Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Velvet — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Velvet
Chapitre 6
Chapitre 5 : La grande valse 2/3
Elle avait été choisie. Un attroupement, d'hommes et de femmes encore partiellement habillés, s'était formé autour d'une table. Au centre de ce cercle, au-dessus des têtes, se trouvaient deux jolies jambes, dont le pied était habillé d'un escarpin noir.
Des bas, eux aussi sombres, amenaient ensuite le regard du voyeur, jusqu'à mi-cuisse. Dès lors, il ne pouvait distinguer grand-chose de plus, la faute à une personne, qui sous les encouragements du public, était en cette jolie serveuse.
Il y mettait toute son énergie, galvanisé par tant de regards, posés sur le spectacle qu'il avait à offrir. La jeune femme peinait à garder son masque en place, tellement elle était secouée de toute part et le support sur lequel elle se trouvait, menaçait de céder à tout moment.
Une bouteille finit par tomber au sol, puis une seconde, ce n'eut aucun effet sur l'ardeur de la prestation proposée par ce type fort grand, aux épaules larges, dont les épaisses mains tenaient avec fermeté les chevilles de sa partenaire de jeu. Elle était exposée à la vue de tous et si elle avait pu conserver son anonymat, des personnes extérieures à l'action vinrent s'en mêler et firent la lumière sur sa poitrine en lui arrachant son chemisier. Ses seins, tout comme la table, étaient victimes de ce balancier infernal, de ces va-et-vient incessants, d'une frénésie insensée provoquée par sa jolie voix.
Elle avait mis en émoi l'un des riches convives de cette soirée qui émit alors l'idée qu'on l'observerait prise par l'homme le plus robuste de l'événement. Il n'en fallut pas plus, pour qu'elle se retrouva, les fesses nues, sur son perchoir et que vint en elle, le genre d'homme qu'elle n'avait pas l'habitude de fréquenter. Si elle avait trouvé la prestation de son partenaire un peu moyenne dans un premier temps, puisqu'il avait totalement délaissé certaine partie de son intimité, elle fut rapidement gagnée par le plaisir un peu honteux d'être au centre de toute l'attention. Il lui arrivait même par moment d'en rajouter pour satisfaire l'audience, et si ces messieurs en réclamaient encore davantage, ces dames n'étaient pas dupes et elles s'amusèrent très vite de la situation.
À quelques mètres de là, une femme d'un certain âge tentait, désespérément, d'attirer à elle des hommes en mesure de la satisfaire. Malgré la fraîcheur de son brushing et sa poitrine flambant neuve, elle essuyait refus sur refus tandis que son vieil époux se baladait sans vêtement, aucun, et profitait de la jeunesse de tout un tas de postérieurs pour se découvrir une énergie nouvelle, qui malheureusement disparaissait aussi vite qu'elle venait.
Derrière eux encore, un couple se disputait, la dame semblait avoir été un peu plus expressive que nécessaire avec son amant d'un instant. La chose déplaisait fortement à monsieur, qui malheureusement, n'avait jamais réussi à tant obtenir de ses cordes vocales. La soirée fut longue et s'il y eut beaucoup de réussite, il y eut également quelques ratés. C'était là des moments qui permettaient aux uns et aux autres de remettre pied à terre et de rire de situations cocasses.
Derrière eux encore, un couple se disputait, la dame semblait avoir été un peu plus expressive que nécessaire avec son amant d'un instant. La chose déplaisait fortement à monsieur, qui malheureusement, n'avait jamais réussi à tant obtenir de ses cordes vocales. La soirée fut longue et s'il y eut beaucoup de réussite, il y eut également quelques ratés. C'était là des moments qui permettaient aux uns et aux autres de remettre pied à terre et de rire de situations cocasses.
À l'autre bout de la pièce, Zoé, elle, ne riait pas. Elle était à genoux, au sol, recouverte par ce grand rideau qui, lors de sa chute, lui était tombé dessus. Elle oublia la douleur de sa jambe, légèrement écorchée et se redressa rapidement dans le but de retirer le tissu qui lui obscurcissait la vue, mais pas totalement...
Elle réalisa qu'il était assez fin pour qu'elle puisse voir à travers et si elle vit que quelques regards s'étaient retournés sur elle lors de sa chute, Zoé pensait pouvoir s'en sortir en traversant la pièce vêtue de la sorte.
Si l'employée du Velvet était une fille maladroite et naïve, elle n'en restait pas moins courageuse et plutôt que de se laisser attraper, elle fit un premier pas vers la sortie, puis un second, puis un troisième. Elle sentit alors que l'on venait de saisir son tissu, elle se retourna pour essayer d'y voir plus clair. Il était difficile de distinguer clairement la chose, mais elle était persuadée de faire face à ce jeune homme, qui pelotait avec envie, la dame mûre qu'elle espionnait lorsqu'elle était encore cachée dans son alcôve. Elle vit la silhouette se rapprocher d'elle, jusqu'à ce que sa bouche soit à portée d'oreille.
— C'est original comme tenue, quel est le but ? Il faut la soulever pour accéder à votre sexe, mais le reste doit rester caché ? C'est ça ? Lui demanda-t-il.
S'il avait pu la voir à ce moment-là, il aurait assisté à la transition d'une peau porcelaine à écarlate. Elle sentit son cœur résonner en elle et fut prise d'une puissante bouffée de chaleur, Zoé ne savait plus où donner de la tête et balbutia.
— Je ne fais que passer, ne vous en faites pas pour moi.
Alors qu'elle allait faire demi-tour, elle sentit que la main du jeune homme tenait toujours avec fermeté son rideau. Il tira le tissu avec vigueur vers lui, ce qui obligea Zoé à suivre le mouvement si elle ne voulait pas finir à découvert. Elle se retrouva à quelques centimètres de lui.
— Laissez-moi voir ce que vous cachez là-dessous.
Il l'empoigna et l'amena à lui. Ses mains se glissèrent sous le rideau et Zoé sentit deux mains découvrirent ses cuisses. Elle mouvait son bassin vers la gauche, puis la droite, essayant d'échapper à cet inconnu un peu trop aventurier à son goût, sans succès. La jeune employée les sentit ensuite sur ses hanches et d'un coup, d'un seul, elles saisirent pleinement ses fesses, elle étouffa un cri en amenant sa main jusqu'à sa bouche. Plus elle essayait de s'échapper, plus elle sentait l'étreinte de cet homme se resserrer autour de son corps. Il était hors de question pour elle de se révéler, de prendre le risque d'être identifiée comme intruse à cette soirée, elle prit sur elle et fit un grand effort pour garder silence.
— Je ne sais pas qui t'a donné cette idée, mais tu le remercieras de ma part. Je trouve ça très plaisant, de découvrir ton corps sans avoir même eu la chance de croiser ton regard.
Elle leva les yeux au ciel un instant, puis les ferma lorsqu'elle sentit que l'une des deux mains se dirigeait vers son sein. Elle tressaillit, ce qui eut pour effet de surprendre le curieux. Il se relâcha un instant et Zoé en profita pour tourner les talons et s'enfuir le plus vite possible. C'était hélas sans compter sur les réflexes de ce grand sportif, qui en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'agrippa à nouveau par les hanches, et se blottit contre elle.
— Je ne vous plais pas ? Est-ce que vous y voyez seulement quelque chose depuis là-dessous ? Lui demanda-t-il avec une pointe de déception. Vous seriez la première dame de la soirée à repousser mes avances et je dois vous dire, que la chose à tendance à me donner envie d'en apprendre davantage sur vous.
Les deux avant-bras, veineux du jeune homme l'encerclait avec force. Zoé pouvait sentir une pointe de désir lui chatouiller le bas du dos, il était un peu plus grand qu'elle. Sans passer en dessous du rideau, cette fois-ci, il fit descendre lentement ses mains de nouveau jusqu'à ses hanches, puis ses cuisses et les ramena par-devant, touchant au passage ce que la délicate employée avait de plus intime. Cette fois-ci, mêlée toujours à un soupçon de gêne, elle sentit monter en elle un plaisir, une sensation enivrante qui grimpait jusqu'à son sternum et se diffusait dans l'entièreté de son corps. Ses genoux fléchirent, mais elle fut rattrapée par son assaillant qui l'empêcha ainsi de rejoindre une fois de plus le sol.
— Je, je vous ai vu tout à l'heure. Vous avez déjà une femme, deux même. Vous n'avez pas besoin de moi. Lui dit-elle alors que ses jambes étaient encore fragiles.
— Certes, mais c'est vous que je veux. Je les confierai à qui en veut, sans rien attendre en retour si ce n'est de pouvoir contempler ce que vous cachez là-dessous. Montrez-vous, j'en ai assez de parler à un rideau.
— Certes, mais c'est vous que je veux. Je les confierai à qui en veut, sans rien attendre en retour si ce n'est de pouvoir contempler ce que vous cachez là-dessous. Montrez-vous, j'en ai assez de parler à un rideau.
Sur ces mots, il attrapa le tissu et, avec vigueur, le tira vers lui. Zoé tenta de s'y attacher, mais si elle ne manquait pas de convictions, ses bras menus ne firent pas le poids et elle le perdit en partie. Sa tenue était toujours camouflée par son abri de fortune, cependant, elle pouvait à présent y voir clair, sa tête étant totalement en dehors de celui-ci.
Lui, vit dans un premier temps une épaisse chevelure mi-longue jaillir du déguisement, elle était légèrement bouclée et ondulait sans doute jusqu'à ses omoplates même s'il ne pouvait le dire à coup sûr.
Son odorat fut pris par un parfum, des notes florales, légères et peut-être même un peu boisées qui venaient affirmer un certain caractère. Il distingua ensuite deux épaules, très droites, mais peu larges. Quelque chose de très frêle, presque juvénile, marqueur d'une jeunesse dont la flamme brûlait encore avec panache. Il les saisit et fit tourner son fantasme d'un instant sur lui-même, le transformant par la même occasion, en un fantasme de toujours. Elle avait un grand front, sous lequel on pouvait trouver deux grands yeux, chacun d'eux ayant une pupille de couleur différente. Des yeux vairons, l'un noisette, au sein duquel on pouvait distinguer des légères touches de vert gris, un mélange rare, atypique, tandis que l'autre était d'un vert très clair lui aussi. Un petit nez, fin sans déformation, aucune, venait ensuite habiller son visage avant de laisser place à une bouche, dont on eut pu dire, qu'elle avait été dessinée par les anges eux-mêmes, tellement elle avait en elle, cet appel du divin, cette puissance, cette force d'admiration, que tout homme eut rêvé d'embrasser. Elle était d'un rose, naturellement rougeâtre et semblait aussi douce que belle.
Son visage était gracieux et si l'ensemble des éléments qui le composait, était exemple de beauté, une petite cicatrice, sur sa joue droite, ne pouvait échapper au regard, tellement elle jurait en contraste avec le reste.
— Je ne vous connais pas.
Il relâcha son étreinte, perturbé par cette nouvelle vision.
— Dites-moi votre prénom, dites-moi qui vous êtes. Lui demanda-t-il avec un regain de passion.
Zoé baissa les yeux, elle tourna légèrement la tête d'un côté, puis devant une vision peu confortable, elle observa de l'autre pour finalement tomber sur le même genre de spectacle. Elle rougit à nouveau et aucun son ne sortit de sa bouche.
— Si vous ne dites mot, je suppose que vous ne pourrez dire non.
Il s'avança et alla chercher ses lèvres avec les siennes.
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