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✦ jamy44 La serveuse de l'Albatros XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La serveuse de l'Albatros — Chapitre 18 · Le grenier sous les toits

12 minutes
3.4k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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La serveuse de l'Albatros

Chapitre 18 · Le grenier sous les toits

Sophie traversait la brasserie quand elle vit Julien arriver sur le trottoir d'en face et lui faire un petit signe. C'est elle qui traversa pour le rejoindre. Elle avait recouvert ses épaules de son imperméable gris en prévision de la fraîcheur de la nuit, la robe ne se voyait donc pas encore.
— Voyez, c'est là bas, près du taxi arrêté.
— C'est effectivement tout près. Je ne connais pas ce restaurant. Je n'avais même jamais fait attention qu'il y en avait un ici.
— Le propriétaire est devenu un ami, j'y viens assez souvent. Je lui ai amené plusieurs fois des nouveaux clients.
Sophie eut le tact de ne pas lui dire la pensée qui lui traversa l'esprit à ce moment. "Vos nouvelles conquêtes ?". Elle regretta même d'y avoir pensé. "C'est évident qu'à son âge il a déjà eu des aventures amoureuses. Que je suis bête !"
Ils prirent place dans un coin tamisé du restaurant. Julien, fort galamment, lui laissa la banquette et se chargea d'aller suspendre son imperméable au portemanteau.
— Votre robe est magnifique, vraiment.
— Merci. Mais vous aussi vous vous êtes changé, le costume cravate vous va bien… Mais ça vous donne l'air sérieux.
— Je suis un homme sérieux. C'est du moins ce que me dit ma mère continuellement. Quand on fait du grec et du latin, c'est qu'on est trop austère. Elle voudrait que je me dévergonde un peu.
Un garçon vint leur porter les menus et leur demander s'ils désiraient un apéritif.
— Cela vous tenterait-il ? moi j'en prends un.
— Oui, pourquoi pas, quelque chose de pas trop fort. Un Martini.
— Et moi un Whisky avec un glaçon.
La conversation s'engagea sur de grandes banalités jusqu'au moment du dessert. Peut être que la bouteille de bourgogne qu'ils avaient sifflée à deux les avait suffisamment désinhibés pour qu'ils en arrivent à aborder des sujets beaucoup plus intimes.
— Vous disiez que quelques fois votre éditeur vous demandait d'écrire des nouvelles érotiques ?
— Oui, et j'avoue que sur ce sujet, je n'avais pas beaucoup d'imagination et que les manuscrits me revenaient souvent pour correction avec quelques directives en plus.
— Et que maintenant vous avez trouvé le style qu'il fallait ? À quoi est donc due cette soudaine capacité à trouver les idées qui vous manquaient avant ?
— Et bien, je ne sais pas. Peut être à vous qui m'avez inspiré quand je suis venu travailler à l'Albatros.
— Mon dieu, en quoi aurais-je pu vous inspirer, moi, une jeune serveuse derrière mon comptoir à rêvasser des heures quand les journées sont trop calmes. Et puis vous ne me regardiez jamais. Je le voyais bien, je n'avais que vous à regarder. Vous aviez le nez collé à vos feuilles.
— Ne croyez pas cela. Je vous observais quelques fois de derrière le philodendron. Et puis, vous n'avez peut être pas remarqué, mais il y a une grande glace côté rue dans laquelle je vous regarde sans le montrer.
Sophie sentit un frisson parcourir son dos. Elle ne s'était aperçue de rien. Avait-il assisté à sa petite séance de sodomie l'autre jour ? Avait-il compris sans voir vraiment ce qu'elle était en train de faire ? Elle se troubla à cette idée. Ne voulant pas se trahir, elle continua la conversation.
— Et que voyiez-vous de si intéressant dans cette glace ?
— Je vous voyais, vous, enfin le morceau de vous au dessus du comptoir. Et, euh… Comment dirais-je ? il m'a semblé que je devinais des mouvements de votre corps qui, euh… ne semblaient pas être ceux d'une serveuse de brasserie en train de laver des verres.
— Oui, je vois à quoi vous faites allusion. Je m'excuse de vous avoir choquée. Ce n'était pas mon intention. Je croyais vraiment rester invisible.
— Ne vous excusez pas, je vous en supplie. C'est moi qui n'aurais pas dû vous regarder à ce moment là. Mais vous étiez si émouvante, si sensuelle que je n'ai pas résisté à faire le voyeur. J'y ai pris aussi beaucoup de plaisir.
— Vous avez compris ce que je faisais ?
— Non, pas exactement. Et cela me taraude depuis. C'est peut être pour ça que je vous en parle ce soir.
— Vous aimeriez que je vous explique, c'est ça ?
— Oui, si vous voulez.
— Attendez ! Je vous demande un instant.
Sophie se leva et se dirigea vers les toilettes en emportant son sac à main. Elle s'enferma dans la cabine et s'assit sur la cuvette pour calmer les battements de son cœur qu'elle n'arrivait pas à contrôler. Elle était excitée, c'est tout. Julien l'avait allumée rien qu'en lui avouant qu'il l'avait vue se masturber derrière le comptoir. C'était quand même fort de café, cette réaction. Tout le temps qu'il parlait, elle remuait son derrière sur la banquette pour calmer la gêne du string mouillé que ses lèvres dilatées ne pouvaient plus supporter. La ficelle contre son anus l'irritait. Elle avait perdu l'habitude des culottes. Il fallait qu'elle l'enlève avant qu'il ne s'aperçoive de son émoi.
En vérité, elle était terriblement troublée par ce jeune homme qui lui plaisait de plus en plus. Julien l'avait bouleversée. Elle quitta son string et s'essuya la vulve et l'anus avec, avant de le rejoindre.
— Je vous demande pardon. J'étais un peu troublée par votre révélation.
— Écoutez. J'ai percé à jour votre secret, j'en suis conscient. Mes propos vous ont choqué, je le sens bien. Vous n'aurez qu'à me raconter une autre fois. Ce n'est pas urgent.
— D'accord.
Le dessert fut avalé rapidement, sans que fussent échangées beaucoup de paroles. Ils parlèrent seulement d'eux, alternativement, pour mieux se connaître. Mais il y avait tant à dire sur chacun !
Julien proposa, sans trop y croire, un verre chez lui ; il n'était vraiment pas très tard. Sophie accepta, contre toute attente, elle sentait qu'elle avait besoin de se justifier en parlant d'elle pour qu'il la connaisse mieux et qu'il la considère à sa juste valeur, qu'il ne la juge pas sur cette expérience malheureuse.
Il habitait dans la rue parallèle à celle de la brasserie, vraiment à côté. Il possédait, enfin sa mère, un petit studio au quatrième étage qu'il occupait depuis qu'il était étudiant. Depuis pas mal d'années donc. Dans l'ascenseur cage minuscule qui les emmenait là-haut, elle se colla à lui, inconsciemment, par manque de place. Par simple envie aussi. Il posa sa main sur ses cheveux. Cette fille lui plaisait, il la désirait déjà.
Julien avait servi pour chacun un jus de fruit allongé d'une rasade de vodka. Un truc à prendre une cuite si on en abusait, sans s'en rendre compte. Ils avaient décidé de se tutoyer. La vodka du deuxième verre fut ravageuse pour Sophie. Elle perdait sa lucidité, mais restait consciente.
— Écoute, Julien, je ne vais pas te raconter ce que je faisais l'autre jour derrière le comptoir. Je ne saurais pas bien te l'expliquer ou tu ne comprendrais pas bien. Je le referai, pour toi, et tu essaieras de comprendre cette fois. Sinon, tu pourras venir voir plus près si tu veux.
— Tu crois que je ne suis pas capable de comprendre la deuxième fois ?
— Puisque tu ne vois pas le bas.
— C'est vrai que je ne voyais pas le bas de ton corps et que tes mains étaient sur le marbre derrière toi. Il y avait quelqu'un que je ne voyais pas ? c'est ça ?
— Mais non. Sois patient, je te le referai.
L'évocation si crue de ces choses intimes enflamma les sens de l'un et l'autre. Ils s'embrassèrent naturellement après qu'elle eut posé sa tête sur son épaule et qu'elle se soit complètement détendue. Les lèvres de julien étaient chaudes et sucrées du jus de fruit. Elle aima beaucoup ce baiser qu'elle prolongea jusqu'à l'étouffement. Il ne se connaissaient pas depuis plus de 8 heures et déjà, ils étaient enlacés dans la pénombre des lampadaires de la rue éclairant la chambre par la fenêtre sans rideau.
— Viens, dit-il, il faut que je te montre quelque chose. Prends ton manteau.
Il la guida dans l'escalier de son immeuble et ils montèrent encore quatre étages, jusqu'en haut. Elle le suivait sans comprendre où il voulait l'emmener à cette heure. Ils arrivèrent sur le dernier pallier et il ouvrit la seule porte qu'il y avait avec une vieille clé rouillée. Ils étaient sous les toits. Chaque locataire avait ici un grenier personnel bien utile pour y stocker les choses d'usage peu fréquent que tout le monde entasse systématiquement au cours de sa vie, entre deux déménagements. Il ouvrit le sien et poussa doucement Sophie à l'intérieur. Dans cet espace sans lumière autre que la faible lueur de la ville entrant par l'unique vasistas, elle aperçut un fauteuil de rotin bouffé par les mites, recouvert d'une couverture de laine.
— C'est là que je viens de temps en temps chercher l'inspiration de mes romans.
Sophie venait de reconnaître le petit balcon de sa chambre de l'autre côté de la rue, juste en face de la lucarne. La lumière laissée allumée permettait de voir parfaitement le lit et le petit lavabo au fond. Le tapis devant la fenêtre était zébré par la rambarde du balcon. Elle restait sans voix, ne pouvant quitter sa porte-fenêtre des yeux.
— Mais alors, c'est toi qui me regardes tout le temps depuis plusieurs semaines ?
— Tu savais que quelqu'un te regardait ?
— Oui, je l'ai toujours su.
— Et tu n'as rien fait pour te cacher. Tu continuais à te balader à poil devant ta fenêtre ? A te masturber aussi ? Sachant qu'on te matait ?
— Je voulais faire plaisir au voyeur. Je croyais que c'était un jeune adolescent. Et puis ça me fait plaisir de me montrer. Mais alors, tu sais tout de moi ?
— J'en sais beaucoup en tout cas. Que tu ne portes jamais de culotte par exemple. Sauf ce soir. Il faut croire que le rendez-vous était important !
— Quoi d'autre ?
— Que depuis que tu es arrivée à l'Albatros, les affaires marchent bien. Les clients reviennent. Je ne sais pas ce que tu leur fais, je n'ai jamais pu le savoir. Mais ils adorent venir là maintenant.
— Je t'expliquerai ça aussi. Ou plutôt non, je te le laisserai découvrir tout seul. Mais je te mettrai sur la piste.
— Quelle mystérieuse petite bonne femme tu fais.
Il la prit dans ses bras et il l'embrassa à nouveau longuement. Il sentait son corps chaud contre son ventre Elle cambrait un peu les reins pour être plus près de lui. Ils avaient tous les deux une terrible envie de faire l'amour.
— Tu t'es trompé. Dit-elle en soulevant le devant de sa robe. Je n'ai pas de culotte.
Si ça, ce n'était pas une invitation à la sauter !
Julien prit la couverture du fauteuil et l'étala sur le plancher poussiéreux du grenier. Puis lentement, il défit sa chemise et son pantalon qu'il jeta sans précaution sur le fauteuil. Elle avait déjà quitté sa robe et ses souliers et reposait le ventre contre la couverture, une jambe repliée. Son corps à peine éclairé par la faible clarté du dehors était magnifique. Elle n'avait gardé que ses bas blancs.
— Tu sais, Julien, pour moi, c'est la première fois.
— Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer.
Tout en caressant la peau satinée de ses fesses, il enfila discrètement le préservatif qu'il avait préparé. Elle se demandait si elle saurait être à la hauteur, si elle saurait lui donner du plaisir, qu'il ne soit pas déçu.
Il la prit dans ses bras, la retourna sur le dos et ses lèvres, d'un baiser plein de fougue, la libérèrent de toutes ses questions. Trop d'envies, trop de désirs pour réfléchir. Il la repoussa et entama une descente diabolique sur son corps. Sa bouche, ses mains étaient partout sur elle, en elle. Enfin il arriva à ses fins. L'enfer était à ses cuisses et elle lui vendait son âme. Elle sécrétait le miel en source ininterrompue tandis que la bouche de Julien la fouillait et la dévorait. Impudique, les jambes largement écartées, une main sur sa nuque, elle jouit de paliers en paliers. Toujours plus haut, la marche n'avait plus de fin, ni l'extase de limite. Quand il remonta enfin, elle avait perdu toute notion. Elle divaguait entre spasmes et avidité. Elle goûta sur ses lèvres chaudes et sucrées la saveur de sa propre intimité. Aphrodisiaque profond ou poison violent, elle savoura ce nectar.
Les mains de Julien avaient repris leur danse en ses antres, elle s'était à nouveau ouverte à son exploration. Elle geignait sans discontinuer tandis qu'il introduisait tous ses doigts dans ses chairs. Elle perdit de nouveau pied, s'arracha à la terre, en apesanteur, son corps apprenant de nouvelles sensations, découvrant des jouissances insoupçonnées.
Presque trop doucement, les doigts de Julien remontèrent sur ses seins. Son regard prit le sien comme pour marquer à jamais sa mémoire. Son corps s'abaissa sur le ventre offert de Sophie et s'emboîta délicatement à son intimité accueillante. La moiteur de leurs peaux mêlées les enivra définitivement. Tant de temps, tant de choses, tant de manque à combler. La fusion était parfaite, l'envolée simultanée. Elle l'avait attendu pour offrir la pleine jouissance à son corps. Le combat fut acharné, chacun tentant de donner plus à l'autre. Encore, encore et plus encore. Leurs deux cris réunis résonnèrent dans le silence du grenier, ensemble, ensemble, toujours ensemble et l'orgasme enfin.
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Gubbe
4 février 2024 à 17:00
Merveilleux recit. Vous savez aguicher notre curiosite.
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Coriandreman
31 janvier 2024 à 08:35
L'histoire est incroyablement bien écrite.... Bravo
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