Sept jours...
Chapitre 2 · Offrande
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Couverture de Sept jours..., par Haleros
Couverture de Sept jours..., par Haleros
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Sept jours... — Chapitre 2 · Offrande

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Haleros
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Sept jours...

Chapitre 2 · Offrande

Je le regarde. Allongé devant moi. Habillé. Dur pour moi. Et ces mots impossibles qui flottent entre nous.
Je vous laisse faire.
Le vertige dure. Longtemps. Des secondes qui s'étirent. Mon esprit cherche un appui. Un ordre. Une direction. Il n'y en a pas. Pour la première fois il n'y en a pas.
Puis la voix au fond de moi. Différente de la peur. L'autre. Celle qui sait. Celle qu'il a construite, séance après séance, jour après jour. Celle qui dit : tu sais quoi faire.
Je commence par le déshabiller.
Mes mains hésitent encore un peu. D'émotion. Je ne suis pas pressée. Plus maintenant. La frénésie de l'entrée, quand j'ai arraché mes propres vêtements, est retombée. Trois orgasmes m'ont lavée de l'urgence. Ce qui reste est plus profond. Plus calme. Plus vaste.
Chaque geste est un choix. Le premier que je fais seule. Mes doigts sur le premier bouton de sa chemise. Le tissu qui s'écarte. Sa peau en dessous. Chaude. Je pose mes lèvres sur le creux de sa gorge. Son coeur bat contre ma bouche. Régulier. Confiant. Deuxième bouton. Mon souffle sur sa clavicule. Troisième bouton. Ma bouche descend. Son sternum. Quatrième bouton. Son ventre. Je sens ses abdominaux se contracter sous mes lèvres. Sous l'anticipation.
La chemise glisse de ses épaules. Il me laisse faire. Tranquille. Offert. Lui qui agit toujours. Lui dont les mains savent toujours quoi faire, où aller. Ses mains ne bougent pas.
Sa ceinture. La boucle de métal sous mes doigts. Le cuir qui glisse. Le bouton de son pantalon. La fermeture qui descend. Chaque bruit amplifié par le silence de la chambre. Il soulève les hanches pour m'aider. Juste ça. Juste les hanches. Le reste est à moi.
Le pantalon descend. Son boxer. La forme de son sexe tendu sous le coton. Je pose ma paume dessus. Dur. Palpitant. Le tissu mouillé d'une goutte de désir. Mon cœur s'accélère. Il bande depuis quand. Depuis les trente minutes ? Depuis la plume ? Depuis mes cris ? Depuis mes larmes ?
Je retire le boxer. Son sexe se dresse. Libéré. Sombre de sang. Pour moi.
Il est nu. Allongé sur le dos. Ses bras le long du corps. Ses jambes légèrement écartées. Il me regarde. Attend. Sans rien exiger. Sans rien diriger. Juste ses yeux sur moi qui disent : je suis à vous.
Cette fois personne ne me guide. Personne ne me dit « faites ceci » ou « courbez votre doigt ». C'est moi. Seule. Mon désir. Mon choix. Mon don. Le vertige revient. Bref. Fort. Puis passe. Je sais quoi faire.
Je monte sur le lit. L'enjambe. Mes cuisses de chaque côté de ses hanches. Mon sexe au-dessus du sien. Mouillé. Ouvert. Prêt.
Je veux lui offrir le réceptacle de mon ventre. Le prendre en moi. Onduler sur lui. Le faire jouir au fond de moi. Lui donner le spectacle de mon corps au-dessus du sien. Mes seins qui bougent. Mes hanches qui roulent. Mon sexe qui l'enserre.
Je descends sur lui. Lentement. Mon sexe ouvert au-dessus du sien. Mon humidité qui coule sur son gland. Puis la descente. Il entre en moi. Mon corps l'aspire. Après sept jours de vide, le sentiment d'être remplie est si intense que j'en perds le souffle. Il glisse en moi sans résistance. Mon sexe est une bouche affamée qui l'avale. Profondément. Jusqu'au fond. Jusqu'à sentir son pubis contre le mien.
Le gémissement qui sort de ma bouche vient de loin. De sept jours de poings serrés. De trois orgasmes qui m'ont ouverte. De la semaine entière condensée dans cette descente.
— Vous sentez comme je suis ouverte pour vous ? Comme mon corps vous accueille ?
Il ne répond pas. Ses mains se posent sur mes hanches. Légères. Pour toucher. Pour être là. Ses pouces tracent des cercles sur ma peau. Petits. Doux. Un geste qui dit : je suis avec vous.
Je veux le faire jouir ainsi. En moi. Je veux qu'il regarde mon corps au-dessus du sien. Mes seins qui bougent. Mon ventre qui ondule. Mon visage quand je le sens au fond de moi. Je veux lui offrir le réceptacle de mon ventre. Que mon sexe soit le lieu de son plaisir.
Je commence à bouger. Mes hanches roulent. Lentes. Amples. Mon bassin dessine des cercles. Je le sens bouger en moi à chaque mouvement. Sa queue qui glisse. Qui revient. Mon sexe qui l'enserre. Le relâche. L'enserre à nouveau. Mes mains à plat sur sa poitrine pour me stabiliser. Mes doigts écartés sur ses pectoraux.
C'est bon. Intensément bon. Mon corps retrouve le plaisir de la plénitude après sept jours de désert. D'être remplie. D'avoir quelqu'un en moi. C'est un festin après une famine.
Le problème c'est que c'est trop bon.
Mes hanches accélèrent malgré moi. Mon corps prend le dessus. Mon clitoris frotte contre son pubis à chaque mouvement. La friction s'accumule. Sept jours de privation ont transformé mon corps en poudre sèche. La moindre étincelle… Mes cuisses se serrent autour de ses hanches. Mon bassin bascule. Mes mouvements deviennent plus courts. Plus saccadés. Je ne chevauche plus. Je me frotte sur lui. Mon clitoris contre son pubis. Sa queue profonde en moi. Les deux en même temps.
Non. Pas encore. C'est pour lui. C'est son moment. Je veux…
Trop tard.
L'orgasme me prend par surprise. Traître. Foudroyant. Mes mains se crispent sur sa poitrine. Mon dos se cambre. Mon sexe se contracte autour de lui par spasmes violents. Je jouis sur sa queue avec un cri que je n'ai pas le temps de retenir. Mes hanches qui s'emballent. Mon bassin qui claque contre le sien. Mon corps qui prend ce qu'il veut sans me demander mon avis.
Quand ça passe, je m'effondre sur sa poitrine. Essoufflée. Honteuse presque. Son cœur sous ma joue. Son sexe toujours en moi. Toujours dur. Toujours palpitant. Il n'a pas joui.
Je me redresse. Le regarde. Ses yeux calmes. Patients. Un sourire au coin de ses lèvres. Pas moqueur. Tendre. Il ne dit rien. Son sexe pulse en moi. Il attend.
Et la pensée me frappe. Lucide. Impitoyable.
Non seulement c'est moi qui ai joui alors que je voulais le faire jouir. Mais ce que je viens de lui offrir, mon sexe autour du sien, mes hanches sur les siennes, n'importe quelle femme peut le faire. N'importe quelle femme peut le chevaucher. S'ouvrir sur lui. Onduler. Jouir. Ce n'est pas un don unique. Ce n'est pas un cadeau qui ne vient que de moi. Ce plaisir-là, il pourrait l'avoir de n'importe qui.
Ce n'est pas ça que je veux lui donner.
Je veux lui donner quelque chose qui ne vient que de moi. Quelque chose qu'aucune autre femme ne lui a donné. Ne lui donnera. Quelque chose à la hauteur de tout ce qu'il m'offre.
Je sais quoi.
Je me soulève. Son sexe glisse hors de moi. La perte. Un gémissement m'échappe. Mais je sais où je vais.
Je descends le long de son corps. Ma bouche trace un chemin. Son menton. Sa gorge. Le creux entre ses clavicules. Sa poitrine. Je m'attarde sur chaque mamelon. Ma langue tourne. Ses mamelons à lui sont sensibles. Je le sais maintenant. Je connais son corps. J'ai appris. Un frisson le parcourt. Je descends. Son sternum. Ses côtes. Son ventre. Les muscles qui se contractent sous mes lèvres. Son bas-ventre. Le duvet qui se densifie. L'odeur de lui. Musquée. Chaude. Mêlée à la mienne.
Je me positionne entre ses jambes. À genoux. Son sexe devant mon visage. Luisant de moi. De nous. Il est dressé. Pulse. Attend.
Ma bouche se referme sur lui. Le goût de notre mélange. Son excitation. La mienne. Salé. Musqué. Intime. Ma langue le parcourt. Le gland. Le frein. La veine épaisse sur le dessous. Je le connais par cœur maintenant. Chaque relief. Chaque zone qui le fait frémir. Ma bouche descend. Le prend plus profond. Ma gorge s'ouvre. L'accueille. La gorge profonde qu'il m'a apprise. Ce premier soir. Quand j'avais la tête renversée au bord du lit. Quand il avait baisé ma bouche. Maintenant c'est moi qui le prends.
Ma main libre glisse sous lui. Entre ses fesses. Mes doigts trouvent son anus. Je caresse. Doucement. Des cercles lents. Il frémit. Sa cuisse tremble contre ma joue.
Du gel sur la table de nuit. Il l'a posé là. Il sait toujours. J'étends le bras sans quitter son sexe de ma bouche. Attrape le flacon. En verse sur mes doigts. Réchauffe. Reviens entre ses fesses. Mon doigt presse. Doucement. Il se relâche. M'accueille. Mon doigt glisse en lui. La chaleur. L'étroitesse familière maintenant. Mon doigt se courbe. Cherche. Trouve. La prostate. J'appuie.
Son dos se cambre. Ce son. Ce son guttural qui vient du fond de lui. Que je suis la seule à connaître.
Ma bouche sur son sexe. Mon doigt sur sa prostate. Les deux en même temps. Les deux rythmes synchronisés. Ma bouche qui monte et descend. Ma langue qui tourne autour de son gland à chaque remontée. Mon doigt qui masse. Frotte. Appuie. Relâche. Je joue de lui comme d'un instrument. Un instrument dont j'ai appris les cordes. Dont je connais les notes.
Il monte. Je le sens. Les signes que j'ai appris à lire. Son souffle qui s'accélère par paliers. Ses cuisses qui se tendent. Les tendons de son cou qui saillent. Son sexe qui gonfle dans ma bouche, prend un demi-centimètre de plus. Son anus qui se contracte autour de mon doigt. Il approche du bord.
Je ralentis.
Ma bouche devient lente. Paresseuse. Presque immobile. Ma langue cesse de tourner. Mon doigt s'arrête. Maintient la pression mais ne bouge plus. Le plaisir reflue. Pas complètement. Il reste au bord. Suspendu. Incapable de basculer.
Un son sort de sa gorge. Frustration. Incrédulité. Un son que je connais. Que j'ai fait mille fois cette semaine. Chaque nuit dans mon lit. Les mains le long du corps. Le plaisir qui n'arrive pas.
— Pas encore.
Ma voix. Pas la sienne. Mes mots. Un sourire que je ne cache même pas. Mes lèvres contre son gland. Mon souffle chaud sur sa peau mouillée.
Il lève la tête. Me regarde. Ses yeux voilés. La surprise. La reconnaissance. Il comprend. Il sait que j'utilise ses propres armes. Que l'élève retourne la leçon contre le maître.
— Que faites-vous ?
— Ce que vous m'avez fait. Sept jours. Vous pouvez bien attendre quelques minutes.
L'ombre d'un sourire sur ses lèvres. Mêlé à une grimace. De plaisir retenu. De frustration exquise.
Je reprends. Ma bouche accélère. Ma gorge s'ouvre. Le prend profond. Mon doigt recommence à masser. Le plaisir remonte. Vite. Plus vite cette fois. Le barrage déjà fragilisé cède plus rapidement. Son corps se tend. Son souffle se hache. Ses hanches poussent vers ma bouche. Malgré lui. Elles cherchent la profondeur. La gorge. La fin.
Je le sens au bord. La pulsation de son sexe dans ma bouche. La contraction de sa prostate sous mon doigt. Un geste. Un seul geste de plus.
Je ralentis. Encore.
Son grondement résonne dans la chambre. Sa main frappe le matelas. Pas de colère. D'impuissance. Lui qui contrôle tout. Qui maîtrise tout. Impuissant sous ma bouche. Sous mon doigt.
— Vous aimez ça ? Être au bord ? Sentir le plaisir monter sans pouvoir jouir ?
Un son inintelligible. Sa tête retombe sur l'oreiller.
— Sept jours vous m'avez fait attendre. Sept nuits les poings serrés. Sept jours à brûler pour vous. Maintenant c'est votre tour.
Son rire est bref. Haché. Mêlé à un gémissement.
— Vous êtes délicieuse.
— J'ai un bon professeur.
Je reprends. Pour la troisième fois. Ma bouche plonge sur lui. Profonde. Ma gorge qui s'ouvre. Son sexe au fond de moi. Mon nez contre son pubis. Mon doigt qui insiste sur sa prostate. Les deux ensemble. Sans retenue. Le rythme qui monte. Qui ne ralentit plus. Qui accélère. Mes lèvres serrées. Ma langue qui travaille. Mon doigt qui appuie, relâche, appuie plus fort.
Il monte. En flèche. Plus de retenue. Plus de barrage. Trois montées ont érodé toute sa résistance. Son corps se tend comme un arc. Ses mains quittent le drap. Trouvent mes cheveux. Se crispent. Pour ne pas se noyer.
Je m'arrête. Libère son sexe de ma bouche. Mon doigt immobile en lui.
Il tremble. Tout son corps tremble. Sa mâchoire serrée. Son sexe palpitant dans le vide. Mouillé de ma salive. Tendu à se rompre. Ses cuisses vibrent autour de moi. Un son continu sort de sa gorge. Entre le gémissement et le grondement.
Je le regarde. Ses yeux dans les miens. Ma bouche luisante de l'avoir sucé. Mes lèvres gonflées. Mon doigt toujours en lui. Ma main libre posée sur sa cuisse. Douce. Possessive.
— Vous savez que vous pouvez m'attraper. Me retourner. Me plaquer sur ce lit. Me prendre. Ma bouche. Ma chatte. Ma croupe. Ce que vous voulez. Comme vous voulez. Vous pouvez reprendre le contrôle. Maintenant. Je suis à vous. Tout entière. Vous pouvez profiter de moi comme bon vous semble.
L'offre est réelle. Totale. S'il veut reprendre les rênes. S'il veut me retourner, me mettre à quatre pattes, me prendre par-derrière jusqu'à se vider en moi. S'il veut ma gorge. Mon cul. Tout. Je suis là. Offerte. Prête. Ce serait plus facile pour lui. Reprendre le contrôle. Diriger. Comme toujours.
Son regard sur moi. Ce calme. Toujours ce calme. Mais en dessous, la fêlure. Que je n'aurais pas vue avant. Que je vois maintenant parce que je le connais. Parce que j'ai appris à lire les micro-expressions de son visage comme il a appris à lire les miennes. La mâchoire qui se crispe une fraction de seconde. La pupille qui se dilate. Le souffle qui se suspend.
Sa voix quand il parle est posée. Maîtrisée. Comme toujours. Mais il y a un tremblement dedans. Un fil qui vibre. Quelque chose qui dit : je suis à votre merci. Je choisis d'y rester.
— J'aime ce que vous faites. Continuez.
Six mots. Dits dans un souffle. Une fêlure à peine audible dans la dernière syllabe.
Ces six mots sont le plus beau cadeau qu'il m'ait fait ce soir. Plus beau que la plume. Plus beau que les trois orgasmes. Plus beau que les trente minutes. Il me fait confiance. Avec son plaisir. Avec son corps. Avec son abandon. Il choisit mes mains plutôt que les siennes. Ma direction plutôt que la sienne. Ma bouche plutôt que son contrôle.
Je reprends. Cette fois je ne m'arrête pas.
Ma bouche plonge sur lui. Profonde. Sans retenue. Ma gorge ouverte. Son sexe au fond. Mon doigt sur sa prostate qui insiste. Appuie. Masse. Les deux rythmes synchronisés dans une cadence qui ne laisse plus de place au contrôle. Ma tête qui monte et descend. Rapide. Mes lèvres serrées. Ma langue qui frappe le frein à chaque remontée. Mon doigt qui presse, relâche, presse.
Il monte. En quelques secondes. Tout ce qui a été retenu trois fois déferle d'un coup. Son dos se cambre. Violemment. Ses hanches poussent vers ma gorge. Ses mains se crispent dans mes cheveux. Ses cuisses se referment autour de ma tête.
— Je vais…
— Oui. Venez. Dans ma gorge. Je prends tout.
Mes mots vibrent autour de son sexe. Le son. La vibration. Le sens. Tout converge.
Son sexe gonfle dans ma bouche. Pulse. La première vague de sperme frappe le fond de ma gorge. Épaisse. Abondante. J'avale. Ma gorge se contracte autour de lui. Il gémit. La deuxième vague. Plus forte. J'avale. La troisième. Quatrième. Il jouit dans ma bouche en jets longs. Puissants. Son gémissement est profond. Continu. Pas le gémissement d'un orgasme habituel. Plus long. Plus grave. Mon doigt sur sa prostate amplifie chaque spasme. Prolonge chaque vague. Transforme ce qui aurait été un pic bref en une plaine de plaisir qui s'étend. Chaque jet est suivi d'une contraction prostatique qui en déclenche un autre. Son corps ne sait plus s'il jouit une fois ou dix. Les vagues se chevauchent. Se superposent.
Ses hanches poussent. S'enfoncent dans ma gorge. Je prends. Tout. Chaque goutte. Chaque spasme. Ma bouche serrée autour de lui. Ma gorge qui avale. Mon doigt qui masse à travers les contractions.
Quand la dernière vague passe, je ne m'arrête pas tout de suite. Ma bouche ralentit. Devient douce. Tendre. Le rituel. Mon rituel. Ma langue qui recueille chaque trace. Qui le nettoie. Qui l'apaise. Son sexe faiblit entre mes lèvres. Doucement. Je le garde en bouche pendant qu'il ramollit. Le berce de ma langue. Une berceuse pour son sexe épuisé.
Mon doigt se retire de lui. Lentement. Il gémit à l'absence. Comme moi quand il se retire. Ce gémissement de vide. De perte. Qui dit : restez.
Je remonte contre lui. Ma joue sur sa poitrine. Son cœur qui cogne. Son souffle court. Sa main dans mes cheveux. Nous restons ainsi un moment. En silence.
Puis je lève la tête.
— Je continue ?
Sa main s'arrête dans mes cheveux.
— Plait-il ?
— Je continue.
Ce n'est plus une question. C'est une affirmation. Je me redresse. Le regarde. Ses yeux encore voilés de plaisir. Son sexe mou contre sa cuisse. Il n'a pas besoin d'être dur pour ce qui vient.
Je me lève du lit. Il me suit du regard. Curieux. Je traverse la chambre. Le placard. Deuxième étagère. Au fond. Je sais où il le range. Je l'ai vu le ranger après la dernière fois. Le harnais. Le gode en silicone.
Je reviens vers le lit. Le harnais dans une main. Le gode dans l'autre. Il me regarde. Son corps détendu. Ses yeux suivent mes gestes.
Un sourire naît sur ses lèvres. Lent. Mi-énigmatique. Mi-approbateur. Comme s'il voyait une chose qu'il espérait sans oser l'attendre. Comme si ce moment confirmait quelque chose qu'il savait depuis longtemps. Que je finirais par venir ici. De moi-même.
Il ne dit rien. Il n'a pas besoin de parler.
Je m'équipe. Debout au pied du lit. Ses yeux sur moi. Pas de bas cette fois. Pas de porte-jarretelles. Pas de dentelle. Pas de mise en scène. La première fois c'était un rituel qu'il avait orchestré. La transformation visuelle. La féminité et le phallus. Cette fois c'est brut. C'est nu. C'est moi.
Le harnais sur mes hanches. Mes doigts connaissent les sangles maintenant. N'hésitent plus. La boucle gauche. La droite. L'ajustement. Le gode qui se fixe. La base contre mon clitoris. Cette pression excitante.
Je ne me regarde pas dans le miroir cette fois. Je n'en ai pas besoin. Je sais ce que je suis. Ce que je fais. Pourquoi je le fais.
Je monte sur le lit. Me positionne entre ses jambes.
— Restez sur le dos. Je veux voir vos yeux.
Il ne bouge pas. Ses jambes s'écartent pour moi. Ses bras le long du corps. Il n'a pas besoin d'être dur. Son sexe repose, mou. Mais le reste de son corps est vivant. Ouvert. Réceptif. L'orgasme précédent a fait tomber toutes les barrières. Tous les murs. Il est nu au-delà de la nudité.
Du gel. Abondant. Sur le gode. Sur mes doigts. Entre ses fesses. Je le prépare. Un doigt d'abord. Il est encore ouvert de la stimulation précédente. Son muscle m'accueille sans résistance. Me reconnaît. Je trouve la prostate. Appuie doucement. Son souffle se coupe. Un frisson traverse tout son corps.
Deux doigts. Il gémit. Bas. Profond. Je masse. Prépare. Ouvre. Prends le temps même si son corps est déjà prêt. Parce que le temps fait partie du don. La patience fait partie de l'amour.
Je retire mes doigts. Positionne le gode contre lui. Me penche vers son visage. Tout proche. Mon souffle sur ses lèvres. Mes yeux dans les siens.
— Regardez-moi.
Il me regarde. Ses yeux. Ce regard que je connais. Qui me guide. Qui me tient. Qui me porte. Sauf que ce soir, dans ce regard, il y a de la confiance nue. Du lâcher-prise. De l'abandon. Les mêmes choses qu'il voit dans mes yeux quand il m'attache. Quand il me bande les yeux. Quand il entre en moi. Inversées. Reflétées. Parfaites.
Je pousse. Le gode entre en lui. Lentement. Son souffle se suspend. Reprend. Ses yeux ne quittent pas les miens. Je vois chaque sensation traverser son visage comme un paysage vu par la fenêtre d'un train. L'inconfort initial. L'ouverture. L'adaptation. Le moment où quelque chose bascule. Où l'inconfort devient chaleur. La chaleur devient plaisir. Le plaisir devient besoin.
Plus profond. La base du gode appuie sur mon clitoris. Sourde. Chaude. La pression constante.
Je suis en lui. Pleinement.
Un silence. Vaste. Rempli de tout.
— Vous me sentez ?
— Oui.
Sa voix est basse. Différente. La voix d'un homme qui reçoit. Qui accueille. Qui s'ouvre.
Je commence à bouger. Mes hanches roulent. L'ondulation part de mon bassin. Monte dans ma taille. Fluide. Souple. Le gode bouge en lui. Cherche l'angle. Trouve. Sa bouche s'ouvre. Un son. Grave. Involontaire.
— Là ? Comme ça ?
Un gémissement pour seule réponse.
Je maintiens l'angle. Mes hanches trouvent un rythme. Doux d'abord. Régulier. Le gode presse sa prostate à chaque mouvement. Son visage me le dit. Ses mains agrippent le drap. Des sons sortent de sa bouche qu'il ne contrôle plus.
— Ne me quittez pas des yeux.
Ses yeux dans les miens. Voilés. Je vois sa maîtrise se poser. Il la dépose. Comme la première fois. Consciemment. Il me donne son abandon. Mais cette fois c'est différent. La première fois il m'a guidée pour que je le prenne. Cette fois je prends seule. Il n'a rien à faire. Rien à diriger. Juste à recevoir. Juste à sentir. C'est peut-être plus difficile pour lui que tout le reste.
— Vous êtes beau quand vous vous abandonnez. Vous le savez ?
Sa main trouve ma hanche. Se crispe. Pour s'ancrer.
J'accélère. Mes hanches ondulent plus vite. Le rythme monte. Mes coups de reins gagnent en amplitude. Ronds. Souples. Puissants. Mon bassin qui roule. Mes cuisses qui travaillent. La base du gode qui frotte mon clitoris à chaque mouvement. Le plaisir monte en moi aussi.
— Je sens le gode qui appuie sur mon clitoris à chaque coup de reins. Chaque fois que je m'enfonce en vous, je sens du plaisir aussi. Vous me faites du bien même quand c'est moi qui vous prends.
Je murmure. Tout bas. Mes mots sont pour lui seul. Pour cet espace entre nous que personne d'autre ne connaît. Que personne d'autre ne connaîtra.
— C'est moi qui vous fais ça. Moi. Personne d'autre. Juste moi.
Mes hanches accélèrent encore. Le gode plonge en lui. Plus fort. Plus profond. Le rythme s'installe. Soutenu. Puissant. Mes coups de reins sont amples. Le son de mon bassin contre le sien. Régulier. Charnel. Ses jambes s'ouvrent davantage. Ses mains lâchent le drap. Trouvent mes cuisses. Se cramponnent.
Des sons sortent de sa bouche. Graves. Continus. Ces sons que je suis la seule à entendre. La seule à provoquer. Chaque gémissement est une confirmation. Chaque râle un remerciement.
Sa tête bascule en arrière. Ses yeux se voilent. Reviennent sur moi. Se voilent à nouveau. Il lutte pour rester dans mon regard. Pour rester avec moi pendant que le plaisir l'emmène ailleurs.
— Restez avec moi. Les yeux sur moi. Je veux vous voir.
Il revient. Ses yeux dans les miens. Noyés. Des larmes au bord de ses cils. Comme la première fois. Le dépassement. L'immensité. Cet homme qui tient tout. Qui porte tout. Qui guide tout. Il pleure presque de plaisir sous mes hanches. Sous mes coups de reins. Sous moi.
Mon cœur se fend. Se remplit. Se fend à nouveau. Plus grand à chaque fissure.
— Laissez-vous aller. Je suis là. Je vous tiens.
Ses propres mots. Retournés comme un miroir. Posés sur lui comme une douce couverture.
Son corps commence à trembler. Les premières ondes. Différentes de l'orgasme éjaculatoire. Plus profondes. Plus vastes. Plus lentes à venir. Ça monte du fond de lui. De cet endroit que seul le gode atteint. Sa prostate stimulée à chaque coup de reins. Son corps déjà ouvert par l'orgasme précédent. Plus aucune résistance. Plus aucun mur. Le plaisir entre en lui sans frapper.
Je ne ralentis pas cette fois. Au contraire, mes hanches frappent plus fort. Plus profond. Mes coups de reins sont puissants. Souples. Mon bassin qui ondule avec une fluidité que mon corps a trouvée seul. Innée. Féminine. La base du gode martèle mon clitoris. Le plaisir monte en moi aussi. Pas au point de jouir. Au point de brûler. De me consumer de l'intérieur en même temps que je le consume.
— Venez. Pour moi. Donnez-moi tout.
La vague le prend.
Elle ne ressemble à rien de ce que j'ai vu. Ni au premier orgasme prostatique, qui était une découverte. Ni à l'orgasme éjaculatoire de tout à l'heure. Celle-ci est un raz-de-marée. Son corps entier se contracte. Se relâche. Se contracte. Pas par à-coups. Par vagues longues. Immenses. Qui le traversent de bas en haut. Son dos se cambre. Retombe. Se cambre à nouveau. Ses mains lâchent mes cuisses. Agrippent mes hanches. Me plaquent contre lui. Me tirent en lui. Au plus profond.
Le son qui sort de sa gorge est continu. Animal. Plus fort que la première fois. Plus plein. Plus long. Parce que son corps est déjà ouvert. Déjà familiarisé. Les murs sont tombés. Il n'y a plus rien entre lui et le plaisir. Plus rien entre nous.
Du liquide prostatique s'écoule de son sexe mou. Clair. Abondant. Sur son ventre. Sur ma peau. Il jouit sans érection. Sans éjaculation. Juste cette vague qui le secoue. Qui ne finit pas. Qui s'étend dans son corps comme un incendie.
La différence avec la première fois est dans ses yeux. La première fois il était surpris. Cette fois il est là. Présent. Ses yeux dans les miens. Mouillés. Mais ouverts. Il me regarde jouir de son plaisir. Il voit ce que ça me fait. La fierté. L'amour, ce mot que je n'ose pas lui dire. La puissance de donner. Il voit tout ça dans mes yeux pendant que son corps se défait sous moi.
Ses larmes coulent. Silencieuses. Je me penche. Sans m'arrêter de bouger en lui. Mes lèvres sur ses paupières. Je goûte ses larmes. Ma bouche contre son oreille.
— Je suis là. Je vous tiens. Vous êtes magnifique. Vous êtes à moi en cet instant comme je suis à vous. Toujours.
La vague dure. Plus longtemps que toutes les autres fois. Son corps tremble contre le mien. Ses bras se referment autour de moi. Me serrent. Si fort que mes côtes protestent. Je le laisse serrer. Il a besoin de s'accrocher. Comme j'ai eu besoin quand la plume m'a fait exploser. Comme j'ai eu besoin quand sa cravache m'a fait jouir debout. Comme j'aurai encore besoin.
Je ne bouge plus. Je reste en lui. Immobile. Le gode profond. Mon poids sur lui. Ma poitrine contre la sienne. Mon cœur contre le sien. Deux cœurs qui battent. L'un dans l'autre.
Quand ça finit, le silence est total.
Il n'y a plus que nos souffles. Nos cœurs. Nos peaux.
Je me retire. Avec une lenteur infinie. Il gémit. Ce son fragile. Ce son de vide. Ce son qui me brise. Qui me construit.
Je défais le harnais. Les sangles. Les boucles. Mes gestes sont calmes. Précis. Le gode tombe sur le lit. Je suis nue. Juste moi. À côté de lui. Nu. Juste lui.
Je m'allonge contre son flanc. Ma tête sur sa poitrine. Sa main trouve la mienne. Nos doigts s'entrelacent. Son cœur bat sous ma joue. Encore rapide. Qui ralentit. Battement par battement.
Silence. Long. Plein. Habité.
C'est lui qui parle en premier. Ce qui est rare dans nos après.
— Vous savez ce que vous venez de faire ?
— Oui.
— Non. Pas juste l'acte. Vous avez décidé seule. Vous êtes allée chercher le harnais seule. Vous m'avez pris sans que je vous le demande. Sans que je vous guide. Vous avez su quoi faire. Où aller. Comment me toucher. Vous avez su.
Un silence. Sa main serre la mienne.
— La femme que j'ai attachée il y a quelques temps, les poignets tremblants, les yeux bandés, le cœur qui battait à tout rompre… Cette femme-là n'aurait jamais fait ça.
— C'est grâce à vous.
— Pas seulement. C'est grâce à vous aussi. Je n'ai fait qu'ouvrir des portes. C'est vous qui les avez franchies. À chaque fois. La corde. La cravache. L'escalier. L'anal. La plume. Ce soir. C'est vous qui avez choisi. À chaque fois.
Sa poitrine se soulève sous ma joue. Un soupir profond.
— Cet orgasme. Le dernier. Avec le gode.
Il se tait. Cherche ses mots. Lui qui a toujours les mots.
— Le premier était physique. Votre bouche. Votre doigt. Magnifique. Intense.
Un silence.
— Le deuxième, c'est vous qui l'avez décidé. Pas moi. Vous êtes allée chercher le harnais. Vous l'avez mis seule. Vous m'avez regardé dans les yeux. Vous m'avez pris. Sans me demander. Sans hésiter. Parce que vous saviez que c'était ce que vous vouliez me donner. Ce que vous seule pouviez me donner.
Sa voix est basse. Dépouillée. Ce registre que je ne lui connais que dans ces moments d'après. Quand les masques sont tombés. Quand il n'y a plus ni dominant ni soumise. Quand il n'y a plus de rôles. Juste deux personnes nues l'une contre l'autre.
— Personne ne m'a jamais donné ça. Ce que vous m'avez donné ce soir. Ce n'est pas le plaisir. C'est le fait que vous saviez. Que vous n'aviez plus besoin de moi pour savoir. Que ce que je vous ai appris vit en vous maintenant. Et que vous l'utilisez pour moi. Pour nous.
Il s'arrête. Déglutis.
— C'est le plus beau cadeau qu'on m'ait jamais fait.
Quelque chose de chaud et d'immense se répand dans ma poitrine. Sans mot. Ou avec un mot que nous ne prononçons pas. Qui flotte entre nous comme un parfum. Qui est là. Partout. Dans chaque geste. Chaque silence. Chaque don.
Je me serre contre lui. Plus fort.
— Vous m'avez dit un jour que ce qui vous plaisait par-dessus tout c'était de voir mon désir, murmure-t-il. D'être ma source de plaisir.
— Oui, c'est vrai, toujours.
— Ce soir vous avez été bien plus que ça. Vous avez été… souveraine.
Le mot me traverse. Souveraine. Ni soumise, ni dominante. Souveraine. Libre de choisir quand s'offrir et quand prendre. Quand s'agenouiller et quand se tenir debout. Quand recevoir et quand donner. Quand me jeter à ses pieds en suppliant et quand aller chercher un harnais pour le faire jouir. Libre. Pleinement.
Un long silence. Nos souffles qui ralentissent. Nos cœurs qui se synchronisent. Sa peau sous ma joue.
— Qu'est-ce que vous allez me faire vivre d'autre ?
Ma voix est légère. Joueuse. Après la plume. Les larmes. Le don. Le gode-ceinture. Après tout ça, cette légèreté est un miracle. La preuve que nous pouvons traverser les profondeurs et revenir à la surface en souriant.
Il rit. Doucement. Sa poitrine qui bouge sous ma joue.
— Cela dépend. Qu'est-ce que vous avez envie de découvrir ?
La question me fait réfléchir. Avant lui, je ne savais pas ce que je voulais. Je savais ce que je ne voulais pas. Ne pas être rabaissée. Ne pas être utilisée. Ne pas avoir mal sans raison. Le reste était flou. Un désir sans forme. Un besoin sans nom.
Maintenant je sais. Pas tout. Loin de tout. Mais tellement plus qu'avant. Mon corps connaît des plaisirs dont j'ignorais l'existence. Mon esprit a traversé des peurs que je croyais insurmontables. Mes mains savent donner un plaisir que je ne soupçonnais pas pouvoir offrir.
— Je ne sais pas encore. Mais j'ai hâte.
Silence. Puis, je continue.
— Et je me demande aussi…
— Quoi ?
— Ce que je pourrais vous offrir en retour. De tout ce que vous me donnez. De tout ce que vous m'apprenez. Ce soir j'ai su trouver le harnais seule. J'ai su vous amener au bord et vous y maintenir. J'ai su choisir. La prochaine fois, est-ce que je saurai trouver ? Qu'est-ce que je saurai vous offrir que je ne soupçonne même pas encore ?
Sa main dans mes cheveux. Lente. Tendre.
— Vous me surprendrez. J'en suis certain.
— Comment vous pouvez en être certain ?
— Parce que vous me surprenez à chaque fois.
Je souris contre sa peau. Mon corps est lourd. Comblé. Endolori de la meilleure des manières. Sept jours de privation. Quatre orgasmes de plume, de langue, de doigts et de chevauchée. Le pouvoir de l'avoir fait jouir deux fois. De deux façons différentes. Ses larmes. Les miennes. Toutes mélangées sur l'oreiller.
Je ferme les yeux.
Quelque part dans cette chambre, dans les bras de cet homme, une femme qui a tenu sept jours sans jouir vient de découvrir que la privation peut être un cadeau. Que le moins peut créer le plus. Qu'une plume peut être plus puissante qu'une cravache. Que le plus beau pouvoir n'est pas celui qu'on prend mais celui qu'on reçoit quand quelqu'un vous dit : je vous laisse faire.
Sa respiration ralentit sous ma joue. Régulière. Profonde. Sa main dans mes cheveux s'alourdit. Il s'endort le premier. Ce qui est rare. Ce qui dit quelque chose sur ce qu'il a traversé aujourd'hui. Sur ce que je lui ai fait traverser.
Je reste éveillée encore un moment. À écouter son souffle. À sentir sa chaleur. À penser à tout ce qui est possible. Tout ce qui reste à découvrir. Tout ce que nous allons vivre.
La prochaine fois.
Et toutes les autres.
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Swan75
26 octobre 2026 à 07:24
Ce renversement est... renversant. Quelle belle offrande d'un homme à son amante ! Et quelle belle réponse elle a su lui apporter ! Merci.

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