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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma jeunesse se cherche — Chapitre 4 · Bidasses en manque

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Remi22000
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Ma jeunesse se cherche

Chapitre 4 · Bidasses en manque

Après ma découverte de la sexualité entre copains au lycée, j'ai cru découvrir l'Amour avec Joël qui me baisait si bien, mais me trompait autant avec des garçons qu'avec des filles. Un jour, il a disparu de ma vie ! Quand mon CDD s'est terminé, je n'ai pas retrouvé de travail, et après avoir entendu maintes fois « reviens après ton service militaire », j'ai demandé à être incorporé, ce qui s'est fait en octobre pour un an.
Deux mois de classes dans un régiment de transport à Fontainebleau. Le rythme est élevé entre les entraînements, les cours de conduite et de mécanique sans oublier les défilés, les corvées, le sport et les vaccinations. Nous sommes dans une chambrée de 32, soit deux rangées face à face de huit lits sur deux hauteurs. Inutile de commenter l'odeur de mecs le matin au lever. Le bon endroit pour voir de belles bites et de jolis culs musclés se trouve aux douches collectives. Cependant, les occasions de draguer sont quasi inexistantes. Le manque d'intimité, le discours macho dominant et la fatigue le soir limitent mes ardeurs au seul voyeurisme, d'autant que selon la rumeur, notre libido est calmée puisqu'ils « nous mettent du bromure dans le vin ». Parmi tous les camarades, je lie une amitié avec Bruno, 20 ans, comptable de son métier. Il est ici, car il a déjà le permis de conduire. C'est aussi un grand sportif qui court des marathons et qui est classé dans la région nord.
Un adjudant lui a annoncé qu'après les classes, il devrait être muté dans un bataillon où il pourra courir pour son régiment.
Nous nous complétons. Je l'aide pour les cours de mécanique et, comme il est très sportif, il m'aide lorsque les entraînements sont très intensifs. Je ne lui dis pas, mais, plus petit que moi, le teint pâle, avec de légères taches de rousseur, il me rappelle Joël. Musclé et fier de son corps, il reste le plus souvent torse nu dans la chambrée avec juste le short réglementaire. Chaque fois qu'il va à la douche, je le suis. Comme nous faisons beaucoup d'activités, c'est souvent. Alors, je le regarde savonner ses pectoraux, ses abdos, ses cuisses, ses boules ainsi que son sexe puis se rincer longuement. Comment dire, pour moi, c'est un athlète qui me fait penser aux statues grecques. Parfois il me dit :
— Tu rêves à quoi Rémi ? »
J'arrive seulement à bégayer que je pense à des filles. Le soir, c'est bien à lui que je pense. Je l'imagine nu, comme sous la douche au lancer du javelot où sa queue se balance pendant qu'il prend son élan, cuisses tendues, son bras puissant projette le pilum en avant, tandis que son corps pivote et montre ses fesses qui me font rêver. Ensuite, il s'exerce à la lutte, corps à corps, je me vois comme avec Joël au Lycée (voir épisode précédent). Il gagne évidemment, mais je ne pouvais résister à la douceur de son corps qui me bat et me fait du bien.
Enfin, il enchaîne avec une course entre Marathon et Athènes. Je le vois, nu, comme le messager grec Phidippidès, courir les 42,195 kilomètres... Je me vois à chaque ravitaillement le désaltérer, éponger sa sueur, masser ses cuisses et mollets et soigner ses pieds. Évidemment, il gagne et reçoit les lauriers avant de défiler devant la foule en délire. Je suis derrière lui sur le char qui tourne dans l'arène, tenant les lauriers au-dessus de sa tête. Mes yeux ne quittent pas son petit cul qui tressaute au rythme du pas des chevaux.
Il a gagné, j'ai perdu, je suis à son service. Chez les Grecs anciens, il est normal que les maîtres initient la jeunesse à la littérature, à la guerre et à l'amour. Le soir venu, il m'entraîne dans la Domus qui lui a été offerte, et sans s'attarder au Péristyle, il m'invite donc au Gynécée où se trouve la Thala-Mos pour s'allonger aussitôt sur la Couche où je vais le laver, le masser et le parfumer.
Je passe une éponge sur son dos, ses cuisses et ses fesses sublimes, j'insiste sur ses pieds meurtris, l'essuie puis passe un onguent sur toute cette peau qui me fait rêver. Je commence à masser longuement ses mollets puis remonte progressivement vers ses cuisses presque tétanisées par l'effort qu'il a enduré et termine par les bras, les épaules et le dos. Il est bien. Il est si mignon quand il dort ! Maintenant, ce sont des caresses que mes mains lui prodiguent. Je me baisse un peu plus pour lui faire une bise dans le cou. Comme il ne bouge pas, je continue sur ses muscles dorsaux et descends le long de sa colonne vertébrale que je lèche. J'arrive à ses fesses et ma langue humecte sa raie du cul. Doucement, il écarte les jambes. C'est beau...
Il est réveillé et se tourne sur le dos. Je vois bien que son membre a réagi, pas encore dressé, mais plus complètement flasque. Je reprends l'éponge pour le laver de la tête aux pieds. J'insiste dans l'entrejambe dont la sueur a collé la poussière des chemins ? Il dégage une bonne odeur d'Homme. Son sexe est complètement dressé. Le mien aussi ! Cela facilite le nettoyage complet de ses bourses, de la hampe et du gland. Une fois bien essuyé, je verse du baume au creux de mes mains pour le massage du torse. Je m'applique à lui masser le visage. Sa bouche entrouverte, ses lèvres qui caressent ses lèvres sont un appel à la luxure. Je ne me laisse pas troubler...
Je passe aux pectoraux puis m'attarde sur les aréoles où je fais tournicoter mes index. Les mamelons se dressent. Je redescends pour masser les abdominaux de ce bel athlète avant de m'occuper de l'avant de ses cuisses qui ont tant donné aujourd'hui. Je bande autant que lui, et je pense avoir terminé mon massage, quand soudain, il s'assied pour me reprocher d'avoir oublié certaines parties de son corps.
Il se met alors à quatre pattes, écarte ses lobes et m'ordonne de bien lécher son fondement. Je commence par le laver, l'essuyer... C'est vrai que je n'étais pas allé si loin ! Je m'applique à oindre son sillon de baume massant, puis j'approche ma langue pour masser son petit orifice. C'est doux. J'alterne les frottements avec mon nez sur son œillet, mes doigts dans son trou et ma langue autour de son pétard... De mon autre main, je malaxe ses burnes, il frétille... Mon cul aussi !
Il se retourne sur le dos, replie ses jambes, écarte les genoux et me montre son sexe dressé ! C'est un endroit que j'ai déjà bien nettoyé. Je ne rechigne pas à aller, de nouveau, le besogner. Je commence par lui lécher les noisettes avant de les prendre en main et gober son gland. Il sent bon le musc du baume que je lui ai appliqué. Je resserre mes lèvres sur son extrémité et caresse son méat du bout de la langue. Il passe ses mains sur ma tête et appuie afin que sa bite pénètre plus profondément dans ma bouche. Je commence donc à faire coulisser sa hampe autour de mes lèvres et la cajole de ma langue. Peu à peu, l'objet de mes désirs pénètre plus profondément. Je suis heureux de lui offrir ce plaisir. Je n'oublie pas son fondement que je pénètre avec mes doigts...
Mais il me fait me relever en me disant que je lui appartiens et qu'il va baiser l'éphèbe que je suis. Je me positionne à quatre pattes, comme un soumis, et écarte les jambes pour lui donner l'accès, ma queue tendue vers le plaisir. Sans attendre, il se pose derrière moi, m'enfile deux doigts qu'il tourne et retourne...
Se badigeonne le mandrin qu'il présente devant l'entrée de ma chatte et pénètre avec son gland. Il ressort et entre à nouveau en avançant un peu plus. Il s'enfonce en moi peu à peu jusqu'à ce qu'il soit complètement entré. Il m'a dilaté rapidement. Il commence une série de mouvements d'avant en arrière. Son pieu tendu ramone mon conduit de jeune homme puis tape au fond de ma caverne. Il se saisit de mes épaules pour me pistonner encore plus fort. Je le sens bien m'embrocher, son dard coulisse dans mon tunnel et tamponne ma prostate. Ça me caresse, ça me chauffe, ça m'enivre. Le plaisir monte en moi, mes couilles s'agitent sous le coup de boutoir. Tout à coup, il saisit mon manche pour l'astiquer comme un fusil pour la parade...
Je jouis !
Et je refais surface. Ce n'était qu'un fantasme. J'ai éjaculé sur mon ventre, une de mes mains me serre encore la bite, deux doigts de l'autre dans mon cul. C'était bon quand même. Repu, je m'endors.
Je referais ce rêve souvent sans jamais le dévoiler à Bruno.
Fin novembre après les deux mois de « classes », nous sommes mutés. Nous sommes plusieurs à être nommés à Saint-Germain-en-Laye, dont Bruno. C'est là qu'est installé l'état-major de la région militaire de Paris. Nous rejoignons d'autres bidasses des incorporations précédentes. Les appelés qui ne sont pas aux cuisines sont chargés du transport en bus des personnels civils, sous-officiers et officiers subalternes entre le camp et leur domicile. Certains, les pistonnés conduisent les Généraux et Colonels en véhicules de fonction, ceux-là rentrent dans leurs domiciles parisiens.
Avec Bruno et moi sommes affectés au secrétariat du quartier général et en renfort du pool d'astreinte transport. Lui comme comptable fait de la gestion, et moi je suis chargé du planning. Résultat, dans la partie du bâtiment réservé au transport, nous sommes cinq pour deux chambrées de 32, puisque les autres rentrent chez eux... La répartition se fait naturellement. Les trois autres qui se connaissaient déjà se sont regroupés dans l'une, et nous avons la seconde pour nous deux. Le rythme est très cool, à part les horaires des bus.
Moins de sport également, et moins de douches pour mater des mecs. Le soir, après la télé et le tour au bar du foyer du soldat (l'alcool n'y est pas cher du tout), nous retournons dans la chambre. Bruno, comme avant, s'y promène torse nu... En plus, il a remplacé le short militaire par un slip de bain qui ne cache pas beaucoup ses fesses et met en valeur son paquet ! Je suis toujours en short et marcel réglementaires.
Quelques jours plus tard, l’adjudant a annoncé une revue de détail. Après avoir inspecté la partie qui héberge les appelés affectés aux services généraux (cuisine, blanchisserie, gardiennage...), il vient au service transport. Quand il arrive dans notre chambrée, seuls deux lits sont faits. Il s'exclame : « Piaule de pistonnés ». Il va donc s'acharner à tout vérifier et finit par découvrir dans des armoires des revues pornos. Il exige de savoir à qui elles appartiennent, mais nous n'en savons rien, aucun nom n'est inscrit sur les armoires. Finalement, sa colère est feinte, et visiblement, il prend son temps pour les inspecter sans oublier de lorgner régulièrement sur nous.
Heureusement, nous sommes en tenue complète. Finalement, il s'en va en jetant les magazines sur un lit. Nous respirons... Sans attendre, nous récupérons les publications que l'adjudant a jetées sur un lit. Ce sont des vieux numéros de « Lui » et de « playboy » laissés là par des anciens. Nous les feuilletons, et Bruno, comme souvent, enlève chaussures, chaussettes, chemise et pantalon ainsi que le caleçon militaire et enfile son mini-slip. J'aime voir ses fesses dedans. Je suis alors en pantalon et chemise, assis sur mon lit. Bruno s'assoit à côté de moi et commente les photos :
— Beaux nénés, tu as vu sa chatte... Putain, dire qu'on est bloqués ici et que les autres sont chez eux peut-être avec des nanas ». Après quelques pages et autant de commentaires, Bruno dit :
— Ça donne envie »
Il enfile la main dans son slip afin de mettre à l'aise son sexe qui durcit et maintenant dépasse. Moi aussi, je commence à bander... En regardant Bruno. Je le vois de près aujourd'hui, sans faire semblant et sans gêne. Il est fantastique avec ses tablettes de chocolat, ses pectoraux et ses cuisses puissantes. En ouvrant une nouvelle revue, je reste interloqué. C'est « Gay pied ». Je ne connais pas et Bruno non plus. Nous regardons des photos de mecs quasi nus. Parfois plusieurs qui s'embrassent et se caressent. Sur la double page centrale, deux mecs musclés où l'un est de dos, à genoux, montrant ses fesses et son dos nus, mais cachant avec sa tête le sexe de l'autre nu également.
Bruno commente :
— Tu crois qu'il le suce ? » comme je ne réponds pas, il poursuit :
— Sûrement... J'ai une copine qui aime ça... et toi ? »
Heureusement, il n'attend pas ma réponse, tourne les pages, compare avec les fesses des filles, et se lance dans le récit de sa dernière aventure féminine. Tout à coup, il s'arrête et me demande :
— Tu ne dis rien ! As-tu une copine ?... Tu as l'air fasciné par ces garçons, c'est vrai qu'ils sont beaux, viens, on va comparer.
Il m'enlève alors ma chemise :
— Tu n'es pas mal. En slip de bain, les filles doivent te manger des yeux. Au fait, j'en ai un autre...
Il se lève le sort de son armoire et me le donne. J'enlève mon pantalon, me tourne, enlève le caleçon et enfile le slip qu'il m'a tendu. Ce dernier est plus grand que le sien. Bruno sourit :
— Tu n'étais pas obligé de te tourner, je t'ai vu à la douche, d'ailleurs, tu ne te gênes pas pour m'observer.
Je rougis comme une pivoine. Bruno a dégrafé les pages de plusieurs revues pour les étaler sur le lit. Nous sommes debout en face des photos pour admirer les corps nus et lisses. Sur l'une, un homme en position lascive montre son sexe demi-bandé déjà d'une belle dimension. Celui de Bruno dépasse maintenant largement du slip. Mon cœur s'accélère quand il me dit :
— On ne voit pas le tien, le slip est trop grand.
Ce faisant, il enlève le sien et s'approche de la photo.
— C'est pas mal, mais sur la photo, il n'est pas au maximum.
Comme il me regarde, je me sens obligé de faire comme lui.
Aussitôt, Bruno s'approche de moi. Bite contre bite. Il les prend dans ses mains les compare :
— La mienne est plus longue, la tienne plus grosse, tu crois qu'elles peuvent encore se développer à force de servir ?
Je ne sais pas quoi dire, peu importe, il n'attend pas de réponse et a commencé à se branler :
— Putain, presque deux semaines sans baiser !
En réalité, il nous branle, car ses mains sont crispées sur nos deux sexes. Je suis pris d'une folle pulsion. Je le pousse brutalement en travers du lit. Son dos se pose sur les photos de mecs nus, ses jambes pendent au sol. Je lui écarte les cuisses et prends son membre en bouche. Il résiste à peine... Rapidement, il appuie ses mains sur ma tête et je lui fais une sucette avec ma langue. Maintenant, Bruno se laisse faire et je peux lui presser les grosses couilles dans leur sac. J'évite de lui toucher le cul, car je sais que ça peut bloquer un mec. Cela a été mon cas pendant longtemps.
Mes lèvres encerclent sa colonne de chair et descendent le long de son chibre puis remontent vers son gland. J'abandonne un instant ses testicules pour aller caresser ses tétons. Puis je reviens à l'essentiel. Je lèche sa tige sur toute sa longueur, enroule ma langue autour de cette colonne tendue. Mes lèvres entourent le gland tandis que le bout de ma langue chatouille le méat par lequel j'espère recevoir son sperme. Sa respiration est saccadée. Il n'a pas besoin de parler pour que je comprenne qu'il en veut plus...
Je me penche encore pour avaler le membre, et dans un mouvement de va-et-vient, je le pompe. Il a posé ses mains sur ma tête pour me fourrer davantage. Mes mains s'activent sur ses burnes et lui font des papouilles. Quand je recule, je lui caresse le frein et l'extrémité du pénis avec la langue. Brusquement, il m'impose une pénétration profonde en bloquant ma tête sur son pubis.
Bruno est pris d'un spasme qui envoie un jet de sa sauce dans ma bouche puis un second. C'est épais. Il me relâche et son sperme continue de couler sur son ventre. Je me retiens de l'embrasser sur la bouche, car je crains sa réaction. Il émerge lentement pour me dire :
— Ça alors, tu suces mieux que ma copine !
C'est gagné, il a aimé. Je m'allonge auprès de lui pour lécher le sperme sur son ventre et lui demande s'il veut bien me masturber. Il hésite, alors je précise :
— Rien que me masturber, tu me dois bien ça !
Il prend alors ma bite en main, la caresse et, comme il le ferait pour lui, me branle doucement. De mon côté, je ne l'oublie pas et tout en suçant ses mamelons, je lui saisis le sexe et m'en occupe. Il ne tarde pas à bander à nouveau. J'aime lui faire ça ! Mes caresses sur son corps renforcent mon propre plaisir et compensent un peu ses gestes maladroits. Après tant d'excitation, mon sexe s'arc-boute et je jouis dans sa main et sur nos corps. Il ne tarde pas à faire de même.
Nous sommes repus de plaisir et restons là calmement. Je vois que Bruno est pensif :
— Dis-moi Rémi, tu as l'air d'aimer sucer les bites... Tu le fais souvent ?
Je ne vais pas lui avouer que je suis quasi gay puisque je n'ai pas connu de filles. Je lui mens donc un peu, et lui raconte que ça date de mes années de lycée et que maintenant, je suis porté sur les filles, mais quand il n'y en a pas... Il me répond :
— Je préfère ça parce que je n'aime pas le sexe avec les garçons. Mais là, tu fais ça bien ! Et j'ai aimé...
La situation étant éclaircie, Bruno, car c'est toujours lui qui prenait l'initiative, se présentait les soirs de solitude, nu au pied de mon lit. Je comprenais vite, et je me déshabillais prestement. Il entrait dans mon lit pour que je lui fasse une bonne sucette puis me branlait jusqu'à la jouissance. J'aimais ces soirées, surtout celles où il restait ensuite avec moi. C'était la garantie qu'une seconde séance de fellation et de masturbation aurait lieu dans la nuit, en tout cas avant 6h du matin, heure immuable du passage de la ronde.
Ce sont ces parties de nuit qui me plaisaient le plus. Je pouvais alors toucher Bruno selon mon rythme, le caresser en prenant mon temps ou encore poser ma tête sur lui et embrasser sa poitrine. Je l'embrassais parfois sur la joue, et je suis même allé jusqu'à le faire à la commissure de ses lèvres. Ces fois-là, je sentais bien que je flirtais avec les limites qu'il trouvait acceptables.
Les journées et les soirées les plus difficiles étaient celles des week-ends d'astreinte transport. Rarement, nous devions conduire un gradé pour un rendez-vous quelconque en Île-de-France, mais le plus souvent, comme nous étions trois, il n'y avait pas assez d'activité. L'astreinte se faisait à côté de la salle de garde, et Bruno n'était jamais en même temps que moi.
Un grand week-end de trois jours, un bidasse qui avait fêté son « père-cent » c'est-à-dire qu'il lui restait moins de 100 jours, se moquait ouvertement d'un nouveau qui venait d'arriver, le traitant de « bleu bite ». Jusque-là, c'était une plaisanterie habituelle des bidasses livrés à eux-mêmes. C'est vrai que le nouveau, chétif et timide, semblait tout juste sorti de sa campagne. Lorsque les plaisanteries ont pris un tour réellement humiliant, je suis intervenu pour calmer le jeu, et j'ai dû insister fortement. Nous aurions pu en venir aux mains si une demande de transport n'était pas arrivée. C'était à moi de sortir, mais j'ai préféré laisser mon tour au « père-cent » pour éviter que ce dernier n'en profite pour agonir d'injures le jeune ou même le frapper.
Le lundi, alors que nous déjeunons tous les deux, Alain, puisque c'est son prénom, m'a raconté ses déboires, dans le civil, et maintenant à la caserne. Il en pleurait. Triste vie ! J'ai tenté de le consoler. Il est resté pour ainsi dire sous mon aile durant les trois jours. Le mardi en fin d'après-midi, alors que Bruno s'entraînait pour le marathon inter-armées, il est venu dans la chambrée, étonné que seuls deux lits soient faits. Rattaché aux services généraux, sa chambrée était souvent complète. Nous avons parlé de tout et de rien, il semblait heureux de pouvoir le faire librement. Il me demandait s'il pourrait changer de chambre, or je n'avais pas envie de prendre le risque de perdre mes relations avec Bruno. Je lui répondais donc qu'à l'armée, ce sont les chefs qui décident. C'est là qu'il m'a proposé un massage :
— J'ai fait un stage dans un centre sportif et j'ai appris un peu.
Bon, pourquoi pas, si ça lui fait plaisir. Il est allé chercher son matériel, je me suis mis torse nu sur le ventre, et il a commencé par m'étirer doucement les muscles du dos. Vraiment, il connaît son affaire. Après avoir étiré le cou et les épaules, il m'a demandé gentiment de retirer mon pantalon pour faire les pieds et les mollets. Il s'occupe donc de mes jambes, cuisses comprises. Lorsqu'il effleure mes fesses par-dessus mon caleçon, mon entrecuisse chauffe sérieusement... Il me demande de me retourner :
— lI faut que je te dise, Alain, ton massage ne me laisse pas insensible et j'ai la trique.
— Ce n'est pas grave, c'est naturel ! il me répond.
Heureusement, le caleçon militaire est grand. Je suis sur le dos, et Alain continue par mes pectoraux et le devant de mes cuisses. Il tourne autour de l'objet de mes désirs. Cette fois, je bande complètement et ça se voit bien. Alain me regarde en souriant :
— Si tu veux, mettons-nous à l'aise !
Joignant le geste à la parole, il enlève sa chemise et son pantalon... Il ne porte rien en dessous... Puis me regarde dans les yeux, s'approche et pose un baiser sur mes lèvres en disant :
— Laisse-toi faire mon chef !
Je le laisse faire. D'ailleurs, j'espérais bien que ça dérape. Alain me caresse les mamelons, doucement, longuement... Sa bouche se promène sur mon ventre ! Il me questionne :
— Tu aimes mes caresses ?
— Oui, tu es doux !
Il suce mes tétons et une main se pose sur mon caleçon pour caresser mon sexe.
— Veux-tu que j'aille plus loin ?
Je réponds par un balbutiement. Un mouvement de sa part, et je suis tout nu, la bite tendue, droite comme un i. Il caresse mes couilles puis va faire des bisous sur ma queue. Enfin, il se met à califourchon autour de mes cuisses, se penche vers moi pour m’embrasser sur la bouche. Sa langue pénètre mes lèvres et vient s'enrouler autour de la mienne... Sa main a placé ma queue entre ses deux lobes quand il me dit :
— N'aie pas peur, tu vas aimer et découvrir un plaisir que peut-être tu n'oserais jamais connaître. »
Je ne lui dis pas que ce n'est pas ma première. Il s'agite ainsi, sa bouche dans mon cou, ses mains sur ma poitrine, sa queue coulissant contre ma raie des fesses...
— Rémi, je veux t'offrir ce que j'aime le mieux, es-tu d'accord ?
— Que veux-tu vraiment Alain ?
— T'offrir ma chatte, ma rondelle... Je veux que tu me baises !
Sans attendre, il prend ma tige en main et la présente contre son trou, se baisse doucement pour s'enfiler sur ma verge qui le pénètre facilement. C'est visiblement une habitude pour lui. Je comprends mieux certains qualificatifs qui lui ont été donnés. Déjà, il remue son cul, se secoue les reins, danse sur place. D'une main, il a saisi sa queue bien montée, passe l'autre main derrière son dos pour saisir mes bourses qu'il malaxe. Il se branle pendant que ma tige coulisse dans son tunnel.
Que c'est bon, bien mieux que la branlette. Alain sait y faire, son muscle anal se contracte pour serrer puis desserrer mon embout. Mon gland est bien au chaud au fond de ses entrailles, il frotte contre la paroi face à sa prostate. En cadence et branchés, c'est un festival de désirs que nous jouons. C'en est trop, je largue tout dans ses profondeurs... Alain ne tarde pas à suivre, il se plie en deux et jute sur mon ventre. Tout en restant assis sur mon membre, il se penche vers moi et m'embrasse sur les lèvres.
Je reste un instant les yeux fermés, sa langue fouillant ma bouche.
Quand je rouvre les yeux... Bruno est là, il nous regarde sans un mot. Alain sent le malaise, se rhabille prestement et quitte rapidement la chambre. Je m'habille aussi pour aller voir Bruno qui s'est assis sur son lit. Je ne sais quoi dire, et c'est lui qui parle :
— Rémi, ce que j'ai vu me permet de penser que tu es un vrai homo... Ce n'était pas seulement du sexe... Aimes-tu les garçons ?
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