Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos premières vacances au Sénégal. — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos premières vacances au Sénégal.
Chapitre 6
Le dernier jour était arrivé. Un air de fin d'odyssée flottait sur eux comme une brume légère. Cathy et Joël etaient revenus sur la Petite Côte. Leur hôtel, simple et blanc, faisait face à l'océan, sur une falaise rouge ocre dominant la plage de Popenguine.
Tout semblait apaisé ici. Les vagues venaient mourir lentement sur le sable blond, les pêcheurs tiraient leurs filets à la main, les femmes étendaient du linge coloré sur les rochers noirs. Mais dans les regards qu'échangeaient Cathy et Joël, rien n'était paisible. Tout était tension, souvenir brûlant, désir à fleur de peau.
Cathy portait une robe légère à motifs fleuris, transparente quand le soleil la traversait. Elle marchait pieds nus dans le sable encore chaud, la peau dorée, le corps détendu par les jours passés, mais les reins toujours en éveil.
C'est là qu'ils le rencontrèrent.
Il s'appelait Cheikh, grand, large d'épaules, la peau aussi noire que l'onyx, les yeux calmes et profonds. Il vendait quelques sculptures de bois sur un drap posé à même le sol. Joël acheta un petit masque pour Cathy. Ils échangèrent quelques mots, puis Cheikh proposa de leur faire visiter une crique isolée, un peu plus loin.
La lumière tombait, dorée, presque irréelle. Ils le suivirent.
La crique était un petit miracle : invisible depuis la plage, ceinturée de rochers, intime, baignée d'une eau tiède. Le soleil s'écrasait lentement sur la mer. Cathy s'assit sur le sable, en silence. Joël resta debout derrière elle, admirant le coucher de soleil. Cheikh, lui, s'accroupit devant elle, plongea ses yeux dans les siens.
Et comme une évidence, il posa sa main sur son genou.
Joël ne dit rien. Il ne recula pas, il observait. Il ne pouvait faire que ça.
Cathy entrouvrit les lèvres, tremblante déjà. Cheikh remonta lentement sa main sous sa robe, sans hésitation. Elle écarta les cuisses, offerte, impudique. Leurs bouches se joignirent, profondes, urgentes. Puis il la fit basculer en arrière sur le sable, et sans lui ôter sa robe, il écarta simplement le tissu entre ses cuisses. Cathy haletait. Son sexe était nu, humide, prêt.
Il la pénétra d'un coup, fort, massif.
Joël recula d'un pas, abasourdi par la vision : sa femme sous ce géant noir, les jambes grandes ouvertes, les gémissements étouffés par la bouche de Cheikh. Le sable collait à ses fesses, à ses seins sortis du tissu, à ses épaules qui se tordaient sous le plaisir.
Il n'arrivait pas à détourner le regard. Cheikh baisait Cathy avec une intensité bestiale, des coups de reins profonds, puissants, la tenant par les poignets. Elle criait son plaisir sans retenue.
Joël, les jambes flageolantes, s'agenouilla. Il regardait sa femme être prise, envahie, jouir. Il avait le sexe dur, brûlant.
Puis Cathy tendit la main vers lui.
— Viens…
Il approcha. Elle se redressa un peu, happa le sexe de Joël dans sa bouche sans cesser d'être pénétrée par Cheikh. Il ferma les yeux, perdu. Cathy suçait son mari avec fièvre, tandis que son sexe était rempli par un autre. Les râles des deux hommes se mêlaient à ses gémissements.
Cheikh accéléra. Cathy gémit, trembla, l'orgasme monta en elle comme une vague incontrôlable. Elle se cambra, hurla, prise entre les deux hommes, offerte, déchirée de plaisir. Joël jouit dans sa bouche. Cheikh jouit en elle quelques secondes plus tard, rugissant, ses mains cramponnées à ses hanches.
Puis le silence. Les trois corps effondrés dans le sable, trempés de sueur, de sel, de semence.
La mer montait doucement. Le ciel était mauve. Cathy s'assit entre eux deux, nue, son ventre et ses cuisses couverts de traces d'amour, un sourire radieux sur les lèvres.
— Je vous aime tous les deux, murmura-t-elle.
Joël l'embrassa. Cheikh sourit. Puis ils regardèrent ensemble le dernier rayon du soleil disparaître dans l'Atlantique.
Épilogue – Le goût du souvenir
Le voyage était fini.
De retour en France, la lumière semblait plus pâle, plus froide. L'appartement sentait la ville, la routine, le chauffage et le linge propre. Les valises gisaient dans un coin du salon. Dehors, la pluie tapait doucement contre les vitres.
Joël faisait du café. Cathy, encore nue sous un peignoir entrouvert, observait son reflet dans la glace de la salle de bain. Son teint était encore doré du soleil sénégalais.
Mais ce n'était pas seulement sa peau qui avait changé. C'était son regard. Son corps entier vibrait autrement. Elle s'était révélée. Elle avait embrassé une part d'elle-même qu'elle n'avait jamais osé explorer.
Joël la rejoignit, deux tasses à la main. Il s'assit sur le lit, la regarda. Longtemps.
— Tu y repenses, toi aussi ?
— Tous les jours, murmura-t-elle.
— Tous les jours, murmura-t-elle.
Il lui prit la main.
— Tu sais, je croyais que je te perdais là-bas. Mais je t'ai retrouvée chaque fois. Plus belle. Plus vivante. Plus... à moi.
Elle s'approcha, s'agenouilla devant lui.
— Je ne t'ai jamais quitté, Joël. Même quand je gémissais pour eux. Même quand je jouissais si fort que j'en pleurais. Je pensais à toi. À ce qu'on est. À ce lien qu'aucun sexe, qu'aucun homme, ne pourra jamais rompre.
Elle ouvrit son peignoir, guida sa main entre ses cuisses.
— Tu sens ? C'est encore là. Le goût du sable, la chaleur des peaux, la violence douce de leurs corps. Mais je suis là. Pour toi. C'est à toi que je veux me donner. Encore. Et toujours.
Joël la fit basculer sur le lit, embrassa ses seins, mordilla sa gorge.
— Alors montre-le-moi. Raconte-le-moi avec ton corps.
Ils firent l'amour lentement, longtemps, comme s'ils retraçaient sur leur peau le chemin entier de ce voyage. Joël baisait Cathy avec tendresse, mais dans ses gestes, il y avait la force de tous ceux qui l'avaient possédée. Il voulait les égaler. Il voulait la marquer à son tour. Comme pour sceller, une dernière fois, leur lien unique.
Quand elle jouit contre lui, enroulée autour de ses hanches, haletante, elle murmura :
— C'était toi, Joël… C'est toujours toi…
Et dans le silence du matin, il sut qu'elle disait vrai.
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Commentaires ()
Un couple qui s’ouvre à une nouvelle sexualité tout en renforçant leur amour
Très bien conte