Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos premières vacances au Sénégal. — Chapitre 3 · L'île de Gorée et le lac Retba.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos premières vacances au Sénégal.
Chapitre 3 · L'île de Gorée et le lac Retba.
Elle me regarda longuement. Un silence s'installa. Mais ce n'était pas un silence de gêne. C'était celui des grandes choses qui n'ont pas besoin de mots.
— C'était… immense, murmura-t-elle enfin. Comme si j'étais sortie de moi-même. Comme si tout ce que j'étais, chair, souffle, désir, avait trouvé un écho.
Je hochai lentement la tête. J'aurais pu poser mille questions, mais je n'en avais pas envie. Ce que j'avais sous les yeux suffisait.
Elle s'approcha. Posant une main sur ma joue, elle m'embrassa doucement. Un baiser sans fièvre, mais chargé d'un remerciement muet, d'un lien intact.
— Tu vas bien ? lui demandai-je.
Elle sourit, un peu triste, un peu heureuse. Un sourire que je ne lui connaissais pas encore.
— Je crois… que je me découvre encore.
Elle s'assit près de moi, ses jambes repliées, le regard perdu dans les eaux du fleuve. Elle n'avait plus besoin de parler et moi je n'avais plus besoin d'entendre.
Cathy venait de vivre une traversée, et je l'aimais assez pour la regarder revenir, un peu changée, mais plus entière.
Nous restâmes là longtemps, silencieux, côte à côte. Deux corps apaisés par la vérité d'un matin. Deux âmes ouvertes, flottant entre le souvenir et l'instant présent.
Le lendemain nous avions décidé d'aller visiter un lieu emblématique du Sénégal, un lieu incontournable, chargé d'Histoire et d'histoires… pas forcément heureuses, mais faisant parties du “patrimoine” local de sa “mémoire”, de cette époque que l'on ne peut, que l'on ne doit pas oublier.
Le bateau fendait les eaux calmes de la baie de Dakar. Assise à la proue, le chapeau de paille noué sous le menton, Cathy contemplait l'île de Gorée qui se rapprochait lentement. Joël, à ses côtés, tenait sa main, mais elle n'avait plus l'esprit à ses gestes tendres. Depuis leur arrivée au Sénégal, quelque chose s'était éveillé en elle. Une tension diffuse, une faim étrange, tapie au creux du ventre.
Gorée lui semblait irréelle. Les maisons pastel, les bougainvilliers, la mer turquoise… mais derrière la beauté flottait une histoire lourde. Joël voulait visiter la Maison des Esclaves. Cathy, elle, se laissa distancer. Sur le quai, elle aperçut un homme au torse nu, sculptural, la peau charbon brillante de sueur. Il chargeait des paniers de mangues sur un chariot. Il leva les yeux, croisa son regard... Il lui sourit.
Elle sentit une chaleur entre les cuisses, fulgurante, presque honteuse. Il s'appelait Baba, lui dit-il, lorsqu'elle se retrouva à marcher à ses côtés, sans même savoir pourquoi. Il parlait peu, la dévorait des yeux. Elle, habitée par un frisson nouveau, s'éloigna sans prévenir Joël, comme happée.
Il l'entraîna dans une ruelle ombragée, entre deux murs ocres. Là, dans le silence brûlant de la pierre, il l'embrassa. D'abord doucement. Puis sa langue envahit sa bouche, son torse l'écrasa contre le mur. Elle gémit. Baba souleva sa robe, sans un mot. Son sexe énorme, déjà dur pressait contre sa cuisse. Elle n'avait plus de volonté. Elle ouvrit les jambes. Il la prit là, debout, écartant seulement le triangle de tissus de son string, sans douceur, sans autre forme de préliminaires, d'un coup de rein profond qui lui coupa le souffle. Elle s'agrippa à lui, mordit son épaule pour ne pas crier.
Elle jouit vite, surprise par la sauvagerie de la chose. Il la pénétrait avec une puissance inhumaine, une brutalité presque animale, et pourtant, tout en elle criait qu'elle en voulait plus. Quand il jouit à son tour, très vite, trop vite pour elle, les dents serrées, elle sentit la chaleur de son sperme se répandre en elle, et son corps trembla.
Il la reposa doucement, l'embrassa encore une dernière fois et disparut aussi rapidement qu'il venait de la baiser. Elle remit sa robe, chancelante.
Quand elle retrouva Joël à la Maison des Esclaves, il lui sourit, tendre. Il ne dit rien en la voyant décoiffée, les joues rouges, il savait. Il la prit dans ses bras, l'embrassa dans le cou.
Cette nuit-là, elle se glissa nue contre lui. Il s'étonna de sa fougue. Elle chevaucha son mari comme jamais, encore traversée par l'ombre de Baba. Elle le voulait lui aussi, tout de suite, avec la même fièvre.
Et quand Joël s'endormit, repu et heureux, elle pleura doucement à la fois de plaisir, de trouble et de cette nouvelle soif qu'elle ne savait plus étancher.
Le lendemain matin, Cathy et Joël quittaient Dakar dès le lever du jour, direction le lac Retba, le fameux lac rose. Le soleil tapait fort, ce matin-là. Joël conduisait prudemment leur 4x4 de location sur la piste sablonneuse bordée de filaos. Devant eux, le Lac Rose s'étendait comme un mirage. Cathy était fascinée. Elle n'en revenait pas de cette teinte rose pâle, presque irréelle, mêlée aux reflets blancs de sel cristallisé.
Ils se garèrent près d'un village de récolteurs. Un jeune guide local, Souleymane, les accueillit avec un large sourire. Torse nu sous son chèche, il dégageait une force tranquille. Grand, noir comme l'ébène, les muscles luisants de sueur, il leur proposa une visite privée en pirogue.
Cathy sentit son regard glisser sur son corps. Elle portait une robe légère, sans soutien-gorge, et une culotte en coton fin. En s'asseyant à l'arrière de la pirogue, elle croisa le regard de Souleymane qui s'attarda sur ses cuisses nues, entrouvertes malgré elle.
Il pagaie avec force, les bras tendus, les pectoraux roulant sous sa peau. Elle le regardait, hypnotisée.
Quand Joël s'eloigna pour faire des photos des nombreuses espèces d'oiseaux présentes, Souleymane lui glissa à l'oreille :
— Tu veux sentir le sel brûler autrement, belle femme blanche ?
Elle ne répondit pas. Mais son regard le suppliait déjà.
Il la mena derrière une cabane abandonnée, à l'ombre. Le silence était à peine troublé par les cris d'oiseaux et le clapotis du lac. Là, sans attendre, il plaqua sa bouche contre la sienne, et l'embrassa à pleine bouche, goulûment, comme s'il voulait la dévorer. Sa langue s'enfonça dans sa bouche, ses mains glissèrent sous sa robe, trouvèrent ses seins, qu'il pétrit avec une brutalité délicieuse. Elle haletait déjà.
Il la fit s'asseoir sur un tronc d'arbre, ouvrit sa robe sans ménagement, lui arracha sa culotte d'un geste sec. Puis il se mit à genoux devant elle. Elle n'eut pas le temps de dire un mot que sa langue se mit à laper doucement son sexe, avec lenteur, comme s'il goûtait à un fruit rare. Il traçait de longs cercles sur son clitoris, puis aspirait ses lèvres trempées entre ses dents, doucement. Elle gémit fort. Il continua, inlassablement, accélérant, la langue plus ferme, plus profonde. Quand elle jouit, elle attrapa ses épaules et étouffa son cri dans son cou.
Mais Souleymane n'en avait pas fini.
Il se releva, abaissa son pantalon. Son sexe, long, épais, gonflé de désir, se dressait comme un totem d'ébène. Elle le fixa à la fois fascinée et intimidée. Il lui prit la nuque et la fit s'agenouiller. Elle l'aspira lentement, d'abord la tête, puis plus profond, se laissant guider par ses hanches. Il grogna, lui tenant la tête à deux mains, lui baisant doucement la bouche imprimant son propre rythme, s'enfoncant par instant plus profondément et restant ainsi un moment sans bouger dans cette gorge soumise, avant de recommencer à bouger profitant de la chaleur humide de cette bouche gourmande.
Puis il la releva, la fit se pencher contre le mur de bois brut, les mains posées sur les planches rugueuses. Il entra en elle d'un coup, profond, ferme, la remplissant tout entière. Elle hurla de plaisir. Il la pénétra sans relâche, fort, régulier, presque bestial. Chaque va-et-vient cognait contre son bassin, son ventre, ses entrailles. Il l'agrippait par les hanches, lui mordait la nuque, la tenait à lui comme une bête.
Quand il jouit, ce fut avec un râle rauque, profond, tandis qu'elle se cambrait, offerte, secouée par un second orgasme.
Ils restèrent là, haletants, ruisselants de sueur, leurs corps encore mêlés.
Cathy remit sa robe, les jambes tremblantes. Elle retrouva Joël avec un sourire limpide, comme si rien ne s'était passé. Ils finirent la visite, main dans la main, et rentrèrent à Dakar.
Le soir même, dans leur chambre d'hôtel, elle grimpa sur lui comme une louve, le chevaucha sauvagement, criant son plaisir, tandis que les images de Souleymane la hantaient encore.
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