Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
extrait de "Famille recomposée, bonheur multiplié — Chapitre 3 · Dans les WC avec Juliette
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
extrait de "Famille recomposée, bonheur multiplié
Chapitre 3 · Dans les WC avec Juliette
Le reste de la matinée glissa sans relief. Le temps de lire, d'écrire, de répondre. Rien à noter. Jusqu'à ce message, tombé juste avant midi.
Mon Iris vibra doucement sur le bureau, juste une icône sur l'écran : 🍽❓de la part de Juliette. J'arrêtai ce que j'étais en train de faire, enfilai ma veste et descendis. Elle m'attendait déjà dehors, bras croisés sous la poitrine, les yeux un peu plissés par la lumière. Je descendis sans me presser, on se retrouva sans un mot, comme d'habitude, et on prit la direction du restau. Le trottoir n'était pas large, mais elle gardait toujours cette petite distance d'un pas, juste assez pour qu'on ne se touche pas. Son regard ne cherchait rien, son souffle était court. Je n'avais pas besoin de poser de question.
Elle se servit sans appétit, s'installa là où on allait toujours, au fond, à l'abri du bruit. Elle but une gorgée d'eau, puis pinça les lèvres avant de commencer :
Mon Iris vibra doucement sur le bureau, juste une icône sur l'écran : 🍽❓de la part de Juliette. J'arrêtai ce que j'étais en train de faire, enfilai ma veste et descendis. Elle m'attendait déjà dehors, bras croisés sous la poitrine, les yeux un peu plissés par la lumière. Je descendis sans me presser, on se retrouva sans un mot, comme d'habitude, et on prit la direction du restau. Le trottoir n'était pas large, mais elle gardait toujours cette petite distance d'un pas, juste assez pour qu'on ne se touche pas. Son regard ne cherchait rien, son souffle était court. Je n'avais pas besoin de poser de question.
Elle se servit sans appétit, s'installa là où on allait toujours, au fond, à l'abri du bruit. Elle but une gorgée d'eau, puis pinça les lèvres avant de commencer :
— Je suis fatiguée, pas par manque de sommeil, mais parce que ça tourne en boucle. Pas ce qu'on a fait, mais ce que j'ai ressenti, ce que ça a réveillé. C'était pas du tout prévu, et j'ai pas eu le temps de comprendre ce que je faisais avant d'être dedans.
Elle tenait sa fourchette du bout des doigts, plantait distraitement dans la salade.
— J'ai déjà été nue et couchée avec des hommes, j'aimais ça, mais là c'était pas pareil. Ce que vous avez ensemble, la force que ça dégage, c'est... ça emporte. J'étais là et j'ai tout pris, j'ai tout senti, j'ai tout vécu. J'ai pas honte, j'ai pas peur, mais je sais pas quoi en faire.
— Tu dois rien en faire.
— Tu dois rien en faire.
Elle releva un peu la tête, sans me couper.
— C'est pas un truc à ranger ou à définir. C'est juste... arrivé. Et c'était bien.
— C'était fort, ouais. Trop, peut-être.
— Non. Juste assez. T'as rien volé. T'étais pas en trop.
— J'ai eu l'impression de tomber dedans sans réfléchir.
— Peut-être que t'étais prête sans le savoir.
— C'était fort, ouais. Trop, peut-être.
— Non. Juste assez. T'as rien volé. T'étais pas en trop.
— J'ai eu l'impression de tomber dedans sans réfléchir.
— Peut-être que t'étais prête sans le savoir.
Elle ne répondit pas tout de suite. Elle regardait ses mains, posées bien à plat sur le bord du plateau. Puis elle souffla, sans trop de force.
— Et maintenant ?
— Maintenant, tu respires. Tu gardes ce qui t'a fait du bien. Le reste peut attendre.
— Maintenant, tu respires. Tu gardes ce qui t'a fait du bien. Le reste peut attendre.
On reprit le repas sans mot de trop, comme un midi banal. Les fourchettes tapaient dans les assiettes, l'eau coulait dans les verres, les gens parlaient taf, enfants, week-end. Juliette mangeait avec plus d'entrain, les épaules relâchées, la mâchoire moins crispée. Je ne disais rien. Je la regardais revenir, à son rythme, tranquille.
Presque à la fin, pendant que je finissais mon yaourt, elle leva posa son pied entre mes cuisses. Elle regardait toujours son assiette. Puis, à voix basse, sans détour :
Presque à la fin, pendant que je finissais mon yaourt, elle leva posa son pied entre mes cuisses. Elle regardait toujours son assiette. Puis, à voix basse, sans détour :
— Je pense que ça me ferait du bien.
Elle se leva, m'attrapa la main et m'entraîna sans un mot. On traversa les couloirs, et m'entraîna vers des w.c. isolés et ouvrit la porte avant de verrouiller. Elle s'assit sur le couvercle, et leva les yeux, le souffle déjà un peu plus haut.
— J'ai le droit de manger mon éclair ?
— Ouvre l'emballage.
— Ouvre l'emballage.
Elle baissa la tête, déboutonna mon jean, descendit la fermeture et le sortit d'un geste tranquille.
— Il est chaud.
— Il sort du four.
— Il sort du four.
Elle se pencha aussitôt, le prit en bouche et s'y consacra avec lenteur. Aucun mot, aucun regard, juste sa concentration, pure, appliquée. Sa langue dessinait des cercles contrôlés, ses lèvres serraient avec précision, sa salive glissait jusqu'à ma base. Elle n'accélérait pas, elle construisait quelque chose, patiemment, avec une détermination presque calme.
Je posai une main dans ses cheveux, l'autre contre le mur. Elle ne déviait pas, absorbée.
Je posai une main dans ses cheveux, l'autre contre le mur. Elle ne déviait pas, absorbée.
— Stop. Tu auras la crème si tu continues.
Elle s'arrêta aussitôt, s'essuya la bouche du revers de la main, un sourire en coin. Je l'attirai vers moi et m'assis sur le siège.
— Monte.
Elle me grimpa dessus, à califourchon, retroussa sa robe sans précaution. Pas de culotte. Je la saisis par la taille et elle s'empala lentement, jusqu'au bout. Son soupir se fit long, fébrile, ses ongles s'ancrèrent dans mes épaules. Elle était chaude, prête, déjà en marche.
— Il est bon ton dessert ?
Elle rit bas, la voix prise, le front contre le mien.
— Irrésistible. Et je compte bien le finir.
Elle s'installa mieux, trouva son appui, et commença à rouler lentement du bassin, profonde, appuyée. Je restais en elle, ancré, reçus chaque mouvement comme une vague. Mes mains glissèrent dans son dos, je l'embrassai dans le creux du cou. Sa peau moite frissonnait sous mes lèvres. Elle haletait contre moi, accrochée à mes épaules. En se penchant, elle me mordilla l'oreille, un grognement rauque au creux de ma gorge.
Peu à peu, ses mouvements changèrent, devenant plus vifs, plus courts. Elle gagnait en urgence. À chaque poussée, son souffle se raccourcissait, heurté. Ses hanches frappaient contre moi, son ventre se tendait. Elle se pressait, se tendait, se refermait autour de moi, ses cuisses contractées, son front plaqué contre ma tempe. Et d'un coup, son corps entier se figea, suspendu.
Elle étouffa un cri contre ma gorge, les ongles enfoncés dans mes épaules, les reins scellés aux miens. L'orgasme la traversa sans bruit, tremblement intérieur, profond, intime. Elle resta là, arc-boutée, crispée, jusqu'à ce que ses muscles lâchent enfin.
Quelques secondes passèrent, les bras encore enroulés autour de mon cou, son souffle saccadé dans ma nuque. Puis elle se redressa lentement, le visage collé à ma joue. Elle souffla, les yeux mi-clos :
— Tu sais que c'est encore meilleur quand on mange en cachette ?
Je glissai mes mains sur ses cuisses, toujours remontée sur moi.
— Surtout quand le dessert est chaud et sucré.
En se relevant, sa robe toujours retroussée, je vis une coulée épaisse glisser sur sa cuisse. Je soufflai, sans bouger :
— T'as vidé tout l'éclair... et maintenant t'as la crème qui déborde.
Elle étouffa un éclat de rire, gorge serrée.
— Salaud... t'as qu'à nettoyer.
— Mauvaise idée. Si j'y mets la langue, on n'aura plus le temps de sortir d'ici.
— Mauvaise idée. Si j'y mets la langue, on n'aura plus le temps de sortir d'ici.
Elle attrapa un carré de papier, s'essuya comme elle pouvait, remit sa robe en place, se recoiffa vite fait devant le miroir. Avant d'ouvrir la porte, elle me lança un regard en coin.
Elle ouvrit la porte, jeta un œil dans le couloir.
Elle ouvrit la porte, jeta un œil dans le couloir.
— R. A. S.
On sortit ensemble du RIL, à la même allure. Pas trop proches, pas tout à fait distants. Son épaule frôlait la mienne parfois, sans insistance, sans retrait. Elle avait remonté la fermeture éclair de sa veste, pas pour le froid : juste pour occuper ses mains. Les pavés renvoyaient encore l'éclat de la dernière averse, les vitrines flottaient sur la chaussée. On ne disait rien. La ville faisait le bruit pour nous deux. Les rails, les voitures, les passants, les sonneries de vélo. Tout avait l'air identique à la veille.
Mais à chaque pas, j'avais encore sa chaleur dans les doigts, son goût dans la gorge, son souffle battu contre mes tempes. Elle gardait le regard droit, le menton haut, le visage impassible. Mais je savais. Dedans, ça tournait aussi vite que chez moi.
Mais à chaque pas, j'avais encore sa chaleur dans les doigts, son goût dans la gorge, son souffle battu contre mes tempes. Elle gardait le regard droit, le menton haut, le visage impassible. Mais je savais. Dedans, ça tournait aussi vite que chez moi.
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