00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ horace23 L'origine de mes goûts XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'origine de mes goûts — Chapitre 1

28 minutes
11.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de horace23
horace23
Histoires publiées
19
Abonnés
63
J'aime cumulés
3k

L'origine de mes goûts

Chapitre 1

L'origine de mes goûts
Ce premier texte est un essai pour moi, à la fois pour m'exercer à l'exercice de style, à la fois pour voir si ça peut intéresser quelques personnes de me lire.
Aussi ce texte est une sorte de préambule à plusieurs autres idées que j'ai déjà en tête.
A vous de me dire si je dois continuer.
Pour ce premier « test », je vais rester dans l'autobiographie (avec peut-être tout de même quelques moments exagérément romancés, mais tout à 95% est réalité). Seuls les prénoms seront modifiés (en particulier le mien).
xxx
Nous sommes en 1993, je viens d'obtenir mon baccalauréat et suis tout juste majeur depuis juillet. C'est l'été avant le grand plongeon dans le monde universitaire. Bientôt, ce sera direction la grande ville ! Bordeaux pour la nommer. J'ai déjà visité ma future chambre. Un meublé chez l'habitant, ou plutôt l'habitante. Une vieille dame qui loue un étage de sa maison de ville. Un emplacement parfait pour moi, non loin d'un arrêt de bus qui mène vers Pessac (ville où j'aurai quelques cours aussi) et non loin de La Victoire (a priori l'endroit où il fallait être les jeudis soir si on voulait profiter de sa vie d'étudiant).
Mes parents gagnent juste assez pour que je n'ai pas accès aux bourses étudiantes et que je sois simplement en liste d'attente pour un logement du CROUS. Alors avoir trouvé ce plan m'a bien soulagé (la propriétaire de ma chambre d'étudiant, Solange, est une amie de « belote » d'une de mes grands-mères). J'allais être au calme, peut-être un peu fliqué par Solange qui pourrait faire son rapport à ma mamie... Mais à ce moment de l'histoire de ma vie, je n'ai rien à cacher, je suis un jeune puceau de 18 ans, pas très bien dans ma peau. J'ai des kilos en trop qui me font clairement complexer et je suis un geek de première génération dont les passions sont la lecture de romans de SF ou d'heroic fantasy, jouer à des jeux Lucas Art sur mon 486DX ou dégommer des ninjas sur ma Megadrive. J'invente aussi pas mal d'histoires et les mets en scène dans des parties de Jeux de Rôles avec mes meilleurs amis, tous très geeks, souvent en marge eux aussi.
Bref, au lycée, je n'étais pas le premier choisi en sport, même si je me défendais quand même par une certaine intelligence du placement ou une envie tenace de ne pas me laisser marcher sur les pieds. Je n’avais pas un physique d'athlète, c'est vrai, mais j'aimais jouer au basket le week-end avec des potes et mon « petit » frère.
J'étais assez bon aussi en natation, mais choisir cette option au baccalauréat pour assurer des points avait aussi clairement ajouté à mes complexes de poids... C'est vrai qu'avec ma date de naissance en été, j'étais dans les plus jeunes de terminale. Aussi pour la confiance en soi dans le vestiaire de la piscine, avec mes poignées d'amour et un sexe au repos qui ne casse pas des briques (ce qui est normal d'ailleurs, il faudrait être fou pour essayer), je me sentais vraiment nul. Peut-être aussi parce que les plus belles nanas de terminale avaient aussi choisi natation ? Et que je me retrouvais là, avec mon gras, mon slip moule-burnes et mon bonnet de bain vert pomme à me demander si un jour j'aurais le cran de dépasser cette honte.
J'ai des complexes, c'est vrai, mais je suis plutôt cool pour un geek. J'étais plutôt bien vu en classe. Je n'appartenais pas au monde des « fils de », issus des familles riches du coin. Et en terminale A1, s'il y avait des mecs ou gonzesses qu'on ne pouvait pas piffrer, c'était ceux qui s'affichaient en blouson Chevignon ou Schott, avec des Sebago aux pieds. Moi c'était jeans de supermarché, pull tricoté par ma grand-mère, baskets élimés qui me servaient aussi pour le sport. Aussi, même les triplants de ma classe ne me considéraient pas comme un jeune intello trop jeune pour les côtoyer. Jamais je ne montrais une quelconque supériorité. J'étais prêt à aider quiconque me le demandait. Et surtout, j'avais un humour assez affûté, parfois trop acerbe, qui faisait marrer la classe. Je venais au lycée sur mon MBK 51, mon père bossait dans une casse et pouvait trouver des pièces détachées pas chères à mes camarades de terminale, qui pour la plupart roulaient déjà en R5 ou en 205.
C'était un plus non négligeable pour mon intégration.
Autre truc notable, j'étais plutôt mignon, avec mes cheveux très bruns et raides, un regard sombre caché derrière mes lunettes bien rondes à la Harry Potter (j'aurais pu jouer le rôle à la perfection) et des traits assez doux, presque féminins, ayant échappé aux crises acnéiques de ces âges. Ça contrebalançait un peu, du moins j'espérais, mon embonpoint.
Mais revenons à cet été-là. Un été fondateur pour certains de mes goûts... Disons mes préférences...
Nous sommes en Tunisie, ma famille et moi, pour trois semaines dans un Village Vacances du côté de Monastir. Il fait chaud et mon frère et moi profitons d'une autonomie vraiment importante. J'accompagne mes parents lors des excursions, parce que ça me plaît vraiment, non seulement de passer du temps avec eux, avant mes années fac, mais aussi parce que découvrir le monde et l'histoire m'a toujours intéressé.
De son côté, mon frère, plus renfrogné, en pleine crise d'ado (il a à peine deux ans de moins que moi) préfère rester dans le village, à crapahuter avec tous les potes de notre âge qu'on s'est rapidement faits. Pour décrire mon frère, disons que même si je suis l'aîné, il semble plus âgé, il est plus grand d'un bon dix centimètres, et même s'il a aussi un corps un peu rond, sa taille permet de mieux répartir ses rondeurs. Il fait du rugby et du basket, mais comme moi, il adore manger.
Au village vacances, nous sommes entre Français, car c'est un village vacances qui appartient à une caisse de retraite française ou quelque chose comme ça, et qui permet à des gens d'un même secteur d'activité, de profiter de prix attractifs. En l'occurrence, c'est grâce à mon grand-père, maçon d'origine portugaise (désolé ça fait cliché, mais bon c'est comme ça...) qu'on est venu. Tous les potes qu'on s'est faits sont aussi en vacances avec leurs parents. Mais là où on a eu un peu plus de chance qu'eux, mon frère et moi, c'est qu'au lieu d'avoir un bungalow pour quatre, ma famille a eu deux bungalows pour deux. Mes parents sont dans l'un et nous sommes dans l'autre, ce qui donne encore plus d'autonomie. On se lève quand on veut, on ne range pas trop notre bordel et on peut disposer de la télé à notre guise. Je ne suis pas le plus grand fan du caractère de mon frère, mais pour les trois semaines du séjour, c'est largement gérable. Tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Puis je me suis rendu compte que bientôt, on sera le samedi 7 août !
Pour ceux qui ne sont pas de ma génération, ça peut être anodin, mais pour ma génération, c'est important. Ce samedi là, en 1993, c'est le premier samedi du mois. Et le premier samedi du mois, c'est le jour de diffusion sur Canal Plus, d'un nouveau film pornographique, à minuit pile.
Autant à la maison, avec la télé dans le salon, avoir la chance d'y accéder, c'est déjà compliqué quand on doit se battre avec « Stade 2 » ou une course de F1 qu'adorait mon père...
Mais se lever discrètement, aller au salon, allumer la télé, diminuer le son au plus vite, car elle ne conservait pas le niveau sonore d'un allumage sur l'autre, et être assez sur le qui-vive pour gérer un changement de chaîne au moindre son inhabituel arrivant d'une autre pièce de la maison, ça relevait de l'exploit. J'avais déjà essayé, mais ce jour-là vers minuit dix, alors que j'avais commencé à m'astiquer, heureusement sous un plaid posé sur moi, comme si j'avais froid, j'avais vu débouler mon frère. J'eus à peine le temps de passer sur une autre chaîne. Il m'a presque surpris, car il n'avait allumé aucune lumière pour arriver dans la salle à manger. Il avait eu la même idée. Ça m'avait échaudé. Ça avait calmé aussi mon frère qui fit semblant d'être venu chercher un livre dans la bibliothèque, mais je n'étais pas dupe, mon frère ne lisait que des magazines de jeux vidéo à cette époque.
Mais ce samedi d'été de vacances, la télé se trouve dans un bungalow dont j'ai la clé et séparé par une quinzaine de mètres du bungalow de mes parents. Et surtout, étrangement, alors qu'on est en Tunisie, Canal Plus était bien là, accessible, en version décryptée, avec d'autres chaînes françaises, à portée d'un clic de télécommande. Et moi, le jeune puceau, j'ai désormais une forte envie de voir ce film... dont l'interdit décuple mon désir.
Je n'en étais pas non plus à mon premier visionnage de film pour adultes. Le père d'un de mes amis enregistrait systématiquement les matchs de boxe qui passaient sur canal les samedis soirs, et parmi toutes ses cassettes, mon ami en avait retrouvé d'assez anciennes. Issues d'un temps où il ne maîtrisait pas la programmation du magnétoscope, où l'enregistrement avait continué jusqu'à la fin de la bande. Et là, sur cet espace d'enregistrement en plus, mon pote Eric avait trouvé des pépites cachées. Juste des bouts, des commencements, car il n'y avait pas assez de temps pour un film complet après le sport, mais qu'importe...
Grâce à ces découvertes, je découvrais un nouveau monde, un monde où la sexualité était débridée sous couvert d'une histoire, d'un scénario, la plupart du temps bienveillant, souriant, un monde où les acteurs n'étaient pas montés comme des poneys, où l'acte ne durait pas trente ou quarante minutes. Un monde surtout, où les femmes avaient un sexe poilu, une toison soyeuse qui cachait un antre dans lequel j'eus immédiatement envie de tomber, plonger, fouiller... Je distinguais des implantations différentes, des pilosités plus ou moins abondantes, des poils raides, d'autres presque frisés...
Vendredi soir. Je suis rentré tard d'une excursion à Tunis. Mon frère n'est pas venu, il dort déjà. Je pense au lendemain, ce samedi 7 août, j'ai envie de me faire du bien. Je sais que mon frère n'est pas loin, mais je l'entends ronfler doucement. Je m'installe hors de la chambre commune (on a deux petits lits en 90) sur le canapé du petit salon. L'interdit de savoir que mon frère peut se réveiller et l'excitation du film du lendemain me rendent entreprenant. J'enlève mon bermuda et mon slip. Je m'allonge à moitié sur le canapé en utilisant l'accoudoir comme oreiller. Le climatiseur envoie sur moi une brise très fraîche qui me fait frissonner. Je ferme les yeux et me rappelle alors quand j'ai commencé à me masturber réellement, quand j'ai commencé à vouloir prolonger ce plaisir masturbatoire. Je me souviens que plus jeune, ça ne me venait pas à l'idée.
Au début, je décalottais un maximum mon gland, parce que ma peau était encore collée autour. Je voulais libérer cet étrange bout de chair d'un rose plus sombre, tellement différent du reste de la peau de mon corps. J'essayais de le toucher directement, je mouillais mes doigts pour ne pas l'irriter, je découvrais doucement ce qui me procurait le plus de sensations, j'affinais mes fantasmes qui commençaient à m'animer.
Et ce soir à Monastir, je me rends compte que les images fantasmées qui me viennent presque toujours à ces moments-là ne sont pas des représentations de copines de classe, ou de nanas qui m'auraient fait flasher au lycée. Non, je voyais des femmes comme dans ces bouts de pornos débusqués par mon pote. J'imaginais leurs particularités physiques, je pouvais m'intéresser à toutes sortes de physiques, tout me plaisait dans la différence, que j'imagine des filles plus ou moins jeunes, plus ou moins minces, avec des énormes seins ou de petites poires pendouillant, toujours je trouvais dans ces différences une raison de me faire du bien, de leur faire du bien.
C'est là que j'eus en tête la blancheur d'un cul large, coupé par une ligne de poils bien sombre, ne se dévoilant que sous la pression de mains vigoureuses écartant ces fesses charnues. Une image récurrente de mes fantasmes, peut-être parce que c'est avec cette vision exactement, certainement recomposée après le visionnage d'un film d'Eric, que j'eus ma première éjaculation. Ou plutôt la première sensation d'éjaculation. Une série de spasmes venus à la fois du fond de mon cerveau, courant jusqu'à mon bassin, s'amplifiant quelque part non loin de mon anus et me lançant comme des vagues incontrôlables de plaisir pur. Comme si mon sexe tendu à son paroxysme voulait expulser ce trop-plein de sensations. Mais rien, juste un indescriptible moment que je cherche désormais à reproduire, encore et encore.
Petit à petit, mes orgasmes sont devenus moins foudroyants, mon cerveau se reconnectait plus vite alors qu'a commencé à s'écouler par saccades d'abord un liquide transparent, puis de plus en plus épais et blanchâtre.
Et là, en m'imaginant agripper ces fesses blanches, lourdes, me disant qu'elles remuent pour moi, qu'elle se frotte sur ma bite, j'accélère mon mouvement. Mais je ne serre pas, je laisse glisser ma paume en frôlant à peine la peau de mon sexe. Essayant de ne pas trop toucher à mon gland, devenu si sensible que le moindre courant d'air venant du climatiseur me donne une décharge jusque dans les couilles. Les yeux fermés, ce frottement agréable ne peut être que la douceur du cul qui me frôle. Je sens que les poils cachés dans le sillon de ces fesses me chatouillent. Je bouge mon bassin comme pour remonter à la rencontre de ce fantasme. Je veux me frotter à la moiteur de cette fente. J'attrape alors mon sexe et joue avec le rythme de ma masturbation. Trois coups brefs et trois coups lents en accentuant le décalottage. Mais déjà, je sens monter en moi le point de non-retour, un picotement si agréable que je finis par tirer très fort sur ma peau pour libérer mon gland violet et gonflé.
Je ne fais plus que des micro mouvements de la main. J'ouvre les yeux pour me voir jouir. Je regarde jaillir mon sperme chaud qui tombe sur mon ventre. Il s'expulse en saccades que j'accompagne d'une nouvelle session de branle. Je veux conserver encore un peu ce plaisir, jouer avec le liquide odorant qui continue de suinter du méat. Je me pince la lèvre inférieure avec les dents pour ne pas gémir. Je tremble encore en passant ma main sur le sperme visqueux avec lequel je masse mon ventre rebondi, mais bronzé.
Ah, ces culs blancs sont toujours aussi efficaces sur moi !
Et cette image d'un cul large empoigné par des mains vigoureuses, je ne savais pas, mais j'allais la revoir pas plus tard que la nuit prochaine, entre samedi et dimanche.
Ce samedi 7 août, le village vacances organise aussi une soirée spéciale, une fête où doit venir jouer un groupe de rock local qui reprendra des standards américains. Il y avait des affichettes partout et les employés en faisaient la publicité depuis trois jours à chaque repas, à chaque jeu d'apéro organisé.
Et faire la fête dans un village vacances, au soleil, c'est exactement ce que veulent les gens. D'ailleurs, mon frère, qui normalement n'aurait pas été enclin à y aller, me dit qu'il y rejoindra Cédric et Benoît, nos meilleurs potes sur place.
— On a eu l'idée de faire une nuit blanche. Y aura aussi Julie, Sonia et Najat...
Des filles que je n'ai pas vraiment encore vues, car abordées la veille, alors que j'étais avec mes parents en excursion à Tunis. A priori ces « petites » de nos âges, leur avaient tapé dans l'œil. Najat est l'une des filles du chef des animateurs du village et loge à l'écart des bungalows des clients, elle a promis au petit groupe de pouvoir accéder à la salle de cinéma du village et de lancer, après la fin de soirée, une projection privée juste pour eux des Visiteurs.
Tout ça arrangeait bien mon affaire, car j'allais pouvoir être tranquille devant mon film. Je déclinais l'invitation de mon frère de les suivre, prétextant qu'un mec de plus ne ferait pas le bon compte. J'avançais aussi que j'étais rentré très tard de l'excursion et que je n'allais certainement pouvoir tenir une nuit blanche après ça.
Mes parents, eux, avaient sympathisé avec un couple de Bretons qui logeaient dans le bungalow derrière le leur. On mangeait presque tous les jours à côté d'eux au resto du village et ils avaient prévu de faire une excursion ensemble en 4x4 dans le désert avant la fin du séjour. Ils étaient plus vieux que mes parents et étaient venus sans enfant. J'avais retenu aussi que René, le breton, travaillait dans une boutique de pièces autos dans le Finistère, ce qui avait tout de suite matché avec mon père.
D'ailleurs physiquement, le breton et mon père se ressemblaient un peu. Tous les deux assez grands, plutôt baraqués pour leur âge, bruns tous les deux. René portait par contre une moustache assez large qui lui donnait un look de vieux hippie. René et Sabine avaient certainement dans les dix ans de plus que mes parents, soit environ cinquante ans. Sabine et ma mère étaient des femmes plutôt rondes, aux cuisses larges avec un ventre qu'elles cachaient sous un maillot une pièce pas très échancré, et un paréo fluo qu'elles avaient acheté ensemble à la boutique du village. Ma mère était brune aux cheveux assez courts, j'avais hérité de ses yeux sombres. D'origine portugaise, sa peau était bien bronzée aux endroits où le maillot n'avait pas bloqué le soleil. Sabine était plus grande, mais plus grosse encore. Elle pouvait regarder son mari dans les yeux, donc je pense qu'elle mesurait bien un mètre quatre-vingt. C'était une rousse aux cheveux d'un naturel bouclé, et assez longs.
Sa peau pleine de taches de rousseur avait plus rosi que bronzé. Mes parents semblaient bien s'entendre avec eux. C'est pourquoi quand ils m'annoncèrent qu'ils iraient à la soirée ensemble pour « guincher » comme les jeunes, je n'étais pas surpris. Je leur annonçais que moi aussi j'irai à la soirée, histoire de ne pas rester seul. Bien entendu, mon idée était de m'éclipser dès qu'il le faudrait pour être à l'heure H devant mon écran.
Le groupe de rock est vraiment bien, des jeunes Tunisiens maîtrisent parfaitement leurs instruments et passent de rocks endiablés à des slows langoureux à la demande. C'est d'ailleurs après m'être bien éclaté sur la piste, à bouger seul, mais sans gêne (plein d'autres jeunes faisaient pareil) qu'au lancement d'une reprise de Still Loving You, je me décide, c'est le moment de rejoindre le bungalow. Je regarde autour de moi pour voir où en est le groupe de mon frère... Pour être sûr... Ces derniers ne se sont pas quittés de la soirée et entament le slow. Mon frère semble avoir choisi de danser avec Najat, une belle Tunisienne de 16 ou 17 ans, plus grande que les autres filles et assez charpentée pour ne pas paraître trop frêle face à lui. J'essaye de jeter aussi un œil aux parents, histoire de... mais ne les trouve pas. Ils doivent être côté bar à se reposer un peu avec une bière bien fraîche.
Je marche donc vers le bungalow. A cette heure tardive, les allées du village ne sont éclairées qu'aux croisements. Ça donne une atmosphère un peu étrange à ma traversée... Mon bungalow est l'un des plus éloignés du spot de la piste de danse et du bar. Aussi plus je m'approche du lieu, plus la musique s'estompe, plus je quitte les lumières et rejoins le calme de bungalows plongés dans le noir. J'arrive dans une zone éloignée de la vie du village de vacances. Je ne croise d'ailleurs personne. Soit les gens sont sur la piste de danse, soient ils sont déjà dans leur bungalow, au frais de la climatisation.
Pourtant en arrivant en vue de la petite cahute où je voulais me faire jouir devant un film porno, déjà à imaginer ce que pourrait être l'ambiance ou le scénario du film, mon regard est attiré par l'habitation où logent les Bretons. Il semble y avoir de la lumière dedans. J'entends même à mesure que j'approche qu'il y a de la vie, de la musique ou la télé allumée. Intrigué, je regarde l'heure et ayant encore quatre minutes avant minuit, je m'avance vers le bungalow.
Mes parents et les Bretons devaient passer la soirée ensemble, ils m'en avaient parlé au repas du soir, d'ailleurs René avait chambré mon père en lui disant que pour un vieux, il se défendait bien au déhanché et qu'il tiendrait plus longtemps que lui sur cette soirée. Cela m'étonnait donc qu'avant minuit, ces bringueurs aient abandonné mes parents pour retourner chez eux.
Les bungalows, tous identiques pour ceux de deux personnes, n'ont qu'une porte et trois ouvertures réparties autour de la façade. L'une, assez large pour deux fenêtres, donne sur un petit salon qui ne comporte qu'un canapé deux-trois places, une petite table basse sur laquelle est posée une télé cinquante-six centimètres, une table et quatre chaises en bois massif ornées de gravures au style oriental et une malle décorative qui peut servir de siège d'appoint. L'autre ouverture, moins large, donne sur la chambre du bungalow et la troisième, plus haute et plus petite encore, donne sur la salle d'eau équipée d'un bidet, d'un lavabo, d'une douche assez rudimentaire et des WC.
Je m'approche de la fenêtre du salon, car il me semble que le bruit et la lumière viennent de là. En effet, en m'approchant, je remarque que les volets sont ouverts et que les fenêtres certainement aussi. Les bretons, pour obstruer la vue à l'intérieur, ont accroché des serviettes de bain en guise de rideaux. Étrange installation, mais je me rappelle que René a parlé d'une climatisation défectueuse qui ne sera réparée que lundi. Avec cette chaleur, faire rentrer un peu d'air tout en conservant son intimité, c'est un minimum pour se sentir bien. Je commence donc à m'éloigner, quand j'entends la voix de Sabine couvrir le bruit de la télévision et dire :
— Oh René, t'es toujours aussi cochon !
Le mot « cochon » m'interpelle. Mon sang ne fait qu'un tour et surtout remonte à mon cerveau pour me faire gamberger... Ai-je bien entendu ? Je décide de revenir doucement sur mes pas et me rapprocher du rideau de serviettes et de tendre l'oreille.
— Je suis pas cochon, je mets un peu d'ambiance avec le film du samedi soir, répondit René.
— C'est pas pour ça que j'ai dit que t'étais un cochon, tu le sais bien...
Ils vont eux aussi regarder le film porno... A cinquante ans, ils sont rentrés pour regarder le porno en couple, partager un fantasme. Ça me rappelle instantanément deux ou trois scenarii de films, où le mari initie sa femme à l'échangisme, jusqu'à ce qu'elle devienne encore plus accro que lui à ces pratiques. Ou encore une jeune mariée qui apprend que son mari serait de son propre sang et ne pouvant se résoudre à coucher avec lui, s'initie elle-même avec d'autres hommes de son entourage... Rien que d'y penser, je me sens tout chose, alors que séparé à peine par une paroi de tissus, je sais qu'un couple va faire, comme dans les films, se faire du bien, ensemble. Sabine et René vont se chauffer les sens avec un film puis certainement baiser devant, ce même film que j'ai toujours en projet de voir.
Je suis là, abasourdi par cette idée toute neuve pour moi. Les adultes, les vieux, les parents aussi regardent des pornos. Et eux aussi peuvent être excités par ce qu'ils voient. Ils peuvent fantasmer, programmer leur retour de soirée pour ne pas rater le film de cul.
Cette idée, si simple et pourtant qui ne m'a pas vraiment effleuré l'esprit jusqu'ici, pourra, c'est sûr, alimenter mes fantasmes à venir. Je vais pouvoir me branler en pensant à Sabine et René qui profitent des mêmes images pornographiques, de ces mêmes bouches qui engloutissent les mêmes sexes turgescents, ces mêmes muscles saillants qui se contractent au rythme de déhanchés qui burinent lourdement des chattes ouvertes, des culs offerts. Sabine entendra les mêmes gémissements plus ou moins bien simulés de ces actrices sur lesquelles je fantasmerai en même temps qu'elle. René aura la main de sa femme qui s'activera sur sa queue, alors que j'imaginerai qu'elle fait de même pour moi.
Je repars donc vers mon bungalow, à pas de loup. Je contourne celui de mes parents, plongé dans le noir total, et très vite, rejoins mon canapé. Je ferme et verrouille tout, je laisse la clé sur la serrure, à l'intérieur, histoire d'avoir un peu de temps si mon frère débarque inopinément. Je règle le son et j'enlève mon short de bain (tenue habituelle hors jour d'excursion). Je récupère quelques feuilles de papier toilette que je pose à côté de moi. Je m'aperçois que ce petit rituel de sécurisation et mon détour m'ont fait manquer le début du film.
A priori un film américain, dans le monde des formules 1. Étrangement, pendant une seconde, je pense à la passion de mon père. Mais très vite, je retourne aux images du film, et commence doucement à me caresser. J'aime sentir la douceur de la peau fine de mon sexe sous mes doigts. J'aime sentir doucement ma verge se révéler, prendre d'abord en volume, en consistance, avant de se tendre, se déployer doucement au gré de mes rêveries, ou simplement à la vue du film.
Le générique est passé en affichant en jaune le casting sur scène de discussion ayant lieu sur une piste de course de F1. Je reconnais des noms d'acteurs et d'actrices, et alors que je repense à mes voisins bretons, tout à coup, Ashlyn Gere, en maillot de bain noir une pièce et très échancré, rejoint Joey Silvera sur le pont d'un bateau.
J'ai dû rater une subtilité du scénario, me dis-je...
Et la magnifique brune entame une masturbation doublée d'une fellation très sensuelle à l'acteur allongé sur un transat. L'engin de l'acteur tient à peine dans sa main, ce qui rend les mouvements assez lents et longs. La belle brune essaye de conserver un contact visuel avec l'acteur et j'ai l'impression qu'elle me regarde aussi. C'est intensément excitant et je commence réellement à me masturber, calquant le rythme de ma main sur celui de l'actrice. Je m'imagine être cet acteur qu'elle cajole, qu'elle suce de plus en plus avidement, laissant quelques fois dégouliner une bonne dose de salive pour bien lubrifier la bite qu'elle branle de plus en plus fort. Je sens poindre le début d'un réel plaisir, quelques picotements au niveau du gland et quelques gouttes de liquide lubrifiant perlent de mon méat. J'en profite pour bien étaler ce dernier sur mon gland devenu ultra-sensible...
Je ralentis alors. Je ne veux pas jouir trop vite. Ils n'en sont qu'aux préliminaires d'après les standards du genre.
A cet instant, je me demande si René a lui aussi entamé une masturbation en règle ou si Sabine a pris son relais. Si elle s'est penchée amoureusement sur son gland pour le lécher, comme le fait l'actrice à cet instant même. Et petit à petit, mes yeux ne perçoivent plus l'écran. C'est mon imagination, ma réflexion qui a pris le dessus. J'essaye d'imaginer Sabine, le haut de son maillot descendu sous sa poitrine, laissant ses lourds seins pendre sur le sexe de son mari, utilisant ses tétons pour caresser et stimuler leur plaisir mutuel. Pendant ce temps, René a-t-il tendu sa main pour atteindre l'entrejambe de sa femme et lui prodigue-t-il un massage par-dessus ou sous le maillot ? Ces images remplacent celles du film. Je me branle en pensant à ce couple de « vieux », qui baisent ou vont baiser à quelques dizaines de mètres de moi. Mon sexe est trempé. Le liquide lubrifiant coule doucement sans discontinuer à chaque fois que je rejoins le gland avec ma main.
Je pince ce gland et le frotte énergiquement pour le rendre glissant, pour le rendre plus sensible encore. Je suis proche d'exploser...
Je sens que je transpire alors que la climatisation est en fonction. J'accélère mon mouvement, j'ajoute la paume de mon autre main pour venir la percuter avec mon gland. D'une main, je fais coulisser ma peau si bien lubrifiée, et grâce à l'autre, je cogne comme je cognerais le fond de la chatte de Sabine.
Puis tout à coup, l'envie de savoir, de voir en vrai devient plus forte que tout, je veux en avoir le cœur net. Je veux me branler, mais en les regardant baiser, pas en les imaginant. Je me lève, remonte mon short de bain et je délaisse le film... Je ne vois pas qu'Ashlyn, désormais nue, s'est empalée sur le membre dressé de Joey. Je ne vois pas qu'elle mène la danse et se frotte à lui tout en ayant son gourdin au fond d'elle... rapprochant de l'écran ce cul bronzé en gros plan que je ne remarque pas en éteignant la télé.
Me voilà sorti, à nouveau dans la nuit calme. Et me revoilà parti vers ce bungalow qui attise mon fantasme depuis peu. Je dois obtenir, même fugacement, une image d'eux. Je sens que mon sexe ne veut pas ramollir, qu'alors que je marche, le gland frotte sur l'espèce de culotte en maille à l'intérieur. Cette sensation mélange à la fois douleur et plaisir. Approchant du bungalow, je ralentis et fais plus attention.
J'entends alors clairement le son du film, en particulier l'ambiance sonore très marquée porno et des gémissements féminins. Mais très vite, je comprends que ces gémissements n'étaient pas uniquement ceux de la télé.
— Vas-y, n'aie pas peur, c'est trop bon. Je suis trempée. J'adore sentir que tu regardes ma chatte, que tu fixes mon trou du cul ! J'adore quand on m'écarte les fesses comme ça... hummm.
— Comme ma femme !
Je reste figé.
Cette dernière phrase !
Je viens de reconnaître la voix de mon père. Voix couverte aussitôt par un gémissement de Sabine, comme si elle venait de prendre la bite de mon père en elle. C'en est trop pour mon cerveau. Mon pénis n'en peut plus, il faut que je lui donne plus de place. Ses quinze centimètres ne peuvent plus rester dans mon short de bain.
Et de manière étrangement sereine et tranquille, je me baisse au plus bas de la fenêtre et tente de soulever doucement une des serviettes pour voir au-dessous.
xxx
Suite si vous demandez à l'avoir...
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 2
16 minutes
12.5k
170
2
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 3 commentaires
Photo de profil de patrick691
patrick691
17 juin 2025 à 15:42
Les pornos de canal quand on était ado...toute une époque!
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de horace23
horace23
7 avril 2025 à 15:28
https://www.xstory-fr.com/lire-histoire,origine-mes-gouts,70773.html
Pour rejoindre mon premier texte… la suite est programmée dans 3 jours.

Les deux textes se suffisent à eux-mêmes mais une suite (plus fantasmée) pourrait voir le jour, en fonction des retours.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ trolive La jupe XSTORY
La jupe
Chapitre 8
Par trolive
158
4
13.7k
Hétéro
✦ horace23 Une nouvelle soeur XSTORY
Une nouvelle soeur
Chapitre 1
Par horace23
65
2
13.2k
Trans & QIA+
✦ Jean le Suave La petite culotte de Jeanne XSTORY
La petite culotte de Jeanne
Chapitre 1
Par Jean le Suave
134
7
16k
Trans & QIA+
✦ Epsilon689 Itinéraire d'un homo raté XSTORY
Itinéraire d'un homo raté
Chapitre 4
Par Epsilon689
6
0
1.7k
Hétéro
✦ Ersatz Mes débuts en tant qu'actrice XSTORY
Mes débuts en tant qu'actrice
Chapitre unique
Par Ersatz
82
0
7.1k
Hétéro
✦ JESSEY Gladys XSTORY
Gladys
Chapitre 2
Par
110
0
18.6k
Hétéro
✦ trav37 PREMIÈRES VISITES EN SEX-SHOP XSTORY
PREMIÈRES VISITES EN SEX-SHOP
Chapitre 1
Par trav37
76
5
10.2k
Hétéro
✦ Calinchaud Voyage et Découvertes XSTORY
Voyage et Découvertes
Chapitre 1
Par Calinchaud
66
2
13.9k
Gays
✦ Utilisateur supprimé D'une vierge effarouchée à une femme XSTORY
D'une vierge effarouchée à une femme
Chapitre 1
Par
103
0
35.1k
Hétéro
✦ arnodu49 Le naturisme a changé ma vie de famille XSTORY
Le naturisme a changé ma vie de famille
Chapitre 2
Par arnodu49
302
5
15.7k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio