Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Plaisirs conjugaux — Chapitre 1 · Les non-dits
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Plaisirs conjugaux
Chapitre 1 · Les non-dits
Ce sont les halètements et autres bruits suspects qui m'ont réveillé. Ma main cherche dans le lit la place normalement occupée par Marc, et celle-ci est vide. Pourquoi s'est-il relevé ? Insomnie ou un cauchemar ? Je me glisse donc hors des draps et je me dirige vers la source des voix que je perçois. C'est-à-dire vers le salon et le téléviseur. Qu'est-ce que mon mari peut bien faire à minuit passé devant un film ? La porte est entrouverte. Il est couché sur le canapé, et sa patte… elle, ne laisse planer aucun doute sur son activité nocturne. Bon sang !
Nous avons pourtant fait l'amour une bonne partie de la soirée, mes reins sont encore en compote ! Alors ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Je n'ose plus ni avancer ni reculer. Intervenir et le mettre mal à l'aise ? Visiblement, il se masturbe devant le film du samedi soir et… j'ai du mal de réaliser pour quoi Marc ressent le besoin de… se branler alors que je ne lui ai et ne lui refuse jamais ce genre de jeu à deux ? Pas question de lui faire savoir ma présence derrière cette porte. Donc, un peu sonnée, je me replie sur notre chambre à coucher, et j'use finalement d'un subterfuge.
Je m'assois sur notre couche et l'appelle. Assez fortement pour qu'il m'entende. Puis je reste quelques secondes sur le rebord du lit avant de faire suffisamment de boucan pour qu'il sache que j'arrive. Effectivement, à mon entrée dans le salon il a changé de chaine, oubliant celle qui distille le premier samedi de chaque mois un film porno. Il me regarde qui attends, debout dans l'encadrement de la porte et immédiatement veut me rassurer.
— Je n'arrivais pas à dormir, alors plutôt que te réveiller en tournant et gigotant dans notre lit… j'ai préféré venir au salon.
— Ah ! Tu regardes quoi à cette heure-ci ? Il y a encore des émissions au milieu de la nuit ?
— Un documentaire… sur les animaux en Australie.
— Ah ! Tu regardes quoi à cette heure-ci ? Il y a encore des émissions au milieu de la nuit ?
— Un documentaire… sur les animaux en Australie.
Je fais un pas vers lui et effectivement sur l'écran, un kangourou en boxe un autre… mais Marc coupe le poste de suite et s'étire.
— Et toi ? Tu t'es réveillée depuis longtemps ?
— Je ne sais pas pourquoi ! Ton absence de notre chambre peut-être ! Un sixième sens qui m'a sans doute tiré de mon sommeil. Tu viens te recoucher ?
— Oui… je passe aux toilettes et j'arrive. Je vais bien finir par m'endormir aussi.
— Je ne sais pas pourquoi ! Ton absence de notre chambre peut-être ! Un sixième sens qui m'a sans doute tiré de mon sommeil. Tu viens te recoucher ?
— Oui… je passe aux toilettes et j'arrive. Je vais bien finir par m'endormir aussi.
Je me retourne et file pour la seconde fois vers notre espace de nuit. Il remue, et sa miction pas du tout discrète me montre que cette fois il est bien là où il m'a dit aller. Ensuite… l'eau qui coule me dicte l'acte suivant. Il n'a pas l'intention de me raconter sa branlette, ce que je peux comprendre. Ce sont les motifs de celle-là qui m'interpellent vraiment. Est-ce que je ne lui donne pas entièrement satisfaction ? Ou alors tous les hommes ont besoin de ça… en supplément, ou malgré le fait que nous fassions l'amour aussi souvent qu'il en a envie ?
Difficile pour mon cerveau de femme d'admettre ça, et encore plus de croire que je ne suis pas à la hauteur. Comment aborder le sujet avec mon mari sans le vexer ou le troubler ? Je ne peux pas tout à trac lui dire que je l'ai vu faire ! Bon… il vient dans le noir de regagner sa place et il se coule à mes côtés sans faire trop de vacarme. J'ai déjà repris ma position favorite pour dormir, celle qui m'est familière. C'est-à-dire que je lui tourne le dos et suis sur le flanc. Comme pour se rassurer, il ne se frotte pas trop à moi. Il évite le contact ? Ou bien est-il également dans sa posture de sommeil ?
Je n'en sais rien. Mais la vision de sa masturbation m'a un peu secouée et… je ne suis pas certaine que ça ne me perturbe pas. Innocemment, je rampe, de manière à venir le frôler. Suffisamment pour voir sa réaction. Il me passe le bras autour de la taille, prenant bien garde à ce que l'objet qu'il astiquait devant le film de boules ne me touche pas. Mais… je suis d'humeur espiègle et je force les choses. Oh ! Rien de bien méchant, juste pour l'allumer un peu. Et… aussi dingue que ça puisse paraitre, malgré la séance de jambes en l'air de la soirée et sa caresse solitaire, il bande encore.
— Tu as envie de faire l'amour, Sophie ?
— Ben… pas toi, mon chéri ?
— Oh… un peu oui.
— Ben… pas toi, mon chéri ?
— Oh… un peu oui.
Quelle santé ! Je me suis trop découverte maintenant pour le laisser en plan et… je me love contre lui. Féline, câline, puisqu'il est dans de bonnes dispositions, autant que j'en profite. Et ma foi, les images dont il s'est bourré le crâne sont donc de nature à le rendre… entreprenant. Nous voici donc pour un second round dans des postures de moins en moins académiques, mais forts plaisantes. Et j'arrive à en oublier ses gouts pour le cinéma pornographique. Il sera toujours temps, un de ces jours d'analyser avec lui la situation. L'heure est donc aux plaisirs conjugaux, et j'y trouve mon compte.
— xXx —
Il pleut ce dimanche matin ! Enfin je crois que c'est la pluie que j'entends sur les volets. Ma main de nouveau ne rencontre que le vide, là où Marc devrait se trouver. Quelle heure peut-il être ? Puis une agréable odeur de café vient me chatouiller les narines. Bon ! Il s'est donc levé pour préparer le petit déjeuner ? Un juste retour d'ascenseur puisque d'ordinaire, c'est mon rôle. Alors… je me redresse, sans prendre le temps de passer quoi que ce soit sur mon dos. Notre final éblouissant au retour de Marc au lit, cette nuit a été… somptueux. Et puis… au bout de quinze ans de mariage, nous nous connaissons par cœur. Alors, c'est totalement nue que je déboule dans la cuisine.
Marc est debout devant l'évier, et mon approche le fait se retourner brutalement. Je ne vois pas encore la table où il a surement tout préparé. Je lis la surprise sur son visage, sans trop saisir ce qui lui prend. Surtout qu'il saute d'un coup, tel un cabri. Mais c'est trop tard pour que je ne sois pas… à la vue de mon beau-frère qui est sagement assis devant un bol de jus fumant. Mince alors ! Et me voici totalement paniquée. Je porte mes mains sur ma poitrine, avant de réaliser qu'en fait c'est beaucoup plus bas que les yeux de Sylvain sont comme aimantés.
— Ben… salut Sophie ! Désolé de te… d'être venu vous apporter les croissants.
— Marc… tu ne pouvais pas me prévenir, bon sang !
— Marc… tu ne pouvais pas me prévenir, bon sang !
Je me replie en vitesse, mais le mal est de toute façon fait. Et j'entends mon mari qui cherche à me rassurer. Ou son frère qui sait !
— Je ne pouvais pas savoir que tu arrivais…
Cette fois, une robe de chambre vient cacher ce que Sylvain, le cadet de mon mari, n'aurait jamais dû entrapercevoir. J'ai les guibolles un peu coupées par l'incident et sans aucun doute je suis rouge comme une écrevisse qui sort de son bouillon. Je tente de respirer un peu moins vite, pour me remettre de mes émotions. Bon ! C'est sûr aussi qu'à son âge mon beau-frère a surement déjà vu une femme nue, mais ce n'est pas une raison. Et je n'ose plus retourner sur les lieux du petit déjeuner. Marc l'a compris, qui vient me chercher.
— Ça va, ma chérie ! Il ne va pas en perdre la vue et puis… c'est fait, alors on ne peut plus revenir dessus.
— Ouais… ça me gêne pourtant.
— Arrête. Au pire, il se branlera en pensant à ma femme, la belle affaire.
— Ouais… ça me gêne pourtant.
— Arrête. Au pire, il se branlera en pensant à ma femme, la belle affaire.
Il rigole, mais de mon côté, je la trouve plutôt saumâtre. Comment peut-il plaisanter sur un tel sujet ? Ne sait-il pas que je n'ai pas forcément envie de sentir le regard concupiscent de son frérot sur mes formes, chaque fois qu'il va venir nous visiter ? À force de persuasion, il arrive tout de même à me dérider et assez penaude, je retrouve le frangin qui ne semble pas vouloir faire de cas de cet événement inhabituel. Il se lève, et fait comme si nous ne nous étions pas encore croisés.
— Salut Sophie.
— Bonjour.
— Bonjour.
Il me fait un bisou sur la joue, évite de me prendre dans ses bras, comme c'est la règle d'habitude. Bon… au bout d'un quart d'heure, j'arrive à surmonter ma crise d'angoisse et si je ne le regarde pas droit dans les yeux, au moins puis-je discuter à peu près normalement avec lui. Je mange un de ses croissants et bois mon caoua. Puis les deux mecs continuent de parloter ensemble, alors que je m'éclipse pour aller me doucher et me rendre présentable. Lorsque je reviens là où les deux frères sont toujours assis, je suis en robe, fermée jusqu'au cou, et plus rien de moi ne déborde. Marc à son tour me laisse en plan, avec Sylvain !
On entend le bruit de la douche et les mirettes du plus jeune sont là, qui tentent de trouver les miennes. Je ne suis pas certaine d'avoir envie de reparler de tout ce qui vient de se passer. Mais Sylvain est curieux.
— Ne m'en veux pas ! Je ne pouvais pas savoir que tu dormais toute nue.
— Je ne t'en veux pas ! C'est à ton frère que je dois faire des remontrances. Il aurait dû m'avertir de ta présence…
— Oui… mais nous ne t'avons pas entendu te lever ni arriver à la cuisine.
— Bon… on ne va pas y passer la journée.
— Non… bien sûr. Mais il a de la chance Marc… qu'est-ce que t'es belle !
— Sylvain ! Tu as l'art et la manière de me mettre mal à l'aise ! Bon sang, je suis déjà horriblement gênée, n'en rajoute pas une couche, tu veux.
— Comme tu veux… mais tu sais ce que je pense.
— Stop…
— D'accord ! D'accord !
— Je ne t'en veux pas ! C'est à ton frère que je dois faire des remontrances. Il aurait dû m'avertir de ta présence…
— Oui… mais nous ne t'avons pas entendu te lever ni arriver à la cuisine.
— Bon… on ne va pas y passer la journée.
— Non… bien sûr. Mais il a de la chance Marc… qu'est-ce que t'es belle !
— Sylvain ! Tu as l'art et la manière de me mettre mal à l'aise ! Bon sang, je suis déjà horriblement gênée, n'en rajoute pas une couche, tu veux.
— Comme tu veux… mais tu sais ce que je pense.
— Stop…
— D'accord ! D'accord !
Et mon mari vient couper court à cette discussion qui me casse le moral encore plus. Il est bien rasé, sent le parfum… et vient de suite m'embrasser. C'est très bizarre. Est-ce que c'est moi qui me fais un film ? J'ai comme l'impression que mon homme se comporte en propriétaire. Un peu comme si… sa façon d'agir, de m'embrasser sur les lèvres, chose totalement inhabituelle devant son frère les autres fois, était faite pour montrer à l'autre que je lui appartiens. Il a l'air de revendiquer sans un mot, son titre de propriété.
Je laisse courir, pas la peine de me prendre plus la tête. Il insiste trop, comme si ça pouvait changer quoi que ce soit. Je n'ai plus derrière le front que la vision de Sylvain, de ses foutus quinquets qui… merde. Ce n'est pas en essayant de me rouler une pelle devant son frérot que ça va faire disparaitre ma honte. Alors ? Je le repousse gentiment sous prétexte de desservir la table. Les deux lascars se lancent dans une grande discussion à laquelle je ne prête plus aucune attention. Puis… c'est à mon tour de dénicher une excuse pour m'éclipser.
— Bon… Marc, je vais à la boulangerie… tu n'as besoin de rien ?
— Ben… si ! Passe au supermarché et fais le plein de la voiture, ça m'évitera de ressortir, tu veux bien mon amour ?
— … ouais… et pour midi ?
— Quoi pour midi ?
— Est-ce que Sylvain mange avec nous ?
— Je… Sylvain ? Tu as entendu la question ?
— Je ne sais pas trop… tu es sûre, Sophie, que ma présence ne te dérange pas ?
— T'es con toi ? Bien sûr que non, que tu ne la déranges pas, ma petite femme ! Hein, ma chérie ?
— Ben… si ! Passe au supermarché et fais le plein de la voiture, ça m'évitera de ressortir, tu veux bien mon amour ?
— … ouais… et pour midi ?
— Quoi pour midi ?
— Est-ce que Sylvain mange avec nous ?
— Je… Sylvain ? Tu as entendu la question ?
— Je ne sais pas trop… tu es sûre, Sophie, que ma présence ne te dérange pas ?
— T'es con toi ? Bien sûr que non, que tu ne la déranges pas, ma petite femme ! Hein, ma chérie ?
Je me contente de hausser les épaules, comme si ça tombait sous le sens. Mince ! Je vais devoir encore me taper ses regards tout le long d'un déjeuner ? Pourquoi est-ce que ça ne tourne plus rond dans ma caboche ? C'est l'incident du lever ? Je veux m'en persuader. Pas si certaine pourtant que ce soit l'unique raison. Alors quoi ? Je n'écoute plus ce que les deux-là racontent. Je sors et l'air frais me remet d'aplomb. Presque, parce que l'image des yeux posés sur moi… m'obsède. Il doit bien y avoir une logique à tout ceci ! Oui ? Mais laquelle ? Je réalise que souvent ce beau-frère, lorsqu'il vient nous rendre visite, m'épie en douce.
Marc ne s'est jamais rendu compte de rien. Ou alors est-ce moi qui interprète mal les choses ? Sylvain n'a jamais eu un mot, un geste déplacé, mais ce sont de petits signes, des trucs insignifiants desquels je fais tout un monde. Je ne vais pas devenir parano en plus ! Et me voici dans la queue du samedi matin à la boulangerie.
— Salut Sophie ! Alors tu rêves ?
— Hein ? À pardon… donne-moi deux baguettes…
— Bien cuites ? Comme d'habitude ? Ça va chez toi, Marc aussi ?
— Ouais… Tu peux passer quand tu veux Béa…
— Ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais plutôt le temps. Depuis ce matin, ça ne désemplit pas et c'est comme ça tous les jours… mais peut-être lundi.
— Oui… vient prendre le café, je t'attendrai.
— Je ne te promets rien. Je t'appelle en tout cas.
— D'accord ! Alors, bon dimanche.
— Hein ? À pardon… donne-moi deux baguettes…
— Bien cuites ? Comme d'habitude ? Ça va chez toi, Marc aussi ?
— Ouais… Tu peux passer quand tu veux Béa…
— Ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais plutôt le temps. Depuis ce matin, ça ne désemplit pas et c'est comme ça tous les jours… mais peut-être lundi.
— Oui… vient prendre le café, je t'attendrai.
— Je ne te promets rien. Je t'appelle en tout cas.
— D'accord ! Alors, bon dimanche.
Voilà ! Cette fois, je vais à la pompe faire le plein de la voiture. Une corvée, mais c'est indispensable. Béatrice… une amie divorcée depuis quelques mois… une drôle d'idée qui germe dans ma tête. Pourquoi ne pas la présenter à mon beau-frère, après tout, il est seul aussi ? Cette pensée me fait sourire… jaune. Mais qu'est-ce que j'ai encore à me poser des tas de questions débiles ? Clac ! Le pistolet se déclenche, fort heureusement. Perdue dans mes rêvasseries idiotes, j'aurais pour un peu fait déborder la précieuse essence. Allez ! Il me faut rentrer, mais je ne peux décemment pas expliquer le pourquoi de tout ce qui se bouscule sous ma tignasse.
— xXx —
Mes deux zouaves sont dans l'atelier attenant au garage. Ils bricolent je ne sais quoi. J'ai de toute façon de quoi m'occuper. J'aère notre lit, et prépare notre repas. Midi, le retour des garçons qui trimballent une boite de bois, je pige que c'est un nichoir pour les mésanges du jardin. Ils s'amusent comme ils peuvent en fait. Et dans mon dos, Marc qui de nouveau vient se frotter à moi. Devant son frangin ? Non ! L'autre est à la salle de bain, il se lave les mains.
— Arrête avec ça, Marc !
— Quoi encore ? T'es mal lunée ? C'est à cause de l'histoire de ce matin ?
— Ça suffit ! J'ai dit non, c'est tout et ça devrait te suffire pour ne pas recommencer.
— Pff ! Tu as tes règles ou quoi ?
— Quoi encore ? T'es mal lunée ? C'est à cause de l'histoire de ce matin ?
— Ça suffit ! J'ai dit non, c'est tout et ça devrait te suffire pour ne pas recommencer.
— Pff ! Tu as tes règles ou quoi ?
L'envie de lui coller une gifle me démange, pour cette réflexion malvenue. Je me retiens, et surement parce que Sylvain vient de revenir.
— Mets donc la table, au lieu de dire des conneries… ça va être prêt.
— Si je peux vous être utile, je suis votre homme. T'as vu Sophie, nous avons bien bossé avec ton petit mari !
— Ouais… je vois ça.
— Si je peux vous être utile, je suis votre homme. T'as vu Sophie, nous avons bien bossé avec ton petit mari !
— Ouais… je vois ça.
C'est de nouveau Marc que je viens de moucher, qui s'adresse à son frère.
— Laisse tomber Sylvain, ma petite femme n'est pas d'humeur à discuter avec nous… elle est contrariée.
— Ah bon ! C'est vrai Sophie ? Tu en as après moi peut-être ?
— Mais enfin ! Vous deux, vous n'en avez pas marre d'être bêtes au point de poser des questions sans queue ni tête ? Foutez-moi la paix, j'ai bien le droit d'avoir un instant de tranquillité, non ?
— Oui… Ça ne va pas nous empêcher de boire l'apéro, vient Sylvain. Laissons madame à ses états d'âme. On ne va qu'envenimer les choses et la contrarier… Tu en veux un ma chérie ?
— Quoi encore ?
— Hé ! Ne me bouffe pas ! Tu prends un apéro aussi ?
— Ah… oui, tiens ! C'est une idée ça… une vodka orange…
— Ben voilà… je te retrouve là, ma chérie.
— Ah bon ! C'est vrai Sophie ? Tu en as après moi peut-être ?
— Mais enfin ! Vous deux, vous n'en avez pas marre d'être bêtes au point de poser des questions sans queue ni tête ? Foutez-moi la paix, j'ai bien le droit d'avoir un instant de tranquillité, non ?
— Oui… Ça ne va pas nous empêcher de boire l'apéro, vient Sylvain. Laissons madame à ses états d'âme. On ne va qu'envenimer les choses et la contrarier… Tu en veux un ma chérie ?
— Quoi encore ?
— Hé ! Ne me bouffe pas ! Tu prends un apéro aussi ?
— Ah… oui, tiens ! C'est une idée ça… une vodka orange…
— Ben voilà… je te retrouve là, ma chérie.
Ils se collent les pieds sous la table de la salle à manger et je les entends rigoler. Je me fiche de savoir pourquoi. Et mes frites sont dans la graisse, les steaks eux dans la poêle, tout va bien. Je vais donc trinquer avec les loustics qui ne m'ont pas attendu pour commencer leur « Picon-bière ! »
— Viens Sophie, viens trinquer ! À nos oiseaux, à nous amours aussi…
Marc est euphorique. Mais je sens que ça cache un truc pas net. Quoi ? Aucune idée, mais j'ai un gros doute. Bon ! Je la boucle et bois une gorgée après que nos verres se soient entrechoqués, avant de retourner à ma tambouille. Deux minutes plus tard, je suis prête à servir.
— C'est bon ? Tout est cuit… on peut déjeuner ?
— Mais… Sophie, tu n'as pas terminé ton verre… Marc et moi non plus…
— Ben si vous voulez manger chaud…
— Fais comme tu veux ma belle… mon frère a toujours faim, tu le sais bien. Heureusement qu'il ne nous rend pas visite trop souvent… parce que…
— Parce que quoi Marc ! Je n'ai pas envie de rire. Alors pardon Sylvain si j'ai l'air de mauvaise compagnie, mais je n'y peux rien.
— Ah ? Ne vous fâchez pas tous les deux pour moi… je trouverai bien une autre solution…
— Quoi ? Une autre solution ? Mais de quoi parles-tu enfin ? Il y a quelque chose que je devrais savoir et que vous me cachez ?
— Ben… je n'ai pas osé t'en toucher deux mots, vu ton caractère exécrable depuis ce matin.
— Bon… lequel me met au courant alors ? Que se passe-t-il ?
— Vas-y toi… Sylvain ! Expose-lui ta situation…
— Tu… je peux parler, Sophie.
— Bon sang ! Bien entendu que tu peux… pourquoi me mettre toujours à l'écart de vos histoires ? Je ne pige pas. Tu es de la famille, et il me semble que l'inverse est vrai également, non ? Alors, crache le morceau…
— Mais… Sophie, tu n'as pas terminé ton verre… Marc et moi non plus…
— Ben si vous voulez manger chaud…
— Fais comme tu veux ma belle… mon frère a toujours faim, tu le sais bien. Heureusement qu'il ne nous rend pas visite trop souvent… parce que…
— Parce que quoi Marc ! Je n'ai pas envie de rire. Alors pardon Sylvain si j'ai l'air de mauvaise compagnie, mais je n'y peux rien.
— Ah ? Ne vous fâchez pas tous les deux pour moi… je trouverai bien une autre solution…
— Quoi ? Une autre solution ? Mais de quoi parles-tu enfin ? Il y a quelque chose que je devrais savoir et que vous me cachez ?
— Ben… je n'ai pas osé t'en toucher deux mots, vu ton caractère exécrable depuis ce matin.
— Bon… lequel me met au courant alors ? Que se passe-t-il ?
— Vas-y toi… Sylvain ! Expose-lui ta situation…
— Tu… je peux parler, Sophie.
— Bon sang ! Bien entendu que tu peux… pourquoi me mettre toujours à l'écart de vos histoires ? Je ne pige pas. Tu es de la famille, et il me semble que l'inverse est vrai également, non ? Alors, crache le morceau…
Et c'est parti. Intarissable d'un coup le beau-frère. Il y va de son laïus, tout y passe de ses déboires avec son ex-épouse et de ses gros problèmes financiers. Il est pour ainsi dire à la rue, parce que sa compagne lui réclame des sommes astronomiques et qu'il n'a pas le moindre kopeck d'avance. Mais nous non plus ne sommes pas aisés au point de le dépanner financièrement. Alors ? Eh bien, Marc lui a proposé, sans m'en parler de l'héberger le temps que l'orage passe. Sur le principe, je ne suis pas réfractaire. Sur la façon de goupiller le truc, c'est plus discutable. Je suis partie prenante dans cette affaire, et je digère mal le fait d'être mise devant le fait accompli.
Mais si intérieurement je bous, je contiens cette colère qui gronde en moi, pour ne pas rajouter du stress à ce garçon qui non seulement a vu sa compagne filer à l'anglaise avec un amant, mais qui de surcroit se trouve quasiment éjecté par celle-ci, de tout ce qui fait une partie de sa vie. Il est vrai que je ne sais rien non plus de ce qui s'est réellement passé entre lui et sa femme… Adèle ! Je l'aimais bien ce petit bout de nana rigolarde. Comme quoi on ne connait pas vraiment les gens que l'on côtoie. Pour Sylvain, c'est un tout autre sujet. Je ne peux pas zapper le fait qu'il est du même sang que mon Marc. Alors, évidemment que je fais contre mauvaise fortune bon cœur. Et si je suis déboussolée par le fait que Marc ne m'en ait pas touché deux mots, je ne peux pas m'insurger contre son aide à son cadet.
Son récit terminé, les deux hommes restent suspendus dans l'attente de ma prise de parole. Un lourd silence s'installe sur la tablée et je porte sur les épaules le poids d'une décision qu'il aurait été sans doute bien plus simple de prendre ensemble avec Marc. Mais là, c'est un peu le couteau sous la gorge que je me dois de répondre à l'anxiété de l'un et à la nervosité de l'autre.
— Bon… je n'y vois pas d'inconvénient… il est certain qu'il est impossible de te laisser dans la mouise Sylvain…
Je sens du coup un immense soulagement de part et d'autre. Deux paires d'yeux se plissent comme pour un merci muet. Puis la main de mon homme vient se poser sur la mienne et il la serre avec une force inaccoutumée. Je fais une risette à mon beau-frère et notre repas prend des airs moins guindés, moins tendus.
— Merci, mille fois merci Sophie… tu me sauves la vie, vraiment !
— N'exagérons rien non plus. Je présume que dans une situation analogue tu ferais de même pour ton frère, alors… mais vous auriez pu m'en faire part un peu plus tôt… question d'organisation aussi.
— Je comprends… mais je n'ai parlé de mes ennuis à ton homme que ce matin… et tu étais partie en ville.
— Ah, je comprends mieux donc… alors sois rassuré, nous allons t'aider.
— Je savais que je pouvais compter sur vous deux… je me ferai tout petit, invisible même, si…
— Oui ? Ben, n'en fais pas trop non plus. Tu es ici chez toi… Sylvain. Tu vois que sous des airs un peu froids, ma chérie est une femme sympa…
— Je le sais bien…
— Bon, vous deux, là ! Je vous entends parler de moi… hein ! Ne me mettez pas encore une fois mal à l'aise… et pour information… j'ai invité mon amie Béatrice à venir me rendre visite lundi. C'est son jour de repos…
— Béatrice ? La serveuse de la boulangerie ?
— Oui… elle est divorcée depuis quelques mois aussi… et elle viendra boire un café… c'est histoire que tu sois au courant Marc… et accessoirement toi aussi Sylvain, puisque tu vas vivre chez nous !
— Bien… c'est une belle femme… peut-être que tu seras charmé, Sylvain, après tout. Tu as besoin d'un coup de main Sophie pour la vaisselle ?
— Non ! Ça va aller… allez boire votre café au salon… je vais vous préparer deux tasses…
— Et le digestif… mon frère sous notre toit pour un moment, ça se fête…
— Humm !
— N'exagérons rien non plus. Je présume que dans une situation analogue tu ferais de même pour ton frère, alors… mais vous auriez pu m'en faire part un peu plus tôt… question d'organisation aussi.
— Je comprends… mais je n'ai parlé de mes ennuis à ton homme que ce matin… et tu étais partie en ville.
— Ah, je comprends mieux donc… alors sois rassuré, nous allons t'aider.
— Je savais que je pouvais compter sur vous deux… je me ferai tout petit, invisible même, si…
— Oui ? Ben, n'en fais pas trop non plus. Tu es ici chez toi… Sylvain. Tu vois que sous des airs un peu froids, ma chérie est une femme sympa…
— Je le sais bien…
— Bon, vous deux, là ! Je vous entends parler de moi… hein ! Ne me mettez pas encore une fois mal à l'aise… et pour information… j'ai invité mon amie Béatrice à venir me rendre visite lundi. C'est son jour de repos…
— Béatrice ? La serveuse de la boulangerie ?
— Oui… elle est divorcée depuis quelques mois aussi… et elle viendra boire un café… c'est histoire que tu sois au courant Marc… et accessoirement toi aussi Sylvain, puisque tu vas vivre chez nous !
— Bien… c'est une belle femme… peut-être que tu seras charmé, Sylvain, après tout. Tu as besoin d'un coup de main Sophie pour la vaisselle ?
— Non ! Ça va aller… allez boire votre café au salon… je vais vous préparer deux tasses…
— Et le digestif… mon frère sous notre toit pour un moment, ça se fête…
— Humm !
Ils ont de nouveau un sourire vissé aux lèvres. Mais de mon côté, je suis moins encline à la joie. Je ne sais pas pourquoi, mais cette autre forme de vie à trois me perturbe un peu plus que je ne veux bien l'afficher. Sans savoir seulement pourquoi bien sûr, mais… je sens bien les ennuis qui s'annoncent, sans en percevoir la teneur. Juste un poids qui m'étreint, me noue et me fait douter. Ne rien laisser entrevoir de ce qui me ronge déjà, et plus encore après ma nudité matinale… et surtout le regard de Sylvain que je redoute. Je vais donc devoir boire le calice, jusqu'à la lie, et… je me fais un film au fond du crâne. Tant pis, je n'ai plus qu'à assumer mon choix qui vient de se traduire par la pleine et entière acceptation de la situation.
À suivre...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Il n'y a pas beaucoup de description.
J'ai bien aimé, je vais lire la suite.
Merci
Mumu