer en silence.
Il ne vous fallut que quelques secondes pour remarquer que j'étais éveillée. Votre main revint instinctivement caresser mes cheveux, reprenant son doux manège. Encore légèrement ensommeillée, je restai silencieuse, écoutant distraitement votre échange sans chercher à en comprendre le contenu. Mais peu à peu, je remarquai un changement subtil dans votre posture. Votre visage, d'abord serein, se ferma progressivement. Votre regard s'assombrit, vos mâchoires se crispèrent légèrement.
Je me demandai ce qui pouvait bien se passer pour vous mettre dans un tel état. Ne voulant pas vous interrompre, je choisis d'attendre que vous ayez terminé votre appel pour en savoir plus. Finalement, au bout de quelques minutes, vous raccrochâtes, avant de jeter distraitement votre téléphone sur le canapé. Je compris immédiatement que cet appel vous avait troublé bien plus que je ne l'avais imaginé.
— Que vous arrive-t-il, Monsieur ? Est-ce que tout va bien ? demandai-je d'une voix douce, hésitante.
Vous poussâtes un léger soupir avant de me répondre :
— Ne vous en faites pas, ce sont juste mes amis avec qui je suis en vacances. Ils râlent parce que je ne suis jamais avec eux en ce moment.
Un silence s'installa, et vous poursuivîtes avec une pointe d'agacement :
— Ils organisent une soirée ce soir, à laquelle je suis censé aller, et ils ont aussi prévu une sortie pour demain. Je n'ai pas vraiment le choix d'y échapper.
Je baissai les yeux, comprenant que cela signifiait que nous allions être séparés pendant quelque temps.
— Je peux comprendre qu'ils souhaitent passer du temps avec vous, après tout, vous êtes en vacances avec eux… répondis-je, tentant de masquer ma déception. Ne vous inquiétez pas, je ne vous en veux pas. J'arriverai bien à survivre à une nuit et une journée sans vous.
J'esquissai un léger sourire avant d'ajouter :
-  Même si, je l'avoue, j'aurais préféré vous garder près de moi.
Vous me fixâtes un instant avant de hocher la tête, pensif.
— Bien. Cependant, j'ai un travail à vous confier pour le temps où je serai loin de vous.
Intriguée, je redressai légèrement la tête.
-  Un travail ? répétai-je, intriguée.
Votre regard devint plus intense, et votre voix se fit plus ferme :
— Je veux tout savoir de vous. Je veux que vous m'écriviez toute votre histoire. Je veux connaître vos joies, vos peines, vos blessures… même vos plus sombres secrets. Vous devrez tout me raconter dans les moindres détails.
Je déglutis difficilement face à cette demande. C'était bien plus qu'un simple exercice… C'était une mise à nu totale, une ouverture de mon âme.
— Suis-je clair ? insistâtes-vous.
— Oui, Monsieur… Très clair. murmurai-je, un peu troublée.
— Bien.
Un silence s'installa, chargé d'une intensité nouvelle.Je me redressai lentement dans le canapé, mais avant que je ne puisse m'éloigner, vous me tirâtes doucement vers vous, me faisant basculer sur vos genoux. Vos mains encadrèrent mon visage, et vos yeux plongèrent dans les miens.
Sans un mot, vous capturâtes mes lèvres dans un baiser langoureux, vos doigts effleurant ma peau avec une douceur contrastant avec votre autorité. Par moments, vos dents vinrent mordiller mes lèvres, me tirant un gémissement discret.Mon corps réagissait instantanément à votre contact. Instinctivement, je me mis à onduler légèrement sur vous, cherchant à attiser encore davantage le feu que nous savions tous deux impossible à éteindre aussi facilement.
Vous laissâtes échapper un souffle rauque, vos mains venant agripper mes hanches pour accompagner mes mouvements. La pression de vos doigts se fit plus ferme, vos ongles s'enfonçant presque dans la chair tendre de mes fesses.Votre respiration s'accéléra, tout comme la mienne. La tension entre nous était palpable, vibrante, brûlante.
D'un coup, vous me soulevâtes légèrement pour libérer votre membre de son boxer, puis fîtes glisser mon sous-vêtement sur le côté avant de vous enfoncer en moi d'un geste fluide et précis. Un gémissement de plaisir intense s'échappa de mes lèvres, et ma tête bascula en arrière sous la vague de sensations qui me submergea.
Vos mains remontèrent dans mon dos pour me maintenir contre vous, ne me lâchant pas du regard. Cette fois, notre ébat était différent. Il n'y avait pas la brutalité de notre dernier affrontement charnel, pas d'ordre, pas de contrôle absolu. Seulement une connexion intime, un échange intense et profondément intime.Nous nous mouvions ensemble, lentement d'abord, puis avec une intensité croissante, savourant chaque seconde de ce moment suspendu.
Il ne fallut que peu de temps avant que nous atteignions ensemble la jouissance, nous laissant emporter par l'explosion de plaisir qui nous consumait. À bout de souffle, je m'effondrai dans vos bras, ma tête nichée contre votre cou. Vous déposâtes un doux baiser sur mon front avant de murmurer contre ma peau :
— Je n'ai pas envie de vous laisser…
Je resserrai doucement mon étreinte autour de votre nuque avant de répondre d'une voix encore tremblante :
-  Moi non plus… Mais vous n'avez pas le choix. Vous avez des choses à faire, et… dites-vous que les retrouvailles n'en seront que meilleures, Monsieur.
Vous laissâtes échapper un léger rire, puis caressâtes mon dos lentement.
-  N'oubliez pas le travail que je vous ai donné.
— Oui, Monsieur. Ce sera fait, ne vous en faites pas.
Après un long moment passé l'un contre l'autre, à repousser l'inévitable, vous vous levâtes enfin pour aller préparer vos affaires.
Je restai là, assise sur le canapé, vêtue simplement d'un pull trop grand et d'une culotte, observant vos moindres gestes, essayant de graver ce moment dans ma mémoire avant que vous ne partiez.
Lorsque vous fûtes prêt, vous vous tîntes devant la porte d'entrée, prêt à partir. Je m'avançai jusqu'à vous, me mis sur la pointe des pieds et déposai un baiser sur votre joue. Mais au moment où je m'apprêtai à reculer, vous vous saisîtes de moi et me soulevâtes dans vos bras, m'obligeant à m'agripper à votre cou et à entourer votre taille de mes jambes.
Nos fronts se touchèrent un instant avant que vous ne m'embrassiez une dernière fois, intensément.
— Vous allez me manquer… soufflâtes-vous.
— Vous allez me manquer aussi, Monsieur. Mais nous nous retrouverons très vite…
À contrecœur, vous me déposâtes doucement au sol. Je vous laissai refermer la porte derrière vous, regardant votre silhouette disparaître avec un pincement au cœur. À peine aviez-vous quitté les lieux qu'un profond sentiment de vide s'empara de moi. Comment pouviez-vous chambouler mon être avec une telle intensité en si peu de temps ?
Je passai le reste de la soirée recroquevillée sur mon canapé, emmitouflée dans une couverture, mon doudou serré contre moi. Mon écran diffusait distraitement ma série du moment, mais mon esprit n'arrivait pas à s'y accrocher. Tout me semblait fade en comparaison de l'intensité de ce que je venais de vivre avec vous.
Cette nuit-là, le sommeil me fuyait. Je ne cessais de repenser à votre absence, à la chaleur de vos bras qui m'enveloppaient quelques heures plus tôt, à la manière dont votre regard s'assombrissait de désir lorsque je me pliais à vos exigences…
Ne parvenant pas à calmer mon esprit agité, je finis par me lever et allumer mon ordinateur. 
Vous m'aviez donné une mission. Alors, je me mis à écrire. D'abord hésitante, ne sachant pas par où commencer, je laissai finalement mes doigts courir sur le clavier, guidés par l'intensité de mes souvenirs et la profondeur de mes émotions. Je vous livrai tout. Les cris les plus profonds de mon cœur et de mon âme, mes joies et mes peines, mes blessures et mes traumatismes. 
Mes failles les plus secrètes, mes fêlures cachées sous un masque de force. J'écrivis sur mes tentatives de suicide, sur ces moments de désespoir absolu où je n'avais plus vu d'autre issue. Sur mes peurs, mes doutes, sur ce sentiment de solitude qui m'avait accompagnée bien trop souvent. Page après page, je me mis à nu, ne cachant rien, ne laissant aucune ombre subsister.
Lorsque je terminai enfin ce travail, il était près de 4h00 du matin. Je me laissai aller contre le dossier de ma chaise, épuisée, mais étrangement soulagée.
J'avais accompli votre demande.Un instant, j'hésitai. Devais-je vraiment vous envoyer ce texte ? Mais j'avais promis.Prenant une profonde inspiration, je pressai la touche Envoyer, puis vous envoyai un message pour vous prévenir que je partais enfin me coucher et que je risquais de me réveiller tard.
À peine la tête posée sur mon oreiller, un épuisement profond m'envahit, et je sombrai presque immédiatement dans un sommeil sans rêves. Lorsque j'ouvris enfin un œil, la lumière du jour inondait déjà ma chambre. Je cherchai mon téléphone à tâtons et vérifiai l'heure : 14h00.
J'avais dormi plus longtemps que je ne l'aurais cru. Un détail attira alors mon attention : une dizaine de notifications de votre part. Vous vous inquiétiez de ne pas avoir eu de mes nouvelles. Un sourire attendri se dessina sur mes lèvres. Vous aviez visiblement veillé, attendant une réponse de ma part.
Je me redressai dans mon lit et vous envoyai immédiatement un message pour vous rassurer, vous expliquant que je venais tout juste de me réveiller. Votre réponse arriva presque instantanément, comme si vous aviez gardé votre téléphone en main, surveillant mes moindres signes de vie.
Vous me dîtes que vous étiez rassuré, puis ajoutâtes que vous étiez très fier du travail que je vous avais rendu.Ces quelques mots suffirent à réchauffer mon cœur. Mais la fin de votre message éveilla ma curiosité : "Je vous prépare une surprise pour ce soir. Je viendrai vous chercher vers 20h00. Habillez-vous simplement, évitez les talons."
Je restai quelques instants songeuse, essayant d'imaginer ce que vous pouviez bien me réserver.Mais une chose était certaine : cette pensée allait hanter mon esprit pour le reste de la journée.
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