Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Alpha 583 B — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Alpha 583 B
Chapitre 2
L'arrivée
Nous contrôlons une dernière fois l'état des capsules de nos collègues congelés, tout va bien, ils sont toujours vivants. Je ne peux m'empêcher de regarder plus attentivement le magnifique corps de Charlize, une femme que j'ai beaucoup aimé et qui n'est pas entièrement sortie de mon cœur. Elle est anthropologue comme moi, nous travaillerons ensemble sur Alpha 583 B, nous nous sommes rencontrées en fac de sciences humaines pendant notre doctorat. Je m'allonge dans ma capsule, je regarde une dernière fois mon environnement, cette congélation est une routine, les nouvelles techniques de cryoconservation spécifiques à l'être humain permettent de se faire congeler et décongeler plusieurs fois sans risque, mais rien n'est absolument sans danger, j'en suis consciente. L'équipe précédente a été réveillée dix ans avant nous, Charlize et Scarlett, avec qui j'ai aussi déjà fait l'amour, je pense qu'elles aussi se sont bien amusées seules dans le vaisseau. Je repense surtout à Charlize avec qui j'ai vécu trois merveilleuses années avant de déconner avec sa sœur. C'est une superbe blonde de trente ans comme moi, aux cheveux très longs qui lui tombent sur les fesses, aux seins ronds et bien fermes, très beau bonnet C, au pubis lisse et bien rebondi, au sexe toujours bien lubrifié, aux fesses de black et aux très longues jambes. Je sens que je mouille en pensant à elle, c'est un peu bizarre, juste avant de repartir dans mes songes.
–Tu est prête Sharon ?
–Oui, à trois.
–Un, deux, trois, on ferme.
Je ferme ma capsule, un gaz l'envahi instantanément, je ne mets que quelques secondes à tomber dans un sommeil profond.
J'ouvre les yeux sur le merveilleux visage de Charlize, elle me sourit, j'ai un coup au cœur, j'ai toujours un fort sentiment pour elle au fond de moi, j'ouvre ma capsule.
–Bien dormi ma chérie ?
–Très bien, et toi ?
–Super, comme la vidéo que nous avons regardé avec Scarlett, vous ne vous êtes pas embêté pendant votre tour de contrôle.
–Et je présume que vous aussi vous en avez profité pour vous amuser ensemble.
–Oui, on a passé une journée de rêve, mais ne t'en fais pas, nous avons fait une fausse manip, l'enregistrement s'est accidentellement effacé.
–Je ne pense pas que soit bien nécessaire.
–Détrompe toi, Scarlett a fait partie de la commission de discipline, ils sont devenus intransigeants, vous risquiez l'exclusion de l'équipe, elle n'a pas voulu prendre le risque.
–Merci les filles, et vous comment avez-vous fait ?
–Dans le module propulsion, à l'abris des regards. Il n'y avait qu'une vidéo de huit minutes, je présume que vous aussi vous alliez là.
–Effectivement, souvent entre deux réacteurs, mais surtout, un auto collant s'est malencontreusement posé sur l'objectif, je n'ai pu le réparer qu'à la toute fin des contrôles.
–C'est vrai que c'était une panne très délicate à diagnostiquer.
Je sors de ma capsule, nous sommes en orbite autour d'ALPHA 583 B, nous descendrons sur la planète demain une fois l'abris en place, les éléments de la porte des étoiles ont été transférés par les navettes automatiques, des appareils testent l'atmosphère, ce qui devrait prendre la journée. Brad me rejoint, il est déjà habillé en civil, je sors une jupe et un tee-shirt de mon sac, ça suffira en attendant la descente, nous devons rester encore dans le vaisseau. Ça ne sert pas à grand-chose de s'habiller, l'apesanteur fait flotter les jupes de toutes les filles, elles aussi sont à poil sous leurs fringues. Je me régale de voir leurs vulves étrangement bien brillantes et leurs fesses nues. Je remarque que Charlize me regarde m'habiller avec gourmandise, elle doit se souvenir de nos ébats torrides. De voir son pubis lisse et ses petites lèvres brillantes à portée de main et de bouche ne me laisse pas indifférente.
–Toujours aussi belle ma chérie, je dois te dire que tu n'as pas quitté mon cerveau, je pense toujours à toi, et je mouille comme une folle en pensant à tes seins fermes, à ton pubis lisse et bien rebondi et surtout à ta vulves bien baveuse.
–Tu sais, rien n'est définitif dans la vie, je t'ai trompé avec Judith, mais ce n'est pas pour ça que je ne t'aimais plus, juste une envie de voir si l'herbe est plus fraiche ailleurs, juste une grosse connerie.
–Je sais, et je l'ai très mal prit, c'était tout de même ma sœur jumelle, mais oublions tout ça, nous devons bosser ensemble.
–Et plus si affinités.
–Comme tu dis.
Une fois avoir enfilé ma jupe et mon tee-shirt à même la peau, je m'accroche à un hublot en dehors du champ de la caméra. Je regarde cette nouvelle planète qui m'a tant fait rêver, elle ressemble étrangement à la Terre, très verdoyante et avec de grands océans, je vois même des montagnes enneigées. Je sais que sa température varie au niveau de la mer de moins trente aux pôles à plus de quarante degrés suivant la latitude, et que je vais faire le même poids que sur la Terre. Elle fait à peu près son diamètre, mais nous aurons des aéromobiles pour nous déplacer. Nous aurons un abris pour nous reposer et passer les nuits sur la planète, nous devons tout de même rester une semaine pour tout mettre en place et tout contrôler. Sa distance avec son étoile permet à ALPHA 583 B de tourner sur elle-même avec une période de vingt-trois heures, et deux secondes. Elle semble posséder une atmosphère très semblable à la Terre, nous sommes là pour mettre en place une station ou pourront vivre trente personnes en permanence. Ceux qui construirons les stations définitives pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes chacune.
Le reste de l'équipage est dans le module de transfert, ils s'occupent du matériel à débarquer. Je me maintient en écartant un peu les jambes, je sens une main glisser sur ma fesse gauche, ce n'est pas Brad qui est à ma droite, c'est Charlize qui prend un acompte, je bouge un peu, elle s'enhardie et glisse un doigt jusqu'à mon anus pour le titiller. Je ne bouge plus, j'écarte simplement un peu plus les cuisses, sa main se glisse entre elles pour que son majeur vienne titiller mon clitoris. Je reste agrippée au hublot sous le regard tendre de Brad qui comprend ce qui se passe et fait glisser mon tee-shirt jusqu'à mon cou pour me pincer les tétons. L'orgasme monte en moi lentement, je ne fais rien pour l'accélérer, ce sera encore plus fort. Mon corps finit par exploser, un doigt s'enfonce dans mon vagin pendant qu'un autre me titille le clitoris, je suis obligée de me cramponner au hublot pour ne pas partir dans tous les sens, terrassée par le plaisir. Je reviens à moi quand je sens deux lèvres sur mes fesses, c'est encore Charlize.
–Tu les aimes toujours autant ?
–Je les adore, aucunes de celles que j'ai caressées depuis notre rupture n'ont pu me les faire oublier.
–Elles sont à toi quand tu veux.
–Avec le reste ?
–Evidemment, comme j'espère pouvoir disposer de ton corps.
–Il a toujours été à toi.
Brad nous regarde, je vois qu'il a compris qu'il n'aurait pas l'exclusivité de mon corps, si jamais il peut encore en disposer. Je pense même qu'il va devoir aller chercher ailleurs, je réalise que l'amour que je porte à Charlize est intact et ne demande qu'à émerger de nouveau. Nous rejoignons le reste de l'équipe, Denzel, le responsable de l'expédition, Jodie, Scarlett, Sandra et Cate. Je connais toutes ces femmes intimement, je les ai toutes eu à un moment ou un autre dans mon lit, elles aiment les femmes. Les hommes sont en minorité, juste deux, je sais que toutes les femmes présentes aiment aussi les hommes, Denzel et Brad ont une chance de ne pas trop s'ennuyer pendant la semaine que nous devons passer ici. Denzel est un très beau black ne laissant pas les femmes indifférentes, il l'a prouvé à Kourou où il était toujours avec une nouvelle fille. Je pense en voyant les regards que Sandra pose sur Brad, qu'il ne va pas rester longtemps tout seul.
Les résultats des analyses de l'atmosphère nous parviennent très rapidement, en fin de matinée, elle est parfaitement compatible avec nous. Je descendrai donc demain en fin de matinée avec Charlize pour prospecter les alentours du campement afin de détecter le moindre signe de vie. Je vois Brad, Sandra, Jodie et Denzel enfiler leur combinaison, ça me parait un peu tôt, je vais voir Brad.
–Tu descends sur Alpha ?
–Oui, tout est bon, ça nous fera gagner une demi-journée, j'accompagne Sandra, Jodie et Denzel, nous allons monter l'abris et passerons la nuit sur place, nous ne remonterons pas dans le vaisseau. Il n'y a rien à faire ici, mais nous serions trop à tous descendre, on ne pourra utiliser les aéromobiles qu'une fois la centrale de charge mise en place, ils ne seront chargé que demain matin.
–Ok, à demain quand tout sera en place.
–Bonne soirée, je sais qu'il n'y a pas grand-chose à faire sur le vaisseau, mais je sais que vous trouverez de quoi vous occuper.
Il me regarde avec un sourire en coin, une fois en tenue, ils descendent dans une navette automatique, avec leurs affaires personnelles dans leurs sacs, si tout va bien, ils ne reviendrons plus, comme nous toutes une fois descendues sur Alpha 583 B. Nous restons quatre filles dans le vaisseau qui ne demande aucun entretient immédiat, nous nous regardons. Je vois aux regards qu'il va y avoir une sacrée fête du sexe en apesanteur, nous allons dans le module du fret maintenant complètement vidé. Scarlett et Cate font valser leurs fringues et s'enlacent en s'embrassant, nous les imitons avec Charlize. Nos bouches se soudent, je ressens un extraordinaire sentiment de bienêtre en retrouvant ces sensations merveilleuses d'un baiser avec Charlize. Au bout de quelques minutes, nous nous séparons, nous sommes toutes les quatre nues à planer entre les armoires d'instruments de contrôle. Je vois toutes les vulves de ces dames bien ouvertes et bien brillantes, j'ai envie de toutes les bouffer, mais d'abord ma chérie. J'attrape les cuisses de Charlize, je plonge sur son sexe, je vois qu'elle a elle aussi saisie une jambe de Cate. Elle l'attire à elle pour se glisser entre ses jambes et plonger sur son sexe. Scarlett se met en position pour que Cate s'occupe de son sexe et pouvoir m'agripper les jambes et s'occuper du mien. Je sens sa bouche se poser sur ma vulve, sa langue explore cet environnement qu'elle connait déjà très bien pour s'y être promené souvent. Nous formons une roue de plaisir, je suis très sensible aux caresses buccales sur mon sexe, je ne résiste que très peu de temps, l'orgasme me terrasse, mon corps est secoué de spasmes de plaisir, cela déclenche celui de Charlize, très vite suivie par Cate et Scarlett. Quand nos corps sont de nouveau détendus, nous nous enlaçons, je me colle à Charlize, nos bouches se soudent de nouveau, nos mains explorent le corps de l'aimée, Cate et Scarlett en font autant. Je retrouve cette merveilleuse sensation d'être avec la personne que j'aime, et ce n'est pas Brad, c'est Charlize, maintenant, j'en ai la confirmation. Nous réussissons à nous maintenir l'une contre l'autre elle me regarde.
–Je t'aime Sharon, je n'ai jamais cessé de t'aimer, même et surtout après notre séparation.
–Moi aussi je t'aime, je réalise maintenant que je t'ai toujours aimé.
Nous nous embrassons de nouveau sous le regard un peu triste de Scarlett, elle doit penser que Charlize va totalement l'abandonner. C'est mal nous connaitre, nous nous aimions, ma petite escapade avec Judith nous a séparé parce que j'ai fait ça en douce, nous avions déjà partagé plusieurs femmes entre nous. La perspective que Scarlett partage des moments avec nous est parfaitement envisageable, surtout que c'est une magnifique femme au cul d'enfer et au pubis lisse et bien rebondi comme nous les aimons. Charlize lui tend la main, elle vient se coller à nous, je fais signe à Cate de nous rejoindre, nous nous retrouvons toutes les quatre enlacées à flotter dans l'espace du vaisseau. Les mains glissent sur des fesses, des seins, des cuisses, des pubis, nous ne savons pas qui caresse qui, mais nous sommes bien.
Nous passons le reste de l'après-midi à faire l'amour en nous mélangeant, je m'occupe assez souvent de Scarlett, Charlize en fait autant, elle doit maintenant savoir que nous ne l'oublierons pas. Mais ici, les journées sont courtes, nous ne sommes pas encore au bon rythme, il fait déjà nuit quand tout le monde va se reposer. J'aménage un lit double avec nos sacs de couchage, Scarlett et Cate en font autant, je m'endors dans les bras de mon amour, bien blottie contre son corps.
Comme il fallait s'y attendre, nous nous réveillons au milieu de la nuit après à peine deux heures de sommeil, j'ouvre le sac double pour pouvoir pivoter, j'enlace Charlize par la taille pour pouvoir poser mes lèvres sur son sexe, elle en fait autant avec moi. Ma langue farfouille au milieu de ses petites lèvres, son périnée, son urètre pour finir sur son clitoris au moment où sa bouche se pose sur le mien. Nous explosons toutes les deux dans un merveilleux orgasme en entendant les cris de joie de nos deux compagnes qui se broutent le minou elles aussi.
–Dites donc les filles, je vois que nous sommes le vingt-deux juillet deux mille six cent vingt-six.
–C'est exact, et ça change quoi ?
–Demandez à Sharon.
–C'est effectivement le jour de mon anniversaire, d'après l'état civil, j'ai soixante-quatorze ans.
–Tu parait bien jeune pour ton âge qui est en réalité ?
–Trente puisque j'ai passé quarante-quatre ans congelée comme vous toutes, toi aussi tu vas avoir soixante-quatorze ans Charlize, nous avons un mois et demi de différence.
–Moi, j'ai soixante-treize ans, comme Cate.
–Nous sommes toutes des vielles.
Nous voyons Cate éclater en sanglots, nous nous regroupons toutes autour d'elle, je la prends dans mes bras.
–Que se passe-t-il ma chérie ?
–Juste que je réalise que ma fille est maintenant plus vielle que moi, j'ai toujours vingt-neuf ans.
–Tu as une fille, mais il est impossible d'avoir des enfants pour cette mission.
–Je sais, mais ils ne sont pas au courant, je l'ai eu à dix-huit ans, bien avant d'être sélectionnée comme astronaute.
–Et elle est où ?
–Je ne sais pas, elle était avec son père quand je suis partie, nous avons tout de suite divorcé, il ne supportait pas que je veuille être astronaute, comme il venait d'une famille très influente, il a eu la garde de Natalie en me faisant chanter.
–Comment ça ?
–Tout simplement en me menaçant de divulguer à l'ISA que j'avais un enfant, ce qui m'aurait éliminé pour toutes les missions longue durée.
–Elle a quel âge maintenant ?
–Elle va avoir cinquante-cinq ans, elle est du trois août deux mille cinq cent soixante et onze.
–Et que fait-elle ?
–Je ne sais pas, elle avait onze ans quand nous sommes partis.
–Ça a dû lui faire mal de te voir partir pour si longtemps ?
–Pas du tout, elle ne le sait pas, elle avait un an quand nous avons divorcé, elle sait à peine que j'existe, son père l'a isolé de ma famille, je ne pense pas qu'il lui ait dit. Il est même possible qu'il lui ait dit que j'étais morte.
–C'est un beau salop.
–Il faut le comprendre, il ne voulait pas que Nathalie souffre de mon absence, je dois même dire que je pense que c'est moi la plus égoïste des deux.
–Peut-être, mais pour l'instant il faut se calmer et essayer de dormir un peu, nous serons réveillées assez tôt demain matin, prenons des forces.
Nous nous enlaçons dans le sac, je réussi assez vite à m'endormir.
Le lendemain, nous préparons la descente sur Alpha 583 B. Scarlett et Cate restent dans le vaisseau pour activer le programme de retour sur Terre du vaisseau si tout va bien sur Alpha, elles déclencheront son retour en autonome juste avant de nous rejoindre dans trois jours. Je réalise que si nous le revoyons un jour de nouveau en orbite autour de la Terre, nous aurons soixante-quatorze ans, et officiellement cent dix-huit ans, j'espère que nous serons alertes pour notre grand âge.
Nous contrôlons une dernière fois l'état des capsules de nos collègues congelés, tout va bien, ils sont toujours vivants. Je ne peux m'empêcher de regarder plus attentivement le magnifique corps de Charlize, une femme que j'ai beaucoup aimé et qui n'est pas entièrement sortie de mon cœur. Elle est anthropologue comme moi, nous travaillerons ensemble sur Alpha 583 B, nous nous sommes rencontrées en fac de sciences humaines pendant notre doctorat. Je m'allonge dans ma capsule, je regarde une dernière fois mon environnement, cette congélation est une routine, les nouvelles techniques de cryoconservation spécifiques à l'être humain permettent de se faire congeler et décongeler plusieurs fois sans risque, mais rien n'est absolument sans danger, j'en suis consciente. L'équipe précédente a été réveillée dix ans avant nous, Charlize et Scarlett, avec qui j'ai aussi déjà fait l'amour, je pense qu'elles aussi se sont bien amusées seules dans le vaisseau. Je repense surtout à Charlize avec qui j'ai vécu trois merveilleuses années avant de déconner avec sa sœur. C'est une superbe blonde de trente ans comme moi, aux cheveux très longs qui lui tombent sur les fesses, aux seins ronds et bien fermes, très beau bonnet C, au pubis lisse et bien rebondi, au sexe toujours bien lubrifié, aux fesses de black et aux très longues jambes. Je sens que je mouille en pensant à elle, c'est un peu bizarre, juste avant de repartir dans mes songes.
–Tu est prête Sharon ?
–Oui, à trois.
–Un, deux, trois, on ferme.
Je ferme ma capsule, un gaz l'envahi instantanément, je ne mets que quelques secondes à tomber dans un sommeil profond.
J'ouvre les yeux sur le merveilleux visage de Charlize, elle me sourit, j'ai un coup au cœur, j'ai toujours un fort sentiment pour elle au fond de moi, j'ouvre ma capsule.
–Bien dormi ma chérie ?
–Très bien, et toi ?
–Super, comme la vidéo que nous avons regardé avec Scarlett, vous ne vous êtes pas embêté pendant votre tour de contrôle.
–Et je présume que vous aussi vous en avez profité pour vous amuser ensemble.
–Oui, on a passé une journée de rêve, mais ne t'en fais pas, nous avons fait une fausse manip, l'enregistrement s'est accidentellement effacé.
–Je ne pense pas que soit bien nécessaire.
–Détrompe toi, Scarlett a fait partie de la commission de discipline, ils sont devenus intransigeants, vous risquiez l'exclusion de l'équipe, elle n'a pas voulu prendre le risque.
–Merci les filles, et vous comment avez-vous fait ?
–Dans le module propulsion, à l'abris des regards. Il n'y avait qu'une vidéo de huit minutes, je présume que vous aussi vous alliez là.
–Effectivement, souvent entre deux réacteurs, mais surtout, un auto collant s'est malencontreusement posé sur l'objectif, je n'ai pu le réparer qu'à la toute fin des contrôles.
–C'est vrai que c'était une panne très délicate à diagnostiquer.
Je sors de ma capsule, nous sommes en orbite autour d'ALPHA 583 B, nous descendrons sur la planète demain une fois l'abris en place, les éléments de la porte des étoiles ont été transférés par les navettes automatiques, des appareils testent l'atmosphère, ce qui devrait prendre la journée. Brad me rejoint, il est déjà habillé en civil, je sors une jupe et un tee-shirt de mon sac, ça suffira en attendant la descente, nous devons rester encore dans le vaisseau. Ça ne sert pas à grand-chose de s'habiller, l'apesanteur fait flotter les jupes de toutes les filles, elles aussi sont à poil sous leurs fringues. Je me régale de voir leurs vulves étrangement bien brillantes et leurs fesses nues. Je remarque que Charlize me regarde m'habiller avec gourmandise, elle doit se souvenir de nos ébats torrides. De voir son pubis lisse et ses petites lèvres brillantes à portée de main et de bouche ne me laisse pas indifférente.
–Toujours aussi belle ma chérie, je dois te dire que tu n'as pas quitté mon cerveau, je pense toujours à toi, et je mouille comme une folle en pensant à tes seins fermes, à ton pubis lisse et bien rebondi et surtout à ta vulves bien baveuse.
–Tu sais, rien n'est définitif dans la vie, je t'ai trompé avec Judith, mais ce n'est pas pour ça que je ne t'aimais plus, juste une envie de voir si l'herbe est plus fraiche ailleurs, juste une grosse connerie.
–Je sais, et je l'ai très mal prit, c'était tout de même ma sœur jumelle, mais oublions tout ça, nous devons bosser ensemble.
–Et plus si affinités.
–Comme tu dis.
Une fois avoir enfilé ma jupe et mon tee-shirt à même la peau, je m'accroche à un hublot en dehors du champ de la caméra. Je regarde cette nouvelle planète qui m'a tant fait rêver, elle ressemble étrangement à la Terre, très verdoyante et avec de grands océans, je vois même des montagnes enneigées. Je sais que sa température varie au niveau de la mer de moins trente aux pôles à plus de quarante degrés suivant la latitude, et que je vais faire le même poids que sur la Terre. Elle fait à peu près son diamètre, mais nous aurons des aéromobiles pour nous déplacer. Nous aurons un abris pour nous reposer et passer les nuits sur la planète, nous devons tout de même rester une semaine pour tout mettre en place et tout contrôler. Sa distance avec son étoile permet à ALPHA 583 B de tourner sur elle-même avec une période de vingt-trois heures, et deux secondes. Elle semble posséder une atmosphère très semblable à la Terre, nous sommes là pour mettre en place une station ou pourront vivre trente personnes en permanence. Ceux qui construirons les stations définitives pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes chacune.
Le reste de l'équipage est dans le module de transfert, ils s'occupent du matériel à débarquer. Je me maintient en écartant un peu les jambes, je sens une main glisser sur ma fesse gauche, ce n'est pas Brad qui est à ma droite, c'est Charlize qui prend un acompte, je bouge un peu, elle s'enhardie et glisse un doigt jusqu'à mon anus pour le titiller. Je ne bouge plus, j'écarte simplement un peu plus les cuisses, sa main se glisse entre elles pour que son majeur vienne titiller mon clitoris. Je reste agrippée au hublot sous le regard tendre de Brad qui comprend ce qui se passe et fait glisser mon tee-shirt jusqu'à mon cou pour me pincer les tétons. L'orgasme monte en moi lentement, je ne fais rien pour l'accélérer, ce sera encore plus fort. Mon corps finit par exploser, un doigt s'enfonce dans mon vagin pendant qu'un autre me titille le clitoris, je suis obligée de me cramponner au hublot pour ne pas partir dans tous les sens, terrassée par le plaisir. Je reviens à moi quand je sens deux lèvres sur mes fesses, c'est encore Charlize.
–Tu les aimes toujours autant ?
–Je les adore, aucunes de celles que j'ai caressées depuis notre rupture n'ont pu me les faire oublier.
–Elles sont à toi quand tu veux.
–Avec le reste ?
–Evidemment, comme j'espère pouvoir disposer de ton corps.
–Il a toujours été à toi.
Brad nous regarde, je vois qu'il a compris qu'il n'aurait pas l'exclusivité de mon corps, si jamais il peut encore en disposer. Je pense même qu'il va devoir aller chercher ailleurs, je réalise que l'amour que je porte à Charlize est intact et ne demande qu'à émerger de nouveau. Nous rejoignons le reste de l'équipe, Denzel, le responsable de l'expédition, Jodie, Scarlett, Sandra et Cate. Je connais toutes ces femmes intimement, je les ai toutes eu à un moment ou un autre dans mon lit, elles aiment les femmes. Les hommes sont en minorité, juste deux, je sais que toutes les femmes présentes aiment aussi les hommes, Denzel et Brad ont une chance de ne pas trop s'ennuyer pendant la semaine que nous devons passer ici. Denzel est un très beau black ne laissant pas les femmes indifférentes, il l'a prouvé à Kourou où il était toujours avec une nouvelle fille. Je pense en voyant les regards que Sandra pose sur Brad, qu'il ne va pas rester longtemps tout seul.
Les résultats des analyses de l'atmosphère nous parviennent très rapidement, en fin de matinée, elle est parfaitement compatible avec nous. Je descendrai donc demain en fin de matinée avec Charlize pour prospecter les alentours du campement afin de détecter le moindre signe de vie. Je vois Brad, Sandra, Jodie et Denzel enfiler leur combinaison, ça me parait un peu tôt, je vais voir Brad.
–Tu descends sur Alpha ?
–Oui, tout est bon, ça nous fera gagner une demi-journée, j'accompagne Sandra, Jodie et Denzel, nous allons monter l'abris et passerons la nuit sur place, nous ne remonterons pas dans le vaisseau. Il n'y a rien à faire ici, mais nous serions trop à tous descendre, on ne pourra utiliser les aéromobiles qu'une fois la centrale de charge mise en place, ils ne seront chargé que demain matin.
–Ok, à demain quand tout sera en place.
–Bonne soirée, je sais qu'il n'y a pas grand-chose à faire sur le vaisseau, mais je sais que vous trouverez de quoi vous occuper.
Il me regarde avec un sourire en coin, une fois en tenue, ils descendent dans une navette automatique, avec leurs affaires personnelles dans leurs sacs, si tout va bien, ils ne reviendrons plus, comme nous toutes une fois descendues sur Alpha 583 B. Nous restons quatre filles dans le vaisseau qui ne demande aucun entretient immédiat, nous nous regardons. Je vois aux regards qu'il va y avoir une sacrée fête du sexe en apesanteur, nous allons dans le module du fret maintenant complètement vidé. Scarlett et Cate font valser leurs fringues et s'enlacent en s'embrassant, nous les imitons avec Charlize. Nos bouches se soudent, je ressens un extraordinaire sentiment de bienêtre en retrouvant ces sensations merveilleuses d'un baiser avec Charlize. Au bout de quelques minutes, nous nous séparons, nous sommes toutes les quatre nues à planer entre les armoires d'instruments de contrôle. Je vois toutes les vulves de ces dames bien ouvertes et bien brillantes, j'ai envie de toutes les bouffer, mais d'abord ma chérie. J'attrape les cuisses de Charlize, je plonge sur son sexe, je vois qu'elle a elle aussi saisie une jambe de Cate. Elle l'attire à elle pour se glisser entre ses jambes et plonger sur son sexe. Scarlett se met en position pour que Cate s'occupe de son sexe et pouvoir m'agripper les jambes et s'occuper du mien. Je sens sa bouche se poser sur ma vulve, sa langue explore cet environnement qu'elle connait déjà très bien pour s'y être promené souvent. Nous formons une roue de plaisir, je suis très sensible aux caresses buccales sur mon sexe, je ne résiste que très peu de temps, l'orgasme me terrasse, mon corps est secoué de spasmes de plaisir, cela déclenche celui de Charlize, très vite suivie par Cate et Scarlett. Quand nos corps sont de nouveau détendus, nous nous enlaçons, je me colle à Charlize, nos bouches se soudent de nouveau, nos mains explorent le corps de l'aimée, Cate et Scarlett en font autant. Je retrouve cette merveilleuse sensation d'être avec la personne que j'aime, et ce n'est pas Brad, c'est Charlize, maintenant, j'en ai la confirmation. Nous réussissons à nous maintenir l'une contre l'autre elle me regarde.
–Je t'aime Sharon, je n'ai jamais cessé de t'aimer, même et surtout après notre séparation.
–Moi aussi je t'aime, je réalise maintenant que je t'ai toujours aimé.
Nous nous embrassons de nouveau sous le regard un peu triste de Scarlett, elle doit penser que Charlize va totalement l'abandonner. C'est mal nous connaitre, nous nous aimions, ma petite escapade avec Judith nous a séparé parce que j'ai fait ça en douce, nous avions déjà partagé plusieurs femmes entre nous. La perspective que Scarlett partage des moments avec nous est parfaitement envisageable, surtout que c'est une magnifique femme au cul d'enfer et au pubis lisse et bien rebondi comme nous les aimons. Charlize lui tend la main, elle vient se coller à nous, je fais signe à Cate de nous rejoindre, nous nous retrouvons toutes les quatre enlacées à flotter dans l'espace du vaisseau. Les mains glissent sur des fesses, des seins, des cuisses, des pubis, nous ne savons pas qui caresse qui, mais nous sommes bien.
Nous passons le reste de l'après-midi à faire l'amour en nous mélangeant, je m'occupe assez souvent de Scarlett, Charlize en fait autant, elle doit maintenant savoir que nous ne l'oublierons pas. Mais ici, les journées sont courtes, nous ne sommes pas encore au bon rythme, il fait déjà nuit quand tout le monde va se reposer. J'aménage un lit double avec nos sacs de couchage, Scarlett et Cate en font autant, je m'endors dans les bras de mon amour, bien blottie contre son corps.
Comme il fallait s'y attendre, nous nous réveillons au milieu de la nuit après à peine deux heures de sommeil, j'ouvre le sac double pour pouvoir pivoter, j'enlace Charlize par la taille pour pouvoir poser mes lèvres sur son sexe, elle en fait autant avec moi. Ma langue farfouille au milieu de ses petites lèvres, son périnée, son urètre pour finir sur son clitoris au moment où sa bouche se pose sur le mien. Nous explosons toutes les deux dans un merveilleux orgasme en entendant les cris de joie de nos deux compagnes qui se broutent le minou elles aussi.
–Dites donc les filles, je vois que nous sommes le vingt-deux juillet deux mille six cent vingt-six.
–C'est exact, et ça change quoi ?
–Demandez à Sharon.
–C'est effectivement le jour de mon anniversaire, d'après l'état civil, j'ai soixante-quatorze ans.
–Tu parait bien jeune pour ton âge qui est en réalité ?
–Trente puisque j'ai passé quarante-quatre ans congelée comme vous toutes, toi aussi tu vas avoir soixante-quatorze ans Charlize, nous avons un mois et demi de différence.
–Moi, j'ai soixante-treize ans, comme Cate.
–Nous sommes toutes des vielles.
Nous voyons Cate éclater en sanglots, nous nous regroupons toutes autour d'elle, je la prends dans mes bras.
–Que se passe-t-il ma chérie ?
–Juste que je réalise que ma fille est maintenant plus vielle que moi, j'ai toujours vingt-neuf ans.
–Tu as une fille, mais il est impossible d'avoir des enfants pour cette mission.
–Je sais, mais ils ne sont pas au courant, je l'ai eu à dix-huit ans, bien avant d'être sélectionnée comme astronaute.
–Et elle est où ?
–Je ne sais pas, elle était avec son père quand je suis partie, nous avons tout de suite divorcé, il ne supportait pas que je veuille être astronaute, comme il venait d'une famille très influente, il a eu la garde de Natalie en me faisant chanter.
–Comment ça ?
–Tout simplement en me menaçant de divulguer à l'ISA que j'avais un enfant, ce qui m'aurait éliminé pour toutes les missions longue durée.
–Elle a quel âge maintenant ?
–Elle va avoir cinquante-cinq ans, elle est du trois août deux mille cinq cent soixante et onze.
–Et que fait-elle ?
–Je ne sais pas, elle avait onze ans quand nous sommes partis.
–Ça a dû lui faire mal de te voir partir pour si longtemps ?
–Pas du tout, elle ne le sait pas, elle avait un an quand nous avons divorcé, elle sait à peine que j'existe, son père l'a isolé de ma famille, je ne pense pas qu'il lui ait dit. Il est même possible qu'il lui ait dit que j'étais morte.
–C'est un beau salop.
–Il faut le comprendre, il ne voulait pas que Nathalie souffre de mon absence, je dois même dire que je pense que c'est moi la plus égoïste des deux.
–Peut-être, mais pour l'instant il faut se calmer et essayer de dormir un peu, nous serons réveillées assez tôt demain matin, prenons des forces.
Nous nous enlaçons dans le sac, je réussi assez vite à m'endormir.
Le lendemain, nous préparons la descente sur Alpha 583 B. Scarlett et Cate restent dans le vaisseau pour activer le programme de retour sur Terre du vaisseau si tout va bien sur Alpha, elles déclencheront son retour en autonome juste avant de nous rejoindre dans trois jours. Je réalise que si nous le revoyons un jour de nouveau en orbite autour de la Terre, nous aurons soixante-quatorze ans, et officiellement cent dix-huit ans, j'espère que nous serons alertes pour notre grand âge.
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