Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La revanche du fils — Chapitre 2 · L'installation du désir
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La revanche du fils
Chapitre 2 · L'installation du désir
Axel ouvrit les yeux lentement, étira ses bras au-dessus de sa tête, s'offrant une longue respiration. C'était son premier réveil dans la maison de son père depuis son retour.
Il jeta un œil à son téléphone : 10h42. Une grasse matinée méritée, pensa-t-il en souriant. Il se leva, torse nu, un jogging gris clair glissant sur ses hanches dessinées. Dans le miroir de sa chambre, il s'observa un instant. Sa peau était blanche, lisse. Son torse ferme, musclé, sans être massif. Il s'était mis au sport à l'internat et cela payait. Il était beau et le savait. Et il savait aussi l'effet qu'il pouvait avoir.
En descendant dans la cuisine, la maison lui parut étrangement silencieuse.
Sur la table, une corbeille de fruits, du pain frais. Il s'installa, se fit couler une tasse de café, puis entreprit de faire griller deux tartines.
Son regard glissa distraitement vers la poubelle en inox sous l'évier. A l'intérieur, un post-it rose. Par curiosité, il prit le papier. Il y lut, écrit d'une écriture rapide mais fluide :
« Merci encore pour cette pipe ! Rien de meilleur que ta bouche pour s'occuper de ma queue. À ce soir, mon amour. Je n'ai pas fini de m'occuper de toi… — B »
Axel sourit. Il ne fut pas choqué, il connaissait les hommes et leurs désirs. Il relut le message, le soupesa dans son esprit. Il devrait être vigilant, mais l'habitude du couple de se laisser de petits mots pourrait faciliter ses plans.
Il replaça le mot dans la poubelle, soigneusement, comme s'il n'y avait jamais touché.
Un bruit de porte. Des pas dans le couloir. Puis Antoine entra dans la cuisine.
Il revenait de son jogging, les joues rougies, le souffle encore court. Il portait un débardeur blanc plaqué contre son torse trempé de sueur, et un short moulant en lycra qui épousait parfaitement ses cuisses puissantes et ses fesses rebondies. Chacun de ses muscles allongés semblait danser sous sa peau tendue. Ses bras hâlés, ses mollets fermes, sa nuque perlée de sueur : avec son corps imberbe et gracieux, l'homme de quarante-cinq ans en paraissait aisément vingt de moins.
Axel releva les yeux de sa tartine, les plantant sur le sportif sans même chercher à dissimuler sa curiosité. Jusqu'à présent, il n'avait pas réalisé la beauté du si discret Antoine. Son regard glissa lentement le long du torse de ce dernier, s'attarda sur ses hanches, puis remonta, analysant chaque centimètre du corps du compagnon de son père.
Et dans ce regard, il n'y avait rien d'innocent.
Antoine, qui ouvrait le réfrigérateur, sentit cette présence brûlante sur lui. Un frisson, pas tout à fait désagréable, lui parcourut l'échine. Il referma la porte, croisa furtivement le regard d'Axel.
Une gêne. Légère. Mais réelle.
Il détourna les yeux, avala une gorgée d'eau. Il était troublé du regard du plein de désir du fils, mais flatté de toujours attirer l'attention d'un jeune homme à la beauté si insolente.
Pour Axel, la frontière se troublait. Commençait il à être charmé par l'homme qu'il voulait séduire pour se venger de son père ? Il repensait au mot retrouvé dans la poubelle et il sentit une pointe de jalousie parcourir son corps.
Antoine brisa le silence.
— Tu as bien dormi ?
— Comme un bébé, répondit Axel, la voix encore voilée par le sommeil.
— Je reviens d'un jogging, ça me vide la tête. Tu cours un peu, toi ?
— J'adore ça, dit Axel, se levant lentement de sa chaise. Je courais souvent à l'internat.
— Comme un bébé, répondit Axel, la voix encore voilée par le sommeil.
— Je reviens d'un jogging, ça me vide la tête. Tu cours un peu, toi ?
— J'adore ça, dit Axel, se levant lentement de sa chaise. Je courais souvent à l'internat.
Antoine sourit, soulagé par cette conversation plus anodine.
— Tu veux venir avec moi une prochaine fois ? On pourrait faire un tour ensemble, il y a un sentier très sympa dans le bois derrière la maison.
— Avec plaisir.
— Avec plaisir.
Leurs regards se croisèrent à nouveau. Antoine soutint cette fois le regard, brièvement, avant de s'écarter.
— Je vais me doucher.
Il sortit de la pièce, la démarche toujours souple malgré la fatigue. Axel le suivit du regard, ses yeux glissant sur son dos mouillé, la cambrure de ses reins. Un plaisir malsain, interdit, mais délicieux. Il ne ressentait aucun remords.
Antoine avait déjà pris sa douche et était parti se changer dans sa chambre quand Axel grimpa les marches à son tour et entra dans la salle de bain. L'air était encore chargé de vapeur. Il ôta lentement son tee-shirt, puis son bas de jogging. Son corps, finement dessiné, s'offrait à la lumière du matin : abdos marqués, biceps saillants, jambes longues et musclées.
Avant d'entrer dans la douche, il tira légèrement la porte, la laissant entrouverte. Volontairement.
L'eau coula.
Et quelques secondes plus tard, Antoine, passant dans le couloir, aperçu — malgré lui — la silhouette nue d'Axel dans le miroir embué. Il fut frappé par la ressemblance du jeune homme avec son père, l'homme qu'il aimait.
Le dos parfait, les reins cambrés, la chute délicate des fesses, et la grâce féline du jeune homme penché sous le jet d'eau.
Il détourna les yeux, presque brutalement, le souffle coupé. Le visage rouge d'embarras, il descendit les escaliers et prit rapidement les clés de la voiture pour partir vaquer à ses occupations. Installé dans la voiture, il reprit lentement son calme mais il ne put que constater qu'à la vue du jeune homme, sa verge avait commencé à durcir de désir.
Dans la salle de bain, Axel sourit. Tout se mettait en place.
Mais Axel passa rapidement à autre chose, ce matin, son esprit était occupé par un autre homme. Il allait revoir, pour la première fois depuis son départ, Yanis, le premier garçon dont il est tombé amoureux. Trop timide à l'époque pour lui avouer qu'il était gay, il allait profiter de cette journée pour lui annoncer et peut-être oser aller plus loin. A peine s'était-il habillé quand Yanis frappa à la porte.
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