Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Seule — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Seule
Chapitre 4
Un jour, chez moi, tu as oublié ton bas. T’en souviens-tu ? Un caleçon boxer bleu, avec de petits pois qui le parsèment ; comme ton sperme a un jour parsemé mon visage. Des petits pois ridicules, si je puis me permettre, des petits pois devant lesquels je me suis retenue d’esquisser un sourire.
Un jour, tu es parti et, erreur malheureuse (mais que tu n’as jamais réparée d’ailleurs) tu as laissé derrière toi autre chose que l’amertume de ton sperme et le goût de t’avoir vu.
Je t’ai écrit, alors « tu as oublié un sous-vêtement bleu chez moi ». Tu n’as jamais répondu ; tu as manqué à le reprendre. Je l’ai gardé.
J’ai fait l’erreur de le laver, en vue de te le rendre, d’effacer du tissu le parfum de ta queue, que je reconnais parmi les autres à sa senteur discrète, la saveur de tes couilles imprégnant le coton.
Est-ce que tu le sais ? La fragrance de tes couilles est le parfum de l’amour.
Tu ne le sais pas. Tu ne le sais pas et, si tu le savais, tu ne saurais pas le dire.
Un jour, tu es parti et, erreur malheureuse (mais que tu n’as jamais réparée d’ailleurs) tu as laissé derrière toi autre chose que l’amertume de ton sperme et le goût de t’avoir vu.
Je t’ai écrit, alors « tu as oublié un sous-vêtement bleu chez moi ». Tu n’as jamais répondu ; tu as manqué à le reprendre. Je l’ai gardé.
J’ai fait l’erreur de le laver, en vue de te le rendre, d’effacer du tissu le parfum de ta queue, que je reconnais parmi les autres à sa senteur discrète, la saveur de tes couilles imprégnant le coton.
Est-ce que tu le sais ? La fragrance de tes couilles est le parfum de l’amour.
Tu ne le sais pas. Tu ne le sais pas et, si tu le savais, tu ne saurais pas le dire.
Un jour, alors que j’étais à genoux devant toi, la mâchoire douloureuse des efforts que je faisais pour te plaire, tu as fait le beau. « Nanananni, tu es au courante ? Nananan, tu es au courante ? »
Tu l’as répété deux fois.
J’ai trouvé ça charmant : cet homme si dur, si fier et dont la grammaire demeurait celle d’un collégien.
Je me serais moquée de toi si je l’avais osé. À défaut, je te raille ici, où tu ne me liras pas.
Tu l’as répété deux fois.
J’ai trouvé ça charmant : cet homme si dur, si fier et dont la grammaire demeurait celle d’un collégien.
Je me serais moquée de toi si je l’avais osé. À défaut, je te raille ici, où tu ne me liras pas.
Lorsque tu appris que j’avais des origines russes, tu en fus enchanté : « ah, bonne petite suceuse de l’Est, ça, bonne suceuse russe ».
Je ne suis pas russe, avais-je voulu te dire. Mais j’ai fermé ma gueule et t’ai laissé parler.
Ma francité, si je puis m’exprimer ainsi, a également attiré ton attention.
Un soir, en voiture, tu as ricané « petite française de mes couilles, alors on aime sucer, hein ? ».
J’ai répondu oui. Je répondrais sans doute oui à nouveau si tu me le redemandais. Même si tu rigoles, même si tu me regardes de haut. Même si tu me méprises comme si je ne t’aimais pas.
Je tiens à dire que je te trouve terriblement méchant.
Je ne suis pas russe, avais-je voulu te dire. Mais j’ai fermé ma gueule et t’ai laissé parler.
Ma francité, si je puis m’exprimer ainsi, a également attiré ton attention.
Un soir, en voiture, tu as ricané « petite française de mes couilles, alors on aime sucer, hein ? ».
J’ai répondu oui. Je répondrais sans doute oui à nouveau si tu me le redemandais. Même si tu rigoles, même si tu me regardes de haut. Même si tu me méprises comme si je ne t’aimais pas.
Je tiens à dire que je te trouve terriblement méchant.
Tu m’as appelé, récemment, sans que je te réponde - souriant, pourtant, d’un sourire de victoire, de ce que tu penses à moi et que tu me choisisses pour te vider les couilles. Et c’est triomphante que je m’avance sous la pluie, sous ma capuche, songeant à ton appel, à l’honneur que tu te tenais prêt à me faire.
Je n’ai pas répondu. Je te hais. Je ne t’ai pas répondu parce que je te hais, et que tu ne fais rien pour endiguer cette haine. Tu es un mauvais maître. Tu fais des chiennes pour les abandonner et en fabriquer d’autres. J’ai le sentiment, il faut bien que je le dise, d’être à la SPA.
Je n’ai pas répondu. Je te hais. Je ne t’ai pas répondu parce que je te hais, et que tu ne fais rien pour endiguer cette haine. Tu es un mauvais maître. Tu fais des chiennes pour les abandonner et en fabriquer d’autres. J’ai le sentiment, il faut bien que je le dise, d’être à la SPA.
Où es-tu ? Où es-tu quand j’ai besoin de toi ? Où es-tu quand, allongée, affaissée sur mon oreiller blanc, je guette tes appels, pantelante ? Où es-tu quand j’ai envie que tu sois là ? Où es-tu quand ta chienne a besoin d’être pénétrée, quand elle souffre et que son corps entier lui rappelle qu’elle n’est rien, que sa nature même est altérée, diminuée, tant que tu ne l’honores pas de ta queue ?
Tu es nulle part. Tu n’es pas là. Tu vagabondes dehors comme un méchant homme ; ce dehors que tu connais si bien et dont j’ignore tout, tant je mets d’énergie à passer recluse le plus clair de mon temps.
Tu es nulle part. Tu n’es pas là. Tu vagabondes dehors comme un méchant homme ; ce dehors que tu connais si bien et dont j’ignore tout, tant je mets d’énergie à passer recluse le plus clair de mon temps.
Sache, mon Maître, que je t’attends, que je pense à toi le jour et que j’en rêve la nuit ; que je guette le jour où tu m’achèteras un collier, un collier et une laisse pour me conduire auprès de toi et te servir.
Je te hais profondément.
Je ne te le dirai jamais. Tu ne comprendrais pas. Tu sourirais un peu, moqueur, vaguement fier. Tu montrerais peut-être à tes amis, comme tu leur as montré que je pouvais les sucer aussi, si c’était sur ton ordre.
Quand tu viendras, je t’accueillerai, nerveuse. J’essayerai de placer quelques mots désagréables dans le peu de phrases que nous échangerons.
Ce sera mon petit plaisir.
Je te hais profondément.
Je ne te le dirai jamais. Tu ne comprendrais pas. Tu sourirais un peu, moqueur, vaguement fier. Tu montrerais peut-être à tes amis, comme tu leur as montré que je pouvais les sucer aussi, si c’était sur ton ordre.
Quand tu viendras, je t’accueillerai, nerveuse. J’essayerai de placer quelques mots désagréables dans le peu de phrases que nous échangerons.
Ce sera mon petit plaisir.
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Commentaires ()
Néanmoins, l'érotisme est torride.
En ce qui concerne la haine du « Maître », ça vient globalement du fait d’aimer (ou être maladivement attachée) sans être aimée, d’attendre de l’autre qu’il adopte un rôle qu’il refuse de prendre pour elle.
Ces petits chapitres sont très très très inspirés de quelqu’un que je connais, mais je ne sais pas encore si j’ai envie de revenir sur les moments précis qui ont déclenché cette colère.