Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Orientations réussies — Chapitre 10 · Malek et Sofiane
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Orientations réussies
Chapitre 10 · Malek et Sofiane
Minuit treize. La pluie tapait doucement contre les vitres du foyer. Au troisième étage, la lumière bleutée d'un réverbère filtrait à travers les rideaux fins. Dans la petite chambre de 9 m², Sofiane était allongé sur le lit, en slip, casque vissé sur les oreilles, torse nu, luisant de crème. Il scrollait son téléphone, l'air absent. Un coup. Puis un deuxième. Sec, pressé. On frappait à la porte.
Il retira un écouteur, redressa à peine la tête.
Il retira un écouteur, redressa à peine la tête.
— Qui c'est ?
Pas de réponse. Juste un souffle. Une présence. Il ouvrit.
Malek.
Capuche trempée, mâchoire crispée, regard noir, noir comme sa peau trempée de pluie. Il était essoufflé, en t-shirt et pantalon de jogging, les mains dans les poches. Il ne dit rien, ne parut pas plus étonné de voir ce jeune garçon en slip lui ouvrir. Sofiane, en revanche, fut surpris par cette apparition. Puis, s'appuyant contre l'encadrement de la porte, il demanda :
Malek.
Capuche trempée, mâchoire crispée, regard noir, noir comme sa peau trempée de pluie. Il était essoufflé, en t-shirt et pantalon de jogging, les mains dans les poches. Il ne dit rien, ne parut pas plus étonné de voir ce jeune garçon en slip lui ouvrir. Sofiane, en revanche, fut surpris par cette apparition. Puis, s'appuyant contre l'encadrement de la porte, il demanda :
— Qu'est-ce que tu fous là ? T'es entré comment dans la résidence ?
Depuis deux semaines, depuis qu'il avait surpris son cousin Éric en plein séance de baise, Malek était obsédé par ces images. Éric et lui ne se parlaient presque plus. Le garçon lui faisait sentir tout le mépris qu'il lui inspirait. Mais quelque chose en lui voulait comprendre. Sofiane l'intriguait. Il voulait comprendre ce jeune arabe efféminé, tout en maquillage et en posture, si différent de lui. Alors il s'était mis à le suivre, à observé ses allers-retours en le foyer et le lycée. Et aujourd'hui, la confrontation lui avait paru inévitable.
Il regarda Sofiane dans le blanc des yeux et grogna un semblant de « bonsoir ».
Il regarda Sofiane dans le blanc des yeux et grogna un semblant de « bonsoir ».
— T'es sérieux ? À cette heure ? T'es venu me péter la gueule ?
— Je veux juste parler…
— Je veux juste parler…
Sofiane soupira. Mais il le fit entrer et referma la porte sans rien dire. Malek resta debout, planté au centre de la chambre, trempé de sueur et de pluie, les poings serrés, le souffle rauque. L'ampoule nue au plafond projetait une lumière crue, blanchâtre, qui dessinait des ombres nettes sur son visage fermé. Il avait le regard d'un chien blessé, mais prêt à mordre. Un silence inconfortable s'installa entre les deux garçons. Malek ne regardait pas Sofiane, mais tout en lui respirait la haine, l'agressivité rentrée. Il sentait la pluie, le stress, la rue. Sofiane reprit :
— Bon.. tu veux parler de quoi ?
Malek haussa les épaules. Rendre visite à cette espèce de folle n'était peut-être pas une bonne idée. Sofiane leva les sourcils, amusé. Il recula d'un pas, nonchalant, provocant.
— Alors, le p'tit cousin énervé. T'as pas digéré ce que t'as vu ?
C'était ce qu'il ne fallait pas dire. Malek explosa. Il saisit Sofiane par les épaules, le plaqua contre le mur. Son avant-bras noir et tendu le bloquait contre la peinture écaillée. Son souffle était brûlant. La colère lui montait à la gorge. Il ne maîtrisait plus rien. Sa colère suintait de tous les pores de sa peau.
— T'as détruit mon cousin, sale bâtard. T'as joué avec lui. Tu l'as retourné. Maintenant viens pas faire le beau, OK ?
— J'ai rien retourné. Il était déjà comme ça. C'est juste toi qui fais semblant de pas voir !
— J'ai rien retourné. Il était déjà comme ça. C'est juste toi qui fais semblant de pas voir !
Sofiane respirait avec difficulté sous l'étreinte. Malek serra plus fort. Ses veines ressortaient sur son bras. Son torse se soulevait, haletant. Ses yeux brillaient d'une colère sale. Il avait envie de le cogner. De l'écraser. De l'effacer. Mais il ne bougeait pas.
Sofiane non plus ne reculait pas : il refusait de baisser les yeux devant l'intrusion, la haine et la violence de ce petit black de banlieue arrogant. Il se ferait peut-être casser la gueule, mais il ne détournerait pas le regard. Son torse touchait presque celui du jeune noir, il le fixait.
Sofiane non plus ne reculait pas : il refusait de baisser les yeux devant l'intrusion, la haine et la violence de ce petit black de banlieue arrogant. Il se ferait peut-être casser la gueule, mais il ne détournerait pas le regard. Son torse touchait presque celui du jeune noir, il le fixait.
— Vas-y. Frappe. J'attends. J'ai pas peur de toi, Malek.
Un silence. Long. Dense. Le bras de Malek trembla légèrement, il desserra son emprise et relâcha le jeune arabe, qui reprit sa respiration.
— Tu me détestes ? T'as peur de quoi ?
Malek recula d'un pas, furieux, comme brûlé. Il arracha son bonnet, le balança au sol.
— Ferme ta gueule, putain !
— Pourquoi ? Parce que j'ai raison ?
— Pourquoi ? Parce que j'ai raison ?
Sofiane s'approcha. Il posa deux doigts sur l'épaule humide de Malek.
— Cherche pas à changer ce que tu peux pas changer.
Les yeux du jeune noir se remplirent de larmes. Il était figé. Haletant. La bête était là, dans sa gorge. Sa voix trembla.
— Putain… je te jure… J'avais envie de te tuer. De vous tuer. Tous les trois. J'ai la rage, tu peux pas savoir… ça me bouffe… Ta sale gueule, je peux pas vous oublier.
Il faisait étouffant dans cette petite pièce close. La tension accentuait encore la température. Sofiane l'observait avec compassion. Il s'assit sur le lit et dit simplement « Viens ». Malek s'installa à côté de lui, cachant ses mains dans son visage. Des larmes coulaient. Il craqua.
— C'est votre faute… bande de chiens. Vous avez pourri mon cousin. Vous l'avez rendu faible. Je le reconnais même plus. Il est devenu… une putain de tarlouze, comme vous.
Sofiane ne broncha pas. Il fixait un point vague devant lui, laissant Malek vomir sa haine.
— Un mec qui baisse son froc pour deux enculés… T'appelles ça quoi, hein ? T'appelles ça être un homme ?!
— J'appelle ça être vivant, répondit doucement Sofiane.
— J'appelle ça être vivant, répondit doucement Sofiane.
Malek le regarda, dégoûté. Sofiane haussa un sourcil.
— Tu ne peux pas décider pour les autres, Malek. Ça ne marche pas comme ça.
Le jeune noir serra les poings. Il avait envie de le frapper. De l'écraser. Mais il restait cloué là, la mâchoire tremblante.
— Mon cousin, c'était un bonhomme avant ! Il avait une fierté ! Maintenant, c'est qu'un… un pédé de merde ! T'es fier de ça ?!
Sofiane inspira longuement.
— T'as jamais pensé… que peut-être, ton cousin, il portait ce truc-là en lui depuis longtemps ? Qu'il se battait juste pour le cacher ?
Malek ricana, nerveux.
— Mon cul ouais. C'est VOUS qui l'avez foutu là-dedans. Vous lui avez mis vos sales idées dans la tête ! Il a pas choisi ça ! Il était pas comme ça !
Sofiane, calme, le suivait du regard. Malek se leva. Il fulminait. Il tournait en rond dans la chambre minuscule.
— C'est une maladie votre truc ! Une putain de maladie !
— Non. C'est juste du désir. C'est ton corps qui parle quand ta tête veut pas écouter.
— Mon corps, il parle pas comme ça ! Moi j'suis pas un pédé !
— Non. C'est juste du désir. C'est ton corps qui parle quand ta tête veut pas écouter.
— Mon corps, il parle pas comme ça ! Moi j'suis pas un pédé !
Sofiane sourit tristement.
— Pourtant t'es là, en pleine nuit, trempé de flotte, venu frapper à la porte d'un mec que t'insultes. Pourquoi, Malek ? Hein ? Pourquoi t'es pas juste resté chez toi, à ignorer tout ça ?
Malek le fixa. Ses yeux lançaient des éclairs.
— Pour régler mes comptes. Pour te dire en face que t'es qu'une merde.
— Non, Malek. T'es venu parce que t'arrives pas à oublier ce que t'as vu. Parce que ça t'obsède. Parce que ça te fait peur…
— TA GUEULE ! hurla Malek.
— Non, Malek. T'es venu parce que t'arrives pas à oublier ce que t'as vu. Parce que ça t'obsède. Parce que ça te fait peur…
— TA GUEULE ! hurla Malek.
Il frappa du poing contre le mur. La cloison en plâtre vibra. Sofiane baissa les yeux une seconde, puis releva la tête, croisa son regard furieux sans ciller. Il se leva et s'approcha de Malek.
— Sale pute... cracha Malek, la voix déformée par la rage.
Sofiane hocha la tête, lentement. Il était tout près. Leurs souffles se mêlaient.
— T'es qu'une merde, putain, répéta Malek, la voix cassée.
— Et toi t'es paumé, souffla Sofiane. Complètement paumé.
— Et toi t'es paumé, souffla Sofiane. Complètement paumé.
Un silence lourd tomba. Malek, haletant, était pris entre deux impulsions : frapper, ou fondre en larmes. Sofiane, lui, restait tranquille, presque désolé pour lui.
— Tu peux frapper tant tu veux, Malek. Ça changera rien. T'arrêteras pas ce que t'as ressenti.
— J'ai rien ressenti, t'as compris ?! Rien du tout !!
— Si. T'as ressenti.
— J'ai rien ressenti, t'as compris ?! Rien du tout !!
— Si. T'as ressenti.
Sofiane posa deux doigts sur le torse trempé de Malek.
— Et peut-être même que t'as bandé.
Malek se figea. Il y eut une longue seconde de silence. Et sans prévenir, son poing partit, frappa l'épaule de Sofiane, le repoussa violemment contre le mur. Sofiane encaissa, riposta d'un coup de genou dans la cuisse. Le choc résonna dans la petite chambre.
Ils se jetèrent l'un sur l'autre comme deux fauves. Pas de règles. Juste la rage. Les corps se heurtèrent, les coups se mirent à pleuvoir, un peu au hasard. Sans doute plus coutumier des bagarres, et plus costaud également, Malek prit rapidement l'ascendant. Sofiane tenta de l'attraper par le cou. Il ne parvint qu'à saisir son t-shirt, qu'il tira de toutes ses forces. Le tissu s'arracha et, d'un mouvement brusque, Malek l'ôta et se retrouva torse nu.
Alors, le garçon noir saisit Sofiane à la taille, le souleva presque, le plaqua lourdement au sol. Les torses claquèrent dans un bruit de chair mouillée. La sueur, la pluie séchée, l'odeur de la colère saturait l'air. Ils roulèrent entre le lit et la commode, frappant, grognant, soufflant comme des bêtes.
Le jogging trempé de Malek frottait contre le slip mince de Sofiane. Les corps de débattaient, s'empoignaient, glissaient, s'écrasaient l'un contre l'autre.
— Espèce de tarlouze ! cracha Malek, sa voix rauque.
À califourchon sur Sofiane, il plaqua son avant-bras sur la gorge du jeune arabe, mais celui-ci repoussa ses hanches. Leurs bassins se plaquèrent brutalement. Leurs yeux se croisèrent. Un éclat. Une étincelle sale. Sofiane sentit l'érection de Malek sous le tissu du jogging. Dure. Pressée contre son ventre. Son propre sexe était tendu, douloureux dans son slip trempé.
L'un sur l'autre, ils cessèrent de bouger une seconde. Leurs poitrines nues se soulevaient, se frottaient dans un rythme irrégulier. Le bras de Malek, encore tendu contre la gorge de Sofiane, trembla légèrement. Pas de haine. Plus maintenant. Juste la peur de céder. Il grogna. Un râle de bête blessée. Et il fondit.
Il agrippa la nuque de Sofiane à pleines mains, l'attira brutalement contre lui. Un choc. Leurs bouches s'écrasèrent avec violence, leurs dents claquèrent presque. Sofiane répondit aussitôt, ouvrant la bouche, dévorant la langue de Malek avec une urgence brute. Leurs corps se collèrent plus fort, bassin contre bassin.
Les deux queues, dures, glissèrent l'une contre l'autre à travers les tissus trempés. Un gémissement involontaire s'échappa de la gorge de Malek. Il serrait Sofiane à l'étouffer, frottant son bassin en rythme, instinctivement.
Le baiser devint plus long, plus sale. Bouche contre bouche. Langues emmêlées. Mains agrippant la peau, les hanches, les cheveux. Sofiane sentit chaque muscle de Malek vibrer contre lui. Le torse noir, glissant, dur, frottait contre son propre ventre luisant de crème. Leurs sueurs se mêlaient. Malek passa une main dans le dos de Sofiane, le pressa contre lui. Il gémissait contre sa bouche, perdu, brisé, excité à en crever.
Leurs érections se frottaient sans relâche, créant une friction délicieuse et insupportable. Ils s'embrassèrent ainsi longtemps, roulés l'un contre l'autre, pris dans une lutte animale où il n'y avait plus ni vainqueur, ni vaincu.
Et soudainement, comme s'il revenait à la raison, Malek décolla ses lèvres de celles de Sofiane. Il se leva brusquement et sans un mot, ses bras musclés obligèrent le jeune arabe à une faire autant. Lorsqu'ils furent debout tous les deux, Malek, d'un geste brutal, retourna Sofiane et l'écrasa ventre contre la table. Sofiane n'opposa aucune résistance. Il sentit son ventre heurter le bois, son torse nu collant au plateau rugueux. Avant même qu'il n'ait le temps de tourner la tête, Malek tira violemment sur son slip, l'abaissant à mi-cuisses, dévoilant ses petites fesses rondes et lisses.
— Espèce de sale pute... souffla-t-il, sa voix rauque d'excitation et de rage mêlées.
Il arracha presque son propre jogging, laissant sa queue noire jaillir, déjà brillante de désir. Il ne réfléchissait plus. Il n'y avait que son corps, que la haine, que cette urgence animale de dominer, d'effacer ce qu'il ressentait. Il cracha dans sa main, étala la salive grossièrement sur son sexe noir, et, sans prévenir, poussa brutalement son gland contre la raie offerte. Le jeune arabe gémit sous le choc mais ne chercha pas à fuir.
— Tu vas voir, sale pédale…
Son souffle brûlant fouettait la nuque du jeune homme. D'un coup de reins brutal, il s'enfonça dans l'étroitesse brûlante de Sofiane. Sofiane hurla, la table grinça sous l'impact.
— Aaah… putain...… râla Malek, la voix tremblante.
Malek poussa plus profondément, ses mains grandes et dures broyant les hanches minces de Sofiane. Son sexe forçait l'entrée étroite, brutalisant les chairs, les écartant sans pitié. Il se mit ensuite à pilonner avec une violence animale. Ses mouvements étaient courts, secs, puissants. La peau claquait, le bruit sale des corps remplissant la pièce. Sofiane, les bras étalés sur la table, haletait, la bouche grande ouverte. Chaque coup de rein lui arrachait un cri rauque, brut. Ses yeux se révulsaient à chaque poussée.
— T'aimes ça hein ? Sale pédé de merde ! T'aimes te faire démonter par un vrai mec !
Chaque mot était un coup de butoir. Les yeux mi-clos, Sofiane prenait tout, il encaissait tout. Il adorait ça. Cette brutalité. Cette sauvagerie. Ce sexe large qui le remplissait jusqu'à le déchirer. Cette douleur brûlante mêlée de plaisir pur, bestial. Et il gémissait de plaisir.
— Ouais… Vas-y bébé… Baise-moi… Plus fort, putain…
Sa voix, tremblante, alimentait la rage et l'excitation de Malek. Celui-ci accéléra, plaquant son torse moite contre le dos de Sofiane, son bassin cognant violemment contre ses fesses. Son gland frottait, labourait les chairs brûlantes. Le bruit humide, obscène de la chair contre la chair, résonnait dans toute la pièce.
— Putain de salope... t'aimes ça hein, sale tarlouze de merde… T'aimes te faire ouvrir ? gémit-il, sa voix déraillant de plaisir.
Chaque insulte sonnait faux, car sa queue, elle, bandait à en crever. Et ces paroles ne faisaient qu'exciter Sofiane, qui n'était plus qu'un pantin offert, tremblant. Son sexe, dur, ruisselant, glissait contre la table à chaque va-et-vient, laissant une traînée humide. Il ne touchait même pas sa queue : il jouissait déjà du cul, sous les assauts furieux du jeune noir.
— Aaah… oui… vas-y… défonce-moi… gémit-il, perdu dans le plaisir.
Son sexe dur frottait contre le bord de la table à chaque coup de reins, laissant des traces humides. Malek agrippa ses cheveux, tira brutalement sa tête en arrière pour voir son visage. Le regard de Sofiane était flou, noyé de larmes de plaisir. Il haletait, cambrait son dos pour s'offrir davantage à la pénétration.
Malek continua à l'enculer sans relâche, sans merci, avec une violence inouïe. Sa queue énorme frottait contre les parois brûlantes de Sofiane. Il lui mordit la nuque, grogna comme un chien en rut. Et puis, sans qu'il ne puisse le contrôler, le ton de sa voix changea.
Malek continua à l'enculer sans relâche, sans merci, avec une violence inouïe. Sa queue énorme frottait contre les parois brûlantes de Sofiane. Il lui mordit la nuque, grogna comme un chien en rut. Et puis, sans qu'il ne puisse le contrôler, le ton de sa voix changea.
— Oooh Sofiane… t'es bon… t'es tellement bon, murmura-t-il.
Il planta ses dents dans la peau moite, la mordillant brutalement, haletant.
— Mmm… T'es chaud, t'es doux… gémit-il d'une voix râpeuse, presque tremblante.
Chaque mot semblait lui arracher l'âme. Il continuait de le baiser avec violence, mais ses mains devenaient plus possessives, plus avides. Il glissait ses doigts sous le ventre de Sofiane, sur sa poitrine, caressait presque tendrement son dos et ses côtes tremblantes. Sofiane gémit plus fort encore sous ces caresses inattendues.
— Continue Malek …Oh je t'aime bébé ! Défonce-moi... défonce-moi bien !
Ces mots, ce souffle contre son oreille, achevèrent Malek. Il enfonça sa queue jusqu'à la garde, faisant hurler Sofiane. Il resta planté en lui une seconde, savourant l'étroitesse brûlante autour de son sexe battant. Son bassin collé au sien, son souffle perdu, ses gémissements étouffés, trahissaient la jouissance immense qu'il ressentait.
— J'vais te remplir... pédé ! Sale pédé…
Sa voix tremblait. De haine. De plaisir. De désir. De quelque chose d'incontrôlable. « Pédé … pédé... » Il répétait encore et encore l'insulte. Il se mit à défoncer le cul de Sofiane de plus belle, déchaîné. Chaque coup faisait hurler son jeune amant, le faisait gémir, se cambrer, chercher à l'avaler plus profondément. La table grinçait sous l'assaut, tremblait, menaçait de s'effondrer. Les fesses de Sofiane rougissaient sous les impacts, marquées par les coups de hanches brutaux.
Malek, lui, était ailleurs, perdu, consumé. Il cracha de nouveau, mouilla ses doigts et les glissa dans les cheveux trempés de Sofiane, le tirant contre lui pendant qu'il le baisait avec une rage désespérée.
Malek, lui, était ailleurs, perdu, consumé. Il cracha de nouveau, mouilla ses doigts et les glissa dans les cheveux trempés de Sofiane, le tirant contre lui pendant qu'il le baisait avec une rage désespérée.
— T'es à moi maintenant… j'vais te marquer... j'vais te remplir ta chatte, putain…
Sofiane hurla, sentant la verge noire gonfler encore en lui.
— Oui ! Vas-y ! Remplis-moi ! Je veux ton sperme, putain !
Malek sentit ses couilles se tendre, ses abdos durcir sous l'effort. Il grogna, son corps entier se raidit d'un coup. Il donna un dernier coup de reins, violent, profond, jusqu'à cogner contre la prostate de Sofiane, déclenchant une vague de plaisir brutale.
— Putain... J'vais… j'vais jouir…
Il poussa un dernier hurlement rauque, presque animal, et s'enfonça brutalement à fond. Son sexe pulsa violemment à l'intérieur du cul de Sofiane. Un long râle guttural jaillit de sa gorge.
— Haaaan putain ! Prends ça sale pute !
Il déversa son sperme brûlant dans les entrailles serrées, tremblant, haletant, secoué de spasmes violents. Sofiane gémit plus fort, cambrant ses reins, cherchant à prendre encore plus de cette queue noire qui l'inondait. Malek demeurait enfoui en lui, haletant, ruisselant de sueur, ses mains crispées sur les hanches du jeune arabe. Il posa son front moite contre le dos de Sofiane, les yeux fermés, incapable de bouger. Ses lèvres charnues embrassèrent la nuque du jeune passif, léchèrent les gouttes de sueur qui glissaient sur le dos. Leurs corps collés vibraient encore ensemble, tremblants, trempés de sueur, de salive, de foutre. La pièce puait le sexe et la rage.
Ils restèrent là, collés, pantelants, la queue encore plantée dans le cul offert du jeune Sofiane. Celui-ci sourit faiblement, les yeux fermés, savourant la chaleur qui l'envahissait. Malek, toujours contre lui, tremblait, incapable de parler, écrasé par le poids du plaisir et de la honte. Son cœur battait à lui exploser la poitrine. Et dans un souffle rauque, il finit par avouer :
— Putain... t'es trop bon…
Sa voix n'était plus haineuse. Juste cassée, fatiguée mais sincère. Il était allé trop loin. Sa queue, encore molle à l'intérieur de Sofiane, pulsa une dernière fois avant de glisser lentement hors de lui. Sofiane, les yeux mi-clos, accueillait ce moment comme un abri. Il savait que c'était l'instant moment fragile, entre l'après et le regret.
Et effectivement, après quelques minutes suspendues, Malek attrapa son jogging au sol, le remit sans précipitation. Il ne regardait plus Sofiane. Ses gestes étaient mécaniques, presque las. Il s'assit au bord du lit, le dos voûté, les coudes sur les genoux. Il se tenait le front d'une main, l'air ailleurs.
Et effectivement, après quelques minutes suspendues, Malek attrapa son jogging au sol, le remit sans précipitation. Il ne regardait plus Sofiane. Ses gestes étaient mécaniques, presque las. Il s'assit au bord du lit, le dos voûté, les coudes sur les genoux. Il se tenait le front d'une main, l'air ailleurs.
— J'sais pas ce que j'fous là, lâcha-t-il enfin. Sa voix était éteinte.
Sofiane s'approcha et s'assit à côté de lui sans le toucher. Un temps.
— C'est pas grave.
Malek leva les yeux vers lui. Dans son regard, il n'y avait plus de haine. Juste une immense fatigue. Et une peur mal déguisée.
— Je suis… Je crois que je suis… bizarre…. J'te jure… j'comprends pas ce qu'il m'arrive. C'est comme si… j'étais plus moi-même. Je devrais avoir envie de vomir. Mais j'ai envie de recommencer.
— Alors recommence, sourit Sofiane.
— Alors recommence, sourit Sofiane.
Malek sourit un instant, puis il reprit.
— Tu sais… Éric…
Sofiane ne répondit pas, il savait que les mots viendraient. Et ils vinrent.
— Éric, je l'ai toujours pris pour un vrai mec. Le côté viril, qui fait le malin, les blagues de merde… Le mec qui baise des meufs. Il a été un modèle pour moi, depuis que j'suis gamin. J'ai toujours fait pareil… Mais dès que je le vois torse nu, j'deviens dingue.
— Tu le mates ? demanda Sofiane.
— Tu le mates ? demanda Sofiane.
Malek marqua une pause, la gorge nouée.
— Depuis des années. J'fais genre que j'aime les meuf, j'ai une copine… Mais j'arrête pas de mater des films de cul gays… Et Éric putain… je crève d'envie de le toucher. Qu'il me touche.
Un silence léger se fit.
— J'me branle en pensant à lui, parfois. Souvent. Et j'ai honte. J'me dis que c'est qu'un délire, un fantasme. Que ça passera.
Sofiane posa un regard doux sur lui, sans ironie, sans jugement.
— Et si ça passait pas ?
Malek haussa les épaules. Il avait l'air d'un enfant pris la main dans le sac.
— J'suis fini. Chez moi, dans le quartier… Je me ferais fait exploser si ça se savait. Par mes potes. Par ma daronne. Par tout l'quartier. C'est pas un truc qu'on dit, chez nous. T'es mort si tu dis ça. J'veux pas devenir une de ces tarlouzes qu'on insulte dans la rue.
Il cracha ce mot avec dégoût. Mais sa voix tremblait.
Sofiane soupira. Il se rapprocha un peu, sentit la tension dans les épaules du jeune noir.
Sofiane soupira. Il se rapprocha un peu, sentit la tension dans les épaules du jeune noir.
— Et pourtant t'es là. Avec moi. Et t'as aimé ça.
Malek se leva brusquement, fit quelques pas dans la pièce étroite. Il tourna, comme une bête en cage.
— J'ai pas aimé. J'ai… joui. C'est pas pareil.
— Tu m'as embrassé.
— Tu m'as embrassé.
Malek serra les poings. Il se figea. Puis, dans un souffle rauque :
— J'me sens sale, putain. Tu comprends ça ? J'ai l'impression d'avoir trahi qui j'suis.
— Non, Malek. T'as juste arrêté de mentir. Dix minutes. C'est tout.
— J'ai peur, Sofiane. J'ai peur d'aimer ça. J'ai peur d'être… comme toi.
— Non, Malek. T'as juste arrêté de mentir. Dix minutes. C'est tout.
— J'ai peur, Sofiane. J'ai peur d'aimer ça. J'ai peur d'être… comme toi.
Il se retourna, les yeux brillants. Des larmes mal contenues. Sofiane se leva à son tour, lentement. Il s'approcha. Tout près.
— Tu peux vivre toute ta vie à refuser ce que t'es. Ou tu peux commencer à l'écouter. À comprendre. Sans honte. Juste toi. Moi j'te juge pas.
Malek le regarda. Longtemps. Une tension sourde, tremblante, dans les pupilles. Sofiane sourit. Il posa une main sur sa joue, chaude, vivante. Malek ferma les yeux. Une larme roula le long de sa joue. Puis, à son tour, il sourit à Sofiane. Ils restèrent un long moment ainsi, l'un contre l'autre, sans mot, dans la chaleur encore moite de la chambre. Sofiane sentait dans le corps de Malek une fatigue étrange, pleine d'un trouble qu'il connaissait bien : cette ligne floue entre haine de soi et besoin de vérité.
— Mais toi… t''as pas joui… murmura Malek, après un long silence.
— Non, souffla Sofiane, presque amusé. Tu m'as oublié.
— Non, souffla Sofiane, presque amusé. Tu m'as oublié.
Malek eut un sourire nerveux. Il se redressa un peu, passa une main maladroite sur la hanche nue de Sofiane. Il n'y avait plus rien d'agressif dans ses gestes. Juste de la gêne, et une curiosité inquiète. Il observait ce corps ambré, encore marqué par la sueur, l'excitation. Le ventre de Sofiane frémissait légèrement sous ses caresses. Le sexe du jeune arabe se dressa un peu.
— C'est bizarre… de vouloir faire ça, avoua Malek à mi-voix.
— Tu veux pas ? murmura Sofiane, presque tendre.
— Je sais pas… J'crois que si. Pour voir ce que ça fait.
— Tu veux pas ? murmura Sofiane, presque tendre.
— Je sais pas… J'crois que si. Pour voir ce que ça fait.
Il avait dit ça sans détourner le regard. Il s'agenouilla, comme s'il avait peur d'effrayer quelque chose en lui. Ses lèvres effleurèrent le nombril de Sofiane. Puis il posa une main contre la base de son sexe, l'entoura timidement.
Sofiane ne dit rien. Il se contenta de s'offrir, sans diriger. Malek le caressa un instant, hésitant, fasciné par les mouvements qu'il entamait, par le contact timide, presque prudent. Le sexe réagit aussitôt, devenant plus dur encore dans sa main. Le jeune garçon noir se figea, surpris par la chaleur, la texture, ce mélange de douceur et de tension vivante. Il referma doucement sa paume. Il le tenait. Il le masturbait. Le mouvement était lent. Inégal. Comme s'il découvrait la mécanique d'un plaisir qu'il n'avait jusque-là que éprouvé chez lui-même. Il observa la peau qui glissait sous ses doigts, le gland circoncis qui se tendait. Et le souffle de Sofiane, plus lourd maintenant. Plus irrégulier.
Il accéléra un peu, s'adaptant aux réactions du corps sous sa main, se concentra. Son autre main glissa sur la cuisse de Sofiane, la caressa du bout des doigts. Il n'avait jamais osé toucher un autre que lui-même. Et pourtant, à cet instant, ça lui semblait presque naturel.
— C'est bon ? Demanda-t-il, comme pour se rassurer.
— Ouais… tu fais ça bien, souffla Sofiane.
— Ouais… tu fais ça bien, souffla Sofiane.
Malek continua à branler. Il se laissait porter par le rythme, par l'intensité du regard posé sur lui, par le souffle qui se contractait à chaque pression plus ferme. Le gland devenait plus humide, plus tendu. Il sentit un frisson l'envahir, de ceux qu'on n'explique pas. Son propre sexe réagissait, encore.
Puis, comme s'il obéissait à une pulsion soudaine, il pencha la tête et glissa la langue, juste une seconde, sur la fente. Il sursauta presque, surpris de son propre geste. Comme si le goût, la sensation, faisaient écho à une zone interdite de son esprit.
Mais il revint. Il lécha, d'abord. Une fois. Puis deux. Le goût le troubla. Ce n'était pas sale. C'était…humain. Il referma les lèvres autour du gland, timidement, puis plus franchement. La chaleur dans sa bouche, la forme, le mouvement. Il apprenait. Et il aimait ça.
Puis, comme s'il obéissait à une pulsion soudaine, il pencha la tête et glissa la langue, juste une seconde, sur la fente. Il sursauta presque, surpris de son propre geste. Comme si le goût, la sensation, faisaient écho à une zone interdite de son esprit.
Mais il revint. Il lécha, d'abord. Une fois. Puis deux. Le goût le troubla. Ce n'était pas sale. C'était…humain. Il referma les lèvres autour du gland, timidement, puis plus franchement. La chaleur dans sa bouche, la forme, le mouvement. Il apprenait. Et il aimait ça.
— Vas-y… l'encouragea Sofiane.
Malek se concentra. Tout en continuant de masturber le sexe de Sofiane, il avait entrepris de suçoter le gland. Il bougeait , de haut en bas, aspirant doucement, utilisant sa langue, ses lèvres. Il sentait sa salive s'épaissir. Il respirait fort, à travers le nez. Par moments, il s'arrêtait, fermait les yeux, comme s'il devait se convaincre que c'était lui, vraiment lui, qui faisait ça. Puis il reprenait, de plus en plus à l'aise.
Sofiane soupirait, cambrant légèrement le dos. Il passa une main dans les cheveux de Malek, sans le forcer. Juste pour l'ancrer, pour lui dire : « tu peux ». Le jeune noir s'appliquait, maladroit mais sincère, goûtait à cette autre facette de lui, sans brutalité, sans faux-semblants.
Quand Sofiane gémit plus fort, son bassin s'arqua légèrement. Malek comprit. Il accéléra un peu le rythme de sa main et de sa bouche, ferma les lèvres plus fermement autour du gland. Il y avait un peu de salive qui coulait au coin de sa bouche, ses paupières étaient à demi closes.
Et soudain, Sofiane tendit les jambes, sa main se referma doucement dans ses cheveux crépus. Un râle étouffé s'échappa de ses lèvres.
— Je… je viens…
Malek hésita une seconde mais ne bougea pas. Sa bouche resta rivée au gland et il sentit la chaleur, le jaillissement, l'intensité. Il avala par réflexe. Un goût étrange. Une sensation nouvelle. Mais il ne recula pas.
Pendant quelques instants, le silence reprit possession de la chambre. Seul le souffle de Sofiane, encore un peu court, trahissait le plaisir qui venait de passer. Malek se redressa lentement. Essoufflé, troublé, il évita le regard de l'autre garçon. Ses lèvres étaient encore humides.
Pendant quelques instants, le silence reprit possession de la chambre. Seul le souffle de Sofiane, encore un peu court, trahissait le plaisir qui venait de passer. Malek se redressa lentement. Essoufflé, troublé, il évita le regard de l'autre garçon. Ses lèvres étaient encore humides.
— C'était bizarre… souffla-t-il.
Mais il semblait déjà ailleurs. Il ramassa son t-shirt trempé au sol, le secoua machinalement. Sofiane le regardait en souriant mais avec le calme de celui qui sait que les silences disent parfois plus que les aveux.
Malek s'habilla lentement, chaque geste comme une fuite. Il ne regardait pas Sofiane. Son front luisait d'une sueur froide. Il enfilait ses vêtements comme une armure, pièce par pièce. Quand il eut remis sa capuche, il s'arrêta une seconde. Le poing serré. Le dos tendu.
Malek s'habilla lentement, chaque geste comme une fuite. Il ne regardait pas Sofiane. Son front luisait d'une sueur froide. Il enfilait ses vêtements comme une armure, pièce par pièce. Quand il eut remis sa capuche, il s'arrêta une seconde. Le poing serré. Le dos tendu.
— Dis rien à personne, lâcha-t-il sans se retourner.
Sofiane cligna des yeux. Malek fit un pas vers la porte. Il hésita. Son épaule frémit. Puis il souffla :
— J'suis pas prêt, mec.
Et il ouvrit la porte. Un courant d'air froid entra dans la chambre, soulevant un coin de rideau. Malek disparut dans le couloir sans un bruit. Seule la lumière bleutée d'un réverbère vibrait encore contre les vitres.
Sofiane resta seul. Nu. Son sexe encore moite reposait contre sa cuisse. Il regardait le plafond, l'ombre du plafonnier. Puis il ferma les yeux, sans sourire. Pas triste. Juste lucide. Il pensa : « Personne l'est, Malek. Personne l'est jamais vraiment. »
Sofiane resta seul. Nu. Son sexe encore moite reposait contre sa cuisse. Il regardait le plafond, l'ombre du plafonnier. Puis il ferma les yeux, sans sourire. Pas triste. Juste lucide. Il pensa : « Personne l'est, Malek. Personne l'est jamais vraiment. »
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Commentaires ()
J'ai adoré et c'est tellement vrai!
Bisous mes amours.