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À genoux, offerte — Chapitre 2 · Silencieuse
Certifiée écrite par un humain
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Auteur
À genoux, offerte
Chapitre 2 · Silencieuse
Je suis nue, à genoux sur le tapis. La chambre est silencieuse, à peine éclairée par la lumière basse d’une lampe posée au sol. Il est là, face à moi. Assis au bord du lit, jambes écartées, mains posées sur ses cuisses. Il me regarde. Il attend.
Mon cœur bat vite. Ma respiration est déjà trop forte. Il ne dit rien. Il n’a pas besoin. Il me l’a murmuré hier, d’un ton calme, presque détaché :
Demain, tu ne feras aucun bruit. Aucun. Si tu gémis, j’arrête.
Je baisse les yeux. J’obéis déjà.
Je baisse les yeux. J’obéis déjà.
Il lève la main. Un geste. Je me lève. Je m’approche. Ma peau frôle l’air tiède, mes cuisses sont tendues, mon ventre noué.
Il se lève à son tour. Sa main attrape mes cheveux, les serre sans brutalité. Il me guide vers le lit, me conduit comme un objet qu’on installe. Je monte. Je m’allonge sur le dos. Il ne dit toujours rien.
Ses doigts effleurent ma cuisse. Ils glissent vers le creux entre mes jambes. Ils explorent, doucement, sans chercher à faire mal, sans chercher à donner. Ils cherchent à tester. À m’évaluer.
Puis, ses doigts s’enfoncent en moi.
Je retiens un souffle trop court. Mon dos se cambre d’un réflexe incontrôlé. Mais je me tais. Ma gorge se referme aussitôt. Je sens la chaleur s’épanouir dans mon bas-ventre, mais je n’ose même pas soupirer.
Ses gestes sont lents. Contrôlés. Il appuie juste assez pour troubler. Ses doigts bougent en moi comme une évidence. Ma peau est brûlante. Ma respiration, trop rapide. Je ferme les yeux pour ne pas céder.
Il me teste. Il veut savoir.
Puis, il se retire. Se lève.
J’entends le bruit d’un tiroir. Un léger cliquetis, feutré, presque doux. Il revient. Il tient un objet entre ses doigts, sombre, discret, familier. Je ne le regarde pas, mais je sais. Il le pose un instant près de moi. Puis glisse une petite balle entre mes lèvres.
Je la garde. Je comprends. Ce soir, je mords dans mon silence.
Il me retourne sur le ventre. Sa main presse entre mes omoplates. Il me fait plier. Mes genoux se plantent dans le matelas, mes paumes l’écrasent. Je suis à quatre pattes. Offerte.
Et il attend.
Ses mains glissent sur mes fesses. Il écarte. Il caresse. Puis, lentement, il reprend l’objet.
Je sens son contact contre moi. Froid. Lisse. Il le pose entre mes cuisses, le tient, le fait glisser lentement sur ma peau mouillée.
Je retiens ma respiration.
Il le tient toujours. Il le fait glisser encore une fois, lentement, jusqu’à ce qu’il touche à nouveau l’entrée tendue de mon sexe. Il ne pousse pas tout de suite. Il attend. Il veut que je sente, que je comprenne ce qu’il va faire. Ma gorge se serre. Je ferme les yeux. Il s’enfonce enfin, avec lenteur, millimètre après millimètre. Mes cuisses se tendent. Mon ventre se contracte. Le silence devient plus lourd que le souffle. Il le fait bouger en moi, très doucement. Juste assez pour que je suffoque. Mais toujours pas un son. Il sourit. Il sait que je tiens.
Il le pousse. Doucement. Il me pénètre avec. Lentement. Profondément.
Je mords aussitôt dans la balle.
La sensation est différente. Large. Lourde. Contrôlée. Il le tient bien en main. Il le fait bouger, juste assez pour me déséquilibrer. Il va et vient avec lenteur, avec méthode, comme s’il sculptait quelque chose.
Mes bras tremblent sous moi. Mon ventre se contracte. Le plaisir est net, précis, acéré.
Mais je me tais.
Ses mouvements s’intensifient à peine. Il m'observe. Il mesure mes réactions. Il pousse plus fort. Je vacille. Je gémis à l’intérieur. Mais aucun son ne sort.
Puis il s’arrête.
Il le retire. Il le pose.
Et sans me prévenir, il me prend. Lui.
Son sexe glisse en moi, d’un seul coup. Profond. Brutal. Ma tête s’affaisse dans les draps. Mon corps se tend. Je hurle en silence, la gorge nouée.
Ses mains s’agrippent à mes hanches. Son rythme est calme, pesé. Il me pénètre à fond, chaque poussée m’écrase. Il ne dit rien. Il me tient.
Je tremble sous lui. Mes bras me lâchent. Je m’effondre à moitié contre le lit. Mais il continue. Chaque coup enfonce un peu plus la pression, un peu plus le feu.
Je suis au bord. Il le sent.
Il ralentit. Se retire.
Je reste à genoux, vacillante.
Il passe devant moi. Se penche. Me retire lentement la balle de la bouche. Mes lèvres sont engourdies, humides.
Son regard plonge dans le mien. Il ne sourit pas. Il commande.
Monte.
Je comprends. Je me hisse sur lui. Il s’est adossé contre la tête du lit. Son sexe est dur. Prêt. Je m’empale lentement, les mains sur son torse.
Il ne m’aide pas. Il me laisse faire.
Je commence à bouger. Mon corps entier vibre, encore brûlant du va-et-vient précédent. Je suis remplie à nouveau. Différemment.
Ses mains se posent sur mes hanches. Il me guide. Juste un peu. Il me laisse prendre le rythme. Mon souffle est court. Mes paupières lourdes. Mes cuisses se contractent. Je ne tiendrai pas longtemps.
Je jouis.
Sans un cri.
Ma bouche s’ouvre sans bruit. Ma tête bascule en arrière. Mon corps se tend et se libère, dans une déferlante muette, serrée, brûlante. Je m’accroche à lui. Je frémis contre sa peau. Et je m’effondre lentement contre son torse.
Il me garde. Une main dans mes cheveux. L’autre sur ma cuisse. Il ne parle pas.
Puis, doucement, il me fait glisser sur le côté. Me retourne. Se place entre mes jambes. Et il me prend une dernière fois.
Lentement.
Profondément.
Il me pénètre sans hâte. Chaque mouvement est une marque. Il me regarde. Il me possède jusqu’au bout.
Son corps tremble contre le mien.
Et puis il jouit. En moi. En silence.
Il reste. Collé. Haletant.
Ses mains caressent mes hanches. Son front contre le mien.
Je ferme les yeux.
Je n’ai plus de souffle.
Mais je sais.
Il ne s’arrêtera pas là.
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Commentaires ()
Cela m'aide en cette période où l'inspiration est moins présente !
Bonne lecture à tous
Bravo
bravo quand même, belle écriture.
Bravo à toi, Ludmila ! ^^