Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Velvet — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Velvet
Chapitre 1
Chapitre 1 : La chambre 2046
Il faisait lentement tourner son poignet, en continu, sans à-coups, de telle sorte que de petites vagues finirent par se former à la surface de son verre de whisky. L'eau-de-vie voyageait d'une extrémité à l'autre du contenant, par flux incessant, les lames se brisaient contre ses parois froides et transparentes.
Si d'aventure, nous avions posé notre œil entre le liquide et le lit qui se trouvait à l'autre extrémité de la chambre, nous aurions vu deux formes, l'une sur l'autre, l'une dans l'autre, se mouvoir frénétiquement. La première tentant parfois d'échapper à la seconde, lorsqu'elle n'essayez pas de la ramener à elle.
Si d'aventure, nous avions posé notre œil entre le liquide et le lit qui se trouvait à l'autre extrémité de la chambre, nous aurions vu deux formes, l'une sur l'autre, l'une dans l'autre, se mouvoir frénétiquement. La première tentant parfois d'échapper à la seconde, lorsqu'elle n'essayez pas de la ramener à elle.
À chaque mouvement, le son d'un bois mûr, mais souple, parvenait jusqu'aux oreilles de cet homme. Ce doux bruit voyageait en compagnie de légères notes plus aiguës, étouffées, mais pleines de vie, ces deux-là réunies formaient une apaisante mélodie. La tempête se tut, lorsque calmement, il porta son verre jusqu'au coin de ses lèvres.
La boisson tourbée aux arômes floraux tapissait son palais. Lorsqu'elle eut fini de séduire ses papilles, elle s'engouffra en lui. Le coûteux liquide le ramena alors, par sa furieuse puissance, à la réalité. Sa gorge brûlait de plaisir, son corps, tout entier, de désir.
La boisson tourbée aux arômes floraux tapissait son palais. Lorsqu'elle eut fini de séduire ses papilles, elle s'engouffra en lui. Le coûteux liquide le ramena alors, par sa furieuse puissance, à la réalité. Sa gorge brûlait de plaisir, son corps, tout entier, de désir.
Le Velvet était une institution au sein des cercles privés. Ce grand hôtel, à la clientèle élégante en toute circonstance, se dressait en plein centre ville, au milieu des carrefours les plus bruyants, des rues les plus fréquentées, à l'épicentre de la vie nocturne et euphoriques des habitants de cette grande ville.
Ce n'était pas un lieu où le touriste pouvait séjourner, où l'homme d'affaires pouvait poser bagages le temps d'une nuit loin des siens, mais bien un club privé, dont on ne pouvait pénétrer les murs qu'après-avoir fait preuve de courtoisie, d'intelligence et surtout d'une volonté sans faille.
Aux yeux de tous, dans la plus grande des discrétions, le Velvet accueillait entre ses murs, des couples, des amants ou encore des passionnés de tout ce que la chair a à offrir. Aux amoureux de la luxure, mère de toutes pulsions, le Velvet proposait un endroit où ils pouvaient réchauffer leur corps, désireux d'arpenter de nouvelles contrées.
Ce n'était pas un lieu où le touriste pouvait séjourner, où l'homme d'affaires pouvait poser bagages le temps d'une nuit loin des siens, mais bien un club privé, dont on ne pouvait pénétrer les murs qu'après-avoir fait preuve de courtoisie, d'intelligence et surtout d'une volonté sans faille.
Aux yeux de tous, dans la plus grande des discrétions, le Velvet accueillait entre ses murs, des couples, des amants ou encore des passionnés de tout ce que la chair a à offrir. Aux amoureux de la luxure, mère de toutes pulsions, le Velvet proposait un endroit où ils pouvaient réchauffer leur corps, désireux d'arpenter de nouvelles contrées.
Il posa son verre, en silence comme pour ne pas briser la musique ambiante d'une tonalité impromptue, avant de se redresser dans son siège satiné, aux allures d'une autre époque. Il gardait son air impassible, aux prix d'efforts herculéens quand son corps, lui, criait famine. Sa main, parfois, tremblait. Elle trahissait son désir de les rejoindre, sa peur de la voir partir et révélait au grand jour son incapacité à être l'homme qu'il se rêvait d'être. Ce qu'il avait de plus précieux au monde, n'était plus sien à cet instant.
Elle avait le poing fermé, elle serrait ce drap qu'elle avait elle-même souillée d'un trop de désir, comme si ce contact avec le tissu était la seule chose qui la maintenait dans notre réalité.
Elle se cambra pour mieux l'accueillir en elle, cet amant qu'elle venait juste de rencontrer. Ses cuisses légèrement écartées, elle était prise par ce jeune homme qu'elle aurait sans doute trouvé trop beau, hors d'atteinte, si elle l'avait croisé au détour d'un chemin, mais ici, dans cette chambre, elle avait le privilège d'être le réceptacle de sa passion.
Elle plongea son visage dans l'oreiller pour étouffer des cris dont elle avait honte. Si sûre d'elle en temps normal, elle n'acceptait que très difficilement, d'être mise dans un état pareil par un jeune mâle à peine expérimenté, dont le seul mérite était d'avoir un sexe bien plus large et bien plus long que ce qu'elle avait l'habitude de recevoir. Son corps ne lui appartenait plus, elle comme son mari étaient à la merci de cet inconnu.
Elle se cambra pour mieux l'accueillir en elle, cet amant qu'elle venait juste de rencontrer. Ses cuisses légèrement écartées, elle était prise par ce jeune homme qu'elle aurait sans doute trouvé trop beau, hors d'atteinte, si elle l'avait croisé au détour d'un chemin, mais ici, dans cette chambre, elle avait le privilège d'être le réceptacle de sa passion.
Elle plongea son visage dans l'oreiller pour étouffer des cris dont elle avait honte. Si sûre d'elle en temps normal, elle n'acceptait que très difficilement, d'être mise dans un état pareil par un jeune mâle à peine expérimenté, dont le seul mérite était d'avoir un sexe bien plus large et bien plus long que ce qu'elle avait l'habitude de recevoir. Son corps ne lui appartenait plus, elle comme son mari étaient à la merci de cet inconnu.
À la merci d'un être, mais aussi de leurs sentiments les plus graves. Elle profitait d'un moment hors du temps, l'entièreté de sa féminité était exposée au cours d'étreintes acharnées. Elle se mouvait avec talent, donnait à l'autre, le temps d'une rencontre, ce qu'elle n'offrait jamais à son partenaire de toujours. Une étincelle de vie avait chassé de ses yeux l'obscurité insipide de sa routine, cette grande dame fière à l'allure élégante se trouvait alors dans une position honteuse et tous, présents dans la pièce, auraient pu dire qu'elle était là, dans son élément le plus naturel.
Lui comprit, lorsque son verre fut vide, que ce n'était pas seulement ici la démonstration d'une passion passagère, mais bien la démonstration par la preuve, qu'il n'était plus l'objet de ses désirs. Il se maudit lorsqu'il remarqua au pied du lit une pièce de lingerie fine. Une nouveauté, bien loin des sous-vêtements de supermarché, pratiques, mais au combien fades que sa femme, ou du moins l'était-elle il y a encore quelques minutes, portait quotidiennement. Il avait là, juste sous son nez, celle qu'il fantasmait depuis toujours sans jamais avoir pu l'effleurer.
Il connaissait son rythme, lorsqu'elle était sur le dos, il pensait savoir la toucher, l'embrasser, il pensait lui plaire, la satisfaire. Il se demanda le temps d'un instant, s'il ne jouissait pas tout simplement trop vite, que ce fait aurait pu l'empêcher de découvrir l'éventail de compétences de sa dame. Il réalisa vite que le problème était ailleurs.
Il connaissait son rythme, lorsqu'elle était sur le dos, il pensait savoir la toucher, l'embrasser, il pensait lui plaire, la satisfaire. Il se demanda le temps d'un instant, s'il ne jouissait pas tout simplement trop vite, que ce fait aurait pu l'empêcher de découvrir l'éventail de compétences de sa dame. Il réalisa vite que le problème était ailleurs.
Épuisée, elle laissa tomber sa tête sur le torse de son amant. Ses fines mains vernies arpentaient le corps robuste du jeune homme à la recherche d'un moment de répit. Celui-ci fut court, bref, inexistant. Il la fit basculer sur le côté et plaça les délicates chevilles de cette belle femme sur ses épaules. Il la voyait à présent tout entière. Ses cheveux blonds, mi-court et parsemés de mèches grisonnantes ondulaient jusque sous son menton. Elle avait le visage de cette jeune quadragénaire. Le regard dur, quelques rides d'expression et un teint inégal. Le tout semblait peu flatteur aux premiers abords, mais c'était là une femme des plus charmantes, qui avait perdu le peu de maquillage qu'elle avait pu appliquer au préalable, lors des joutes intenses dont elle subissait les assauts depuis maintenant de longues minutes. Son rouge à lèvre bavait légèrement, mais plus que ses fines lèvres, le bleu azuré de son iris attirait tous les regards. Son long cou laissait place à une chute d'épaules très droites, elle-même amenant à une poitrine peu ferme, de taille raisonnable, mais dont le téton, très rose, était fort vaillant.
Celui-ci, coincé entre les mains de cet homme, subissait par moment des excès d'enthousiasme, fardeau de jeunesse. Il passa délicatement son autre main le long de sa cuisse, jusqu'à ce qu'il atteigne deux jolies lèvres, elles aussi, teintées d'une jolie couleur. Il fut repris, de l'un de ces excès lorsque du bout du doigt, il sentit l'envie de sa conquête. Elle attrapa alors sa main trop vive et tenta de la ramener à un rythme plus acceptable.
Il oubliait presque que de l'autre côté de la pièce, un homme ou ce qu'il en restait, assistait à la fin d'une longue histoire d'amour. Si ce partage consenti avait pour but de raviver une flamme trop vacillante, elle avait finalement assombri, pour toujours, ce qu'il restait de l'éclat de leur relation. Il attendait depuis trop longtemps maintenant, que cet homme jouisse et cesse de toucher sa femme. Lorsqu'il le vit la prendre de nouveau, il ne put en supporter davantage et se leva de sa chaise. Il cherchait le regard de celle qui fut sienne, mais ne le trouva jamais, même lorsque sur le pas de la porte, il jeta un dernier regard derrière lui. Il s'en alla, alors que chacun de ses pas étaient accompagnés de la mélopée funeste de l'orgasme de celle que plus jamais il n'aurait.
Elle ne voyait plus, n'entendait plus. Privée de l'ensemble de ses sens, seul le bas de son corps lui faisait encore comprendre qu'elle était bien en vie. Elle le sentait venir en elle, puis se retirer pour mieux préparer son prochain assaut. Son sexe était ferme, il n'y avait pas le moindre doute sur le plaisir qu'il ressentait à profiter de ses charmes. Elle se sentait belle, tellement belle. Les années pouvaient être dures, les épreuves de la vie n'épargnaient pas les corps de leurs affres, mais à ce moment précis, elle se sentait sublime, plus qu'elle ne l'avait jamais été auparavant.
Réceptacle d'un amour éphémère, objet d'un désir pulsionnel, elle ne se sentit pas souillée mais honorée, lorsqu'elle se mit à genoux et que d'un délicat jeu de poignet, elle délivra du mal qui le rongeait ce pauvre garçon dont elle venait de profiter. Elle sentit une chaleur diffuse, humide sur le haut de sa poitrine avant de se laisser retomber sur ce lit, témoins de la fin d' histoires et de la naissance d'autres.
Ainsi, au Velvet, nous pouvions assister à la fin et au commencement. À l'amour, à la haine, au désir de l'autre ou au dégoût de soi. C'était un lieu de liberté absolue, sanctuaire de rêves et cathédrale de luxure. Si la chambre 2046 venait de se libérer, une chambre de l'autre côté du couloir, elle, venait d'être réservée. Pour les puissants de ce monde, qui partaient hélas trop tôt, sans avoir pu concevoir un hériter, il existait des femmes, de belles femmes, dévouées à la tâche. Les faiseuses de roi.
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