Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lucas & Blandine, Une relation incandescente — Chapitre 2 · Une pizza sacrément pimentée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lucas & Blandine, Une relation incandescente
Chapitre 2 · Une pizza sacrément pimentée
Une pizza sacrément pimentée !
Dans un premier temps, nous avions décidé de conserver chacun notre chez-soi. Blandine, farouchement attachée à son petit écrin de tranquillité niché au cœur d'Aix, ne souhaitait en rien renoncer au confort qu'offrait un centre-ville. Quant à moi, j'éprouvais un attachement particulier pour ma maison, à quelques pas de la mer.
Cela nous offrait, il faut le dire, une sorte de double choix : selon l'humeur du jour ou le caprice du vent, nous glissions de l'un à l'autre, troquant le murmure des fontaines pour le souffle chaud de la mer, et nos lieux de rencontre changeaient d'atmosphère au pire en quarante-cinq minutes de route.
Ce jour-là, ma demeure avait des allures de champ de bataille. J'étais en pleins travaux de rénovation de ma salle de bain. Une fine poussière de plâtre s'était immiscée partout, malgré les bâches en plastique tendues ici et là. Après une journée passée à poncer les murs comme un damné, j'avais cruellement besoin de voir Blandine. Elle, hélas, n'était pas encore en vacances.
Je l'appelai.
— Dis, ce soir, tu ne préférerais pas qu'on se voie chez toi ? Je t'épargne le bazar et la poussière de mes travaux.
— Chez moi ? Pourquoi pas. Mais je te préviens : y a strictement rien à manger. Si t'avais le courage de faire quelques courses et de nous mitonner un de ces petits plats dont tu as le secret... je ne dis pas non.
— Deal ! Il n'est pas encore trop tard, alors je m'occupe des courses et du repas façon Top Chef. Tu rentres vers quelle heure ? Parce que je te rappelle que tu refuses toujours de me confier un double de tes clés, tyrannique que tu es !
— J'avoue, mais exceptionnellement, j'ai caché un trousseau en haut de l'escalier, sous le paillasson. Sois discret, hein.
— Attends... Quoi ?! Tu refuses de me filer un double sous prétexte que "ce serait trop intime", et tu planques ça comme dans un mauvais polar ? Sous le paillasson ?! Sérieusement ?
— Bah... entre un voleur et toi, j'hésite encore...lequel est le plus excitant ?
Je l'appelai.
— Dis, ce soir, tu ne préférerais pas qu'on se voie chez toi ? Je t'épargne le bazar et la poussière de mes travaux.
— Chez moi ? Pourquoi pas. Mais je te préviens : y a strictement rien à manger. Si t'avais le courage de faire quelques courses et de nous mitonner un de ces petits plats dont tu as le secret... je ne dis pas non.
— Deal ! Il n'est pas encore trop tard, alors je m'occupe des courses et du repas façon Top Chef. Tu rentres vers quelle heure ? Parce que je te rappelle que tu refuses toujours de me confier un double de tes clés, tyrannique que tu es !
— J'avoue, mais exceptionnellement, j'ai caché un trousseau en haut de l'escalier, sous le paillasson. Sois discret, hein.
— Attends... Quoi ?! Tu refuses de me filer un double sous prétexte que "ce serait trop intime", et tu planques ça comme dans un mauvais polar ? Sous le paillasson ?! Sérieusement ?
— Bah... entre un voleur et toi, j'hésite encore...lequel est le plus excitant ?
Pokebowl ou pizza ?
J'arrivai chez elle vers dix-sept heures trente, chargé de bonnes intentions et de victuailles. J'avais décidé de lui préparer un pokebowl au saumon, un de ceux qu'elle adore : pois croquants, riz gluant, carottes râpées, mangue fraîche, gingembre et coriandre. Le tout bien frais, prêt à être dégusté.
À dix-huit heures trente tapantes, une clé tourna dans la serrure. Elle était là.
— Salut Lucas, c'est moi. J'ai une faim de loup, et je sais pas encore si je vais te dévorer toi ou le dîner. Quoique ! vu l'absence d'odeurs, je penche pour l'option resto ?
J'arrivai chez elle vers dix-sept heures trente, chargé de bonnes intentions et de victuailles. J'avais décidé de lui préparer un pokebowl au saumon, un de ceux qu'elle adore : pois croquants, riz gluant, carottes râpées, mangue fraîche, gingembre et coriandre. Le tout bien frais, prêt à être dégusté.
À dix-huit heures trente tapantes, une clé tourna dans la serrure. Elle était là.
— Salut Lucas, c'est moi. J'ai une faim de loup, et je sais pas encore si je vais te dévorer toi ou le dîner. Quoique ! vu l'absence d'odeurs, je penche pour l'option resto ?
Je lui répondis sans réfléchir :
— Resto ? Ah non. J'ai... j'ai commandé une pizza. J'avais la flemme de cuisiner. Une corse. Enfin, de chez le Corse, hein.
— Resto ? Ah non. J'ai... j'ai commandé une pizza. J'avais la flemme de cuisiner. Une corse. Enfin, de chez le Corse, hein.
Elle plissa les yeux, dubitative, avant d'acquiescer avec un petit sourire en coin. Elle ne me grillait pas. Ou alors, elle faisait mine de ne rien voir.
Pourquoi avais-je menti ? Allez savoir. Peut-être pour garder la surprise. Ou pour le plaisir de la voir découvrir, toute mouillée de la douche, une jolie table dressée rien que pour elle. Une nappe, deux verres de vin, des couverts brillants sortis de son vaisselier et, en fond sonore, un vinyle qui tournait doucement.
Blandine se prépara.
— Va prendre ta douche. Et... habille-toi sexy.
— Sexy ? Mais... je croyais qu'on sortait pas ? Tu veux qu'on invite le pizzaïolo pour un plan à trois ?
Pourquoi avais-je menti ? Allez savoir. Peut-être pour garder la surprise. Ou pour le plaisir de la voir découvrir, toute mouillée de la douche, une jolie table dressée rien que pour elle. Une nappe, deux verres de vin, des couverts brillants sortis de son vaisselier et, en fond sonore, un vinyle qui tournait doucement.
Blandine se prépara.
— Va prendre ta douche. Et... habille-toi sexy.
— Sexy ? Mais... je croyais qu'on sortait pas ? Tu veux qu'on invite le pizzaïolo pour un plan à trois ?
Je ris. Il faut dire que le Corse en question, avec ses yeux clairs et son sourire enjôleur malgré ses soixante printemps, avait le chic pour la faire glousser comme une collégienne. Et elle ne se privait jamais de me le rappeler, mine de rien.
Cela me donna subitement une idée. Ce soir, j'étais d'humeur taquine, et une mise en scène aussi absurde qu'amusante commençait à germer dans mon esprit.
Blandine réapparut dans l'encadrement de la porte une vingtaine de minutes plus tard, les cheveux encore humides, enrubannés façon derviche tourneur échappé d'un hammam mal géré.
— Alors, mon styliste préféré : jupe, robe ou pantalon léger ?
— Jupe. Courte. Qui valse un peu quand tu bouges. Et qui me laisse deviner si tu portes... quelque chose.
— Et dessous ? Du coton sage, ou... de la dentelle dangereuse ?
— Sophistiqué. Ce soir, je veux que tu sois un cadeau qu'on déballe lentement.
Cela me donna subitement une idée. Ce soir, j'étais d'humeur taquine, et une mise en scène aussi absurde qu'amusante commençait à germer dans mon esprit.
Blandine réapparut dans l'encadrement de la porte une vingtaine de minutes plus tard, les cheveux encore humides, enrubannés façon derviche tourneur échappé d'un hammam mal géré.
— Alors, mon styliste préféré : jupe, robe ou pantalon léger ?
— Jupe. Courte. Qui valse un peu quand tu bouges. Et qui me laisse deviner si tu portes... quelque chose.
— Et dessous ? Du coton sage, ou... de la dentelle dangereuse ?
— Sophistiqué. Ce soir, je veux que tu sois un cadeau qu'on déballe lentement.
Elle disparut sans un mot de plus. Blandine aimait ce jeu où l'on s'occupait d'elle, où l'on décidait pour elle, avec cette nuance particulière qui fait confondre le soin et la domination. Elle l'avait cultivé, peaufiné, et moi, j'étais devenu dépendant de ces instants où son abandon feint ouvrait la voie à un pouvoir doux, mais réel.
Quand elle revint, le temps sembla se suspendre. Elle portait une jupe noire légère, fluide, s'arrêtant à mi-cuisse, ondulant au rythme souple et animal de ses hanches. Une jupe qu'elle ne mettait que pour moi, confiant à demi-mot qu'elle trouvait ses fesses trop généreuses pour s'exhiber ainsi dehors ; mais à l'intérieur, elles m'étaient offertes.
Par-dessus, un chemisier blanc, à la limite du transparent, entrouvert juste assez pour laisser deviner les arêtes sensuelles de la guêpière noire, bordée de rouge sang, moulait sa taille d'une poigne presque militaire. Blandine aimait être tenue, contenue, guidée. Elle voulait que le vêtement décide de son corps comme moi de ses gestes.
Le string noir, pur tissu de transparence, arborait un délicat motif rouge brodé en son centre. Et ses bas, noirs aussi, aux liserés rouges, grimpaient avec assurance le long de ses jambes comme une déclaration de guerre au raisonnable, attachés par de fines jarretelles tendues, impeccablement ajustées.
— J'imagine que tu veux que je mette des talons, même si on ne sort pas ?
— Ce serait une erreur de s'en priver.
Elle sourit, amusée, et but une gorgée de vin.
Par-dessus, un chemisier blanc, à la limite du transparent, entrouvert juste assez pour laisser deviner les arêtes sensuelles de la guêpière noire, bordée de rouge sang, moulait sa taille d'une poigne presque militaire. Blandine aimait être tenue, contenue, guidée. Elle voulait que le vêtement décide de son corps comme moi de ses gestes.
Le string noir, pur tissu de transparence, arborait un délicat motif rouge brodé en son centre. Et ses bas, noirs aussi, aux liserés rouges, grimpaient avec assurance le long de ses jambes comme une déclaration de guerre au raisonnable, attachés par de fines jarretelles tendues, impeccablement ajustées.
— J'imagine que tu veux que je mette des talons, même si on ne sort pas ?
— Ce serait une erreur de s'en priver.
Elle sourit, amusée, et but une gorgée de vin.
Les choses se corsaient.
D'un geste naturel, je la fis reculer jusqu'à l'îlot central. Je posai mes mains sur le plan de travail, de chaque côté d'elle, l'encerclant. Elle s'y appuya, les fesses calées contre le rebord, et noua ses bras autour de mon cou.
— Oh, on ne l'a pas encore testé, ce meuble-là...
— Il n'attendait que toi.
D'un geste naturel, je la fis reculer jusqu'à l'îlot central. Je posai mes mains sur le plan de travail, de chaque côté d'elle, l'encerclant. Elle s'y appuya, les fesses calées contre le rebord, et noua ses bras autour de mon cou.
— Oh, on ne l'a pas encore testé, ce meuble-là...
— Il n'attendait que toi.
D'une main, je soulevai délicatement l'ourlet de sa jupe. Mes doigts glissèrent sur la douceur tendue des bas, puis rencontrèrent les jarretelles fines qui les maintenaient. En remontant encore, je découvris la guêpière, serrée comme un corset, soulignant la cambrure de ses reins. Mon pouce effleura le tissu soyeux du string.
— C'est... un peu too much pour une pizza, non ?
— Ce n'est même pas assez... reste là, protestai-je.
— C'est... un peu too much pour une pizza, non ?
— Ce n'est même pas assez... reste là, protestai-je.
Je me redressai lentement, sans rompre le contact de son regard, et me tournai vers l'entrée, où trois foulards de soie attendaient, suspendus au crochet du vestiaire. Blandine les portait au bureau avec une élégance surannée qui la faisait ressembler à une espionne reconvertie dans la gestion de projet. Au passage, je pris un coussin du canapé, moelleux et large, et les deux serviettes posées sur la table prévues pour le dîner, réquisitionnées pour autre chose.
— Tu veux me faire des tours de magie ? murmura-t-elle, mi-curieuse, mi-provocante, les lèvres à peine entrouvertes.
— Tu veux me faire des tours de magie ? murmura-t-elle, mi-curieuse, mi-provocante, les lèvres à peine entrouvertes.
Je m'approchai, lui bandai doucement les yeux avec le foulard rouge, dans un geste lent et précis, puis murmurai à son oreille :
— Quand on ne voit plus, chaque frisson devient une histoire, chaque son une promesse. Laisse ton imagination glisser où elle veut.
— Quand on ne voit plus, chaque frisson devient une histoire, chaque son une promesse. Laisse ton imagination glisser où elle veut.
Elle se laissa guider, calme, docile, presque déjà conquise par ce qui viendrait.
Je me déplaçais autour d'elle comme un prestidigitateur autour de son illusion : chaque geste était millimétré, chaque mot pesé, chaque silence tendu comme un fil. Ce n'était plus seulement un jeu, c'était une mise en scène, un théâtre de la soumission où moi seul tirais les ficelles.
Je posai le coussin sur le plan de travail, l'invitai à s'allonger, ventre contre mousse, le bassin légèrement surélevé. A l'aide des foulards noirs, je nouai ses poignets aux montants métalliques du meuble. Les liens étaient souples, mais symboliques. Je pris les deux serviettes et attachai ses chevilles à la base du mobilier. Sa jupe remontée, ses cuisses légèrement écartées, ses jarretelles tendues laissaient voir la courbe parfaite de ses fesses, partagées par la ficelle noire et rouge du string.
Je reculai de deux pas, pris un fauteuil, m'y installai avec un verre de vin à la main. Et je contemplai.
— Tu sais, Lucas... T'as oublié un petit truc.
— Ah bon ?
— La pizza.
Je me déplaçais autour d'elle comme un prestidigitateur autour de son illusion : chaque geste était millimétré, chaque mot pesé, chaque silence tendu comme un fil. Ce n'était plus seulement un jeu, c'était une mise en scène, un théâtre de la soumission où moi seul tirais les ficelles.
Je posai le coussin sur le plan de travail, l'invitai à s'allonger, ventre contre mousse, le bassin légèrement surélevé. A l'aide des foulards noirs, je nouai ses poignets aux montants métalliques du meuble. Les liens étaient souples, mais symboliques. Je pris les deux serviettes et attachai ses chevilles à la base du mobilier. Sa jupe remontée, ses cuisses légèrement écartées, ses jarretelles tendues laissaient voir la courbe parfaite de ses fesses, partagées par la ficelle noire et rouge du string.
Je reculai de deux pas, pris un fauteuil, m'y installai avec un verre de vin à la main. Et je contemplai.
— Tu sais, Lucas... T'as oublié un petit truc.
— Ah bon ?
— La pizza.
Un sourire lent se dessina sur mes lèvres.
— Si si, elle est commandée. Il ne devrait pas tarder.
— Si si, elle est commandée. Il ne devrait pas tarder.
Elle se figea. Je vis ses muscles se tendre, et un frisson courir sur ses bras.
— Non... tu vas pas oser.
— Imagine sa tête s'il passe la porte et te voit là, attachée, sublime. Tu crois qu'il aimerait ?
— Non... tu vas pas oser.
— Imagine sa tête s'il passe la porte et te voit là, attachée, sublime. Tu crois qu'il aimerait ?
À cet instant précis, comme une réplique préméditée, un scooter pétarada dans la ruelle. Le livreur-mystère !
— Je crois que c'est lui, ne bouge surtout pas, lui dis-je sur un ton taquin.
— Je crois que c'est lui, ne bouge surtout pas, lui dis-je sur un ton taquin.
Je me levai sans un mot, me dirigeai vers la porte et l'entrebâillai lentement.
Le scooter ralentit dans un bruit de moteur étouffé, puis s'arrêta quelques mètres plus loin. Quel timing ! Blandine, toujours attachée sur le plan de travail, tendait l'oreille, les bras noués au métal, le souffle légèrement saccadé.
— Ah, pile à l'heure... Vous pouvez poser ça là, juste sur le meuble.
Le scooter ralentit dans un bruit de moteur étouffé, puis s'arrêta quelques mètres plus loin. Quel timing ! Blandine, toujours attachée sur le plan de travail, tendait l'oreille, les bras noués au métal, le souffle légèrement saccadé.
— Ah, pile à l'heure... Vous pouvez poser ça là, juste sur le meuble.
Tac, (je mime le bruit du carton de pizza sur le bois)
— Merci. J'vais chercher de la monnaie. Bougez pas.
Je fis quelques pas, ouvris un tiroir, fis tinter deux pièces contre ma paume de main.
— Vous savez, on trouve rarement des livreurs aussi ponctuels. Ça fait plaisir.
Je fis quelques pas, ouvris un tiroir, fis tinter deux pièces contre ma paume de main.
— Vous savez, on trouve rarement des livreurs aussi ponctuels. Ça fait plaisir.
Silence.
— Vous avez le temps ? Vous pouvez vous asseoir là si vous voulez. Le fauteuil est libre. Très confortable.
Clac. Clac. (j'enfilai mes chaussures, dont les semelles claquaient à peine sur le sol)
— Installez-vous. Vous avez un petit moment entre deux livraisons ?... Ne dis rien. Tu vas te régaler !
Clac. Clac. (j'enfilai mes chaussures, dont les semelles claquaient à peine sur le sol)
— Installez-vous. Vous avez un petit moment entre deux livraisons ?... Ne dis rien. Tu vas te régaler !
Elle sursauta au raclement du pied de bois sur le carrelage. Je le fis traîner encore, volontairement, lentement, puis lui soufflai tout bas :
— Il est là, juste derrière toi, assis dans le fauteuil. Il ne dit rien, mais la vue semble... captiver toute son attention.
— Il est là, juste derrière toi, assis dans le fauteuil. Il ne dit rien, mais la vue semble... captiver toute son attention.
Blandine se figea. Puis, d'une voix plus forte, je lançai :
— Elle est là pour toi ce soir. Regarde-la bien. Juste pour tes yeux !
— Elle est là pour toi ce soir. Regarde-la bien. Juste pour tes yeux !
Je m'approchai de Blandine en me penchant à son oreille :
— Tu sens son regard ? Il te dévore. Il ne dit rien, il mate. Il attend.
— Tu sens son regard ? Il te dévore. Il ne dit rien, il mate. Il attend.
Elle ouvrit la bouche, mais je posai un doigt sur ses lèvres.
— Chut. Pas un mot. Tu ne parles que si je t'y invite. Tu es à nous maintenant.
— Chut. Pas un mot. Tu ne parles que si je t'y invite. Tu es à nous maintenant.
Je reculai, et ajoutai à haute voix, pour "l'invité" imaginaire :
— Regarde comme elle se cambre ! Regarde cette petite jupe retroussée, ce string qui ne cache rien. T'as vu ce cul ? Et ses bas ? Le tout monté sur des talons, t'es chanceux, toi, ce soir.
— Regarde comme elle se cambre ! Regarde cette petite jupe retroussée, ce string qui ne cache rien. T'as vu ce cul ? Et ses bas ? Le tout monté sur des talons, t'es chanceux, toi, ce soir.
Blandine étouffa un gémissement, les doigts crispés sur les foulards. Je tournai autour d'elle, lentement. Chacun de mes mots était sculpté à la lame de rasoir :
— Elle fait genre qu'elle hésite, mais elle adore ça. Être attachée. Être offerte. Être vue !
— Elle fait genre qu'elle hésite, mais elle adore ça. Être attachée. Être offerte. Être vue !
Le silence était lourd. Je m'approchai de son oreille gauche, tout bas :
— Tu l'imagines, là, derrière toi ? Son regard planté entre tes fesses ? Son souffle, qui te frôle ?
— Oui...
— Parle plus fort. Pour lui.
— Oui... je l'imagine...
— Et tu sens quoi ?
— J'ai chaud. Honte. J'ai honte d'aimer ça. D'avoir envie qu'il me mate.
— Tu l'imagines, là, derrière toi ? Son regard planté entre tes fesses ? Son souffle, qui te frôle ?
— Oui...
— Parle plus fort. Pour lui.
— Oui... je l'imagine...
— Et tu sens quoi ?
— J'ai chaud. Honte. J'ai honte d'aimer ça. D'avoir envie qu'il me mate.
Je souris.
— Tu veux qu'il voie ce que tu caches entre tes cuisses ?
Elle gardait le silence, haletante.
— Réponds-moi. Tu veux qu'il le voie ?
— Oui... je veux qu'il la voie.
— Quoi exactement ? Dis-le, sans retenue !
— Ma chatte. Je veux qu'il voie ma chatte !
— Elle est comment ?
— Chaude. Humide.
— Parfait. On va vérifier ça.
— Tu veux qu'il voie ce que tu caches entre tes cuisses ?
Elle gardait le silence, haletante.
— Réponds-moi. Tu veux qu'il le voie ?
— Oui... je veux qu'il la voie.
— Quoi exactement ? Dis-le, sans retenue !
— Ma chatte. Je veux qu'il voie ma chatte !
— Elle est comment ?
— Chaude. Humide.
— Parfait. On va vérifier ça.
Je m'arrêtai derrière elle, caressai ses reins. Je pris délicatement le string, fis rouler mes doigts entre le tissu et sa chair, puis, brusquement, je baissai sa culotte jusqu'à ses cuisses. Un souffle chaud lui échappa.
Nue sous un regard inventé, offerte sans défense, honteuse d'aimer autant cette position, elle brûlait d'humiliation. Une chaleur épaisse se diffusait dans une onde trouble entre ses jambes. Son entrecuisse trempée d'un plaisir qu'elle ne contrôlait plus commençait à perler.
— Écarte un peu plus les cuisses. Cambrée. Comme ça. Une vraie catin. Parfait, ne bouge plus !
Nue sous un regard inventé, offerte sans défense, honteuse d'aimer autant cette position, elle brûlait d'humiliation. Une chaleur épaisse se diffusait dans une onde trouble entre ses jambes. Son entrecuisse trempée d'un plaisir qu'elle ne contrôlait plus commençait à perler.
— Écarte un peu plus les cuisses. Cambrée. Comme ça. Une vraie catin. Parfait, ne bouge plus !
Le livreur imaginaire et moi-même observions cette scène indécente : Blandine, culotte à mi-cuisse, le cul relevé, tendant légèrement les jambes. On apercevait sa fente luisante, ses lèvres brillantes qui s'écartaient petit à petit. Son visage s'empourprait, devenant aussi ardent que les motifs rouges de sa guêpière.
— Voilà. Regarde-moi ça ! Elle suinte, elle mouille rien qu'à se savoir vue, repris-je à pleine voix.
— Voilà. Regarde-moi ça ! Elle suinte, elle mouille rien qu'à se savoir vue, repris-je à pleine voix.
Je la regardais, patient, presque amusé. Son souffle se faisait rauque, ses mots plus crus, mais sa voix restait fragile.
Je continuai de la pousser à se lâcher.
— Dis-lui ce que tu voudrais qu'il fasse. Qu'il pense. Qu'il dise. Allez, ose !
— J'veux qu'il dise que je suis bonne. Que j'ai un cul de... elle hésita, puis lança, « salope ». J'veux qu'il me mate pendant que tu me baises. Qu'il se branle en me regardant jouir comme une chienne !
Je continuai de la pousser à se lâcher.
— Dis-lui ce que tu voudrais qu'il fasse. Qu'il pense. Qu'il dise. Allez, ose !
— J'veux qu'il dise que je suis bonne. Que j'ai un cul de... elle hésita, puis lança, « salope ». J'veux qu'il me mate pendant que tu me baises. Qu'il se branle en me regardant jouir comme une chienne !
Sa voix craqua, sa hanche tressauta. Elle haletait, clairement au bord du gouffre.
— Tu te sens quoi, là ? Dis-le !
— Je... Je me sens soumise... tellement excitée... une catin... qui aime être vue attachée !
— Tu te sens quoi, là ? Dis-le !
— Je... Je me sens soumise... tellement excitée... une catin... qui aime être vue attachée !
Je posai la main sur sa nuque, la caressant comme on calme une bête fébrile.
— T'es magnifique comme ça. Tu t'es jamais sentie aussi excitée, hein ?
— T'es magnifique comme ça. Tu t'es jamais sentie aussi excitée, hein ?
Elle secoua la tête, incapable de répondre. Je repris ma place dans le fauteuil. Le silence tomba, de nouveau. Je parlais toujours, doucement, comme à un confident invisible.
— Tu veux savoir comment elle mouille ? Regarde...
— Tu veux savoir comment elle mouille ? Regarde...
Ma main glissa le long de sa cuisse. Elle écarta ses lèvres gonflées, pour y plonger jusqu'à trois doigts, déclenchant ainsi un doux bruit de clapotis qui jaillit de son sexe, obscène et délicieux. Je poussai un petit râle rauque, juste pour la faire rougir.
Clap. Clap.
Elle se cambra davantage. Je regagnai le fauteuil vide, feignant de faire goûter sa mouille au spectateur invisible.
Je revins caresser ses fesses, puis leur donner une petite claque.
Clac.
Puis une autre.
Clap. Clap.
Elle se cambra davantage. Je regagnai le fauteuil vide, feignant de faire goûter sa mouille au spectateur invisible.
Je revins caresser ses fesses, puis leur donner une petite claque.
Clac.
Puis une autre.
— T'as vu comme elle mouille ? C'est un spectacle, hein ?
Un silence tendu s'installa. Et dans le noir de son bandeau, elle pensait : "Il me regarde. Il est là, dans ce fauteuil. Il me déshabille des yeux. Il voit tout. Ma chatte trempée. Mes fesses rougies. Ma bouche entrouverte. Et j'aime ça. Mon Dieu, pourquoi j'aime ça autant ? Pourquoi ça me rend si folle d'être offerte, exposée ? Pourquoi ça me fait jouir de sentir son regard me baiser de loin ? Qu'est-ce que je suis en train de devenir ? Une salope ? Une femme libre ? Les deux ?"
Elle était fière d'être glorieusement soumise.
Elle était fière d'être glorieusement soumise.
Le bandeau voilait encore ses yeux quand Blandine sentit la chaleur d'une présence effleurer ses lèvres : un membre tiède, luisant, venu chercher sa bouche que sans un mot elle ouvrit pour l'y accueillir avec douceur sans chercher à savoir à qui il appartenait. Elle voulait se remplir, se laisser envahir. Lentement, elle le suçotait, comme on savoure une glace fondante sous le soleil d'été. La chair pulsait, gorgée de désir, vibrant contre sa langue. Ce fut par ce goût, cette cambrure familière, cette pointe salée au creux du frein, qu'elle me reconnut. Un frisson la traversa. Elle serra davantage, avide, laissant mon gland sculpter ses joues, savourant ce moment rare, prête à me faire chavirer.
Je glissai les doigts sur son visage en dénouant lentement le bandeau. La lumière se fit. Floue. D'abord violente. Puis un visage... le mien ! qui lui apparut. Et aucun autre.
Elle resta figée, la bouche entrouverte.
Je souriais. Un sourire voulu insolent, inoubliable pour elle.
— Alors ? Il était comment... le livreur ?
Elle resta figée, la bouche entrouverte.
Je souriais. Un sourire voulu insolent, inoubliable pour elle.
— Alors ? Il était comment... le livreur ?
Elle cligna des yeux, une ou deux secondes. Puis un petit rire nerveux, chaud, lui échappa.
— Espèce de... petit salaud !
— Espèce de... petit salaud !
Elle me fixa, haletante, les joues rouges, mais le regard brillant.
— Tu m'as bien eue. J'ai cru... Mon Dieu. J'y ai cru. Et j'ai adoré ça !
— Tu m'as bien eue. J'ai cru... Mon Dieu. J'y ai cru. Et j'ai adoré ça !
Elle me sourit, avec cette douceur qui précède les tempêtes, puis, d'une voix lente, calme, presque dangereuse, décida :
— On va inverser les rôles, maintenant, mon petit chéri. Tu vas voir ce que tu vas endurer. Ce que c'est d'être offert, regardé, pris. Tu vas supplier. Tu vas trembler. Et tu vas m'en redemander !
— On va inverser les rôles, maintenant, mon petit chéri. Tu vas voir ce que tu vas endurer. Ce que c'est d'être offert, regardé, pris. Tu vas supplier. Tu vas trembler. Et tu vas m'en redemander !
Elle pencha légèrement la tête. Tendre et dominatrice à la fois, elle ajouta :
— Mais avant ça... tu vas me détacher. Et tu vas m'embrasser. Longuement. Pour me remercier.
— Mais avant ça... tu vas me détacher. Et tu vas m'embrasser. Longuement. Pour me remercier.
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Commentaires ()
C'est, disons-le, très pervers.
On imagine très bien la scène, certainement grâce à ce style franc, absent de grandes envolées comme on en lit parfois. Un grand numéro, merci.
J’espère en recevoir d’autres, car la suite en dépendra… Il serait tout de même regrettable de ne pas découvrir jusqu’où Blandine ira pour se venger de cette mascarade.