Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
the gamer — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
the gamer
Chapitre 1
Julien, 25 ans, est le personnage principal de cette intrigue. C'est un jeune homme qui traîne les pieds depuis un certain temps maintenant, passant ses journées à jouer aux jeux vidéo et à éviter toute forme d'effort ou de responsabilité. Physiquement, on pourrait le décrire comme étant plutôt mince, voire maigrichon, avec des cheveux en bataille et un regard fatigué derrière ses lunettes. Son style vestimentaire reflète son désintérêt pour l'apparence, optant généralement pour des vêtements confortables, mais froissés. Mentalement, Julien se sent coincé dans une routine stérile, manquant cruellement de motivation et d'estime de soi.
Le nouveau personnage féminin important dans la vie de Julien est Shana, la belle-mère vénale et manipulatrice. C'est une femme d'une quarantaine d'années, au physique avantageux avec ses courbes généreuses et sa silhouette fine. Ses longs cheveux bruns cascadent élégamment sur ses épaules, contrastant avec son regard calculateur. Shana est un mélange de séduction et de froideur, usant de son charme pour manipuler son mari et Julien à ses fins personnelles. Elle se plaint constamment de l'inutilité de Julien, allant même jusqu'à convaincre son père de lui couper les vivres, obligeant le jeune homme à payer 70 euros par semaine pour rester sous leur toit.
Ensuite, nous avons Tina, la voisine de Julien, âgée de 22 ans. Tina est une jeune femme discrète, presque effacée, qui cache derrière une timidité maladive une sensualité naissante et une curiosité sexuelle intense. Elle porte souvent des vêtements trop larges, comme si elle cherchait à disparaître dedans, alors que son corps fin et ferme semble fait pour être désiré. Elle passe ses journées enfermée chez elle, seule, s'adonnant à des plaisirs solitaires plusieurs fois par jour. Malgré son envie viscérale de contact, de sexe, d'intimité, elle n'ose jamais franchir le pas. Elle observe Julien à travers les rideaux, intriguée par ce garçon banal, mais accessible, sans oser faire le premier geste.
Enfin, il y a Vanessa, l'ex-petite amie de Julien. Une véritable tornade blonde, aussi charmante qu'égoïste. À 26 ans, elle arbore un sourire parfait, un corps sculpté par les cours de yoga et les régimes draconiens, et une confiance en elle qui frise l'arrogance.
Enfin, il y a Vanessa, l'ex-petite amie de Julien. Une véritable tornade blonde, aussi charmante qu'égoïste. À 26 ans, elle arbore un sourire parfait, un corps sculpté par les cours de yoga et les régimes draconiens, et une confiance en elle qui frise l'arrogance.
Elle a quitté Julien quelques mois auparavant, le laissant seul face à son existence morne, après avoir rencontré un homme plus âgé, prétendument « plus stable », qui roule en Mercedes et gagne confortablement sa vie — selon ses propres termes, « quelqu'un qui a réussi ». Mais pour Julien, elle était l'amour, même imparfait, même toxique. Il repense encore à elle, à ses baisers rapides, à ses reproches constants, à ses silences blessants. Elle l'a abandonné sans remords apparents, le qualifiant de « loser » lors de leur dernière conversation. Pourtant, quelque chose en lui refuse de lâcher prise, alimentant une douleur sourde, une plaie béante tapie sous sa nonchalance feinte.
Et puis, il y a le père de Julien, Bernard, un homme d'une cinquantaine avancée, dont la présence est aussi rare que celle d'un astre mort. C'est un cadre dans une grande entreprise, quelqu'un de pragmatique, de rationnel, mais terriblement distant avec son fils unique.
Et puis, il y a le père de Julien, Bernard, un homme d'une cinquantaine avancée, dont la présence est aussi rare que celle d'un astre mort. C'est un cadre dans une grande entreprise, quelqu'un de pragmatique, de rationnel, mais terriblement distant avec son fils unique.
Depuis qu'il a épousé Shana, il semble avoir perdu tout intérêt pour la vie de Julien, préférant fuir dans des voyages professionnels interminables ou des week-ends romantiques avec sa jeune épouse. Officiellement, il justifie cela par la nécessité de subvenir aux besoins de la famille, mais en réalité, il évite simplement les tensions domestiques. Il considère Julien comme un adulte désormais, incapable de se prendre en main, et pense fermement qu'il doit se bouger pour réussir. Derrière cette façade paternaliste se cache surtout un homme las, désengagé, qui préfère ignorer les conflits familiaux plutôt que de les affronter. Il écoute Shana plus qu'il n'écoute son propre fils, et c'est précisément ce qui va mettre Julien dans une situation dramatique : privé progressivement de ses ressources financières, isolé dans la maison familiale transformée en terrain hostile, il n'aura bientôt plus aucun filet de sécurité.
Shana, dans toute sa cruauté calculée, a mis en place un système officieusement autorisé par Bernard, son mari et père de Julien, qui valide tacitement cette pression financière comme moyen de pousser son fils à grandir. Ainsi, Julien doit payer 70 euros par semaine pour louer sa chambre et avoir accès à la nourriture. Un loyer symbolique ? Non, humiliant. Et surtout, stratégiquement conçu pour l'épuiser petit à petit.
Sept cents euros. Soixante-dix euros par semaine, soit dix euros par jour. Une arithmétique implacable.
Chaque matin, Julien vérifie compulsivement son solde bancaire, comme un condamné compterait les jours avant l'exécution. Chaque clic sur l'application mobile de sa banque est accompagné d'un serrement au ventre, d'un soupir résigné. Ce n'est pas seulement de l'argent qui disparaît — c'est sa liberté, sa dignité, sa place ici. Dans dix jours, il devra partir. Sans autre adresse que celle d'un ami indifférent, sans argent, sans travail, sans espoir.
Chaque matin, Julien vérifie compulsivement son solde bancaire, comme un condamné compterait les jours avant l'exécution. Chaque clic sur l'application mobile de sa banque est accompagné d'un serrement au ventre, d'un soupir résigné. Ce n'est pas seulement de l'argent qui disparaît — c'est sa liberté, sa dignité, sa place ici. Dans dix jours, il devra partir. Sans autre adresse que celle d'un ami indifférent, sans argent, sans travail, sans espoir.
Mais il ne le sait pas encore... que sa survie financière ne sera bientôt plus le seul combat à mener.
Car c'est justement dans ce contexte de tension, de solitude pesante et de fatalisme quotidien, que le Système va faire son apparition.
Car c'est justement dans ce contexte de tension, de solitude pesante et de fatalisme quotidien, que le Système va faire son apparition.
Il est 9h47 du matin. Le soleil filtre difficilement à travers les rideaux sales de la chambre de Julien, projetant sur les murs des reflets dorés qui semblent moquer cet endroit figé dans le temps. L'air sent le renfermé, mêlant relents de pizza froide, de chaussettes entassées et de café froid. Sur l'écran de l'ordinateur, le héros d'un RPG massivement multijoueur vient de terminer une quête secondaire, ramenant une épée légendaire à un PNJ barbu qui marmonne une phrase aléatoire.
Un picotement parcourt soudain la nuque de Julien. Il cligne des yeux, pensant simplement avoir passé trop de temps devant l'écran. Mais ça empire. Sa vue se brouille légèrement, comme si un voile translucide venait de tomber devant ses pupilles. Puis, sans crier gare, une douleur vive explose derrière ses tempes — un élancement brutal, pulsatile, comme si quelqu'un martelait l'intérieur de son crâne avec un maillet invisible. Il gémit, attrape instinctivement sa tête entre ses mains, les doigts crispés sur ses cheveux.
— Merde... putain, qu'est-ce que...
Il titube sur sa chaise, vacille, les oreilles emplies d'un bourdonnement sourd, comme si l'air autour de lui vibrait à une fréquence imperceptible à l'oreille humaine normale. Il inspire profondément, cherche à retrouver son calme, persuadé qu'il s'agit d'un simple malaise dû au manque de sommeil, à la mauvaise hygiène de vie, à la lumière bleue qui ravage ses nerfs optiques depuis des années. Mais alors qu'il tente de se lever pour aller boire un verre d'eau, une onde électrique — imperceptible physiquement, mais terriblement présente mentalement — traverse son cerveau.
Et là, devant lui, flottant dans les airs comme une interface holographique sortie d'un film de science-fiction, ça apparaît.
Une fenêtre semi-transparente, luminescente, parfaitement alignée avec son champ de vision, comme si elle savait exactement où se placer. Elle est là. Immobile. Inquiétante. Étrangement nette malgré sa texture légèrement granuleuse, rappelant ces interfaces futuristes qu'on voit dans les jeux vidéo ou les films cyberpunk.
Une fenêtre semi-transparente, luminescente, parfaitement alignée avec son champ de vision, comme si elle savait exactement où se placer. Elle est là. Immobile. Inquiétante. Étrangement nette malgré sa texture légèrement granuleuse, rappelant ces interfaces futuristes qu'on voit dans les jeux vidéo ou les films cyberpunk.
Au début, Julien fixe l'écran flottant sans comprendre. Ses yeux papillotent, tentent de focaliser, espérant que l'image disparaisse, qu'elle soit un effet de fatigue, un mirage numérique causé par ses lunettes sales ou un bug logiciel. Mais non. C'est bien là. C'est bien écrit.
QUÊTE #001 : Effectuer 100 pompes Durée : 1 heure maximum
Réussite : +1 Statistique aléatoire (Agilité / Force / Intelligence / Endurance)
+ 200 € directement transférés sur votre compte bancaire Échec : Durée de vie réduite de une seconde
Il relit plusieurs fois. Lentement. Plusieurs fois. Comme si les mots allaient changer, s'effacer, redevenir normaux. Mais non. Rien ne change. Seulement ces lignes, précises, froides, mécaniques.
QUÊTE #001 : Effectuer 100 pompes Durée : 1 heure maximum
Réussite : +1 Statistique aléatoire (Agilité / Force / Intelligence / Endurance)
+ 200 € directement transférés sur votre compte bancaire Échec : Durée de vie réduite de une seconde
Il relit plusieurs fois. Lentement. Plusieurs fois. Comme si les mots allaient changer, s'effacer, redevenir normaux. Mais non. Rien ne change. Seulement ces lignes, précises, froides, mécaniques.
— Quoi ? Mais... c'est quoi ce délire ? murmure-t-il, la gorge serrée.
Il secoue la tête, rit nerveusement, essaie de se convaincre que c'est une blague, un virus informatique, une application mal installée. Mais au fond, il sait déjà que ce n'est pas ça. Ce n'est pas possible. Pas avec le mal de tête, pas avec cette sensation étrange, comme si quelque chose — une présence — était en train de l'observer, de l'évaluer.
Il recule lentement de l'écran, trébuche sur une pile de fringues sales, se retient de justesse à la chaise. Il tourne sur lui-même, regarde autour de lui, comme si quelqu'un pouvait surgir de nulle part pour lui expliquer ce bordel. Personne. Juste lui.
Pourtant, quelque chose le perturbe. Quelque chose le retient. Peut-être cette fichue fenêtre qui ne disparaît pas, qui reste suspendue dans l'air comme une publicité intrusive, mais impossible à fermer. Peut-être aussi cette mention du transfert de 200 euros sur son compte. Deux cents euros. Presque un tiers de ce qu'il lui reste. Trois jours de survie supplémentaires. Trois jours de plus avant d'être jeté à la rue par Shana, avec son sourire hypocrite et ses regards méprisants.
Alors il hésite. Il tourne en rond dans sa chambre, les mains dans les cheveux, parlant tout haut comme un type qui perd les pédales.
Le temps file, sans pitié. Julien rumine, assis sur son lit, les coudes sur les genoux, fixant le sol comme si la réponse à tout ça s'y trouvait cachée sous la poussière accumulée. Il entend vaguement le tic-tac de l'horloge murale dans la cuisine, à l'étage en dessous. Les minutes s'écoulent. Mais il n'enregistre pas vraiment. Il est trop pris dans ses pensées, trop embourbé dans sa torpeur habituelle, cette façon qu'il a de repousser les problèmes comme si le monde pouvait continuer à tourner sans lui demander de participer.
Le temps file, sans pitié. Julien rumine, assis sur son lit, les coudes sur les genoux, fixant le sol comme si la réponse à tout ça s'y trouvait cachée sous la poussière accumulée. Il entend vaguement le tic-tac de l'horloge murale dans la cuisine, à l'étage en dessous. Les minutes s'écoulent. Mais il n'enregistre pas vraiment. Il est trop pris dans ses pensées, trop embourbé dans sa torpeur habituelle, cette façon qu'il a de repousser les problèmes comme si le monde pouvait continuer à tourner sans lui demander de participer.
Puis, soudain, alors qu'il relève machinalement les yeux vers l'interface toujours suspendue dans l'espace, tout change.
[ALERTE] Temps imparti pour la QUÊTE #001 dépassé.
ÉCHEC. Conséquence : Durée de vie réduite de une seconde.
Un court message s'affiche brièvement, accompagné d'un son léger, métallique, froid — comme un bip discret, mais définitif. Puis disparaît. Remplacé aussitôt par une nouvelle ligne, qui s'ajoute en bas de l'interface :
Durée de vie restante :... ? (Données indisponibles)
Temps cumulé perdu : 1 seconde.
Julien fronce les sourcils. Cligne des yeux. Puis éclate d'un rire nerveux, presque forcé.
ÉCHEC. Conséquence : Durée de vie réduite de une seconde.
Un court message s'affiche brièvement, accompagné d'un son léger, métallique, froid — comme un bip discret, mais définitif. Puis disparaît. Remplacé aussitôt par une nouvelle ligne, qui s'ajoute en bas de l'interface :
Durée de vie restante :... ? (Données indisponibles)
Temps cumulé perdu : 1 seconde.
Julien fronce les sourcils. Cligne des yeux. Puis éclate d'un rire nerveux, presque forcé.
— Putain, mais c'est quoi ce délire ? Perdre une seconde de vie ? N'importe quoi...
Mais il ne rit pas longtemps. Car une étrange sensation le traverse soudain. Pas physique. Plutôt... intérieure. Comme si quelque chose avait changé en lui. Une microscopique portion de son existence venait de disparaître. Une seconde. Si petite, si insignifiante sur le papier. Et pourtant, il le sent.
Il n'a même pas eu le temps de reprendre son souffle ni de digérer cette histoire de « durée de vie réduite », qu'une nouvelle secousse mentale le percute de plein fouet. L'interface, toujours flottante devant lui, change subtilement.*
Un léger crépitement lumineux parcourt ses bords translucides, comme si elle se recalibrait, rechargeait une nouvelle instruction venue d'ailleurs — d'une intelligence inconnue, froide, impersonnelle. Puis, sans préavis, le texte se met à défiler, remplacé par une nouvelle commande implacable :
QUÊTE #002 : Effectuer 100 squats Durée : 1 heure maximum
Réussite : +1 Statistique aléatoire (Agilité / Force / Intelligence / Endurance)
+ 150 € directement transférés sur votre compte bancaire Échec : Durée de vie réduite de deux secondes
Julien lit, relit, fronce les sourcils, pince les lèvres.
QUÊTE #002 : Effectuer 100 squats Durée : 1 heure maximum
Réussite : +1 Statistique aléatoire (Agilité / Force / Intelligence / Endurance)
+ 150 € directement transférés sur votre compte bancaire Échec : Durée de vie réduite de deux secondes
Julien lit, relit, fronce les sourcils, pince les lèvres.
— Encore ? Mais putain, ça va pas la tête ? J'ai pas fait la première, t'as cru que j'allais faire ça aussi ?
Il ricane, mais moins fort que la première fois. Moins sûr de lui.
Il sent un début de sueur froide glisser dans son dos. L'angoisse sournoise revient, plus insistante. Deux secondes, cette fois. Pas une. Deux.
Mais le Système n'est pas un jeu. Ni un rêve. Ni une hallucination passagère. C'est une machine. Impitoyable. Logique. Programmée.
Et alors que Julien reste prostré, les yeux rivés sur l'écran flottant, comme s'il pouvait le faire disparaître par la seule force de sa volonté, l'heure tourne.
Il ne fait pas les squats.
Il ne bouge pas.
Il ne transpire pas.
Il ne respire pas plus fort.
Il ne vit pas davantage.
Et à 11h47 exactement, le verdict tombe.
Il sent un début de sueur froide glisser dans son dos. L'angoisse sournoise revient, plus insistante. Deux secondes, cette fois. Pas une. Deux.
Mais le Système n'est pas un jeu. Ni un rêve. Ni une hallucination passagère. C'est une machine. Impitoyable. Logique. Programmée.
Et alors que Julien reste prostré, les yeux rivés sur l'écran flottant, comme s'il pouvait le faire disparaître par la seule force de sa volonté, l'heure tourne.
Il ne fait pas les squats.
Il ne bouge pas.
Il ne transpire pas.
Il ne respire pas plus fort.
Il ne vit pas davantage.
Et à 11h47 exactement, le verdict tombe.
[ALERTE] Temps imparti pour la QUÊTE #002 dépassé.
ÉCHEC. Conséquence : Durée de vie réduite de deux secondes.
Encore ce bip. Froid. Sec. Final.
Encore ce message qui s'affiche, puis disparaît.
ÉCHEC. Conséquence : Durée de vie réduite de deux secondes.
Encore ce bip. Froid. Sec. Final.
Encore ce message qui s'affiche, puis disparaît.
Et encore cette sensation. Difficile à décrire. Pas de douleur. Pas de vertige. Pas de flash. Juste... un vide fugace, comme si son cœur avait cessé de battre pendant une microseconde. Comme si une page venait d'être arrachée à son livre de vie. Il frissonne. Serre les poings. Inspire. Expire. Trop vite. Trop fort.
— Putain... putain, c'est quoi ce bordel... murmure-t-il, la voix tremblante.
Il n'a pas le temps de s'attarder sur cette pensée que l'interface se met à clignoter. Nouvelle mise à jour. Nouvelle exigence. Nouveau piège.
QUÊTE #003 : Effectuer 150 abdominaux Durée : Une heure maximum
Réussite : +1 Statistique aléatoire (Agilité / Force / Intelligence / Endurance)
+ 50 € directement transférés sur votre compte bancaire Échec : Durée de vie réduite de quatre secondes
Julien fixe l'écran, les yeux écarquillés.
QUÊTE #003 : Effectuer 150 abdominaux Durée : Une heure maximum
Réussite : +1 Statistique aléatoire (Agilité / Force / Intelligence / Endurance)
+ 50 € directement transférés sur votre compte bancaire Échec : Durée de vie réduite de quatre secondes
Julien fixe l'écran, les yeux écarquillés.
— Quoi ? Attends... attends...
Il se lève brusquement, arpente la pièce en se grattant la tête, les sourcils froncés, les lèvres bougeant toutes seules, comme s'il traduisait mentalement les chiffres en catastrophe.
— Déjà une seconde... puis deux... maintenant quatre... si je rate encore, ça fait... huit ? Et après 16 ? Et après... oh putain, merde, ça double à chaque fois !?
Il s'arrête net au milieu de la pièce, pieds nus sur le carrelage froid, une chaussette trouée traînant près de la corbeille.
— Donc si je rate trois fois... j'perds sept secondes... mais si je rate quatre fois... 15 secondes... et si je rate dix fois... illico... euh... 1023 secondes ?! Mais c'est genre... 17 minutes de vie en moins ?!
Il s'assoit lourdement sur le bord du lit, le souffle court.
— Putain... mais c'est pas possible... c'est pas juste un jeu, ça... c'est... c'est un truc de ouf.
Il fixe ses mains, les observe trembler légèrement.
— J'perds ma vie... juste parce que je fais rien ?
Il secoue la tête, comme pour chasser cette idée folle, mais elle s'accroche, s'incruste, prend racine.
— Nan... nan, c'est pas réel... c'est pas réel... c'est juste un truc dans ma tête... je suis en train de devenir dingue... ou j'ai mangé un truc pourri hier soir... ou c'est un putain de canular... yeah, c'est ça, un canular...
Mais au fond, il sait.
Il sent que c'est réel.
Parce que l'interface est toujours là.
Parce que les secondes ont bel et bien disparu.
Et parce que, pour la première fois de sa vie, il a peur.
Vraiment peur.
Peur de mourir.
Pas plus tard.
Pas dans des années.
Non.
Peur de mourir maintenant, sans comprendre pourquoi, sans avoir eu le temps de faire quoi que ce soit.
Il soupire, regarde l'heure sur son téléphone.
11h52.
Il lui reste moins de cinquante-huit minutes pour accomplir la troisième quête.
150 abdos.
Pour 50 euros.
Ou quatre secondes de vie en moins.
Il sent que c'est réel.
Parce que l'interface est toujours là.
Parce que les secondes ont bel et bien disparu.
Et parce que, pour la première fois de sa vie, il a peur.
Vraiment peur.
Peur de mourir.
Pas plus tard.
Pas dans des années.
Non.
Peur de mourir maintenant, sans comprendre pourquoi, sans avoir eu le temps de faire quoi que ce soit.
Il soupire, regarde l'heure sur son téléphone.
11h52.
Il lui reste moins de cinquante-huit minutes pour accomplir la troisième quête.
150 abdos.
Pour 50 euros.
Ou quatre secondes de vie en moins.
Il est à cinq minutes avant la limite. Julien est allongé sur le sol, en nage, les muscles tremblants, les côtes en feu, les tempes battantes. Ses vêtements sont trempés de sueur, collés à sa peau, et son tee-shirt noir arbore désormais une auréole jaunâtre sous les aisselles. Il respire comme un animal traqué, haletant, le front ruisselant, les yeux injectés de sang.
— Putain... putain... putain... gémit-il en se redressant péniblement, les mains agrippées aux cuisses.
Cent quarante-neuf... cent cinquante.
Il a compté.
Il a compté.
À haute voix.
Plusieurs fois.
En se trompant.
En recommençant.
En hurlant de frustration.
Mais il y est arrivé.
Il s'effondre sur le dos, les membres lourds comme du plomb, fixant le plafond fissuré avec un air de vaincu. Il a l'impression d'avoir couru un marathon. Il a l'impression d'être né de nouveau. Il a l'impression d'être encore vivant.
Vivant, et riche de 50 euros supplémentaires.
Il attrape son portable d'une main tremblante, ouvre l'appli de sa banque.
Page de chargement.
Interminable.
Putain, pourquoi ça charge si lentement ?
Enfin, l'écran s'actualise.
Solde disponible : 700 € → 750 €
Il cligne des yeux.
Relit.
Cligne encore.
Re-relit.
Fronce les sourcils.
Souffle.
Se redresse brusquement.
Plusieurs fois.
En se trompant.
En recommençant.
En hurlant de frustration.
Mais il y est arrivé.
Il s'effondre sur le dos, les membres lourds comme du plomb, fixant le plafond fissuré avec un air de vaincu. Il a l'impression d'avoir couru un marathon. Il a l'impression d'être né de nouveau. Il a l'impression d'être encore vivant.
Vivant, et riche de 50 euros supplémentaires.
Il attrape son portable d'une main tremblante, ouvre l'appli de sa banque.
Page de chargement.
Interminable.
Putain, pourquoi ça charge si lentement ?
Enfin, l'écran s'actualise.
Solde disponible : 700 € → 750 €
Il cligne des yeux.
Relit.
Cligne encore.
Re-relit.
Fronce les sourcils.
Souffle.
Se redresse brusquement.
— QUOI ?! C'est quoi ce délire ?! Bordel, j'ai vraiment reçu 50 balles comme ça ?!
Il scrute l'écran, zoome sur le détail des opérations, comme si une confirmation bancaire pouvait lui offrir une logique cohérente dans ce foutoir.
— Virement entrant... système de progression individuelle... ???
Quoi ? Quel système ? Quelle progression ?
Il n'a jamais donné son RIB à une appli bidon. Jamais accepté un contrat louche. Jamais téléchargé un truc du genre.
Alors comment... ?
Il bondit sur ses pieds, titubant comme un boxeur K. O., les jambes flageolantes, et se dirige vers la fenêtre.
D'un geste rapide, il écarte le rideau poussiéreux et inspecte la rue.
Personne.
Juste la voiture du voisin garée de travers.
La poubelle municipale qui déborde.
Et la chatte de Madame Dumas qui slalome entre les pots de fleurs.
Il ouvre la fenêtre, passe la tête dehors, regarde à gauche, à droite, scrute le balcon d'en face.
Il n'a jamais donné son RIB à une appli bidon. Jamais accepté un contrat louche. Jamais téléchargé un truc du genre.
Alors comment... ?
Il bondit sur ses pieds, titubant comme un boxeur K. O., les jambes flageolantes, et se dirige vers la fenêtre.
D'un geste rapide, il écarte le rideau poussiéreux et inspecte la rue.
Personne.
Juste la voiture du voisin garée de travers.
La poubelle municipale qui déborde.
Et la chatte de Madame Dumas qui slalome entre les pots de fleurs.
Il ouvre la fenêtre, passe la tête dehors, regarde à gauche, à droite, scrute le balcon d'en face.
— Y a personne... putain... mais y a forcément quelqu'un !
Il retourne dans la pièce, les yeux fous, comme un animal piégé.
Moins de dix minutes après avoir terminé ses 150 abdos, Julien sent une douleur sourde monter. D'abord dans les poignets. Puis dans les genoux. Puis dans les épaules, les chevilles, les hanches. Partout. Comme si ses articulations étaient soudainement devenues hyper-sensibles, comme si ses os vibraient sous la peau, comme si ses muscles se réorganisaient en silence, millimètre par millimètre.
— Putain... mais qu'est-ce que... ?!
Il s'assoit lourdement sur le rebord du lit, les mains crispées sur les cuisses, respirant par saccades. Ce n'est pas juste de la fatigue musculaire. Ce n'est pas juste la courbature qui arrive. C'est autre chose. Quelque chose de profond, de physiologique. Il sent ses articulations chauffer, comme si on y injectait de l'eau bouillante. Il a mal en bougeant, mal en restant immobile, mal quand il respire trop fort*
Il se lève, titube, teste un mouvement de rotation du buste.
Étrangement... il est plus fluide.
Plus souple.
Comme si ses articulations avaient été huilées.
Mais la douleur persiste. Sourde. Irritante.
Il lève le bras droit. Tourne la jambe gauche. Penche la tête.
C'est comme si son corps, après des années de stagnation, de paresse, de négligence, venait soudainement de recevoir un signal.
Un signal d'éveil.
D'amélioration.
De reconstruction.
Il se fige.
Fixe l'interface flottante, toujours suspendue dans l'air, patiente, froide.
Et là, il voit apparaître, en bas de l'écran, une nouvelle ligne :
Statistiques mises à jour :
+1 Agilité
Il cligne des yeux.
Puis, sans savoir pourquoi, il murmure :
Étrangement... il est plus fluide.
Plus souple.
Comme si ses articulations avaient été huilées.
Mais la douleur persiste. Sourde. Irritante.
Il lève le bras droit. Tourne la jambe gauche. Penche la tête.
C'est comme si son corps, après des années de stagnation, de paresse, de négligence, venait soudainement de recevoir un signal.
Un signal d'éveil.
D'amélioration.
De reconstruction.
Il se fige.
Fixe l'interface flottante, toujours suspendue dans l'air, patiente, froide.
Et là, il voit apparaître, en bas de l'écran, une nouvelle ligne :
Statistiques mises à jour :
+1 Agilité
Il cligne des yeux.
Puis, sans savoir pourquoi, il murmure :
— Statut... afficher.
Instantanément, l'interface change. Un nouvel écran se déploie devant lui, organisé, clair, presque clinique dans sa présentation.
STATUT DE JULIEN **Force : 3
Agilité : 5
Endurance : 2
Intelligence : 2
Et Julien, pour la première fois de sa vie, se sent mesurable.
Quantifiable.
Classifié.
Faible.
Voici la suite, développée avec intensité, pour capturer sa réaction émotionnelle, son choc intellectuel, et l'ébauche d'une prise de conscience :
Il fixe l'écran, les yeux grands ouverts, la mâchoire contractée, les poings serrés.
Agilité : 5
Endurance : 2
Intelligence : 2
Et Julien, pour la première fois de sa vie, se sent mesurable.
Quantifiable.
Classifié.
Faible.
Voici la suite, développée avec intensité, pour capturer sa réaction émotionnelle, son choc intellectuel, et l'ébauche d'une prise de conscience :
Il fixe l'écran, les yeux grands ouverts, la mâchoire contractée, les poings serrés.
— Intelligence 2... putain... mais c'est quoi ce classement à la con ? Je suis pas Einstein, ouais, mais je suis pas un putain de singe non plus !
Il parle tout seul. Fort. Trop fort. Comme si quelqu'un l'écoutait.
Peut-être que quelqu'un l'écoute, d'ailleurs. Peut-être que ce système est doté d'une conscience, ou d'un minimum d'humour cynique. Toujours est-il que l'interface ne répond pas. Elle flotte, impassible, affichant ses données comme un médecin annonçant un pronostic funeste sans même un regard compatissant.
Julien s'assoit sur le bord du lit, les mains jointes devant la bouche, le regard perdu dans le vague.
Julien s'assoit sur le bord du lit, les mains jointes devant la bouche, le regard perdu dans le vague.
— Endurance 2... ben voyons... évidemment... j'ai jamais couru plus de vingt mètres sans être essoufflé... putain, mais c'est pas juste... c'est pas juste... c'est pas moi ça...
Il se lève brusquement, comme si la position assise devenait soudainement insupportable. Il arpente la pièce, les bras ballants, les épaules voûtées, les sourcils froncés.
— Je suis pas comme ça... je suis pas juste un tas de chiffres... je suis...
Il s'interrompt.
Silence.
Il ne termine pas sa phrase.
Parce qu'il ne sait pas quoi dire.
Il ne sait même plus qui il est, en vérité.
Silence.
Il ne termine pas sa phrase.
Parce qu'il ne sait pas quoi dire.
Il ne sait même plus qui il est, en vérité.
Après avoir récupéré à peine une heure, allongé sur son lit, le corps meurtri, Julien est de nouveau tiré de sa torpeur par l'apparition d'une nouvelle quête, pile trois heures après la précédente.
QUÊTE #004 : Effectuer 100 squats
Julien enchaîne les quêtes dans une sorte d'état second, entre la douleur physique, la colère muette et l'excitation trouble de voir son compte en banque grossir.
Après les 150 abdos (réussis de justesse), une nouvelle quête apparaît trois heures plus tard :
👉 100 squats en 1 heure. Récompense : +60 €.
Il les réussit, mais sans gain de statistique.
Il sent ses jambes trembler, ses genoux craquer, mais il tient bon.
Puis vient :
👉 100 pompes en une heure. Récompense : +70 €.
Problème : il n'a pas de barre, pas de banc, pas de salle de sport. Juste le sol froid de sa chambre.*
QUÊTE #004 : Effectuer 100 squats
Julien enchaîne les quêtes dans une sorte d'état second, entre la douleur physique, la colère muette et l'excitation trouble de voir son compte en banque grossir.
Après les 150 abdos (réussis de justesse), une nouvelle quête apparaît trois heures plus tard :
👉 100 squats en 1 heure. Récompense : +60 €.
Il les réussit, mais sans gain de statistique.
Il sent ses jambes trembler, ses genoux craquer, mais il tient bon.
Puis vient :
👉 100 pompes en une heure. Récompense : +70 €.
Problème : il n'a pas de barre, pas de banc, pas de salle de sport. Juste le sol froid de sa chambre.*
Il s'exécute quand même, les bras tremblants, le dos voûté, les épaules brûlantes. Il compte à haute voix, s'arrête, reprend, vomit presque, mais termine dans les temps.
Pas de point de statistique. Juste 70 euros de plus.
Et ça continue.
Sans pause.
Sans pitié.
👉 40 burpees en une heure. Récompense : +75 €.
Il hurle. Il pleure presque. Il tombe. Il se relève. Il enchaîne, les poumons en feu, les cuisses en compote, les mains écorchées.
Mais il y arrive.
Et à mesure qu'il progresse, l'argent s'accumule.
50 €.
60 €.
70 €.
75 €.
Bientôt, il touche presque 1 000 € en une seule journée.
Mais ses statistiques ?
Elles stagnent.
Force. Intelligence. Endurance.
Rien ne bouge.
Il est plus riche, oui.
Mais pas plus fort.
Pas plus malin.
Pas plus résistant.
Juste lessivé
Pas de point de statistique. Juste 70 euros de plus.
Et ça continue.
Sans pause.
Sans pitié.
👉 40 burpees en une heure. Récompense : +75 €.
Il hurle. Il pleure presque. Il tombe. Il se relève. Il enchaîne, les poumons en feu, les cuisses en compote, les mains écorchées.
Mais il y arrive.
Et à mesure qu'il progresse, l'argent s'accumule.
50 €.
60 €.
70 €.
75 €.
Bientôt, il touche presque 1 000 € en une seule journée.
Mais ses statistiques ?
Elles stagnent.
Force. Intelligence. Endurance.
Rien ne bouge.
Il est plus riche, oui.
Mais pas plus fort.
Pas plus malin.
Pas plus résistant.
Juste lessivé
Allongé sur son lit, en sueur, les muscles en compote, l'haleine courte, Julien fixe le plafond. Il respire difficilement, les poumons encore en surrégime, les bras tremblants, les jambes comme du coton. Il vient de finir la dernière quête de la journée. Il ne sait même plus laquelle. Il a perdu le compte. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il a mal partout, mais que son compte en banque affiche désormais près de 1 000 euros.
Presque mille balles. En une journée.
Plus que ce qu'il gagnait en un mois avant d'arrêter tout boulot.
Il attrape son téléphone, les doigts raides, les articulations encore douloureuses, et ouvre l'appli de sa banque.
Il clique.
Il sélectionne.
Presque mille balles. En une journée.
Plus que ce qu'il gagnait en un mois avant d'arrêter tout boulot.
Il attrape son téléphone, les doigts raides, les articulations encore douloureuses, et ouvre l'appli de sa banque.
Il clique.
Il sélectionne.
Il entre le RIB de Shana.
Facultatif. Obligatoire, pour elle.
Mais là, il va lui en foutre plein la gueule.
Il saisit le montant : 1 400 €.
20 semaines d'avance.
Sept cents euros qu'elle lui réclame depuis des semaines, plus sept cents autres, juste pour lui montrer qu'il peut, putain. Qu'il n'est pas juste un parasite.
Il relit le message automatique :
Virement instantané vers Shana Mercier.
Montant : 1 400,00 €
Date d'exécution : Immédiate
Il sourit.
Un sourire large. Sale. Victorieux.
Il valide.
Et il attend.
Juste quelques secondes.
Puis le message apparaît :
��
Transfert réussi.
Il émet un rire rauque, satisfait, presque enfantin.
Facultatif. Obligatoire, pour elle.
Mais là, il va lui en foutre plein la gueule.
Il saisit le montant : 1 400 €.
20 semaines d'avance.
Sept cents euros qu'elle lui réclame depuis des semaines, plus sept cents autres, juste pour lui montrer qu'il peut, putain. Qu'il n'est pas juste un parasite.
Il relit le message automatique :
Virement instantané vers Shana Mercier.
Montant : 1 400,00 €
Date d'exécution : Immédiate
Il sourit.
Un sourire large. Sale. Victorieux.
Il valide.
Et il attend.
Juste quelques secondes.
Puis le message apparaît :
��
Transfert réussi.
Il émet un rire rauque, satisfait, presque enfantin.
— Tiens, salope. Prends-en de la graine.
Il balance le téléphone sur le lit, se lève péniblement, les jambes flageolantes, les reins cassés. Il est sale. Couvert de sueur.
Et maintenant, il se rend compte de quelque chose de très terre-à-terre, de très primaire : il est crevé, déshydraté, et carrément affamé.
Ce n'est pas juste une question de plaisir ou de routine. C'est une urgence biologique. Son corps hurle famine, sa gorge est sèche, ses muscles tremblent de carences. Il a besoin de liquides, de protéines, de repos — mais il n'a pas vraiment prévu ça dans son planning de dieu du fitness amateur.
Et c'est là que la réalité le rattrape.
Même si son compte est bien fourni, même si sa fierté est intacte, même si Shana a sûrement reçu le virement, il doit quand même descendre à la cuisine.
Dans la maison.
Où Shana est peut-être présente.
Et il n'est pas frais
Et maintenant, il se rend compte de quelque chose de très terre-à-terre, de très primaire : il est crevé, déshydraté, et carrément affamé.
Ce n'est pas juste une question de plaisir ou de routine. C'est une urgence biologique. Son corps hurle famine, sa gorge est sèche, ses muscles tremblent de carences. Il a besoin de liquides, de protéines, de repos — mais il n'a pas vraiment prévu ça dans son planning de dieu du fitness amateur.
Et c'est là que la réalité le rattrape.
Même si son compte est bien fourni, même si sa fierté est intacte, même si Shana a sûrement reçu le virement, il doit quand même descendre à la cuisine.
Dans la maison.
Où Shana est peut-être présente.
Et il n'est pas frais
Julien descend à la cuisine dans un état quasi post-apocalyptique : sale, en sueur, épuisé, mais gonflé d'une drôle de fierté. Il a l'air d'un guerrier revenant d'un combat clandestin, d'un junkie en phase de désintoxication, d'un survivant de nuit blanche sur Twitch. Il traîne les pieds sur les marches, les jambes lourdes, les articulations toujours douloureuses, mais il avance. Parce qu'il a soif. Parce qu'il a faim. Et surtout, parce qu'il sait qu'il va croiser Shana.
Et cette idée-là, malgré la fatigue, le fait sourire. Même un peu.
Il pousse la porte de la cuisine.
Le carrelage est froid sous ses pieds nus.
L'odeur du café fraîchement moulu flotte dans l'air.
Et là, debout devant le plan de travail, en robe de satin rouge ajustée à sa taille fine, les cheveux relevés en un chignon impeccable, Shana est là.
Elle lève les yeux.
Le regarde.
Fronce les sourcils.
Et cette idée-là, malgré la fatigue, le fait sourire. Même un peu.
Il pousse la porte de la cuisine.
Le carrelage est froid sous ses pieds nus.
L'odeur du café fraîchement moulu flotte dans l'air.
Et là, debout devant le plan de travail, en robe de satin rouge ajustée à sa taille fine, les cheveux relevés en un chignon impeccable, Shana est là.
Elle lève les yeux.
Le regarde.
Fronce les sourcils.
— Tu pues la transpiration, Julien. Ça va ? T'as été traquer un ours dans la forêt ?
Sa voix est douce, presque mielleuse. Mais le ton est clair : elle le méprise toujours autant.
Il ricane, essuie distraitement la sueur qui perle sur son front avec le revers de sa manche crade.
Il ricane, essuie distraitement la sueur qui perle sur son front avec le revers de sa manche crade.
— Ouais, quelque chose comme ça.
Il ouvre le frigo, l'air frais lui frappe le visage. Dedans, des plateaux de fromages, des fruits découpés, une bouteille d'eau gazeuse, une autre de jus de cranberry. Rien de vraiment consistant. Rien pour un mec qui vient de se vider de ses forces.
Il attrape l'eau, enlève le bouchon, et boit comme si sa vie en dépendait.
Shana l'observe.
Elle a ce regard particulier, celui qu'elle réserve aux choses inutiles, aux objets encombrants qu'on garde par pure politesse.
Il attrape l'eau, enlève le bouchon, et boit comme si sa vie en dépendait.
Shana l'observe.
Elle a ce regard particulier, celui qu'elle réserve aux choses inutiles, aux objets encombrants qu'on garde par pure politesse.
— Tu comptes rester dans cet état longtemps ? Parce que si tu veux impressionner quelqu'un, ce n'est pas comme ça que ça marche.
Il s'essuie la bouche du revers de la main, la bouteille à moitié vidée, et la fixe droit dans les yeux.
— Je viens de te virer 1400 euros. Pour les vingt prochaines semaines.
Il marque un temps.
Un silence.
Court, mais lourd.
Un silence.
Court, mais lourd.
— Alors si tu veux bien, arrête de faire comme si j'allais déguerpir d'ici dix jours.
Shana ne bronche pas. Pas tout de suite. Elle est douée pour ça. Pour masquer ses émotions, pour ne jamais donner satisfaction à celui qu'elle méprise. Mais il y a un infime tressaillement au coin de sa mâchoire. Un clignement d'yeux un peu trop rapide. Elle a reçu le virement. Elle ne s'y attendait pas.
Elle hausse les épaules, feignant l'indifférence.
Elle hausse les épaules, feignant l'indifférence.
— Ah oui ? Et tu comptes vivre sur quoi, après ?
Il sourit.
Un sourire fatigué, mais sincère.
Un sourire fatigué, mais sincère.
— Je verrai bien.
Il referme le frigo, attrape un fruit au passage — une pomme, la seule chose mangeable qui ne nécessite pas de cuisson — et mord dedans avec voracité.
Alors qu'il mord dans la pomme, encore debout dans la cuisine, une douleur familière pulse derrière ses tempes. Ce picotement qu'il commence à connaître trop bien. Le signal avant-coureur de l'arrivée du Système. Il grimace, lâche la pomme, se tient la tête d'une main.
— Pas maintenant... pas encore...
Mais il est trop tard.
Ça arrive.
Et cette fois, c'est différent.
L'interface flotte devant lui, stable, froide, impitoyable. Et cette fois, ce n'est pas une quête physique. Pas de pompes, pas de courses, pas de burpees. Non.
Cette fois, c'est une quête sociale.
Une quête embarrassante.
Une quête dangereuse.
QUÊTE #005 : Dire à Shana qu'elle est très belle ce soir, et sexy Durée : Une heure maximum intelligence +1
... un point d'intelligence dont il a cruellement besoin.
Julien fixe l'écran flottant, les yeux écarquillés, le visage livide.
Et cette fois, c'est différent.
L'interface flotte devant lui, stable, froide, impitoyable. Et cette fois, ce n'est pas une quête physique. Pas de pompes, pas de courses, pas de burpees. Non.
Cette fois, c'est une quête sociale.
Une quête embarrassante.
Une quête dangereuse.
QUÊTE #005 : Dire à Shana qu'elle est très belle ce soir, et sexy Durée : Une heure maximum intelligence +1
... un point d'intelligence dont il a cruellement besoin.
Julien fixe l'écran flottant, les yeux écarquillés, le visage livide.
— C'est quoi... c'est quoi ce délire ? Putain, mais t'es malade ou quoi ?
Il parle au Système comme s'il pouvait lui répondre. Comme si cette foutue interface pouvait comprendre à quel point cette quête est absurde, limite borderline.
Dire à Shana qu'elle est belle. Sexy. Ce soir.
Alors qu'elle est sa belle-mère.
Alors qu'elle le déteste.
Alors qu'elle porte cette robe rouge qui la rend effectivement...
Non. Stop.
Il secoue la tête, comme pour effacer la pensée avant qu'elle ne prenne racine.
Dire à Shana qu'elle est belle. Sexy. Ce soir.
Alors qu'elle est sa belle-mère.
Alors qu'elle le déteste.
Alors qu'elle porte cette robe rouge qui la rend effectivement...
Non. Stop.
Il secoue la tête, comme pour effacer la pensée avant qu'elle ne prenne racine.
— Putain... mais j'ai pas le choix, hein ?
Il jette un coup d'œil à Shana, toujours affairée devant le plan de travail, ignorant superbement son existence.
Elle est là.
Impeccable.
Fatale.
Et tellement hors de portée.
Julien inspire profondément.
Expire.
Inspire encore.
Elle est là.
Impeccable.
Fatale.
Et tellement hors de portée.
Julien inspire profondément.
Expire.
Inspire encore.
Il serre les poings.
Essuie discrètement une trace de sueur sur son front.
Redresse les épaules.
Et il se lance.
Essuie discrètement une trace de sueur sur son front.
Redresse les épaules.
Et il se lance.
— Euh... Shana...
Sa voix est rauque, hésitante.
Elle lève à peine les yeux, un sourcil légèrement arqué, comme si elle s'attendait à une connerie.
Elle lève à peine les yeux, un sourcil légèrement arqué, comme si elle s'attendait à une connerie.
— Quoi ?
Julien déglutit.
Il sent l'interface dans son champ de vision périphérique.
Chronomètre enclenché.
Durée : Une heure.
Il a commencé.
Impossible de reculer.
Il sent l'interface dans son champ de vision périphérique.
Chronomètre enclenché.
Durée : Une heure.
Il a commencé.
Impossible de reculer.
— Je voulais juste... euh... te dire que...
Il baisse les yeux une fraction de seconde, puis les relève, décidé à finir ce qu'il a commencé.
— ... que t'étais très belle ce soir. Vraiment. Et... ouais... sexy aussi.
Le mot sort avec difficulté.
Comme un poison qu'il s'oblige à avaler.
Il détourne aussitôt le regard, attendant la déflagration.
Silence.
Un long silence suit.
Lourd. Chargé.
Shana le fixe.
Vraiment.
Pas avec mépris, pas avec amusement non plus.
Comme un poison qu'il s'oblige à avaler.
Il détourne aussitôt le regard, attendant la déflagration.
Silence.
Un long silence suit.
Lourd. Chargé.
Shana le fixe.
Vraiment.
Pas avec mépris, pas avec amusement non plus.
Avec une curiosité froide, presque scientifique.
Comme si elle venait de capter un comportement inhabituel chez un animal qu'elle croyait bien connaître.
Puis, lentement, elle pose le couteau qu'elle tenait à la main.
Tourne légèrement le buste, posant une hanche contre le plan de travail, croisant les bras sous sa poitrine, ce qui soulève légèrement ses seins sous le satin rouge.
Comme si elle venait de capter un comportement inhabituel chez un animal qu'elle croyait bien connaître.
Puis, lentement, elle pose le couteau qu'elle tenait à la main.
Tourne légèrement le buste, posant une hanche contre le plan de travail, croisant les bras sous sa poitrine, ce qui soulève légèrement ses seins sous le satin rouge.
— Hmm... intéressant.
Sa voix est neutre, mais il y a quelque chose en dessous.
Quelque chose de chaud. De calculé.
Quelque chose de chaud. De calculé.
— Tu penses vraiment ce que tu viens de dire, Julien ?
Il déglutit à nouveau.
Merde.
Il n'avait pas pensé à ça.
Il pensait juste remplir la quête.
Gagner le point d'intelligence.
Et empocher la récompense.
Mais maintenant, il est coincé.
Coincé dans une bulle de tension sexuelle involontaire, dans une cuisine bien trop silencieuse, face à une femme qui commence à comprendre qu'elle peut jouer avec lui.
Il bredouille :
Merde.
Il n'avait pas pensé à ça.
Il pensait juste remplir la quête.
Gagner le point d'intelligence.
Et empocher la récompense.
Mais maintenant, il est coincé.
Coincé dans une bulle de tension sexuelle involontaire, dans une cuisine bien trop silencieuse, face à une femme qui commence à comprendre qu'elle peut jouer avec lui.
Il bredouille :
— Euh... oui. Enfin... tu... tu as l'air... différente, ce soir.
Shana sourit.
Un sourire lent. Subtil.
Celui d'une femme qui vient de trouver une faille dans le mur de l'ennemi.
Et qui compte bien l'élargir.
Celui d'une femme qui vient de trouver une faille dans le mur de l'ennemi.
Et qui compte bien l'élargir.
— Différente, hein ?
Elle incline légèrement la tête, comme une prédatrice qui étudie sa proie.
— Tu n'as pas dit ça juste pour me faire plaisir, j'espère.
Elle marque un temps.
— Parce que je peux facilement deviner quand on me ment.
Julien sent son cœur taper contre ses côtes.
Trop fort.
Trop vite.
Il voudrait reculer. Disparaître.
Mais il sait que la quête n'est pas terminée.
Il doit maintenir le contact.
Il doit tenir.
Trop fort.
Trop vite.
Il voudrait reculer. Disparaître.
Mais il sait que la quête n'est pas terminée.
Il doit maintenir le contact.
Il doit tenir.
— Non... je... je ne mens pas.
Il lève les yeux.
Directement dans les siens.
Et là, quelque chose se passe.
Un échange. Bref. Silencieux.
Mais chargé.
Puis, soudain, une notification mentale retentit dans son esprit, froide et mécanique :
🎉 QUÊTE COMPLÉTÉE : Dire à Shana qu'elle est très belle ce soir, et sexy
+1 Intelligence
Directement dans les siens.
Et là, quelque chose se passe.
Un échange. Bref. Silencieux.
Mais chargé.
Puis, soudain, une notification mentale retentit dans son esprit, froide et mécanique :
🎉 QUÊTE COMPLÉTÉE : Dire à Shana qu'elle est très belle ce soir, et sexy
+1 Intelligence
ATTENTION : L'augmentation de l'intelligence entraînera une douleur extrêmement intense.
Début dans 10 minutes.
C'est un véritable twist. Le gain tant espéré — un point d'intelligence, qui le fait passer de deux à trois — est accompagné d'une promesse de souffrance pure, inévitable, programmée. Et Julien, sale, en sueur, encore sous le choc de son interaction avec Shana, comprend qu'il n'a rien à faire pour éviter ce qui vient.
Début dans 10 minutes.
C'est un véritable twist. Le gain tant espéré — un point d'intelligence, qui le fait passer de deux à trois — est accompagné d'une promesse de souffrance pure, inévitable, programmée. Et Julien, sale, en sueur, encore sous le choc de son interaction avec Shana, comprend qu'il n'a rien à faire pour éviter ce qui vient.
Il est piégé.
Entre la douleur physique.
Entre la tension émotionnelle.
Entre une belle-mère qui le regarde différemment.
Et un système qui ne lui laisse aucun répit.
Voici comment je développe cette scène haletante, où Julien comprend que rien ne vient gratuitement, même lorsqu'il gagne :
Julien cligne des yeux.
La notification disparaît aussi vite qu'elle est venue, mais ses mots restent gravés dans son cerveau comme un sceau de torture imminente.
Douleur extrêmement intense.
Début dans 10 minutes.
Il déglutit.
Soudain, il oublie Shana.
Il oublie la quête qu'il vient de réussir.
Il oublie même la chaleur étrange qui flottait entre eux quelques secondes plus tôt.
Il ne pense plus qu'à ça.
À la douleur.
Il recule d'un pas, les mains moites, le cœur battant à tout rompre.
Entre la douleur physique.
Entre la tension émotionnelle.
Entre une belle-mère qui le regarde différemment.
Et un système qui ne lui laisse aucun répit.
Voici comment je développe cette scène haletante, où Julien comprend que rien ne vient gratuitement, même lorsqu'il gagne :
Julien cligne des yeux.
La notification disparaît aussi vite qu'elle est venue, mais ses mots restent gravés dans son cerveau comme un sceau de torture imminente.
Douleur extrêmement intense.
Début dans 10 minutes.
Il déglutit.
Soudain, il oublie Shana.
Il oublie la quête qu'il vient de réussir.
Il oublie même la chaleur étrange qui flottait entre eux quelques secondes plus tôt.
Il ne pense plus qu'à ça.
À la douleur.
Il recule d'un pas, les mains moites, le cœur battant à tout rompre.
— Putain... putain... mais qu'est-ce que c'est que ce délire ?!
Il parle tout seul, les dents serrées, les yeux écarquillés.
— Augmenter l'intelligence, ça fait mal ?! C'est quoi ce truc, un putain de jeu de rôle en réalité augmentée ?!
Il se tourne vers Shana, comme si elle pouvait comprendre, comme si elle pouvait l'aider.
Mais elle est toujours là, appuyée contre le plan de travail, les bras croisés, un demi-sourire jouant sur ses lèvres pulpeuses.
Elle ne comprend rien à ce qu'il traverse.
Et lui, il ne peut pas lui expliquer.
Comment dire à quelqu'un que son cerveau va exploser de douleur dans dix minutes, sans paraître complètement fou ?
Mais elle est toujours là, appuyée contre le plan de travail, les bras croisés, un demi-sourire jouant sur ses lèvres pulpeuses.
Elle ne comprend rien à ce qu'il traverse.
Et lui, il ne peut pas lui expliquer.
Comment dire à quelqu'un que son cerveau va exploser de douleur dans dix minutes, sans paraître complètement fou ?
— Rien... laisse tomber, marmonne-t-il en détournant le regard.
Il recule lentement, quitte la cuisine, traîne ses pieds nus sur le carrelage froid du salon.
Il faut qu'il s'allonge.
Qu'il se prépare.
Qu'il comprenne ce qui va lui arriver.
Il monte les escaliers péniblement, les jambes lourdes, le corps encore endolori par les efforts de la journée. Chaque pas résonne dans sa tête, comme un compte à rebours silencieux.
Arrivé dans sa chambre, il claque la porte derrière lui, tire le verrou machinalement — comme si ça pouvait le protéger de ce qui vient de l'intérieur.
Il s'assied sur le lit.
Respire.
Trop vite.
Trop fort.
Il faut qu'il s'allonge.
Qu'il se prépare.
Qu'il comprenne ce qui va lui arriver.
Il monte les escaliers péniblement, les jambes lourdes, le corps encore endolori par les efforts de la journée. Chaque pas résonne dans sa tête, comme un compte à rebours silencieux.
Arrivé dans sa chambre, il claque la porte derrière lui, tire le verrou machinalement — comme si ça pouvait le protéger de ce qui vient de l'intérieur.
Il s'assied sur le lit.
Respire.
Trop vite.
Trop fort.
PUTAIN, IL SOUFFRE.
C'est brutal. C'est violent. C'est inhumain.
Aucun avertissement ne l'a préparé à ça. Aucune description froide du Système ne lui a dit à quel point ce serait atroce. Aucune statistique, aucune interface virtuelle, aucun rappel rationnel ne l'a armé mentalement contre la réalité de la douleur.
C'est comme si on lui enfonçait des électrodes dans le cerveau.
Comme si on fracturait chaque synapse.
Comme si on remplaçait ses cellules grises par du feu liquide.
Il se tord sur le lit, les poings serrés, les dents claquant les unes contre les autres, les yeux révulsés, les veines saillantes sur son cou, sur ses tempes, sur ses mains.
Il ne hurle pas tout de suite.
Il essaie de contenir.
Il serre les dents, se mord les lèvres, se crispe de toute sa force, comme si en résistant, il pouvait diminuer la douleur.
Mais ça empire.
C'est brutal. C'est violent. C'est inhumain.
Aucun avertissement ne l'a préparé à ça. Aucune description froide du Système ne lui a dit à quel point ce serait atroce. Aucune statistique, aucune interface virtuelle, aucun rappel rationnel ne l'a armé mentalement contre la réalité de la douleur.
C'est comme si on lui enfonçait des électrodes dans le cerveau.
Comme si on fracturait chaque synapse.
Comme si on remplaçait ses cellules grises par du feu liquide.
Il se tord sur le lit, les poings serrés, les dents claquant les unes contre les autres, les yeux révulsés, les veines saillantes sur son cou, sur ses tempes, sur ses mains.
Il ne hurle pas tout de suite.
Il essaie de contenir.
Il serre les dents, se mord les lèvres, se crispe de toute sa force, comme si en résistant, il pouvait diminuer la douleur.
Mais ça empire.
Un instant, il est assis sur le bord du lit, tentant de respirer à travers la douleur qui vrille son crâne, les nerfs, le cerveau, comme si on lui injectait de la lave en fusion dans les lobes frontaux.
L'instant d'après, ses muscles lâchent.
Tout son corps se raidit, puis s'effondre.
Il s'écroule en avant, les mains heurtant le sol dans un bruit sourd, les paumes égratignées par la friction contre le carrelage rugueux.
Il est à quatre pattes.
Haletant.
Criant.
Pleurant.
Il ne sait même plus s'il respire ou s'il hurle.
La douleur est partout.
Dans ses os. Dans son sang. Dans sa tête.
C'est comme si son cerveau était en train de muter, de se reconfigurer, de se reconnecter en mode turbo, et que chaque nouvelle connexion neuronale se payait en souffrance pure.
Il voit des éclairs. Des points noirs.
Julien est encore à moitié endormi, le cerveau en compote, les muscles tremblants, la nuque raide, lorsque la douleur revient — non pas celle de la nuit passée, mais celle du réveil brutal de la réalité. Le Système est là. Impitoyable. Froid. Méthodique.
Tout son corps se raidit, puis s'effondre.
Il s'écroule en avant, les mains heurtant le sol dans un bruit sourd, les paumes égratignées par la friction contre le carrelage rugueux.
Il est à quatre pattes.
Haletant.
Criant.
Pleurant.
Il ne sait même plus s'il respire ou s'il hurle.
La douleur est partout.
Dans ses os. Dans son sang. Dans sa tête.
C'est comme si son cerveau était en train de muter, de se reconfigurer, de se reconnecter en mode turbo, et que chaque nouvelle connexion neuronale se payait en souffrance pure.
Il voit des éclairs. Des points noirs.
Julien est encore à moitié endormi, le cerveau en compote, les muscles tremblants, la nuque raide, lorsque la douleur revient — non pas celle de la nuit passée, mais celle du réveil brutal de la réalité. Le Système est là. Impitoyable. Froid. Méthodique.
📲 Nouvelle quête disponible :
🔹 Apprendre la taille du soutien-gorge de Shana
🔹 **Récompense : +5 €
🔹 Échec : -8 secondes de durée de vie
Julien cligne des yeux.
Puis se redresse brusquement.
Putain.
Il est réveillé maintenant.
🔹 Apprendre la taille du soutien-gorge de Shana
🔹 **Récompense : +5 €
🔹 Échec : -8 secondes de durée de vie
Julien cligne des yeux.
Puis se redresse brusquement.
Putain.
Il est réveillé maintenant.
Il se lève d'un bond, les tripes nouées, les mains moites, le cœur battant à tout rompre.
Il n'a pas le temps de réfléchir. Ni de protester. Ni de se demander s'il est en train de devenir un criminel ou juste un pauvre type manipulé par une force inconnue.
Il court à la chambre, ouvre les tiroirs. Personne.
Il entre.
Fermé à clé.
Respiration bloquée.
Il commence à fouiller.
Première étape : le tiroir de lingerie.
Il l'ouvre. Lentement. Comme si ça allait faire du bruit. Comme si quelqu'un pouvait le surprendre.
Il n'y a personne.
Juste des culottes fines, des strings brillants, des soutiens-gorge pigeonnants, dentelés, élaborés, certains encore humides, comme si elle les avait retirés à la hâte.
Il farfouille.
Cherche.
Trouve un étiquetage.
Taille : 85D.
Il n'a pas le temps de réfléchir. Ni de protester. Ni de se demander s'il est en train de devenir un criminel ou juste un pauvre type manipulé par une force inconnue.
Il court à la chambre, ouvre les tiroirs. Personne.
Il entre.
Fermé à clé.
Respiration bloquée.
Il commence à fouiller.
Première étape : le tiroir de lingerie.
Il l'ouvre. Lentement. Comme si ça allait faire du bruit. Comme si quelqu'un pouvait le surprendre.
Il n'y a personne.
Juste des culottes fines, des strings brillants, des soutiens-gorge pigeonnants, dentelés, élaborés, certains encore humides, comme si elle les avait retirés à la hâte.
Il farfouille.
Cherche.
Trouve un étiquetage.
Taille : 85D.
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