Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La transformation sous l'Occupation — Chapitre 1 · L'interrogatoire et la découverte
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La transformation sous l'Occupation
Chapitre 1 · L'interrogatoire et la découverte
En 1942, le couvent des Sœurs de l'Espérance, isolé dans les brumes du Maine-et-Loire, paraissait figé dans le temps, comme étranger au tumulte du monde. Ses murs de pierre froide suintaient une humidité oppressante, et chaque couloir exhalait une odeur persistante de cire, d'encens et de moisissure. Le silence y régnait en maître, ponctué seulement par l'écho des pas sur les dalles ou le souffle du vent s'infiltrant à travers les vitraux fatigués.
C'était un lieu de choix pour se cacher. Incognito parmi les nonnes, Edmond Velin ajusta son voile avec des gestes lents, mesurés. Son cœur battait à tout rompre, mais son visage restait d'une sérénité trompeuse. Cet ancien comédien entré en résistance dès le mois de juillet 1940 savait dissimuler ses émotions comme un second souffle, un art qu'il avait perfectionné au fil des mois passés à fuir l'occupant. Sa silhouette élancée, ses mains fines et son regard pénétrant lui avaient permis de convaincre les religieuses de l'abriter, mais il savait que cette mascarade ne pouvait durer éternellement.
Ce soir-là, l'équilibre fragile s'effondra. L'officier allemand qui avait réquisitionné une partie du couvent poussa la lourde porte du réfectoire. Sa démarche était lente, presque cérémonieuse. Le Major Klaus Von Richter, vêtu de son uniforme impeccablement taillé, semblait sculpter l'espace avec sa seule présence. Il promena un regard acéré sur les silhouettes voilées avant de s'arrêter net devant Edmond.
— Vous, murmura-t-il, sa voix grave vibrante d'une curiosité dangereuse. Suivez-moi !
Edmond sentit un frisson glacé le parcourir, mais il acquiesça d'un hochement de tête humble, abaissant les yeux pour cacher l'éclat de panique qui s'y allumait. Les autres nonnes détournèrent le regard, leur silence encore plus assourdissant que le bruit des bottes de Klaus résonnant sur les dalles.
Dans le bureau austère du couvent, éclairé par une lampe vacillante, Klaus referma la porte derrière eux. Il ôta ses gants de cuir avec une lenteur calculée, fixant Edmond avec une intensité presque hypnotique.
Dans le bureau austère du couvent, éclairé par une lampe vacillante, Klaus referma la porte derrière eux. Il ôta ses gants de cuir avec une lenteur calculée, fixant Edmond avec une intensité presque hypnotique.
— Combien de temps pensez-vous pouvoir jouer à ce petit jeu ? demanda-t-il dans un français quasiment parfait, son ton doucereux contrastant avec l'acier de ses yeux.
Edmond ne répondit pas immédiatement, sa gorge nouée. Le Major s'approcha, franchissant la distance qui les séparait, et posa une main ferme sur le voile d'Edmond. Dans un geste fluide, il le retira, révélant les traits masculins et délicats dissimulés dessous.
— Je le savais, souffla le Major, un sourire énigmatique se dessinant sur ses lèvres.
— Que voulez-vous de moi ? murmura Edmond, sa voix teintée d'une peur contenue mais vibrante de défi.
— La vérité, d'abord, s'empressa de lui rétorquer l'Allemand, plein de mystère. Mais peut-être plus encore...
— Que voulez-vous de moi ? murmura Edmond, sa voix teintée d'une peur contenue mais vibrante de défi.
— La vérité, d'abord, s'empressa de lui rétorquer l'Allemand, plein de mystère. Mais peut-être plus encore...
Après un silence lourd, Klaus tendit la main, effleurant la joue d'Edmond du bout des doigts. Ce geste, à la fois audacieux et empreint d'une douceur déroutante, fit apparaître un rouge de honte et d'indignation sur les joues d'Edmond. Pourtant, il ne recula pas.
— Vous avez du courage, murmura Klaus. Et une beauté rare. Cela m'intrigue.
— Vous jouez avec moi, cracha Edmond, son regard défiant. Mais vous n'obtiendrez rien de moi !
— Vous jouez avec moi, cracha Edmond, son regard défiant. Mais vous n'obtiendrez rien de moi !
Klaus rit doucement, un rire grave, presque mélodieux.
— Oh, mais ce n'est pas une question de force, railla-t-il pour mieux affirmer so, ascendant naturel. Vous viendrez à moi parce que vous le voudrez.
Les mots flottaient dans l'air comme une promesse empoisonnée. Edmond, pris dans cet étrange duel, sentit son corps le trahir. Une chaleur sourde naissait dans son ventre, contre sa volonté. Il était horrifié par la puissance de cette attraction, mais incapable de la nier.
— Acceptez un marché, reprit Klaus. Votre secret restera le nôtre. Vous serez libre... mais à une condition.
— Laquelle ?
— Je vous désire avec moi, suggéra l'officier. Mais pas en tant qu'Edmond. Vous allez plutôt devenir une femme.
— Laquelle ?
— Je vous désire avec moi, suggéra l'officier. Mais pas en tant qu'Edmond. Vous allez plutôt devenir une femme.
Le choc de ces mots fit trembler Edmond. Klaus s'éloigna, lui laissant le temps de digérer sa proposition. Chaque fibre de son être hurlait de se rebeller, de refuser, mais une partie de lui — plus sombre, plus enfouie — brûlait de curiosité et d'un désir inavouable.
— Vous avez peur de qui vous êtes vraiment, n'est-ce pas ? murmura Klaus en se rapprochant à nouveau. Laissez-moi vous montrer.
Dans un état presque second, Edmond hocha la tête. Le Major le guida jusqu'à une coiffeuse oubliée dans un coin de la pièce. Il posa une robe bleu nuit sobre mais élégante sur le bois usé, accompagnée de bas, d'un ensemble de lingerie en dentelle noire et de quelques accessoires. Edmond sentit son estomac se nouer lorsqu'il effleura le tissu.
— Habillez-vous, ordonna doucement Klaus, sa voix basse et impérieuse.
Les doigts tremblants, Edmond obéit. Il ôta sa tenue austère, conscient du regard brûlant de l'officier posé sur lui. Chaque geste — enfiler les bas, attacher la robe, ajuster un collier — semblait une trahison, mais aussi une libération insoupçonnée. Lorsqu'il se redressa enfin, il croisa son reflet dans le miroir. Louison le regardait, étrangère et familière à la fois.
Klaus s'approcha, posant ses mains sur les épaules d'Edmond — de Louison. Il murmura à son oreille :
Klaus s'approcha, posant ses mains sur les épaules d'Edmond — de Louison. Il murmura à son oreille :
— Parfaite. Vous êtes magnifique.
Puis il se pencha et déposa un baiser sur la nuque dévoilée, déclenchant un frisson incontrôlable. Edmond ferma les yeux, emporté malgré lui dans ce tourbillon de peur, de désir et d'abandon.
Le jeu était dangereux, mais l'irrésistible tension qui les liait était plus forte que toutes les menaces de l'extérieur. Klaus guida Edmond — ou plutôt Louison — vers une alcôve sombre, où la lueur chancelante des bougies semblait danser au rythme de leur souffle.
Le jeu était dangereux, mais l'irrésistible tension qui les liait était plus forte que toutes les menaces de l'extérieur. Klaus guida Edmond — ou plutôt Louison — vers une alcôve sombre, où la lueur chancelante des bougies semblait danser au rythme de leur souffle.
— Vous tremblez, observa Klaus en murmurant, effleurant du bout des doigts la peau fine de sa nuque. Mais n'ayez pas peur. La peur ne fait qu'amplifier le désir.
Edmond ferma les yeux. Les paroles du Major s'insinuaient en lui, comme un poison doux et irrévocable. Les gestes de l'officier étaient calculés, chaque contact — un frôlement, une caresse — déployait une vague de frissons qui le paralysaient autant qu'ils l'enflammaient.
— Vous êtes en feu, murmura Klaus, plongeant son regard dans le sien.
Lentement, il fit glisser une bretelle de la robe de dentelle, révélant une épaule délicate. Ses lèvres, brûlantes, vinrent tracer une ligne invisible le long de la clavicule de Louison, qui sentit sa respiration s'accélérer, chaque soupir témoignant d'un combat perdu d'avance contre l'attraction qui les liait.
Le Major l'attira à lui, leurs corps se trouvant dans une étreinte fragile mais pleine d'une intensité douloureuse. Leurs souffles se mêlèrent, lourds d'émotion. Chaque geste, chaque regard semblait interdire au temps de s'écouler.
Klaus, toujours maître de lui-même, glissa une main dans les cheveux soigneusement arrangés d'Edmond, les libérant de leur discipline pour laisser cascader des boucles. Il prit un instant pour contempler son visage, à la fois effrayé et consumé par l'envie.
Le Major l'attira à lui, leurs corps se trouvant dans une étreinte fragile mais pleine d'une intensité douloureuse. Leurs souffles se mêlèrent, lourds d'émotion. Chaque geste, chaque regard semblait interdire au temps de s'écouler.
Klaus, toujours maître de lui-même, glissa une main dans les cheveux soigneusement arrangés d'Edmond, les libérant de leur discipline pour laisser cascader des boucles. Il prit un instant pour contempler son visage, à la fois effrayé et consumé par l'envie.
— Vous êtes magnifique, dit-il, mais c'est votre courage qui m'envoûte le plus.
Edmond, déchiré entre l'humiliation et un besoin qu'il n'osait encore nommer, sentit ses défenses s'écrouler. Lorsque leurs lèvres se rencontrèrent enfin, ce fut comme un incendie embrasant l'obscurité de la pièce. Une alchimie brute, indomptable, balayait les règles de la morale et les ombres de la guerre qui les entouraient.
La nuit, complice de leurs secrets, les enveloppa dans son silence. Les étoffes glissèrent au sol, leurs silhouettes se mélangeant dans un ballet sensuel où chaque mouvement semblait défié par l'interdit. Leurs corps se cherchèrent, se trouvèrent, se perdirent dans une cadence dictée par une passion qu'ils ne pouvaient plus nier.
Lorsque l'aurore pointa enfin à l'horizon, filtrant par les vitraux poussiéreux, Edmond — redevenu lui-même — contempla le Major, encore assoupi. L'ombre d'un sourire triste erra sur ses lèvres. L'illusion était parfaite pour un moment, mais la réalité était implacable. Leurs vies reprendraient bientôt leur cours tragique, mais pour cette nuit, ils avaient osé s'échapper ensemble du poids du monde.
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Commentaires ()
Bonne continuation il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin