Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Orientations réussies — Chapitre 1 · Un élève motivé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Orientations réussies
Chapitre 1 · Un élève motivé
C'était un vendredi matin, fin novembre, que David lut la copie de Sofiane. Il s'en souvenait très bien, parce que dès la première ligne, quelque chose ne collait pas. Le sujet était pourtant simple : « Peut-on écrire sans se dévoiler ? ». Et Sofiane, fidèle à lui-même, avait rendu un texte écrit au stylo noir, avec des lettres penchées et nerveuses, bordé d'annotations en marge comme des murmures. Mais ce n'était pas ça. C'était le ton. Trop intime. Trop dirigé. Dès l'introduction, David sentit que quelque chose dérapait :
— Je pense qu'écrire, c'est jouir autrement. Avec des mots. Écrire, c'est effleurer l'autre sans le toucher. C'est poser une main sur sa nuque, le regarder se tendre, sans jamais dire son nom.
Au troisième paragraphe, le professeur fronça les sourcils :
— Je crois que certains mots, même cachés dans la fiction, visent toujours quelqu'un. Une ligne, un regard, un silence peuvent être des formes de désir. J'ai souvent écrit dans le dos de quelqu'un. Et j'aime l'idée qu'il lise sans savoir s'il est visé. Ou s'il fait juste partie du décor.
Puis, un peu plus bas, la chaleur lui monta aux joues, lorsqu'il lut ces lignes, dans lesquelles il crut se reconnaître :
— Je suis certain que même les hommes les plus élégants, les plus discrets, les plus enfermés dans leur vie bien construite... savent ce que c'est que le feu. Ils savent ce que c'est que d'être regardé. Et ils aiment ça, même s'ils ne le diront jamais.
La conclusion du devoir était encore plus explicite :
— Je n'ai pas envie de me cacher. J'écris pour être lu. Pour être deviné. Pour provoquer quelque chose entre les cuisses de celui qui me lit. Il y a dans l'écriture un orgasme froid, contenu. Le plaisir vient quand l'autre comprend qu'il est visé. Qu'il est possédé à travers les mots. Moi, j'écris pour les hommes élégants, coincés dans leur vie sage, leurs costards bien repassés. Ceux qui croisent mon regard, mais ne s'y attardent pas. Ceux qui n'osent pas encore me désirer, mais qui me liront en silence, la bouche un peu sèche, le pantalon trop serré.
David avait reposé la feuille. Lentement. Il avait attendu que sa main arrête de trembler, puis regardait par la fenêtre de la salle des profs, le regard perdu dans les nuages au-dessus de la ville.
David Delarocca avait 32 ans, une élégance discrète et des gestes toujours mesurés. En salle des profs, on disait de lui qu'il avait « le chic du prof de lettres » : chemises ajustées, souliers brillants, un trench beige bien coupé en hiver. Son regard était doux, un peu mélancolique, et sa petite barbe soignée ajoutait à ce charme tranquille. Mais sa vraie vie, David la partageait avec Adrien, son compagnon depuis sept ans. Ils habitaient un bel appartement à quelques kilomètres de là, à Nantes. Un amour calme. Peut-être trop. Leur routine était devenue si polie qu'il se surprenait parfois à rêver de secousses. Mais au lycée, tout le monde ignorait son homosexualité.
David Delarocca avait 32 ans, une élégance discrète et des gestes toujours mesurés. En salle des profs, on disait de lui qu'il avait « le chic du prof de lettres » : chemises ajustées, souliers brillants, un trench beige bien coupé en hiver. Son regard était doux, un peu mélancolique, et sa petite barbe soignée ajoutait à ce charme tranquille. Mais sa vraie vie, David la partageait avec Adrien, son compagnon depuis sept ans. Ils habitaient un bel appartement à quelques kilomètres de là, à Nantes. Un amour calme. Peut-être trop. Leur routine était devenue si polie qu'il se surprenait parfois à rêver de secousses. Mais au lycée, tout le monde ignorait son homosexualité.
Il reprit la copie en main. Il songea à l'auteur, son élève, Sofiane. Un jeune garçon d'origine tunisienne. Dix-neuf ans, silhouette gracile, presque fragile, les cheveux noirs gominés en arrière, le cou toujours dégagé. Il avait le style d'un dandy de lycée : pantalons trop serrés, chemises ouvertes sur rien, bijoux fins aux poignets. Redoublant, mais motivé, exubérant, mais gentil, il prenait sa charge de délégué de classe très au sérieux. Gay, il s'assumait. Sa voix fluette, ses rires forts, ses gestes féminins, son maquillage parfois outrancier. Il ne se cachait pas, jouant sur les genres et les ambiguïtés, presque comme une provocation.
À la lecture de la copie, l'enseignant eut un doute : Sofiane savait, il l'avait vu, c'était sûr. Peut-être un soir où il était sorti avec Adrien. Dans ce petit bar près de Commerce, celui où ils buvaient un verre quand ils voulaient se sentir encore jeunes. Sofiane avait dû le croiser. Et ce devoir, c'était un appel, un défi. Il ferma les yeux. L'image de Sofiane s'imposa : son regard insolent, ses lèvres fines, et ce sourire, comme une promesse.
Depuis ce jour-là, rien ne fut plus pareil. David remarqua que Sofiane le regardait autrement. L'élève le fixait plus longtemps quand il entrait en classe. Il lui lançait parfois un sourire effronté en coin. David, lui, luttait. Il faisait comme s'il ne remarquait rien. Mais souvent, il repensait à cette copie. À ces phrases comme des griffes.
L'année continua doucement, mais dès le mois de décembre, Sofiane changea de rythme. Il s'installait toujours au premier rang, juste à gauche du bureau, là où David ne pouvait pas ne pas le voir. Entre deux copines, Emy et Soraya. Le garçon avait cette manie : croiser les jambes, poser son coude sur la table, soutenir son menton du bout des doigts, toujours en fixant David. Ce n'était pas un regard innocent. C'était un regard long, lourd, presque insolent, qui disait : « Je sais qui tu es. » Et il trouvait toujours une raison pour rester après la sonnerie. Traînait sans raison dans la salle, penché sur une table, les fesses en évidence sous un jean trop moulant. « Une question sur le commentaire, Monsieur. » Toujours. Et il s'approchait du bureau. Trop près. David sentait son parfum, un mélange de musc et de vanille. Délicat, mais présent. Et Sofiane, prétextant des questions littéraires, provoquait :
— Monsieur Delarocca, vous aimez Genet ?
— Je... oui.
— Moi j'ai lu Notre-Dame-des-Fleurs. J'aime quand il parle des hommes. C'est vachement cru. Mais c'est beau.
— Je... oui.
— Moi j'ai lu Notre-Dame-des-Fleurs. J'aime quand il parle des hommes. C'est vachement cru. Mais c'est beau.
Sofiane avait ce ton calme, mais chargé. Il ne souriait pas. Il observait. Et David, lui, s'efforçait de garder sa voix posée, son corps loin.
Gagnant en confiance au fil des jours, Sofiane se faisait plus direct, plus provocateur :
Gagnant en confiance au fil des jours, Sofiane se faisait plus direct, plus provocateur :
— Monsieur Delarocca... vous avez un style incroyable, vous savez ?
David releva les yeux, un peu surpris.
— Merci. Mais... fais attention à ce que tu dis.
— Pourquoi ? Vous êtes beau. Ça se dit, non ?
— Ce n'est pas la question.
— Pourquoi ? Vous êtes beau. Ça se dit, non ?
— Ce n'est pas la question.
David souriait, flatté, mais il gardait ses distances, devinant bien le jeu du jeune homme.
En janvier, l'enseignant arriva en cours un lundi matin glacial, fatigué, les yeux encore pleins de brouillard. Il posa ses affaires, salua la classe, et leva enfin les yeux. Comme d'habitude, Sofiane était là, l'œil souriant, les cheveux noirs relevés, parfaitement tirés. Et sur sa bouche, un gloss profond, satiné. Il esquissa un sourire. Puis, au moment de lire un texte, il s'humecta lentement les lèvres avant de prendre la parole. À la fin de l'heure, David fit mine de ranger ses affaires plus vite que d'habitude. Mais Sofiane l'arrêta au moment de sortir :
En janvier, l'enseignant arriva en cours un lundi matin glacial, fatigué, les yeux encore pleins de brouillard. Il posa ses affaires, salua la classe, et leva enfin les yeux. Comme d'habitude, Sofiane était là, l'œil souriant, les cheveux noirs relevés, parfaitement tirés. Et sur sa bouche, un gloss profond, satiné. Il esquissa un sourire. Puis, au moment de lire un texte, il s'humecta lentement les lèvres avant de prendre la parole. À la fin de l'heure, David fit mine de ranger ses affaires plus vite que d'habitude. Mais Sofiane l'arrêta au moment de sortir :
— J'ai mis du rouge, vous avez vu ? J'aime bien. Je trouve que ça va avec ma peau.
— Ah bon ? feignit David.
— Mais c'est joli, non ?
— Tu devrais partir, Sofiane.
— Vous me virez, monsieur ? Ou vous me fuyez ?
— Ah bon ? feignit David.
— Mais c'est joli, non ?
— Tu devrais partir, Sofiane.
— Vous me virez, monsieur ? Ou vous me fuyez ?
David ne répondit pas. Le garçon quitta la salle dans un grand éclat de rire, clair comme du verre. La semaine suivante, après un atelier d'écriture que l'enseignant avait animé pour des élèves volontaires, Sofiane, qui s'était évidemment inscrit, aborda son professeur.
— Je peux vous lire quelque chose ? C'est pas très scolaire, mais bon...
Il sortit une feuille de sa poche, avec une odeur douce de parfum discret. Ses yeux restèrent accrochés à ceux de David tout le long de sa lecture. Et sa voix basse, traînante, presque lascive, donnait à chaque mot un poids étrange :
— Je l'ai vu approcher, sa veste ouverte, le col de sa chemise soulevé par le vent. J'avais envie de poser ma langue sur sa nuque, juste là, entre la barbe et le silence. Je voudrais être une page entre ses mains. Qu'il me tienne, qu'il me plie, qu'il me froisse si c'est la seule façon d'exister dans ses doigts. Ses regards vides me disent non, mais je sais qu'il bande quand même.
David serra les dents.
— C'est très... expressif.
— Vous avez deviné de qui je parle ?
— Vous avez deviné de qui je parle ?
Sofiane se leva à son tour. Il était à peine plus petit que David. Mais son corps avait quelque chose d'aérien, d'insaisissable. Il s'approcha d'un pas. Son souffle frôla la peau du professeur. Puis il dit, calmement :
— Vous m'aimez bien, au fond. Je le vois à vos yeux. Mais vous me regardez comme on regarde quelque chose qu'on n'a pas le droit de toucher.
— Tu dois partir maintenant.
— Tu dois partir maintenant.
La voix de David avait tremblé. Depuis ce jour, le professeur n'avait rien dit. Rien montré. Il s'était muré dans son rôle. Mais au fond, quelque chose avait été planté. Une graine brûlante. Une inquiétude troublante qu'il n'osait pas nommer. Sofiane habitait souvent ses pensées. Il songeait à la fameuse première dissertation. Et puis il voyait l'élève, sa silhouette svelte, sa peau brune, son sourire et ses yeux noirs. Parfois même, lorsqu'Adrien et lui faisaient l'amour, c'était le visage et le corps de Sofiane qu'il serrait entre ses bras. Alors, honteux pourtant, il sentait son excitation redoubler.
Leur relation gagna cependant en profondeur. Les discussions étaient plus sérieuses. Ils se livraient parfois sur leurs vies. Un jeudi de février, David s'inquiéta du silence de Sofiane. À la récréation, il tenta d'entamer le dialogue. Les deux amies, Soraya et Emy n'étaient pas avec le garçon, qui semblait éteint. Il triturait une bague à son doigt. Puis, d'un coup, il parla d'une voix calme, presque blanche :
— Je suis en foyer.
David le regarda dans les yeux.
— Depuis octobre. Mes parents m'ont foutu dehors quand ils ont compris que j'étais « comme ça ». Ils l'ont pas dit comme ça, hein. Mon père m'a juste dit « Tu dégages ou je t'écrase ». J'ai pris un sac, je suis parti.
Il marqua une pause. Son regard s'était perdu dans le vide, mais sa voix continuait.
— Un éducateur m'a repêché. J'ai été en hôtel social, puis au foyer. Mais comme j'ai eu 18 ans... je suis plus vraiment prioritaire. Ils veulent me faire partir. Je dors, mais j'attends tous les jours qu'on me dise : « C'est fini. »
Ses mains tremblaient. Il poursuivit :
— J'ai personne. Rien. J'essaie de tenir. De sourire. De jouer au petit con qui s'en fout de tout. Y a qu'Emy. Et Soraya aussi avec qui j'arrive à en parler. Mais parfois, j'ai juste envie qu'on me prenne dans les bras et qu'on me dise que ça va aller. Juste ça.
Puis il craqua. Sans bruit. Les larmes coulèrent. Il pleurait comme on saigne. David resta figé quelques secondes, puis se leva lentement, contourna la table. Il posa une main hésitante sur son épaule. Il sentit le corps fin de Sofiane tressaillir, puis se pencher contre lui. Et il le laissa faire. Il ne dit rien. Il sentit simplement ce poids, ce corps d'adolescent trop adulte, se poser contre lui. Ce n'était plus du jeu. Ce n'était plus un fantasme. C'était une faille immense, béante, et une détresse qui le heurta au ventre. Il ferma les yeux, serra doucement les épaules de Sofiane entre ses bras. Alors, étouffant un sanglot, le garçon murmura :
— Vous croyez que je ne sais pas ? Nantes, avec votre ami... Vous cachez quoi, en fait ?
Le silence s'installa. David bredouilla :
— Sofiane, stop. Ce n'est pas du tout...
— Vous croyez que ça me dérange, moi ? l'interrompit Sofiane, d'être attiré par vous ?
— Tu ne sais pas ce que tu dis.
— Vous croyez que ça me dérange, moi ? l'interrompit Sofiane, d'être attiré par vous ?
— Tu ne sais pas ce que tu dis.
David gardait Sofiane entre ses bras, mais il avait les mains tremblantes. Puis Sofiane dit :
— Vous n'avez jamais voulu... tout envoyer chier ?
— Pardon ?
— La routine. Le couple. Le confort.
— Tu es un peu jeune pour parler de confort.
— Je ne suis pas si con. Et vous, vous n'êtes pas si sage.
— Pardon ?
— La routine. Le couple. Le confort.
— Tu es un peu jeune pour parler de confort.
— Je ne suis pas si con. Et vous, vous n'êtes pas si sage.
Un sourire. Un regard en coin. David ne répondit rien. Mais son cœur battait vite. Et dans son esprit, Sofiane avançait lentement, sûrement, comme un poison lent.
Le dernier trimestre arriva. Un soir d'avril, alors que le ciel était gris et lourd, Sofiane rejoignit le professeur dans la salle déserte. Il s'adossa au mur et fixa ses yeux sur David, qui rangeait ses affaires un peu plus nerveusement que d'habitude. L'enseignant évita le regard de Sofiane, tout en sentant, au fond de lui, cette pression constante, comme une balle prête à éclater. La situation devenait intenable. Puis Sofiane s'avança. D'un pas fluide, presque nonchalant, il s'approcha de David, qui resta figé.
Le dernier trimestre arriva. Un soir d'avril, alors que le ciel était gris et lourd, Sofiane rejoignit le professeur dans la salle déserte. Il s'adossa au mur et fixa ses yeux sur David, qui rangeait ses affaires un peu plus nerveusement que d'habitude. L'enseignant évita le regard de Sofiane, tout en sentant, au fond de lui, cette pression constante, comme une balle prête à éclater. La situation devenait intenable. Puis Sofiane s'avança. D'un pas fluide, presque nonchalant, il s'approcha de David, qui resta figé.
— Monsieur... dit Sofiane, d'une voix douce et calme, presque trop calme.
Il releva les yeux, surpris. Sofiane n'avait jamais été aussi direct. Il se tenait là, près de lui, un regard intense, perçant.
— Qu'est-ce que tu veux, Sofiane ?
Sofiane ne répondit pas immédiatement. Il se pencha lentement vers lui, ses lèvres juste au-dessus de l'oreille de David.
— Je voulais vous dire. J'ai adoré vos cours. Mais je sais aussi que vous me regardez depuis des mois, et moi... j'ai essayé de me retenir. Mais ce soir, je n'ai plus envie de jouer.
David sentit sa respiration se couper. La proximité de Sofiane, son souffle chaud, le parfum subtil qui émanait de lui, tout cela le troublait. Mais il repoussa l'envie de céder.
— Qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'es qu'un élève...
— Je sais ce que je veux. Et ce que je ressens. Je ne suis pas un enfant.
— Je sais ce que je veux. Et ce que je ressens. Je ne suis pas un enfant.
David sentit son corps répondre malgré lui à la proximité de Sofiane. Il voulait se lever, prendre ses affaires et fuir. Mais une force invisible, celle de l'attirance, le cloua sur place. Sofiane glissa une main sous son tee-shirt trop serré, effleurant doucement sa peau brune.
— On n'a pas le droit, Sofiane, balbutia David. Ce n'est pas ce que tu crois.
Le jeune homme ne répondit pas. Il s'approcha de lui avec un calme glacé, et cette fois, sans avertir, il captura les lèvres de David dans un baiser. C'était brutal, implacable, mais aussi inévitable. Le goût des lèvres de Sofiane, l'intensité de son baiser, tout cela envahit David comme une vague qui le submergea. Il était trop déstabilisé pour réagir. La douceur du geste se mêlait à une urgence désespérée. Les corps se plaquèrent l'un contre l'autre, les deux hommes se serrèrent dans leurs bras. Le baiser dura longtemps. Les lèvres s'ouvrirent, les langues commencèrent à se chercher, à danser l'une avec l'autre. David sentit les doigts de Sofiane se glisser dans ses cheveux, un geste possessif. Il se retrouvait pris au piège, entre la vérité de son désir et la culpabilité qui le rongeait. Sofiane gardait les bras autour du corps du professeur. Décollant ses lèvres, il murmura sans lâcher prise :
— Me dites pas que vous n'avez pas envie.
Ses mains caressèrent les épaules. Alors que David tenta de le repousser en vain, il sentit l'étreinte du jeune homme se faire plus insistante. Sofiane descendit lentement ses doigts vers le ventre. Un geste qui en disait long.
— Stop ! Sofiane ! supplia David. Il faut que tu partes !
Il ferma les yeux, à bout de forces. Il sentit son cœur s'emballer. La tentation était là, palpable, plus forte que tout. Mais au fond, il savait qu'il ne pouvait pas. La main de Sofiane était maintenant à hauteur du sexe de son professeur. David bandait à avoir mal, sa queue, dure comme du bois, serrait son pantalon. L'élève la prit à pleine main, la massa à travers. Il souffla :
— Ouuhh... Elle est grosse...
Il continuait ses caresses, plus fortes, plus insistantes. Il palpait la queue raidie, la branlait presque. David était à la torture. Il levait les yeux au ciel, n'osait regarder Sofiane. Le parfum chaud et poudré du garçon, la chaleur de ses mains, le rythme lent et sensuel de ses gestes l'enveloppaient comme une fièvre. Il sentit les doigts du jeune homme trouver la fermeture éclair, l'abaisser lentement, puis dégrafer la boucle de la ceinture. Le cliquetis du métal résonna comme un coup de tonnerre dans la salle silencieuse. Le pantalon de l'enseignant glissa jusqu'à mi-cuisses. La main de Sofiane s'aventura dans le boxer, sans hésiter. Avec assurance, ses doigts s'emparèrent de la queue durcie. La chaleur du contact arracha un frisson à David. Il haleta, incapable de penser, incapable de reculer. Sofiane lâcha un instant son emprise. Alors, comme un automate, sans réfléchir et sans volonté, David baissa son boxer.
Le sexe du prof jaillit, rouge, tendu, gonflé de sang, une veine battant sur le côté. Sofiane le regarda une seconde, fasciné par sa taille, par le gland humide de présperme et d'envie.
— T'es bien monté !
Et sans prévenir, il la reprit. Pleine main. Solide. Il la serra, la caressa lentement, paume bien collée contre la peau brûlante. Il commença à branler avec une régularité mécanique, en glissant sa main de la base au sommet, faisant remonter la peau tendue, étalant le liquide clair qui perlait déjà. David souffla. Son bassin avait commencé à bouger tout seul, cherchant la friction, poussant sa queue plus profondément dans la main de Sofiane. Il n'y avait plus rien de réel. Il n'y avait plus que cette main chaude fermée sur sa queue, qui montait, descendait, qui le branlait avec assurance. Sofiane se collait contre lui, ses lèvres à quelques millimètres de son oreille.
— Mmmm... Elle est belle, ta queue... Bien chaude, bien dure...
David recula la tête, les yeux fermés, les lèvres entrouvertes, à bout de souffle. Une goutte de sueur coula le long de sa tempe. Il voulait fuir, hurler, céder. Il était dévoré vivant par ce plaisir interdit. Sofiane accéléra. Son poignet s'activa, plus vif, plus ferme. Il montait et descendait avec une régularité précise, presque technique. À chaque va-et-vient, la peau de la queue se tendait et se rétractait, luisante, trempée de foutre clair. Il utilisait son pouce pour tourner doucement autour du gland, puis repartait dans des mouvements longs, profonds, qui faisaient claquer la main contre le pubis.
— T'as envie que je continue, hein ? Tu veux que je te fasse cracher ?
David hocha la tête. Il ahanait comme une bête. Il avait les jambes qui tremblaient, le souffle court, tout son corps tendu comme un arc. Il voulait que ça dure et il voulait que ça explose.
Sofiane le serrait au creux de sa main, dur et brûlant, vibrant contre sa paume. Et il accéléra encore. Maintenant, sa main martelait. Le rythme était rapide, incontrôlable. La queue de David rebondissait sous les coups, tendue à l'extrême. Sofiane avait le regard brûlant, excité par la vision, par le pouvoir qu'il avait sur lui.
Sofiane le serrait au creux de sa main, dur et brûlant, vibrant contre sa paume. Et il accéléra encore. Maintenant, sa main martelait. Le rythme était rapide, incontrôlable. La queue de David rebondissait sous les coups, tendue à l'extrême. Sofiane avait le regard brûlant, excité par la vision, par le pouvoir qu'il avait sur lui.
— Vas-y... vas-y maintenant... lâche-toi... jouis !... Jouis, putain !
David poussa un long cri étouffé, guttural. Et d'un coup, il éjacula. Fort. Sa queue pulsa violemment dans la main de Sofiane. Le premier jet fusa haut, chaud, épais, atterrissant sur la chemise impeccable de David, juste sous le col. Un deuxième suivi, plus lourd, qui lui salit le ventre. Puis un troisième, plus court, moins puissant, s'évacua par à-coups.
Mais Sofiane ne s'arrêta pas. Sa main continua à branler, sans relâcher.
Mais Sofiane ne s'arrêta pas. Sa main continua à branler, sans relâcher.
— Ouais... C'est bon... Y en a encore... donne tout.
Et un dernier filet sortit, lentement, coulant le long de la hampe. Le sperme chaud dégoulina sur la queue, entre les doigts de Sofiane, qui ralentissait enfin. Sa main se faisait plus tendre, plus lascive, comme s'il berçait la queue vidée du professeur. Puis il s'arrêta complètement, gardant ses doigts pleins de foutre autour du sexe de son enseignant. Insolent et sûr de lui, il lui lança avec un sourire en coin :
— Regarde ce que t'as fait...
David, de son côté, haletait encore, les cuisses tremblantes. Son torse se soulevait en rythme, sa chemise maculée de sperme collait à sa peau. Sofiane regarda sa main visqueuse et marcha tranquillement jusqu'à son sac. Il en sortit un paquet de mouchoirs, en tira plusieurs, revint vers David.
— Bouge pas.
Il s'agenouilla. Avec méthode, il commença à nettoyer la queue, passa le mouchoir doucement sur le gland, autour de la base, entre les cuisses. Il s'appliquait. Puis il remonta sur le ventre, entreprit d'effacer les traces sur la chemise.
— T'en as mis partout, dit-il avec un demi-sourire. Elle en pouvait plus, ta bite !
David ne répondit pas. Il gardait les yeux fixés quelque part au-dessus de Sofiane, le regard perdu, noyé.
— T'as aimé ça, hein ? T'avais besoin que ça sorte.
Il jeta les mouchoirs souillés dans la corbeille, rajusta ses vêtements. Puis il se tourna vers David, qui restait le pantalon baissé sur les cuisses, et lui dit non sans ironie :
— Tu devrais remonter ton froc, Monsieur. C'est pas une tenue pour un prof !
David cligna des yeux, comme s'il revenait à lui. Il ne dit rien. Il ne bougea pas.
Sofiane attrapa sa veste, la passa sur ses épaules. Il ouvrit la porte. Avant de sortir, il redevint sérieux et lança :
Sofiane attrapa sa veste, la passa sur ses épaules. Il ouvrit la porte. Avant de sortir, il redevint sérieux et lança :
— Ne vous inquiétez pas. Je dirai rien. On en avait envie tous les deux. Mais je voulais juste que vous le sachiez.
Un silence. Puis un hochement de tête.
— On se revoit en cours demain. Comme si de rien n'était. D'accord ?
La porte se referma dans un léger claquement. Le silence retomba comme une chape de plomb. David resta là. Seul. Le pantalon toujours baissé, la queue ramollie sur la cuisse, encore humide. Sa main glissa lentement vers son visage. Il se couvrit les yeux. Son cœur battait encore trop fort. Dans sa tête, les images tournaient en boucle. Le regard de Sofiane. Sa voix. Sa main. Ce plaisir fulgurant. Et maintenant la honte. Réalisant ce qui venait de se passer, il demeura là longtemps, coupable et perdu.
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