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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Orientations réussies — Chapitre 9 · Le prof de sport donne de sa personne !

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Vivi75
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Orientations réussies

Chapitre 9 · Le prof de sport donne de sa personne !

Éric, toujours assis dans son fauteuil, les mains moites sur les cuisses, fixait David avec un mélange d'effroi, de honte et de désir brut. Ses mots résonnaient encore dans la pièce, lourds, irréversibles : « Je voudrais qu'on se mette à poil. Là, à trois… Et je voudrais que vous me fassiez des trucs. » Sofiane souriait, presque tendrement. Il se redressa du canapé avec souplesse, comme un félin. David regardait Éric comme un sculpteur jauge un bloc de pierre prêt à être taillé.
— Debout, Éric.
Le prof de sport obéit. Son corps massif se leva lentement, comme si le mouvement était un aveu. Il restait raide, crispé. Son short formait une bosse claire, tendue, impossible à ignorer. Sofiane se glissa derrière lui, effleura sa nuque du bout des doigts.
— Vous allez commencer par enlever votre t-shirt. Tranquillement.
Éric attrapa l'ourlet de son t-shirt tremblant un peu, le remonta sur son torse épais.
— Bien. Maintenant ton short, dit David.
Les mains d'Éric descendirent à sa taille. Il glissa son short vers le bas, révélant un boxer bleu plaqué contre son sexe dressé. Ses cuisses musclées se tendaient sous l'effort de retenue. Il garda les yeux baissés. Sofiane, sans se presser, fit glisser son pantalon le long de ses hanches, dévoilant un slip blanc, moulant, presque translucide. Il fit un tour sur lui-même, espiègle et s'adressa à son professeur de français :
— À votre tour, Monsieur !
David ôta calmement sa chemise, puis le maillot en dessous. Son pantalon suivit, laissant apparaître un caleçon gris ajusté.
Les trois hommes étaient debout, en sous-vêtements. Trois corps, trois tensions différentes. Éric semblait écrasé par la honte, mais sa queue battait sous le tissu bleu, impossible à cacher. Sofiane, commençait à s'exciter, effleurait ses propres hanches, caressait son ventre du plat de la main. David s'approcha d'Éric, le regardait comme on observe une bête blessée.
— T'es beau. Vraiment. Viril, massif. Ça me plaît beaucoup.
Il posa ses doigts sur les pectoraux d'Éric, dessina une ligne jusqu'au nombril. Éric trembla. Sofiane s'approcha du professeur d'EPS, voulut goûter ses lèvres épaisses. Éric se laissa faire, presque imperceptiblement. Le baiser fut lent, tendre d'abord, puis plus profond. Sofiane glissa une main derrière la nuque d'Éric, l'autre contre son flanc. Les mains d'Éric restaient immobiles, mais son bassin bougeait, très légèrement, trahi par l'excitation. Leurs souffles se mêlaient. David les observait, puis s'approcha. Il posa ses mains sur leurs épaules.
— Tu vas nous déshabiller, Éric.
Les mains d'Éric tremblaient, mais il obéit. Il s'agenouilla, d'abord devant David. Il attrapa le bord du caleçon, le baissa lentement. La verge de David jaillit, dure, à son visage. Éric la fixa quelques secondes, fasciné, puis se tourna vers Sofiane. Éric fit glisser son slip, lentement. La queue de Sofiane était dressée elle aussi, plus fine, plus longue.
Les trois hommes étaient nus, ensemble. Leurs respirations formaient une seule musique. Les regards se cherchaient.
David et Sofiane s'agenouillèrent près d'Éric. Le tapis râpé devint leur terrain. Les trois corps se rapprochèrent, formant un triangle sacré. Sofiane prit les devants. Il embrassa David, langoureusement, leurs langues jouant avec une lenteur étudiée. Éric les regardait, fasciné, la respiration courte. Puis Sofiane se pencha et glissa sa bouche sur le sexe de David. Lentement, avec une maîtrise insolente. Le professeur de lettres soupira, la tête en arrière. Puis, il se pencha à son tour et ses lèvres aspirèrent l'énorme chibre noir de son collègue.
La chaleur, la texture, l'odeur : tout submergeait le professeur de sport. Alors, à son tour, il rejoignit David et Sofiane sur le sol. Dans une contorsion, il parvint se dirigea vers le sexe de son son élève. Il ouvrit la bouche, hésita un instant, puis engloutit à moitié la queue brune et circoncise.
Leurs trois corps étaient allongés à même le sol. Dans ce cercle fermé, les mouvements étaient lents, circulaires, en miroir. Les trois sexes bandaient dur. Éric suçait Sofiane pendant que David le prenait en bouche, et que Sofiane pompait David. Leurs corps se répondaient, se soutenaient, se mêlaient dans une boucle de souffle et de plaisir contenu. « Mmmmm… Aaahhh ». Les râles étaient à peine étouffés, oublieux de toute pudeur. Les mains exploraient, guidaient, rassuraient. Il n'y avait plus de domination, ni de honte. Juste un triangle de chair, de tension et de désir. Cette triple fellation dura plusieurs minutes, durant lesquelles les deux enseignants et leur élève étaient en dehors du monde.
Puis, lorsqu'il jugea que le moment était venu, David lacha la queue noire et invita son collègue à se relever.
— Allez, viens.
Il le guida doucement vers la table en bois qui occupait une partie du salon. Éric n'osait rien demander. Son cœur battait fort dans sa poitrine, son sexe dur battait doucement contre sa cuisse. Il était perdu. Et pourtant il avait envie d'aller plus loin.
— Allonge-toi, lui dit David.
Maladroitement Éric monta sur la table, qui craqua sous son poids. Il s'étendit sur le dos, les jambes ouvertes. Le bois froid le fit frissonner. Il regardait les deux silhouettes penchées sur lui, puis le plafond. Il avait l'impression d'être offert. D'être exposé sur une table de chirurgien.
David sortit un petit sac en toile sombre. À l'intérieur, une bouteille de lubrifiant, une serviette propre, et un plug anal vert. Large. Épais. Long. Le genre d'objet qu'Éric n'avait vu que dans des vidéos qu'il s'interdisait de visionner jusqu'à leur terme.
Son souffle s'accéléra d'un coup. Il voulut se redresser.
— Non… Non, David… c'est trop gros… j'peux pas…
— Chut, répondit David calmement. Laisse-toi faire.
Sofiane, excité, vint embrasser Éric à pleine bouche. Puis il descendit, embrassa son torse, ses tétons, son ventre. Sa main se referma doucement sur le sexe d'Éric, le caressant avec tendresse.
— Putain… Vous êtes tellement beau, souffla-t-il. J'ai envie de vous goûter encore.
David lubrifia le plug avec précision, lentement. Il posa ses doigts contre l'entrée serrée d'Éric, le caressa, fit jouer un peu de gel. Puis il enfonça un doigt. Éric sursauta. Un gémissement lui échappa, un petit couinement aigu, qu'il ne reconnut pas lui-même.
— C'est normal, dit David. Respire. Relâche.
Sofiane glissa ses lèvres autour du gland d'Éric, le lécha lentement, puis l'engloutit. « Oooh... » Éric gémit à nouveau, plus fort. Ses mains se refermaient sur les bords de la table. David insista, introduisit un second doigt. Éric se cambra, tira une jambe, mais Sofiane posa une main sur son ventre pour le maintenir. Il suçait en rythme, avec passion, presque religieusement.
— Il est tendu, mais il s'ouvre, dit David à voix basse.
Il retira ses doigts. Puis présenta le plug. Son extrémité évasée se posa contre l'ouverture lubrifiée. Doucement, lentement, David exerça une pression régulière. Éric gémit, puis couina à nouveau. Son souffle devint irrégulier.
— Ah ! Aaaah... Non… j'vais exploser…
Et le plug s'enfonça doucement. D'abord la tête, puis le corps épais. « Aaargh... » Éric poussa un cri étranglé, son dos se cambra violemment. Sofiane le suçait encore, avec une délicatesse cruelle. Sa langue tournait autour du gland, ses doigts massaient les bourses, son regard était fixé sur David, excité. Éric haletait. Il murmurait des phrases brisées :
— Putain oui ! Oui ! Oh !… Je deviens fou… c'est… n'importe quoi…. c'est trop… j'aime… j'aime ça…
David fit glisser le plug jusqu'à sa base. « Ouuuh !... » Le corps d'Éric se referma dessus. Il tremblait. Il était ouvert. Rempli. Vibrant.
— Voilà. Tu le prends parfaitement, dit David.
Sofiane releva la tête, sa bouche luisante.
— Il couine comme un chiot, genre ! C'est trop mignon !
Puis il embrassa à nouveau le sexe disproportionné d'Éric, tendu comme une corde. Il avait l'habitude de sucer ce monstre de chair. Ses lèvres glissèrent sur le gland noir gonflé, puis l'engloutirent avec une sensualité provocante. Éric haleta, la tête rejetée en arrière, incapable de retenir les sons qui sortaient de sa gorge.
— Ooh !… Sofiane !… je deviens fou putain !
Sofiane ne répondit pas. Il suçait avec un rythme régulier, précis, alternant aspiration et langue joueuse. Ses doigts massaient doucement la base du sexe d'Éric, remontant parfois pour effleurer ses tétons durcis. La table vibrait sous les secousses du corps de l'homme allongé.
David caressait le plug vert engagé dans le corps d'Éric. Il fit coulisser l'objet lentement, le fit jouer en cercles subtils. La chair d'Éric se contracta, cherchant à retenir et accueillir en même temps. Chaque mouvement du jouet arrachait un nouveau cri.
— Aaah !… aaah !… c'est trop !…
David enfonça à nouveau le plug profondément, d'un coup de rein net mais contrôlé. Éric hurla, un cri aigu, presque irréel. Ses cuisses tremblaient, ses mains agrippaient le bord de la table avec désespoir.
— Tu l'aimes, hein ? Tu l'aimes dans ton cul, ce plug. Dis-le.
— Oui ! Oui ! J'aime ça… aaah… j'aime ça bordel… encore…
Sofiane releva un instant la tête, un sourire tremblant aux lèvres, sa bouche luisante. Puis il se pencha à nouveau, aspirant avec plus de fougue. Il suçait avec la gourmandise d'un amant cruel. Il étouffait les râles d'Éric dans des claquements de gorge humides.
David faisait danser le plug avec plus de vigueur. Des mouvements courts, profonds, fermes. Éric criait à chaque poussée.
— Aaah ! Haaaan… putain… vas-y ! David ! Vas-y !
— Oui, dit David. Tu deviens une vraie salope, tu vois ? Une chienne qu'on farcit.
Le corps d'Éric se cambra. Chaque va-et-vient du plug le transperçait. Dans son délire, il haletait. Il couinait. Il n'avait plus de mots. Sofiane suçait en rythme, la bouche pleine, les doigts sur le bas-ventre d'Éric pour accentuer la pression. Son regard brillait d'un plaisir vicieux, d'une tendresse perverse.
— Han ! Han !… j'en peux plus… je… je vais…
David ralentit. Juste avant le point de rupture. Il sortit le plug à moitié, le fit tourner, puis le renfonça brutalement. Un râle d'extase s'échappa d'Éric.
— Aaaah ! Ouuuh… encore !…
Ses yeux étaient mi-clos, sa bouche entrouverte, sa gorge offerte. Tout son corps vibrait. Il était trempé de sueur, son torse ruisselant, son sexe luisant de salive et de plaisir.
— Tu veux jouir ? demanda David.
— Oui… oui… s'il vous plaît… j'en peux plus…
Sofiane intensifia ses mouvements, suçant avec la précision d'un bourreau sensuel. David enfonça le plug une dernière fois, très lentement, profondément. Il resta enfoncé jusqu'à la base, étirant Éric à la limite de la douleur. Éric hurlait maintenant. « Haan ! Haaannn ! » Des plaintes gutturales. Des gémissements sans nom.
— Tiens salope ! répétait David, l'œil vicieux. Prends ! Prends tout le plug dans ton cul !
Éric ne pouvait plus parler. Le plaisir montait, lentement, puis plus vite, porté par la langue chaude de Sofiane, le poids du plug, les mots de David. Son corps immense fut violemment tiré en arrière par une vague de plaisir trop longtemps contenue. Alors, David appuya légèrement sur le plug, le tournant sur lui-même à l'intérieur du corps offert. Éric hurla.
— AAAAAAAAAAAAH !!!
Puis il explosa. D'un coup. Une décharge animale. Sa verge tressaillit dans la bouche de Sofiane, puis déversa sa semence chaude en longues giclées. L'élève avala puis regarda David droit dans les yeux, fier, cruel.
Éric suffoquait, toujours allongé sur la table, le torse couvert de sueur, les bras tremblants. Le plug restait bien enfoncé dans son cul, le gardant écarté. Sa bouche restait ouverte, ses yeux mi-clos. David s'approcha du flanc droit, Sofiane du flanc gauche. Tous deux debout au bord de la table, ils entouraient le corps d'Éric, nu, noir, ruisselant. Ils prirent main leurs sexes tendus et luisants.
— Tu restes là. Tu prends. Jusqu'au bout.
Éric hocha faiblement la tête. Sa poitrine se soulevait à chaque inspiration. Il gémit encore, faiblement. Il savait ce qu'ils allaient faire. Les yeux rivés sur ses pectoraux sombres et musclés, ils se branlaient. Le plug bougeait encore en lui, très légèrement, sous les impulsions de son propre corps en transe.
Puis David grogna.
— Haaaan… oui !! J'y suis…
Éric sentit les giclées chaudes qui s'écrasaient sur son torse. Sofiane ne tarda pas. Il hurla un cri aigu et laissa couler sa semence sur le ventre d'Éric, sur ses tétons, sur sa gorge.
Un déluge.
Le torse d'Éric brillait de sperme, ruisselant, perlé, marbré de blanc. Il n'avait pas bougé. Il restait là, les yeux grands ouverts, la bouche entrouverte, le plug toujours profondément logé entre ses fesses, les cuisses encore contractées.
— Merci… souffla-t-il. Merci…
Et il sourit. Un moment de flottement suivit. L'atmosphère de stupre dans l'appartement semblait étirer le temps, suspendre l'instant dans une bulle épaisse, saturée de sueur et de sperme. David passa une main sur le ventre, essuya un filet de sperme qui avait coulé au creux de ses abdos. Il lança un regard à Sofiane, qui observait Éric avec un mélange de tendresse et de vice tranquille.
— Bon… faut qu'on nettoie tout ça, souffla-t-il.
Sans précipitation, presque dans un ballet silencieux, David retira le plug. Éric poussa un gémissement étouffé quand le jouet sortit, laissant son trou encore béant, tremblant. Quelques minutes plus tard, les trois hommes étaient dans la salle de bain. Nus. Sous le jet d'eau tiède, leurs mains se frôlaient parfois. Leurs regards s'accrochaient un instant, puis s'échappaient. Il n'y avait plus de jeu, plus de masque. Juste des corps fatigués, lavés, vivants. Sofiane, espiègle malgré la fatigue, lança doucement : « Je pourrais m'habituer à ce genre de douches... »
Les jours suivants, ce fut le début d'une autre forme de lien. Une complicité nouvelle, étrange, mais solide. Les rendez-vous chez Éric se multiplièrent. D'abord espacés, puis plus fréquents. Les corps se cherchaient avec moins de brutalité, mais autant d'intensité. Parfois David et Sofiane venaient ensemble. Parfois l'un sans l'autre. Parfois, Éric appelait seul, nerveux, tendu, réclamant presque sans l'avouer.
Les scènes se faisaient plus variées, plus ludiques aussi. Les jeux de rôle se précisaient. Sofiane imposait des déguisements obscènes à Éric, ou lui demandait de se mettre à quatre pattes pendant que David le regardait, bras croisés. D'autres fois, le jeune homme, maquillé légèrement, venait seul, et s'allongeait sur le canapé, attendant que le colosse vienne le prendre violemment contre les coussins, avec les injures et la brutalité qu'il lui connaissait. Il adorait provoquer la bête qui dormait en Éric.
David, lui, aimait surtout regarder. Diriger. Filmer parfois. Puis rejoindre l'action. Il se retrouvait tour à tour spectateur, acteur, maître de cérémonie. Éric n'avait plus honte. Ou en tout cas, il ne la laissait plus gouverner ses actes. Il prenait. Il donnait. L'athlète noir gémissait, couinait, bandait sans fin, giclait. Il suppliait parfois. Et toujours, il remerciait.
Ils avaient baisé dans le salon, la cuisine, la douche, sur la table, contre le mur. Parfois tendrement, parfois avec rage. Parfois à deux, parfois à trois. Il n'y avait plus de règles fixes. Juste du désir, de la confiance tordue, une forme de pacte tacite. Ce trio improbable, instable, s'était trouvé un terrain d'entente dans le sexe. Une forme de langage brut, cru, organique. Ils savaient que ça ne durerait pas.
Un mardi soir, ils profitaient de l'absence de Malek. Le cousin était à son entraînement de foot. La partie de sexe ne fut pas longue à se mettre en place. Rideaux tirés, la chambre d'Éric baignait dans une semi obscurité. Sofiane était à quatre pattes sur le lit, string baissé sur les cuisses. Éric, nu, branlant son gros sexe noir, était allongé sous son élève et lui avalait la queue avec avidité. David les regardait. Après avoir lubrifié sa propre queue, il écarta le cul de Sofiane et le sodomisa. Ses reins cognaient contre les petites fesses. Il pilonnait Sofiane avec frénésie. La chambre vibrait des bruits de chair, de mots obscènes, des râles, du lit qui claquait contre le mur. Enchevêtrés, dégoulinants de sueur, les trois hommes gémissaient, criaient leurs plaisirs.
Ils n'entendirent pas s'ouvrir la porte de l'appartement.
Malek.
Malek était revenu plus tôt. L'adolescent, lui, en revanche, perçut clairement les bruits qui venaient de la chambre de son cousin. Surpris, il s'approcha en silence. Il poussa la porte. Ce qu'il vit le tétanisa.
— Wesh… c'est quoi c'bordel ici ?!
La voix grave et glaciale coupa l'air comme une gifle. Personne n'eut le temps de réagir. Les trois corps encore tendus, nus et moites, figés dans un moment de jouissance, se tournèrent brusquement vers le couloir.
Malek apparut dans l'encadrement de la porte. Casquette de travers, regard noir, les poings serrés. Il scanna la scène en une seconde.
— Mais c'est quoi ce délire, putain ? C'est une putain de blague ou quoi ?!
Le ton était tranchant, menaçant. Ses yeux étaient rivés sur son cousin. Éric bondit du lit, tomba au sol, essoufflé, hagard, tentant d'attraper un short abandonné.
— Malek, attends… c'est pas c'que tu crois…
— Ta gueule.
Silence. Glaçant. Malek s'avança d'un pas. Ses baskets claquaient sur le carrelage.
— Éric ?! Putain tu fais quoi ? J'hallucine ! Hein ?! T'encules des mecs ?! Dans NOTRE appart ?
Éric voulut parler, mais sa gorge était nouée. Il ne savait plus quoi faire de ses bras, de sa honte, de ses mots. Il recula d'un pas.
— Tu sais pas ce que tu dis… C'est compliqué…
Malek éclata :
— Ferme-la ! C'est PAS compliqué ! T'es un pédé mec ?! Un pédé !! T'es une merde ! Une sale merde ! Tu veux que dise quoi à la famille ? Mais t'as pété les plombs ou quoi ?
Son regard pivota vers David et Sofiane, venimeux.
— Et vous deux, là… Vous croyez quoi ? Que c'est un jeu ? Que vous pouvez débarquer chez moi et faire … vos trucs ? Hein ?!
Sofiane, déjà redressé, récupérait son pantalon, le visage durci par la panique. David, lui, restait étrangement calme, observant l'ombre qui s'approchait. Il parla enfin :
— On va y aller Éric.
Malek ne prêta pas attention à David. Il continuait de déverser sa haine sur Éric.
— Mais t'as vrillé ? T as ramené des tarlouzes ici ?
Sofiane, qui jusque-là s'était contenu, se mit en colère :
— T'es qui, toi, pour parler comme ça ? Tu crois qu'on t'a attendu pour savoir ce qu'on est ?
Malek se raidit. Il fit un pas vers lui, poings levés.
— Toi tu fermes ta gueule ! Sale tarlouze. J'te jure que si tu rouvres ta grande gueule, j'te fous la tête dans la cuvette !
David s'interposa aussitôt, ferme :
— Ça suffit. On se calme.
Il attrapa ses affaires sans quitter Malek des yeux.
— Ce que tu viens de voir t'a perturbé, je comprends. Mais tu n'as aucun droit de nous parler comme ça. Ni à ton cousin.
Éric, recroquevillé près du mur, la tête baissée, murmura :
— Laisse… Laisse tomber, David… Faut que vous partiez…
Sofiane hésita. Il jeta un dernier regard à Éric, son regard moins dur, presque déçu. David ouvrait déjà la porte. Un dernier regard pour Malek, plein de calme et de défi.
— Un jour tu comprendras que c'est pas nous, le problème.
Ils sortirent. La porte claqua. Dans l'appartement, le silence tomba, poisseux. Éric restait assis au sol, nu, vide. Malek, haineux, le toisait encore, de tout son mépris.
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