Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Tonton et nièce — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Tonton et nièce
Chapitre 1
TONTON et NIECE
Chapitre 1
La ferme était figée dans la poussière et le temps, vivant au rythme immuable du soleil. C'était une vie faite de routines, de mains calleuses et du silence de la campagne. Un silence que seuls le craquement du bois dans la cheminée, le souffle du vent dans les grands chênes ou le bêlement lointain d'une brebis pouvaient rompre. J'aimais ce silence. Il était comme une vieille peau, épaisse et rassurante, qui me protégeait du monde. La journée s'étirait lentement entre averses de pluie et coups de vent qui faisaient trembler la maison. Il y avait du travail dehors, mais les intempéries me clouaient à domicile depuis deux jours, et je commençais à tourner en rond dans la baraque. Je vivais tout seul au milieu des bois et des champs dans cette ferme, n'ayant pas trouvé chaussure à mon pied, comme on dit. Surtout parce que n'ayant pas cherché en vérité. Et ça n'était pas maintenant que j'avais trouvé la paix que cela allait changer.
La ferme était figée dans la poussière et le temps, vivant au rythme immuable du soleil. C'était une vie faite de routines, de mains calleuses et du silence de la campagne. Un silence que seuls le craquement du bois dans la cheminée, le souffle du vent dans les grands chênes ou le bêlement lointain d'une brebis pouvaient rompre. J'aimais ce silence. Il était comme une vieille peau, épaisse et rassurante, qui me protégeait du monde. La journée s'étirait lentement entre averses de pluie et coups de vent qui faisaient trembler la maison. Il y avait du travail dehors, mais les intempéries me clouaient à domicile depuis deux jours, et je commençais à tourner en rond dans la baraque. Je vivais tout seul au milieu des bois et des champs dans cette ferme, n'ayant pas trouvé chaussure à mon pied, comme on dit. Surtout parce que n'ayant pas cherché en vérité. Et ça n'était pas maintenant que j'avais trouvé la paix que cela allait changer.
Engagé dans les paras à 18 ans, j'avais connu l'Algérie et les horreurs d'une guerre idiote et sanglante qui m'avait écoeuré. Il y avait eu les missions en Afrique, toutes aussi sanglantes et tordues par l'hypocrisie et des mensonges de chefs d'États corrompus jusqu'à la moelle... Des gosses qui décapitaient leurs familles pour un peu de crack ou de belles promesses de paradis. L'horreur. J'en étais sorti brisé, égratigné physiquement et moralement. Après l'armée, la retraite aidant, j'avais loué cette ferme et m'étais retiré du monde. On me disait sauvage, mais je m'en foutais. L'humanité était plus sauvage que moi.
J'aimais plus que tout ma solitude, mes bouts de terre et ma vie tranquille, pour ne pas avoir à m'encombrer d'une compagne à qui rendre des comptes et tout le reste.
De ma famille, il ne restait qu'un frère, Fred, plus jeune que moi, avocat, dont je n'avais pas souvent des nouvelles (ayant peu d'atomes crochus avec lui). Il était marié à une femme transparente et père de famille d'un garçon prénommé Alex, dont je ne savais plus rien depuis son adolescence.
De ma famille, il ne restait qu'un frère, Fred, plus jeune que moi, avocat, dont je n'avais pas souvent des nouvelles (ayant peu d'atomes crochus avec lui). Il était marié à une femme transparente et père de famille d'un garçon prénommé Alex, dont je ne savais plus rien depuis son adolescence.
Je me préparais un café quand le téléphone a sonné.
Au bout du fil, j'ai entendu une petite voix :
— Allô, je suis bien chez Antoine Duchant ?
— Oui, c'est de la part de qui ?
— Oui, c'est de la part de qui ?
Il y a eu un bref silence, puis :
— Ben voilà... je suis Alex, le fils de Fred, votre frère, et j'ai voulu rencontrer mon tonton... Alors voilà... je ne voulais pas vous embêter et venir par mes propres moyens, mais je suis bloqué au village où le bus m'a déposé et je ne sais pas quoi faire vu qu'avec ce temps, il n'y a personne pour m'aider.
— Merde alors, me suis-je dit, un peu sonné au téléphone. « Manquait plus que ça. »
— Merde alors, me suis-je dit, un peu sonné au téléphone. « Manquait plus que ça. »
Je ne connaissais pas ce gamin, mais c'était mon neveu, même s'il apparaissait comme un lapin sorti du chapeau d'un magicien... Alors ?
— Allô, vous êtes toujours là ?
— Oui, oui... ai-je balbutié. Heu bon, écoute ! Je vais venir te chercher, t'es où ?
— Oui, oui... ai-je balbutié. Heu bon, écoute ! Je vais venir te chercher, t'es où ?
J'ai raccroché après ses explications, j'ai pris mes clefs du pick up, enfilé imper et bottes. Dehors, c'était la tempête. Le ciel noir et bas semblait toucher la terre et il m'a fallu une demi heure pour arriver au village, un désert d'eau et de bourrasques, gris et luisant dans les ardoises des toitures dégoulinantes d'eau.
— Il avait choisi son jour, me suis je dit au moment où j'arrivais sur la place où se tenait le marché couvert, seul endroit ou bien s'abriter. J'apercevais sa silhouette a travers le rideau de pluie .Je suis sorti en courant et je me suis retrouvé devant lui. Et là, je suis resté comme un con parce que quand je dis "lui", il s'agissait plutôt d'elle.
Je devais avoir l'air de l'abruti qui découvre un alligator dans son salon.
— mêêêêh, ai je bêlé.
La personne qui me faisait face portait une robe d'hiver vert pastel sous un anorak imperméable et ses cheveux, longs et noirs, encadraient un visage aux traits encore masculins, mais habilement maquillés. Il y avait du rouge à lèvres sur ses lèvres. Du mascara sur ses cils.
Ses yeux, par contre, étaient grands, d'un brun noisette, et avaient l'air un peu perdus, comme ceux d'un faon effrayé. C'est là que sa timidité était la plus évidente ; son regard fuyait souvent celui des autres, surtout des inconnus.
J'avais le cœur secoué par un choc étranger, ne sachant que faire de cette vision.
Une nièce. C'était ce qu'elle était devenue, un garçon devenu une fille, un secret dans la chair et le sang. La gêne était une chose, mais la peur palpable qui émanait d'elle, elle, était plus réelle.
Une nièce. C'était ce qu'elle était devenue, un garçon devenu une fille, un secret dans la chair et le sang. La gêne était une chose, mais la peur palpable qui émanait d'elle, elle, était plus réelle.
Ce n'était pas juste un changement d'apparence qu'il avait en face de lui, mais une attaque frontale contre tout ce qu'il croyait savoir. Sa virilité rustique, ses convictions simples sur l'ordre du monde, tout était remis en question par cette image. Il ne le savait pas encore mais un désir naissant et un dégoût primitif s'imprimait en lui et cela le désemparait.
"Bonjour tonton, a-t-elle murmuré, sa voix plus grave que ce à quoi il s'attendait.
Elle portait une petite valise à roulettes, usée par le voyage.
Les traces des rapports difficiles avec son père, de la ville et de tout ce qu'elle fuyait étaient inscrites sur elle. Mais je ne voyais qu'un voile de tristesse dans ces yeux sans en connaitre les causes. J'en ai été troublé tout de suite.
Elle portait une petite valise à roulettes, usée par le voyage.
Les traces des rapports difficiles avec son père, de la ville et de tout ce qu'elle fuyait étaient inscrites sur elle. Mais je ne voyais qu'un voile de tristesse dans ces yeux sans en connaitre les causes. J'en ai été troublé tout de suite.
Mamma Mia! Il ne me manquait plus que ça sur les bras.
Pendant le chemin de retour a la ferme, la pluie n'avait pas cessé. Une fois rendus j'ai fais fait un grand feu dans la cheminée pour nous réchauffer et sécher nos affaires devant une infusion. Puis je lui ai montré sa chambre et je suis descendu préparer le café que je n'avais pas eu le temps de faire avant de partir la chercher.
Pendant le chemin de retour a la ferme, la pluie n'avait pas cessé. Une fois rendus j'ai fais fait un grand feu dans la cheminée pour nous réchauffer et sécher nos affaires devant une infusion. Puis je lui ai montré sa chambre et je suis descendu préparer le café que je n'avais pas eu le temps de faire avant de partir la chercher.
Mon esprit tourbillonnait, et j'avoue que mes pensées s'emmêlaient. Quand elle a reparu, rafraîchie et vêtue d'autres vêtements, nous nous sommes installés dans la cuisine pour échanger sur nos existences. Il y avait tant à se dire. La nuit est tombée et nous avons partagé un dîner léger.
Alors que le silence de la nuit reprenait ses droits, la tempête s'étant enfin calmée , j'ai jeté une bûche dans le feu et nous nous sommes de nouveau assis devant le crépitement des flammes.
Moi qui menais une existence solitaire, je me retrouvais tout à coup dans ma maison, face à un garçon en habits de fille. Jamais de ma vie je n'avais éprouvé d'attirance sexuelle pour un homme: sans pour autant juger l'homosexualité. Ce n'était simplement pas mon genre. Mais ce que je ressentais alors, à son contact, m'a troublé. Et ce trouble a grandi au fil des heures. Dans son fauteuil, ses jambes longues et fines, nues sous une jupe-short et un haut un peu large, captaient mon regard tandis qu'elle s'animait en racontant des histoires. À un instant, en changeant de pose, ses jambes se sont entrouvertes, et mon regard a saisi une culotte blanche, discrètement gonflée par l'un de ses testicules. Heureusement, la pénombre était complice. Je devais être devenu écarlate et me suis empressé de me lever pour raviver le feu, espérant dissimuler ma gêne.
Moi qui menais une existence solitaire, je me retrouvais tout à coup dans ma maison, face à un garçon en habits de fille. Jamais de ma vie je n'avais éprouvé d'attirance sexuelle pour un homme: sans pour autant juger l'homosexualité. Ce n'était simplement pas mon genre. Mais ce que je ressentais alors, à son contact, m'a troublé. Et ce trouble a grandi au fil des heures. Dans son fauteuil, ses jambes longues et fines, nues sous une jupe-short et un haut un peu large, captaient mon regard tandis qu'elle s'animait en racontant des histoires. À un instant, en changeant de pose, ses jambes se sont entrouvertes, et mon regard a saisi une culotte blanche, discrètement gonflée par l'un de ses testicules. Heureusement, la pénombre était complice. Je devais être devenu écarlate et me suis empressé de me lever pour raviver le feu, espérant dissimuler ma gêne.
a suivre
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Commentaires ()
Curieuse de lire la suite. Et merci Kikou
Vivement le prochain épisode pour en savoir plus sur elle.