Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
extrait de "Famille recomposée, bonheur multiplié — Chapitre 2 · Chaude soirée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
extrait de "Famille recomposée, bonheur multiplié
Chapitre 2 · Chaude soirée
Carolina revint se blottir contre moi, son bras se refermant aussitôt autour de mes épaules. Abigaelle la suivit de près, se glissa de l'autre côté et passa une jambe sur les miennes avec l'assurance tranquille qu'on lui connaissait. Ses mains vinrent se poser sur mon torse, glissèrent lentement sous le tissu, comme si tout s'était accordé sans mot.
Je me laissai aller, le regard vague, les oreilles à moitié dans le film. Les enfants riaient déjà. L'un des personnages tombait dans la boue et Rebecca éclata de rire. Jacob tenta de répéter la phrase. Léonard lui dit qu'il s'était trompé. Catherine leva les yeux au ciel.
Abigaelle m'embrassa dans le cou puis un autre, plus lent. Sa main descendit plus bas, du torse à mon flanc, puis s'arrêta contre ma hanche, ses doigts glissant à peine sur le tissu. Elle ne regardait plus le film. Ses gestes devenaient plus précis, plus directs. Elle cherchait ma réaction, totalement absente au reste.
Je me laissai aller, le regard vague, les oreilles à moitié dans le film. Les enfants riaient déjà. L'un des personnages tombait dans la boue et Rebecca éclata de rire. Jacob tenta de répéter la phrase. Léonard lui dit qu'il s'était trompé. Catherine leva les yeux au ciel.
Abigaelle m'embrassa dans le cou puis un autre, plus lent. Sa main descendit plus bas, du torse à mon flanc, puis s'arrêta contre ma hanche, ses doigts glissant à peine sur le tissu. Elle ne regardait plus le film. Ses gestes devenaient plus précis, plus directs. Elle cherchait ma réaction, totalement absente au reste.
— Tu prends ton dessert, murmurai-je, le souffle court, sans tourner la tête.
— Oui, une petite oreille.
— Oui, une petite oreille.
Son sourire s'écrasa contre ma peau, chaud et discret, juste assez pour me faire frissonner. Sa main restait sur mon torse, posée comme un poids doux qui me gardait là, ancré. Carolina se pencha contre moi, ses cheveux glissèrent sur mon épaule pendant qu'elle me caressait l'intérieur de la cuisse. Sa main traçait des cercles lents, puis elle l'enleva pour la tendre vers Juliette dans une invitation muette.
Juliette s'approcha sans un mot, les joues en feu. Sa tablette abandonnée sur le côté, ses doigts avaient lâché prise. Elle prit la main de Carolina, qui la guida devant elle, puis lui fit glisser la main sur ma cuisse. Sa peau était chaude, légèrement tremblante. J'ouvris les yeux, croisai son regard : un mélange d'hésitation et d'attirance.
Carolina glissa de nouveaux baisers dans mon cou, lents et profonds, sa bouche suivant la ligne de ma peau avec une douceur insistante. Nos souffles s'accélèrent, n'en pouvait plus, on quitta le salon presque en courant, le souffle court.
Dans mon dos, j'entendis la porte se refermer doucement. Une fois dans la chambre, je soufflai, à peine essoufflé :
— Hestia, projette la caméra du salon sur le mur de la chambre.
— Tout de suite, répondit-elle.
— Tout de suite, répondit-elle.
Derrière moi, Abigaelle, Juliette et Carolina, qui lui tenait toujours la main, me suivaient. Juliette, les joues en feu, s'arrêta contre le mur. Son regard sautait d'un visage à l'autre, puis à moi, sans trop savoir où se poser. Elle triturait le bas de sa robe, figée, mal à l'aise, perdue entre l'envie de rester et celle de disparaître.
On s'assit sur le lit, sans un mot. Abigaelle se pencha vers moi, défaisant un à un les boutons de ma chemise. Elle glissa ses lèvres contre mon cou, son souffle m'arracha un frisson. Carolina, déjà torse nu, faisait courir ses mains sur mes flancs. Elle s'arrêta un instant pour regarder Juliette et lui souffla doucement :
On s'assit sur le lit, sans un mot. Abigaelle se pencha vers moi, défaisant un à un les boutons de ma chemise. Elle glissa ses lèvres contre mon cou, son souffle m'arracha un frisson. Carolina, déjà torse nu, faisait courir ses mains sur mes flancs. Elle s'arrêta un instant pour regarder Juliette et lui souffla doucement :
— Mets-toi à l'aise.
Rien de plus. Pas de geste, pas de pression. Juliette resta là, adossée au mur, le rouge aux joues, les mains serrées contre sa robe. Elle observait, sans s'approcher, sans fuir. Elle restait. Et c'était déjà beaucoup.
Je restai assis, Abigaelle grimpa sur mes cuisses, son front contre le mien. Elle cherchait les derniers boutons pendant que nos bouches se frôlaient. Carolina se glissa contre mon dos, ses bras m'enveloppèrent, ses doigts s'attardaient sous ma ceinture. On se déshabillait assis, à deux, à trois, en s'embrassant, en se caressant. Les vêtements glissaient, s'empilaient autour du lit sans qu'on s'en préoccupe. Très vite, il ne resta plus rien.
Je m'allongeai sur les draps tièdes. Carolina se cala à ma droite, Abigaelle à ma gauche. On restait là, enlacés, les souffles mêlés, les mains qui passaient sans urgence, sans direction, juste posées.
Juliette n'avait pas bougé. Toujours près du mur, droite comme une statue, sa robe en place, les bras croisés. Elle regardait sans trop regarder, rougissante, mais présente. Elle ne disait rien, mais elle ne partait pas non plus. C'était son rythme. Sa distance. Et on la respectait.
Carolina m'embrassa, d'abord la joue, puis les lèvres, tout en douceur. Abigaelle caressait mon torse du bout des doigts, ses gestes lents, posés. Le reste du monde s'effaçait. Il n'y avait plus que cette chaleur entre nous, et Juliette, là, juste au bord.
Carolina reprit ses baisers dans mon cou, plus appuyés, plus précis. Mon souffle s'accélérait, celui d'Abigaelle aussi. Elle glissa une main entre mes cuisses, et d'un seul élan, on se leva tous les trois, traversant le couloir comme si le salon était en feu. Aucune parole. Le corps parlait pour nous.
Abigaelle m'embrassa derrière l'oreille. Une main descendait déjà sur ma ceinture. Son souffle était saccadé, sa poitrine se pressait contre mon dos. Je relevai la tête, elle passa devant, ses doigts tremblaient à peine, mais elle allait vite, trop vite. Je lui remontai sa robe à deux mains, elle m'embrassa sans attendre, la bouche ouverte, mordait un peu. Carolina tournait autour de nous, glissait ses mains entre les corps, tirait les vêtements, les ouvrait, les faisait tomber. Elle embrassa Abigaelle dans le cou, ses doigts passaient dans son dos, se glissaient entre ses jambes, puis revenaient vers moi pour attraper mon t-shirt qu'elle m'arracha presque. Tout se mélangeait. Les gestes passaient de l'un à l'autre, sans pause, sans coordination. On se frottait, on se chauffait, on grognait, on s'embrassait mal. Les bouches déviaient, les mains rataient, mais on continuait, sans frein.
Un baiser claqua sous ma mâchoire.
— Mmh...
Un souffle brûlant passa dans ma nuque.
— Hh...
La robe tomba. Ma chemise vola. Le tissu glissait mal. Les peaux se découvraient sans qu'on les voie. Mes mains remontaient sur les flancs d'Abigaelle, rencontraient ses seins, sa peau chaude, déjà tendue. Elle gémit contre ma gorge, passa une jambe entre les miennes, me pressait sans m'attendre.
Abigaelle me poussa d'un coup sec, tendue, le souffle chaud à l'oreille. Je tombai en arrière, à moitié déshabillé.
Abigaelle me poussa d'un coup sec, tendue, le souffle chaud à l'oreille. Je tombai en arrière, à moitié déshabillé.
— Doucement, riais-je, à bout de souffle.
— Pas le temps.
— Pas le temps.
Elle me grimpa dessus, les cuisses serrées autour de mes hanches, son bassin contre le mien. Elle chercha d'un mouvement de hanche, s'abaissa lentement, me prit en elle dans un long râle étouffé. Elle ne s'arrêta pas. Elle bougeait déjà, penchée vers moi, la bouche entrouverte. Sa peau brûlait contre la mienne, ses reins cognaient sans rythme, pressée, tendue, belle à crever.
Carolina s'était glissée contre mon côté. Une main sur mon ventre, l'autre entre nos corps. Elle suivait le mouvement, nous caressait tous les deux, ses doigts glissants, précis, chargés. Elle s'appuyait sur son coude, le regard fixé sur nos corps. Sa bouche était près de mon épaule, ses cheveux contre ma joue, son souffle qui entrait dans le mien.
J'avais Abigaelle au-dessus, chaude, tendue, ruisselante, ses cuisses claquant contre mes hanches à chaque va-et-vient, son ventre vibrant sous mes paumes, sa poitrine offerte à ma bouche que je n'arrivais pas à quitter. Je la suçais doucement, mordillais à peine, caressais chaque creux, chaque bosse, ma langue passait de sa peau à celle de Carolina, collée contre moi, son sein glissait contre ma joue, je l'embrassais sans réfléchir, juste le goût, la chaleur, le besoin de sentir, d'attraper, de retenir, mes mains remontaient, descendaient, passaient d'un corps à l'autre, caressaient des hanches, un ventre, un dos, un sein trop proche pour l'ignorer, et sans m'y attendre, mes doigts frôlèrent une peau plus fraîche, plus tendue, et je compris que c'était Juliette.
Juste à côté de ma tête, elle était là. Juliette. Assise sur le lit, la robe froissée autour de la taille, les jambes entrouvertes, une main entre ses cuisses, l'autre qui pressait son sein, ses yeux plantés dans les nôtres, les joues rouges, la bouche entrouverte, les gémissements courts, retenus, brisés parfois. Elle se caressait en nous regardant, pas en spectatrice, pas de loin, elle se nourrissait de nous, elle se tenait là, toute brûlante, toute tendue, et elle ne fuyait rien.
Carolina passait de l'un à l'autre, ses mains sur mon ventre, sur les hanches d'Abigaelle, sa bouche entre nos souffles, elle m'embrassait sans prévenir, glissait des baisers dans le cou d'Abigaelle, sur sa gorge, ses épaules, ses doigts suivaient chaque frisson, caressaient au creux des reins, entre les omoplates, remontaient jusqu'à sa nuque, tout en maintenant le rythme de son bassin qui roulait contre moi, de plus en plus tendu, de plus en plus profond. Je la tenais fort, la gorge pleine de gémissements, ma bouche sur sa poitrine, ma langue sur sa peau brûlante, incapable de penser à autre chose que ses hanches qui me prenaient, son souffle qui râclait ma joue.
Juliette, juste à côté, se caressait sans retenue. Les yeux écarquillés, les joues rouges, les lèvres entrouvertes, elle haletait doucement, son corps vibrant à quelques centimètres du mien. Une main entre ses cuisses, l'autre sur son sein, elle vibrait. Carolina posa naturellement une main dans son dos, effleura sa colonne d'un geste lent, la fit frissonner, puis l'invita à s'approcher. Sans un mot, Juliette s'agenouilla sur le lit, la robe encore roulée à la taille, jambes entrouvertes, brûlante, concentrée sur ses sensations et sur moi.
Le souffle d'Abigaelle devenait erratique, son corps tendu au maximum, les reins qui cognaient plus fort, plus vite, les mains cramponnées à mes épaules, ses cuisses m'enfermaient, son ventre tremblait à chaque va-et-vient, et moi, plaqué sous elle, la bouche pleine de sa peau, la langue qui tournait, les mains fermes sur sa taille, je la sentais venir, chaque roulement plus brutal, plus désespéré. Carolina ne nous lâchait pas, blottie contre moi, ses caresses passaient d'un corps à l'autre, des hanches d'Abigaelle à mon ventre, sa bouche sur mon cou, ses doigts qui remontaient sur ma poitrine, elle gémissait tout bas, pressait, léchait, faisait monter la fièvre sans jamais chercher à l'attraper.
Abigaelle s'arqua, les reins à vif, les mains cramponnées à ma peau, un râle rauque franchit ses lèvres.
— Aaah...
Elle s'enfonça une dernière fois, tremblante, prise d'un spasme qu'elle ne put retenir.
— Hngh...
Son sexe se contractait en vagues serrées, profondes, précipitées. Elle étouffait un cri dans ma gorge.
— Nnnh... haaa...
Puis elle se plaqua contre moi, collée, haletante, et je cédai à mon tour, le souffle coupé, le corps tendu, un râle étranglé
— Aaaah...
Tout mon corps vidé en un instant.
Ma main entre les cuisses de Juliette sentait tout, sa chaleur, sa moiteur, sa tension. Elle ne disait rien, mais elle haletait fort, la tête penchée, les hanches qui bougeaient en rythme avec mes doigts qui allaient en elle.
— Mmh... ahh... nnh...
Sa peau tremblait sous ma paume, son sexe se resserrait, elle montait sans détour, cramponnée au drap d'une main, la bouche entrouverte, jusqu'au gémissement cassé.
— Ah ! Ah !
Celui qu'elle n'arrivait plus à retenir, quand elle se déversa contre ma main, le bassin tressautant, submergée, ouverte, brûlante.
Carolina, à moitié couchée contre mon flanc, se masturbait vite, ses doigts trempés plaqués contre son clitoris, haletante, la bouche entrouverte, les yeux fermés.
— H-h-hnnh... aaah.
Elle caressait encore Abigaelle de l'autre main, le pouce calé sur son clito, obstinée, en feu, ses hanches secouées de spasmes, et tout son corps lâcha en même temps, la voix coupée.
— HAAAH...
Un frisson d'un seul trait, sec, brutal, humide, silencieux après le cri. Au mur, l'écran n'avait pas bougé. Le salon restait calme. Les enfants, toujours là, absorbés par leur dessin animé, loin de cette secousse, de ce tremblement qui venait de nous briser tous les quatre, les yeux fermés, la peau trempée, les muscles relâchés. Vivants.
Juliette s'effondra la première, ses bras lâchèrent, elle glissa à plat ventre, juste au-dessus de moi, la poitrine contre mon front, sa joue calée dans mes cheveux, la peau en feu, les jambes encore tremblantes. Mon bras était coincé sous elle, mes doigts toujours au chaud, ma paume mouillée. Elle ne disait rien, mais son souffle cognait contre ma tempe, rapide, sec, profond. Abigaelle se détacha lentement, roulée sur le côté, les paupières mi-closes, un bras mou tendu vers le vide. Carolina la suivit dans le mouvement, glissant sur les draps jusqu'à s'asseoir, les épaules nues, les cuisses rougies, la tête penchée en avant. Le silence retomba d'un seul coup.
On entendit le générique du film. Carolina se leva en première, attrapa sa culotte au sol, l'enfila d'un geste lent, puis sortit sans un mot. Abigaelle la suivit, la démarche encore molle, les cheveux en vrac. On les vit apparaître à l'écran, passer entre les coussins, se pencher vers les enfants simplement en culotte. Ils étaient affalés devant le film qui se terminait, les yeux mi-clos, bercés par la musique du générique. Carolina s'accroupit pour ramasser une peluche, Abigaelle fit un signe de la main, puis éteignit doucement la lumière. Moi, j'étais resté là, le bras encore coincé sous Juliette, la tête pleine, le souffle court.
Je sentais encore son cœur cogner contre mon front. Juliette resta lovée contre moi, son souffle chaud dans mes cheveux, le cœur encore affolé contre ma peau. Mon bras engourdi restait coincé sous elle, mais je ne bougeais pas. Elle non plus. Mon bras, engourdi, restait coincé sous elle. Et ni elle ni moi ne voulions rompre ce moment.
Au bout d'un moment, Juliette se redressa à peine, juste assez pour que je respire mieux. Elle se redressa sur les coudes, les cheveux en vrac, le regard perdu dans le vide, puis elle souffla :
— Je crois que je vais rougir pendant une semaine.
Sa voix tremblait un peu. J'esquissai un sourire sans rien dire.
En bas, le générique touchait à sa fin. Carolina portait déjà Jacob, Abigaelle attrapait les gobelets vides. Rebecca dormait à moitié sur un coussin, Léonard s'était calé contre sa mère. Les silhouettes passaient à l'écran dans une lumière feutrée, comme une fin de spectacle.
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