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✦ Jojo33bdx Nos premières vacances au Sénégal. XSTORY
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Nos premières vacances au Sénégal. — Chapitre 2 · Souleymane

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Jojo33bdx
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Nos premières vacances au Sénégal.

Chapitre 2 · Souleymane

Les jours suivants passèrent comme dans un rêve ralenti. Le soleil était toujours brûlant, la mer toujours douce, le sable toujours chaud sous les pieds. Mais plus rien n'était exactement comme avant.
Cathy était plus calme, plus posée. On aurait dit qu'elle avait trouvé un centre, une forme d'équilibre. Elle riait souvent, mais d'un rire plus intérieur. Elle me touchait davantage aussi : une main sur l'épaule, un baiser dans le cou, un regard appuyé. Comme si elle cherchait à me rassurer. Ou à me remercier.
Et moi, je la regardais sans cesse. Chaque fois qu'elle s'asseyait face à moi en maillot, les jambes repliées sous elle, chaque fois qu'elle entrait dans l'eau, nue sous son paréo, je revoyais son corps tendu sous Malick. Ses soupirs, ses jouissances… tout était encore là, gravé. Et pourtant, je ne souffrais pas. J'étais troublé, ému, fasciné.
On recroisa Malick, bien sûr. Un soir, il nous salua de loin. Cathy lui sourit doucement. Il ne s'approcha pas. Il savait, je crois, que leur histoire s'était jouée en une nuit. Une parenthèse. Une offrande.
Puis vint cette excursion vers l'intérieur des terres.
On avait réservé une nuit dans un écolodge, au bord du fleuve. Moins touristique. Plus brut. Là, la chaleur était plus lourde encore. Le soir, le ciel semblait vibrer d'électricité.
Parmi les guides locaux, il y avait un homme qui ne ressemblait à aucun autre.
Grand, athlétique, le regard sombre et profond. Il s'appelait Souleymane. Il parlait peu, mais chaque mot semblait pesé. Il avait ce genre de présence qu'on ressent avant même de l'avoir regardé. Le genre d'homme qu'on n'oublie pas, même après quelques minutes.
Cathy le remarqua immédiatement. Je le vis dans ses yeux.
Il nous guida à travers la mangrove, pieds nus, sûr de lui, sculpté par la terre et le soleil. Cathy marchait derrière lui, le regard fixé sur ses épaules, sur sa nuque. Je connaissais ce regard. Je savais ce qui était en train de naître.
Et moi, je la laissais faire.
Je ne savais pas encore comment cela allait se passer. Ni même si quelque chose allait se passer. Mais je sentais que ce voyage ne faisait que commencer.
Le soleil déclinait doucement sur le fleuve. Le ciel se teintait d'orangé, l'air devenait moite, presque électrique. L'écolodge était simple, fait de bois et de feuilles tressées, ouvert sur la nature. Le silence n'existait pas, ici : on entendait toujours quelque chose, le cri lointain d'un oiseau, le froissement d'un insecte, le glissement de l'eau.
Souleymane nous proposa de boire un thé à la menthe, à l'écart, sur une petite terrasse surélevée. Je m'assis face à lui, Cathy à ma gauche. Il nous servit en silence, puis s'installa.
Sa voix, quand il parlait, était basse, rauque, presque chaude. Il nous raconta des choses simples, son village, le fleuve, la saison des pluies. Mais Cathy, elle, ne l'écoutait pas vraiment pour ce qu'il disait. Elle écoutait la façon dont il parlait. Elle observait la manière dont ses lèvres bougeaient, comment ses mains ponctuaient ses phrases. Son regard restait parfois suspendu à ses poignets, à la ligne de son cou. Elle était ailleurs. Et lui, il l'avait senti.
À un moment, il tourna la tête vers elle, sans un mot. Le silence s'étira. Cathy soutint son regard. Elle ne baissa pas les yeux. Pas une seconde. J'étais là, témoin d'un échange muet, ancien comme le monde. Ce n'était pas de la séduction. C'était un appel. Une réponse.
Plus tard, alors que nous marchions à la lueur des lanternes pour rejoindre notre case, Cathy me frôla la main et dit doucement :
— Il dégage quelque chose… tu ne trouves pas ?
Je n'ai rien répondu. Je savais que la question était rhétorique. Elle n'attendait pas d'approbation.
Avant de se coucher, elle sortit seule quelques minutes sur la terrasse. De là, elle pouvait voir la silhouette de Souleymane, un peu plus loin, assis près du feu avec les autres guides. Il riait parfois, mais son regard revenait toujours dans la même direction : vers notre case.
Quand elle revint, elle ne dit rien. Elle s'allongea près de moi, nue, le corps chaud. Et cette nuit-là, pour la première fois depuis longtemps, ce fut elle qui me prit, lentement, longuement, le regard encore ailleurs. Comme si elle m'aimait… mais pensait à un autre. Elle prenait tout son temps pour me sucer, et lorsqu'elle en eût assez, elle vint me chevaucher, à califourchon sur mon sexe et me fît l'amour avec une infinie sensualité pendant très longtemps, les yeux clos, la tête rejetée en arrière et les mains posées sur ma poitrine.
À l'aube, quand le soleil n'avait pas encore percé les brumes du fleuve, un léger grattement à la porte nous réveilla. Cathy, encore nue sous le drap léger, ouvrit à demi les yeux, se leva le corps à peine entouré et alla ouvrir. C'était un jeune garçon du campement, totalement éberlué par cette vision, un sourire timide sur le visage. Sans un mot, il lui tendit un petit papier replié.
Elle le lut à voix basse :
“Je pars en pirogue ce matin. Si vous souhaitez voir les mangroves au lever du jour, soyez sur le ponton avant six heures. — S.”
Elle me regarda. Il n'était pas écrit “vous deux”. Il n'était même pas signé de son prénom entier. Juste une initiale. Et pourtant, tout était dit.
Je lui répondis simplement :
— Vas-y. Je reste ici.
Elle hocha la tête sans un mot, enfila un short léger, un débardeur, ses sandales, et noua ses cheveux sans trop y penser. Il y avait chez elle cette tension contenue, ce mélange d'excitation et de trouble qu'elle ne prenait plus la peine de cacher devant moi.
Elle disparut dans la lumière grise du matin.
Depuis la terrasse, j'avais vue sur le fleuve. Je la vis s'approcher du ponton. Il était déjà là. Debout, immobile. Dans la brume, il semblait presque irréel. Elle monta dans la pirogue, il l'aida à s'asseoir sans un mot. Puis il poussa sur la rive et s'éloigna avec elle, glissant sur l'eau, seuls au monde.
Ils ne parlèrent presque pas au début.
Le clapotis régulier de la rame, les oiseaux qui s'éveillaient peu à peu, les palétuviers qui s'ouvraient comme des bras autour d'eux… Tout respirait le calme, l'intimité. Cathy observait le décor, mais son attention était ailleurs. Il était juste devant elle, ramant lentement, son dos souple se contractant à chaque mouvement. Il semblait sculpter l'air, modeler l'espace entre eux.
Puis, doucement, il posa la rame. La pirogue glissa un peu encore, puis s'immobilisa dans un recoin naturel entre les branches.
Il se tourna vers elle, et parla enfin :
— Tu n'es pas comme les autres. Je l'ai senti hier soir.
Cathy ne répondit pas tout de suite. Elle le regarda, longuement.
— Et moi, j'ai senti que tu savais déjà pourquoi je suis montée dans cette pirogue.
Un très léger sourire apparut sur les lèvres de Souleymane. Pas de triomphe, pas d'assurance déplacée. Juste un accord silencieux, une reconnaissance.
Il s'approcha, lentement, dans cette embarcation trop étroite pour qu'ils se touchent par hasard. Et quand sa main effleura le genou de Cathy, elle ne bougea pas. Elle le regarda simplement, le souffle déjà plus court.
Il ne se jeta pas sur elle. Il l'effleura d'abord, comme s'il lisait sous sa peau. Son bras, son cou, l'intérieur de son poignet. Et elle, elle frissonna comme si chaque geste réveillait quelque chose d'endormi en elle.
Et puis, il l'embrassa. Doucement. Longtemps. Avec une lenteur infinie. Un baiser chargé de chaleur, d'attente, de promesses.
Le fleuve autour d'eux, le ciel qui se teignait de rose, les palmes qui bruissaient… tout semblait se suspendre.
Le baiser s'était prolongé, lent et profond, comme une danse muette dans la chaleur du matin. Cathy avait fermé les yeux un instant, puis les avait rouverts, ancrés dans ceux de Souleymane, comme pour lui dire sans parler : je suis là, je suis prête, mais prends ton temps.
Il le comprit. Ses gestes étaient d'une douceur infinie. Il posa ses paumes larges sur ses cuisses, nues sous le short léger. Ses doigts glissèrent avec la légèreté d'une plume, dessinant des cercles lents qui remontaient peu à peu vers l'intérieur. Son toucher n'avait rien de brusque. C'était celui d'un homme qui connaissait le corps d'une femme, qui savait l'écouter avec ses mains.
Cathy frémissait. Pas d'excitation brutale, non. Un frisson diffus, celui d'un abandon volontaire. Elle ouvrait les jambes, à peine, comme une offrande retenue. Elle haletait doucement, les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes.
Souleymane la contempla longuement. Il semblait fasciné par chaque réaction, chaque souffle qu'elle laissait échapper. Puis, sans un mot, il glissa une main sous son débardeur, caressant le creux de sa taille, la naissance de ses seins. Son autre main continuait à explorer ses jambes, lente, rassurante.
Elle s'abandonna à lui. Elle se laissa faire, bercée par le clapotis de l'eau, le balancement de la pirogue, le souffle chaud de Souleymane contre sa peau.
Il la fit basculer légèrement, la fit asseoir sur lui, les genoux de part et d'autre de ses hanches. Le bois craqua doucement, mais ils étaient seuls, invisibles au monde. Le fleuve était leur refuge, leur cocon.
Il l'embrassa à nouveau, plus profondément cette fois. Et pendant que leurs langues se cherchaient, ses mains ôtaient lentement ses vêtements, dévoilant son corps avec un respect presque sacré. Il la regardait comme une déesse qu'il découvrait pour la première fois.
Quand enfin elle fut nue contre lui, leurs peaux se touchèrent. Et là, tout s'accéléra en silence. Il la prit dans ses bras, fort, mais avec une infinie tendresse. Leurs souffles s'accordaient, leurs mouvements se répondaient, naturels, fluides, comme si leurs corps s'étaient toujours connus.
Et puis, dans cette barque immobile au cœur de la mangrove, leurs corps s'unirent lentement, comme un rite ancien, une promesse scellée dans le silence de l'eau et des feuilles.
Il passa ses grosses mains sous les fesses de Cathy, la souleva et la reposa doucement sur son sexe majestueusement tendu au zénith. Elle s'enfonça lentement mais jusqu'à la garde et commença à onduler du bassin, frottant son clitoris contre le pubis de Souleymane.
Celui-ci dégustait sa poitrine. Sa bouche suçait son sein droit, aspirait son mamelon tandis que sa main pétrissait l'autre sein de Cathy, triturant et pinçant son mamelon, le tirant entre ses doigts.
Ils ne parlèrent pas. Ils firent l'amour avec une lenteur intense, comme si le temps n'existait plus, comme si la lumière du matin les enveloppait d'un voile invisible.
Leurs corps étaient encore unis, mais rien n'était pressé. Souleymane la tenait contre lui, une main dans le creux de ses reins, l'autre sur sa nuque, caressant doucement ses cheveux humides de chaleur. Cathy, elle, avait enfoui son visage dans le creux de son épaule, le souffle court, les bras enroulés autour de son cou comme pour ne plus jamais redescendre de cette vague.
La pirogue dérivait légèrement, mais le silence de la mangrove était resté intact. Ils étaient enveloppés dans un cocon d'eau, de chaleur, de végétation. Rien d'autre n'existait.
Il la redressa doucement, pour la regarder. Son regard à lui était tendre, profond, presque interrogatif. Il voulait la lire, sentir ce qu'elle vivait. Elle ne parla pas, mais elle sourit. Un sourire étonné, un peu fragile, comme si elle découvrait une part d'elle-même qu'elle ne soupçonnait plus.
Souleymane effleura son visage du bout des doigts, puis descendit lentement le long de sa gorge, jusqu'à sa poitrine, qu'il caressa avec une lenteur presque méditative. Cathy ferma les yeux, se cambrant légèrement sous ses gestes. Elle s'abandonnait, totalement. À lui. À l'instant.
Puis ce furent ses mains à elle qui se mirent en mouvement. Elle glissa ses doigts sur ses bras puissants, sur son torse nu, sur son ventre. Elle découvrait sa peau comme une terre nouvelle, explorait chaque muscle, chaque ligne. Elle n'avait jamais été aussi lente, aussi douce. Comme si elle voulait garder chaque sensation dans sa mémoire.
Leurs baisers reprirent, différents, plus profonds. Plus intimes encore. Ils s'embrassaient comme s'ils se respiraient. Il la fit doucement basculer sur le dos dans la pirogue, son corps chaud couvrant le sien, sans jamais l'écraser. Ses mains parcouraient ses seins, son ventre, ses hanches, ses flancs, ses cuisses, toujours avec cette retenue, cette douceur infinie.
Leurs bassins se cherchaient à nouveau, se retrouvaient. Et dans ce deuxième mouvement, plus lent encore, plus intime, Cathy laissait échapper de longs soupirs, des gémissements à peine audibles. Les yeux clos, les bras remontés au dessus de sa tête en signe de total abandon, elle s'ouvrait à lui dans une confiance totale, sans défense. Elle ne jouissait pas encore, elle prolongeait cet instant de volupté. Elle voulait que ça dure. Qu'il la berce dans cette fusion interminable.
Ils firent l'amour encore, longtemps, autrement. Sans urgence, sans précipitation. Comme un murmure entre deux êtres qui savent qu'ils ne se reverront peut-être jamais, mais qu'ils partagent ici, maintenant, quelque chose d'irréversible.
Il la pénétra en missionnaire, une pénétration lente et profonde. Elle noua ses jambes autour de la taille de Souleymane, plantant ses ongles dans la peau de son amant, lui griffant le dos et les fesses.
Elle eût plusieurs orgasmes avant que Souleymane ne jouisse à son tour et se répande en elle.
Quand enfin leurs souffles ralentirent, leurs corps collés par la chaleur, leurs cœurs battant à l'unisson… il n'y eut pas de mot. Juste une main posée sur l'autre. Juste un regard échangé. Et l'évidence silencieuse d'avoir été profondément vivants, ensemble, dans cette barque perdue entre ciel et eau.
Le soleil était déjà haut quand la pirogue réapparut entre les branches. Depuis la terrasse, je la vis glisser lentement sur l'eau, baignée de lumière. Cathy était assise à l'avant, silencieuse, les cheveux légèrement emmêlés, le visage tourné vers le rivage.
Souleymane, toujours aussi calme, pagayait sans effort apparent. Mais son regard, à elle, me frappa. Il n'était pas fuyant. Il était intense. Chargé. Chargé de quelque chose que je ne pouvais pas encore nommer : fatigue, plénitude, confusion peut-être… ou tout à la fois.
Elle sauta légèrement sur le ponton, les jambes encore un peu flageolantes, et marcha vers moi. Elle avait remis son short et son débardeur, mais son corps semblait encore parler une autre langue. Celle du plaisir vécu. De l'oubli de soi. D'une fusion dont elle portait encore les traces invisibles.
— Alors ? demandai-je doucement, sans ironie, sans jalousie. Seulement une ouverture.
Elle s'arrêta à deux pas de moi.
— Je crois… que j'ai un peu perdu la notion du temps, dit-elle dans un souffle.
Je ne répondis pas. Je m'approchai simplement, pris sa main. Elle était chaude, moite encore. Et elle serra la mienne plus fort que je ne m'y attendais. Comme si, malgré ce qu'elle venait de vivre, elle avait besoin de revenir. À moi. À “nous”, peut-être.
Nous sommes restés un moment là, debout, au bord du fleuve, sans parler. Elle regardait le ciel. Moi je la regardais, elle. Il n'y avait pas de colère. Pas même de tristesse. Juste un respect immense pour cette femme qui venait de franchir une frontière. Une femme qui avait osé se perdre dans un autre corps pour peut-être mieux se retrouver.
Elle finit par dire, dans un sourire doux, presque désarmé :
— Tu veux qu'on aille se reposer, tous les deux ?
J'ai hoché la tête. Et nous avons rejoint notre chambre, sans un mot de plus.
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Utilisateur supprimé
22 mai 2025 à 23:17
Les charmes du pays de la teranga. Continuez !
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