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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Cathy se lâche pour mon anniversaire — Chapitre 17 · La Livraison de l'impudeur

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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flibuste70
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Cathy se lâche pour mon anniversaire

Chapitre 17 · La Livraison de l'impudeur

Nous arrivons devant le rideau de la cabine numéro 4, lestés de cet arsenal de dentelle et de nylon. Le silence qui s'en échappe est lourd, électrique, chargé de l'intimité que les deux femmes viennent de partager. Je sens Julien, juste derrière moi, dont le souffle s'est accéléré. Il fixe le velours comme s'il pouvait déjà voir à travers.
Je frappe trois coups secs sur le montant métallique.
— Mesdames, le moment est venu, annonçai je d'une voix qui ne souffre aucune contestation. Votre garde-robe est prête.
Le rideau s'entrouvre de quelques centimètres. Je n'aperçois qu'un fragment de peau dorée et l'éclat d'un regard. Je tends les deux premières pièces : l'ensemble noir sans bonnets et le body blanc fendu.
— Premier passage : l'initiation, dis je en glissant les cintres. Cathy, tu prends le noir. Élodie, le blanc. Je vous rappelle la règle : porté seul. Tous les vêtement personnel doivent rester dans cette cabine.
Je retire ma main, mais avant que le rideau ne se referme, j'ajoute :
— Élodie, tu as promis d'aider Cathy. Prends soin d'ajuster ses dentelles. Et Cathy... assure toi que le body d'Élodie soit porté avec toute l'impudeur qu'il mérite. On vous attend.
Le rideau se referme brusquement. Immédiatement, le bruit des fermetures Éclair et le froissement des tissus qui tombent sur le tabouret de skaï résonnent. Julien s'adosse au mur d'en face, les bras croisés, fixant ses chaussures pour tenter de contenir une excitation qui le submerge.
— Tu crois qu'elle va oser sortir du premier coup ? murmure-t-il.
— Elle n'a pas le choix, Julien. Cathy est avec elle. Elle ne la laissera pas reculer.
À l'intérieur de la cabine numéro 4, l'air est devenu une matière épaisse, saturée de l'odeur de cette sueur légère qui perle sur la peau d'Élodie sous l'effet d'une angoisse délicieuse. Elle est assise sur le tabouret de skaï, les genoux serrés, fixant les vêtements que j'ai déposés comme on fixerait des instruments de torture ou de libération.
— Allez, Élodie... On n'a plus le temps de reculer, murmure Cathy d'une voix qui claque comme un fouet de soie.
Cathy ne perd pas une seconde. D'un geste fluide, elle fait glisser sa robe de ses épaules. Le tissu tombe dans un froissement soyeux, révélant son corps de bronze déjà totalement nu, une statue de chair sombre et ferme sous la lumière crue. Élodie détourne brièvement le regard, mais le magnétisme de la scène la ramène inexorablement vers son amie.
— Aide-moi, Élodie. Fais ce que tu as promis. Habille moi.
Les doigts d'Élodie tremblent. Elle se lève et s'approche. Elle doit manipuler les fines agrafes de l'ensemble noir « ouvert » que j'ai choisi. Le contact de la peau brûlante de Cathy contre ses doigts glacés lui procure un choc électrique. Elle voit de près les détails de l'ensemble : les armatures noires qui viennent souligner la base des seins de Cathy sans en couvrir le moindre millimètre de peau.
— Le string, Élodie. Maintenant, ordonne Cathy d'une voix basse, presque un murmure de conspiratrice.
Élodie ramasse le triangle de tulle noir et de dentelle. C'est une pièce dérisoire, un simple entrelacs de fils qui semble incapable de remplir la moindre fonction de pudeur. Pour l'enfiler, Élodie doit s'abaisser. Elle pose un genou à terre sur le sol de linoléum gris, se retrouvant dans une posture de soumission involontaire qui la place face à l'intimité de son amie.
À cette hauteur, l'odeur de Cathy — ce mélange de parfum ambré et de la chaleur naturelle d'un corps en proie à une excitation contenue — l'enveloppe totalement. Élodie écarte le tissu élastique, ses mains frôlant les hanches de bronze. Elle invite Cathy à lever une jambe, puis l'autre. Elle fait remonter le voile noir le long des cuisses fuselées, mais s'arrête à mi-chemin.
Le visage d'Élodie se trouve maintenant à quelques centimètres seulement du sexe de Cathy, dont la chair rosée fraîchement épilée est offertes à la lumière crue du plafonnier. Le baiser qu'elles ont échangé quelques minutes plus tôt a brisé les dernières digues. La vision de cette féminité absolue, si proche, si vulnérable et pourtant si dominante, déclenche chez Élodie une pulsion irrépressible. Elle oublie le magasin, elle oublie Julien et Christophe qui attendent de l'autre côté du rideau.
Le string est toujours entre ses mains, bloqué au sommet des cuisses, mais Élodie ne le remonte pas. Ses yeux se fixent sur la fente délicate de Cathy, dont elle devine l'humidité. Dans un élan de dévotion sauvage, elle avance le visage. Elle ne cherche plus à se cacher. Elle dépose un premier baiser, lent et profond, sur le mont de Vénus de Cathy, sentant la peau vibrer sous ses lèvres.
Cathy laisse échapper un soupir rauque et ses doigts viennent s'ancrer dans la chevelure d'Élodie, non pour la repousser, mais pour la guider. Encouragée par cet abandon, Élodie descend encore. Sa langue, d'abord timide, vient goûter le sel de la peau avant de s'aventurer plus loin. D'un mouvement expert, elle écarte délicatement les lèvres de son amie pour atteindre le bouton de chair, le clitoris de Cathy, déjà gorgé de sang et dressé par l'attente.
Elle y dépose quelques coups de langue vifs, rythmés, explorant cette zone interdite avec une gourmandise qui la surprend elle-même. Cathy se cambre, ses hanches basculant vers l'avant, offrant davantage sa jouissance à la bouche de sa complice. Le silence de la cabine est rompu par le bruit humide des caresses buccales et par la respiration de plus en plus saccadée des deux femmes. Élodie savoure cette puissance qu'elle exerce : elle, la petite femme sage, est en train de faire perdre pied à la reine de la galerie marchande.
— Élodie... murmure Cathy en serrant les dents, assez... Ils vont se douter de quelque chose...
Mais Élodie persiste un instant, un dernier coup de langue circulaire pour marquer son territoire avant de se décider à terminer sa tâche. Elle saisit enfin les bords du string et les remonte d'un geste sec jusqu'à la taille de Cathy. Le tulle noir vient se plaquer sur la zone qu'elle vient de caresser, le tissu devenant immédiatement transparent au contact de l'humidité qu'elle y a laissée.
Cathy tremble encore légèrement lorsqu' Élodie se relève. Les rôles se sont inversés en un éclair de temps. Élodie n'est plus la proie terrifiée ; elle a puisé dans l'intimité de Cathy une force nouvelle.
— C'est fait, dit Élodie, ses lèvres encore brillantes, un éclat de triomphe dans le regard. Tu es prête. L'ensemble noir te va à ravir.
Cathy se regarde dans le miroir. L'armature noire encadre ses seins nus, le string mouillé souligne son pubis. Elle ressemble à une idole païenne, prête à être livrée aux regards. Elle se tourne vers Élodie.
— À ton tour, ma belle, souffle Cathy en ramassant le body blanc fendu. Tu as pris beaucoup d'assurance, mais n'oublie pas : dans quelques secondes, c'est devant eux que tu devras te tenir. Et ce body ne pardonnera rien du trouble que je viens de lire en toi.
Élodie reste pétrifiée un instant alors que Cathy déplie la dentelle blanche, dont la fente centrale promet une exposition totale de sa poitrine et de son ventre. Le souvenir du baiser et de la caresse qu'elle vient de donner brûle encore en elle, mais l'ombre du rideau lui rappelle la réalité du gage. Elle va devoir sortir. Et Christophe verra tout.
Élodie porte la main à son col. Elle défait les boutons de son chemisier avec une lenteur de condamnée. Puis, elle laisse glisser sa jupe grise, une pièce stricte mais ample, professionnelle, qui tombe sur ses chevilles. C'est alors que le contraste devient presque cruel. Élodie apparaît dans ses sous-vêtements habituels : un soutien gorge en dentelle noir, sage, fonctionnel, avec des bretelles larges et une culotte haute qui semble vouloir cacher tout ce que le jeu s'apprête à révéler. C'est la lingerie d'une femme qui s'est oubliée dans le quotidien.
Cathy s'arrête net, un sourire moqueur aux lèvres. Elle attrape le bord de la culotte d'Élodie. — Élodie... tu te rends compte de ce que tu portes ? Est-ce que tu as déjà porté des sous-vêtements sexy pour Julien ? Je veux dire, vraiment sexy ? De la dentelle qui gratte, de la soie qui glisse, des choses faites pour être arrachées ?
Élodie baisse la tête, ses joues s'empourprent d'une teinte carmin. — Non, murmure-t-elle. Jamais. — Et pourquoi ? insiste Cathy en se rapprochant, sa poitrine nue frôlant presque le soutien gorge d'Élodie.
— Parce que... parce que j'avais peur de paraître ridicule, répond Élodie dans un souffle. Dans ma tête, la lingerie sexy, c'est pour les femmes comme toi, Cathy. Les femmes qui assument leur corps. J'ai toujours pensé que si je mettais quelque chose de trop... ouvert, Julien penserait que je joue un rôle qui ne me va pas. On est ensemble depuis si longtemps, on a nos habitudes. Le classique, c'est rassurant. C'est propre. Ça ne promet rien qu'on ne puisse pas tenir. J'avais peur que le contraste entre une lingerie provocante et ma propre timidité ne crée qu'un malaise.
Cathy laisse échapper un rire doux mais implacable. — Le malaise, c'est cette lingerie qui t'étouffe, Élodie. Julien ne veut pas de la "sécurité". Il veut être surpris. Il veut voir la femme de sa vie devenir une inconnue dangereuse. Retire ça. Tout de suite.
Élodie obéit, les larmes aux yeux mais le cœur battant la chamade. Elle retire le soutien-gorge, puis la culotte. Pour la première fois, elle se tient intégralement nue sous le regard de Cathy.
La vision est à couper le souffle. Sa peau est d'une clarté de porcelaine, contrastant avec le hâle sauvage de son amie. Élodie possède une beauté classique et intemporelle. Sa coupe au carré blond, légèrement ébouriffée, encadre des yeux bleus d'une profondeur aquatique. Sa poitrine est d'un volume généreux, une taille moyenne plus qui offre une courbe parfaite, ferme et accueillante. Ses aréoles, larges et d'un rose très pâle, presque translucide, témoignent de sa sensibilité. Plus bas, son ventre plat mène à une intimité intégralement épilée, d'une netteté qui souligne la pureté de ses formes. Elle est une page blanche, prête à être réécrite par le désir.
— Tu es un joyau caché sous de la toile de jute, souffle Cathy. On va réparer ça.
Cathy saisit le body blanc. Elle s'approche d'Élodie. Elle déplie la dentelle, si fine qu'elle semble faite de givre. — Lève les bras.
Élodie s'exécute. Le contact de la dentelle froide sur sa peau nue la fait sursauter. Cathy fait glisser le body. La fente du devant est impitoyable : elle s'ouvre depuis le col jusqu'au bas du ventre. Les seins d'Élodie, avec leurs pointes claires, apparaissent de part et d'autre de la fente, magnifiés par la blancheur du tissu.
La dentelle blanche du body repose désormais sur les épaules d'Élodie, mais le vêtement n'est pas encore ancré. Les deux pans de tissu flottent librement de chaque côté de son buste, révélant la rondeur généreuse de ses seins qui s'offrent à l'air frais de la cabine. Cathy, dont l'ensemble noir « ouvert » souligne chaque centimètre de sa peau dorée, s'abaisse lentement. Elle saisit les deux extrémités de l'entrejambe du body, destinées à se rejoindre pour tendre l'édifice de dentelle.
Élodie est pétrifiée. Elle sent ses cuisses trembler imperceptiblement. La lumière crue du plafond vient frapper sa peau de porcelaine, rendant son intimité épilée presque éblouissante. Cathy écarte doucement les jambes de son amie, ses mains chaudes et assurées contrastant avec la fraîcheur de la dentelle.
— Écarte toi un peu plus pour moi, Élodie... murmure Cathy sans lever les yeux. Il faut que je puisse ajuster la fermeture.
Élodie s'exécute, le souffle court. En s'agenouillant entre ses jambes, Cathy retrouve la position qu'Élodie occupait quelques minutes plus tôt. Le souvenir du baiser et de la caresse que la timide blonde lui a prodiguée brûle encore dans l'air confiné. Cathy n'est pas femme à laisser une dette impayée. Elle approche ses mains des attaches, mais ses yeux restent fixés sur la fleur de chair d'Élodie, d'un rose aussi délicat que ses aréoles.
— Tu es si belle, Élodie. Si pure et pourtant si impatiente de ne plus l'être, souffle-t-elle.
Au lieu de clipser les agrafes, Cathy lâche le tissu. Elle pose ses paumes à plat sur l'intérieur des cuisses d'Élodie, les remontant jusqu'à la limite du pubis. Dans un mouvement fluide, elle avance le visage. Élodie sent la chaleur du souffle de Cathy sur son sexe, une sensation si intense qu'elle en oublie de respirer.
Le contact survient, brusque et dévastateur.
Cathy ne commence pas par un baiser. Elle utilise sa langue dans un mouvement large et puissant, balayant d'un trait l'entièreté de l'intimité d'Élodie, du bas vers le haut. Le choc thermique est tel qu'Élodie laisse échapper un cri étouffé, sa main cherchant frénétiquement un appui sur la paroi métallique de la cabine.
— Cathy !... Non... On doit sortir !... balbutie-t-elle, les yeux révulsés.
Mais Cathy est sourde aux protestations. Elle sait qu'elle est en train de briser les dernières résistances de la "femme sage". Elle se concentre sur le clitoris d'Élodie, le saisissant entre ses lèvres pour exercer une aspiration rythmée, tandis que le bout de sa langue travaille avec une force et une précision que seule une femme peut posséder.
C'est un cunnilingus d'une puissance absolue, un assaut sensoriel destiné à marquer Élodie avant qu'elle ne soit livrée au regard des hommes. Élodie sent son bassin basculer irrésistiblement vers l'avant, ses doigts s'enfonçant dans les épaules de Cathy. La douceur de son amie a disparu, remplacée par une voracité prédatrice. Cathy explore chaque repli, chaque parcelle de sensibilité, buvant l'excitation soudaine et abondante de la blonde qui s'abandonne totalement, ses jambes flageolantes manquant de se dérober.
Au moment où Élodie sent la vague de l'orgasme monter, menaçant de la faire s'effondrer sur le tabouret, Cathy se détache brutalement. Elle lève les yeux vers son amie, un éclair de triomphe sauvage dans le regard.
— Garde cette chaleur pour eux, Élodie. Je veux que Julien voie tes yeux ainsi. Je veux qu'il sente que tu es prête à tout.
D'un geste sec et professionnel, Cathy saisit enfin les attaches du body. Elle les clippe entre les cuisses d'Élodie, tendant violemment la dentelle blanche. Le vêtement prend alors sa forme définitive : une fente magistrale qui s'ouvre sur le sexe encore humide, remonte sur le ventre plat et s'écarte largement sur la poitrine.
Élodie est là, debout, haletante, vêtue d'un blanc virginal qui ne cache rien de son trouble physiologique. Cathy se relève et lisse les pans de dentelle sur les hanches d'Élodie.
— Regarde toi, dit Cathy en la tournant vers le miroir. Tu n'es plus la femme de la culotte haute. Tu es une vision de débauche sacrée.
Élodie fixe son reflet. Son corps, souligné par le blanc du body, semble irradier. Elle est prête. La terreur est toujours là, mais elle est désormais portée par le feu que Cathy vient d'allumer en elle.
— Je... je ne me reconnais pas, murmure Élodie. C'est comme si ce vêtement me donnait une permission que je ne m'étais jamais accordée.
— C'est la permission d'être impudique, conclut Cathy.
À l'extérieur, j'entends le silence se figer. Julien s'est redressé, le regard fixé sur le rideau. Il sent que le dénouement est proche.
— Tu es prête ! lance Cathy.
Le rideau s'ouvre en grand.
Le choc est sismique. Cathy sort la première, l'assurance incarnée, ses seins de bronze totalement libres sous les armatures noires. Mais c'est Élodie qui foudroie Julien. Elle fait un pas sur le parquet, les mains tremblantes, son carré blond encadrant son visage en feu. Le body blanc fendu expose tout de sa poitrine moyenne et de ses aréoles rose pâle, tandis que la transparence de la dentelle souligne son épilation intégrale.
Julien émet un son sourd, un râle de désir pur. Il ne regarde plus la femme qui portait une jupe grise et un chemisier blanc. Il regarde une déesse de dentelle blanche, offerte et vulnérable.
— Alors, messieurs ? demande Cathy avec un sourire victorieux. Quel est votre verdict sur notre petite Élodie ?
L'atmosphère dans le secteur cabines s'est cristallisée. Le silence qui suit l'ouverture du rideau n'est pas un silence de vide, mais un silence de tension pure, presque solide, où chaque battement de cœur semble résonner contre les parois de mélaminé des cabines. Le contraste entre les deux femmes est un chef-d'œuvre de mise en scène : Cathy, sombre et conquérante dans son armature noire qui ne sert que de cadre à sa poitrine de bronze ; et Élodie, lumineuse et frémissante dans ce body blanc dont la fente béante semble appeler le regard de Julien comme un aimant.
Le bloc de cabines d'essayage est situé au fond du magasin, une zone en retrait mais dont la configuration est loin d'offrir une intimité totale. C'est un couloir en "L" où les rideaux de velours gris, bien que lourds, flottent légèrement au gré des courants d'air. À cet instant, la visibilité vers le reste du magasin est réduite mais bien réelle : si un client tourne la tête depuis le rayon des bas ou des pyjamas, il aperçoit l'allée centrale des cabines. Les miroirs monumentaux disposés sur le mur extérieur des compartiments reflètent tout, multipliant les angles de vue et créant une illusion d'espace où le corps d'Élodie et celui de Cathy se répercutent à l'infini.
C'est un "no man's land" érotique. Sous les néons crus, la peau d'Élodie apparaît d'une blancheur de lait. Son carré blond, d'ordinaire si sage, semble désormais être la parure d'une créature de luxe égarée dans un lieu public. Julien est pétrifié, le regard ancré dans le décolleté de sa femme, là où les aréoles rose pâle pointent sous l'effet du froid et de la terreur.
— Julien, Christophe... murmure Élodie, sa voix n'est plus qu'un souffle. On est... on est dehors. Quelqu'un pourrait arriver.
Elle a raison. À ce moment précis, un couple de jeunes clients s'engage dans l'allée des cabines. Ils tiennent des jeans et des chemises sur leurs bras.
C'est là que je décide de passer à l'attaque. Je pose une main sur l'épaule de Julien pour l'empêcher de s'avancer et je m'adresse aux filles d'un ton monocorde, presque clinique.
— Ne bougez pas. C'est le premier défi. Restez exactement dans cette position, à l'extérieur des cabines. Élodie, lâche tes mains. Laisse tes bras le long de ton corps. Offre ce body au regard, comme si c'était ta peau naturelle.
Le couple s'approche. Ils sont à moins de cinq mètres. La jeune femme discute avec son compagnon, puis son regard se lève. Elle s'arrête net. Son copain, lui, reste la bouche bée. La vision est irréelle : deux femmes sculpturales, l'une en dentelle noire ouverte, l'autre en body blanc fendu jusqu'à l'aine, se tenant là, immobiles, comme des mannequins de cire à la fois vivants et interdits.
Élodie est au bord de la syncope. Ses yeux bleus cherchent ceux de Julien, implorant. Mais Julien, galvanisé par ma consigne, ne bouge pas. Il observe sa femme subir le regard d'un inconnu. Il voit le regard du jeune homme glisser sur la poitrine moyenne d'Élodie, s'attarder sur la transparence de la dentelle qui révèle son épilation intégrale. C'est une humiliation délicieuse.
Le couple finit par presser le pas pour s'enfermer dans la cabine numéro 6, juste en face d'eux. Le claquement du rideau semble libérer une soupape de sécurité.
— Julien, dis je doucement. Ta femme a été courageuse. Mais elle a encore trop de pudeur dans les yeux. Va l'aider à "habiter" son vêtement.
Julien s'approche enfin. Sa démarche est lente, presque animale. Il ne regarde plus rien d'autre que ce body blanc. Il arrive à quelques centimètres d'Élodie. Il lève la main, mais au lieu de la toucher, il suit du bout du doigt la bordure de la dentelle blanche, depuis le haut de son col jusqu'à la naissance de sa poitrine.
— Tu es si belle, Élodie, souffle-t-il. Mais ce body est censé être une seconde peau. Pourquoi trembles tu autant ?
Il passe ses mains derrière elle, là où le dos est totalement nu. Ses paumes chaudes se posent sur la peau fraîche d'Élodie. Il la tire doucement vers lui, forçant sa poitrine à s'écraser contre son torse, alors qu'il porte ses lèvres à son oreille.
— Je veux que tu fasses quelque chose pour moi, murmure-t-il. Un petit défi avant le prochain acte. Je veux que tu te tournes vers le grand miroir du couloir, là où les passants du rayon d'en face peuvent te voir. Je veux que tu ajustes ton body devant eux, que tu lisses la dentelle sur tes seins comme si tu étais seule dans ta chambre.
Élodie ferme les yeux, une larme de stress perlant sur sa joue. Mais elle sent la pression des mains de Julien sur ses fesses nues, et elle entend le murmure de Cathy derrière elle : "Fais le, Élodie. C'est le prix de ta liberté."
Pendant qu'Élodie s'exécute, s'exposant courageusement au reflet qui la rend visible depuis l'allée centrale, je me rapproche de Cathy. Je passe ma main sur son épaule nue, sentant la fermeté de son muscle.
— Cathy, tu es impeccable mon amour.
Je lance un regard vers Julien. Il est en train de murmurer des mots crus à sa femme, la préparant psychologiquement à la suite. L'environnement des cabines devient notre terrain de chasse. La gestion du flux des clients fait désormais partie intégrante du gage. Chaque personne qui passe devient un témoin silencieux de la chute de ces deux femmes.
— Élodie, dis je d'une voix plus forte. C'est bien tu peux revenir. Mais ce n'est que l'échauffement. Puis je m'adresse à Julien - prépare toi. Le deuxième acte va demander à ta femme de quitter ce sanctuaire.
Élodie se fige devant le miroir. Elle voit son propre corps, ses aréoles claires, son ventre nu sous la fente du body blanc. Elle voit au loin, au bout de l'allée, une cliente qui s'arrête pour observer une parure. Elle réalise que le monde la regarde.
— On rentre pour se changer, ordonnai je. Élodie, Cathy, à l'intérieur. Julien, donne leur le deuxième lot.
Julien, les mains encore vibrantes du contact de sa femme, saisit le haut en voile transparent et le micro-short rouge XS. Il les passe à travers le rideau avec une autorité nouvelle. Il sait ce qui va se passer. Il sait qu'Élodie va devoir traverser le magasin dans ce voile de brume.
— On vous attend pour la suite, mesdames, le voile pour Élodie et le short pour toi Cathy. ajoutai je avec un sourire cynique.
Le rideau se referme. À l'intérieur, les murmures reprennent, mais cette fois, ils sont chargés d'une urgence électrique. Elles se préparent pour le chaos.
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Photo de profil de Crabou
Crabou
16 mars 2026 à 11:32
J'imagine très bien l'émotion et le mélange de peur et de plaisir d'Elodie ainsi que la joie de Cathy d'avoir réussi à faire franchir ce pas à Elodie.

Dans le futur, elles "risquent" de vivre des moments bien intenses toutes les deux
Soyez respectueux
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Rudyvg
12 mars 2026 à 07:45
Génial...
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