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Pacte avec un flic — Chapitre 2 · POV SAMY
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Pacte avec un flic
Chapitre 2 · POV SAMY
POV SAMY
Putain... J'ai tellement mal à la tête...
Je capte même plus où on m'emmène. La sirène me bourrine le cerveau au point que j'ai envie de me fracasser le crâne contre la vitre du fourgon. Le sang qui colle à ma joue laisse des traînées visqueuses sur le plexi embué.
Je peux même pas bouger. Ces foutues menottes me lacèrent les poignées. Et elles sont super lourdes. Super froides.
J'ai envie de gerber.
Je peux même pas bouger. Ces foutues menottes me lacèrent les poignées. Et elles sont super lourdes. Super froides.
J'ai envie de gerber.
Le fourgon s'arrête.
Un des flics, à celui à ma droite, ouvre la porte coulissante.
Un des flics, à celui à ma droite, ouvre la porte coulissante.
— Descends.
Je vois que dalle mais je sens la poigne sur mon bras. Je glisse presque, parce que mes jambes tremblent. Le sol du dépôt est jonché de nids de poule. Je manque de me rétamer la gueule à chaque pas.
On entre dans le bâtiment et on me fout juste derrière sur une ligne, devant un comptoir d'accueil. Le type qui y est assis ne regarde même pas les gens devant pour recueillir leurs infos persos. Il y a grave du monde, alors c'est comme à la CAF : je dois faire la queue.
Autour de moi c'est le bordel. Tout bouge. Trop de bruit, de lumière, de mouvement. Des rires de flics qui passent dans mon dos, insouciants dans ce deluge de merde qui sabbat sur moi.
J'ai envie de chialer
Je me suis fait arrêter.
J'ai envie de crever.
J'ai envie de chialer
Je me suis fait arrêter.
J'ai envie de crever.
— Samy...?
Je zieute à droite, à gauche, et fais face à une silhouette massive. Mais avec toute la sanquette que j'ai dans les yeux, impossible de voir qui me parle. J'essaie de me nettoyer un peu le visage, mais avec les menottes, ce n'est pas évident. Le gars répète mon prénom, et je finis par reconnaître sa voix. Cette voix grave un peu granuleuse, qui me renvoie aussitôt des images obscène en tête. Moi, à genoux devant lui, sa queue juteuse dans la bouche.
C'est le flic que j'ai déjà sucé dans cette ruelle pérave qui puait la pisse, un pacte qui m'a évité de me faire arrêter avec 800gr de weed.
Mathias Rodriguez, le poto de mon frère Abel, surnommé dans ma smala "Picasso" à cause de ses origines espagnoles.
C'est le flic que j'ai déjà sucé dans cette ruelle pérave qui puait la pisse, un pacte qui m'a évité de me faire arrêter avec 800gr de weed.
Mathias Rodriguez, le poto de mon frère Abel, surnommé dans ma smala "Picasso" à cause de ses origines espagnoles.
— Qu'est-ce qu...
Il semble me poser la question, avant de se tourner vers ses collègues.
— Pourquoi il est là ? leur demande-t-il.
— Il dealait au pied de l'immeuble. Tu sais ? Là où vous avez fait une descente il y a deux semaines.
— Il dealait au pied de l'immeuble. Tu sais ? Là où vous avez fait une descente il y a deux semaines.
Je ne vois pas très bien la tête que Mathias tire, mais à son silence, je comprends qu'il n'est pas super ravi de me voir débouler ici.
Tu m'étonnes.
Après tout les efforts que j'ai fourni pour qu'il ne m'arrête pas...?
C'est à n'y rien comprendre.
Après tout les efforts que j'ai fourni pour qu'il ne m'arrête pas...?
C'est à n'y rien comprendre.
— Ouais, lâche Mathias sans se démonter. Sauf que celui-là, il est censé rester en place.
"En place"...?
— Comment ça, "en place", répète l'autre keuf.
— En place comme un pion sur un plateau de jeu, pauvre débile. Retire-lui ses menottes.
— En place comme un pion sur un plateau de jeu, pauvre débile. Retire-lui ses menottes.
Il accompagne ses mots en tendant la main. Son collègue, un peu stupéfait, lui passe les clefs. Picasso me défait de mes bracelets et m'agrippe par le bras pour me ramener à lui.
— Tu fais quoi ?! s'agace l'autre flic. Ce type, c'est ton indic ou quoi ?!
— Crie-le plus fort, connard, l'encourage Rodriguez avec ironie. Histoire que tout le monde soit bien au courant.
— Crie-le plus fort, connard, l'encourage Rodriguez avec ironie. Histoire que tout le monde soit bien au courant.
Devant la stupéfaction générale, le keuf m'embarque et ne laisse à personne le temps de réagir.
Même pas à moi.
Même pas à moi.
...
On marche dans le froid, sur ce même parking cabossé qu'à mon arrivée au dépôt, il y a même pas dix minutes.
Sauf que là, on prend une autre direction. Une autre zone miteuse où sont garées des caisses en tout genre.
Il me balance dans l'une d'elles.
Ça sent le café et un mélange de son parfum. Je comprends rapidement que c'est sa bagnole perso.
Sauf que là, on prend une autre direction. Une autre zone miteuse où sont garées des caisses en tout genre.
Il me balance dans l'une d'elles.
Ça sent le café et un mélange de son parfum. Je comprends rapidement que c'est sa bagnole perso.
— QU'EST CE QUE TU FOUS ICI, CONNARD ?!
Ok. Il est grave vénère, là...
— JE PENSAIS QUE C'ÉTAIT CLAIR, LA DERNIÈRE FOIS. PUTAIN MAIS QU'EST CE QUI NE VA PAS CHEZ TOI ?! TU VEUX ALLER EN TAULE, C'EST ÇA ?!
—Vas-y, arrête de hurler, je marmonne. Tu m'fais mal à la tête.
— JE HURLE SI JE VEUX, crie-t-il encore plus fort. TROU DU CUL !
—Vas-y, arrête de hurler, je marmonne. Tu m'fais mal à la tête.
— JE HURLE SI JE VEUX, crie-t-il encore plus fort. TROU DU CUL !
Il me fout une claque derrière la tête. Ça m'énerve. Il m'en fout une deuxième. Je veux riposter, mais il me coince sur la banquette.
— ARRÊTE, PUTAIN, je m'enrage à mon tour.
— QU'EST-CE QUE TU AS FOUTU ?!
— C'EST BON, JE VAIS T'EXPLIQUER. MAIS ARRÊTE DE GUEULER !!
— QU'EST-CE QUE TU AS FOUTU ?!
— C'EST BON, JE VAIS T'EXPLIQUER. MAIS ARRÊTE DE GUEULER !!
Il se tait. Tant mieux.
Par contre, son regard noir me décapite. Il attend clairement que je lui balance l'histoire.
Par contre, son regard noir me décapite. Il attend clairement que je lui balance l'histoire.
— Je voulais tout arrêter, je lui lâche sincèrement. Quand tu m'as coincé, j'ai compris que je faisais de la merde et je voulais stopper ça.
— Oui, et...?
— Je suis allé voir Daril..., le boss. Il a rien voulu savoir. Quand tu as récup une partie de la weed, la dernière fois, ça lui a fait perdre de la thune. Je dois rembourser cette somme. Y'en a pour des milliers d'euros. Pour des mois de taff, tu comprends ?
— Non, non, tu vas rien rembourser du tout, qu'il me rétorque. Parce que si tu y retournes, tu vas te faire coffrer pour de bon.
— Je prendrais du sursis, comme tout le monde, je lance dans un haussement d'épaules.
— Ou tu te feras buter lors d'une descente des collègues, dit Pica.
— Oui, et...?
— Je suis allé voir Daril..., le boss. Il a rien voulu savoir. Quand tu as récup une partie de la weed, la dernière fois, ça lui a fait perdre de la thune. Je dois rembourser cette somme. Y'en a pour des milliers d'euros. Pour des mois de taff, tu comprends ?
— Non, non, tu vas rien rembourser du tout, qu'il me rétorque. Parce que si tu y retournes, tu vas te faire coffrer pour de bon.
— Je prendrais du sursis, comme tout le monde, je lance dans un haussement d'épaules.
— Ou tu te feras buter lors d'une descente des collègues, dit Pica.
Son ton n'est plus agressif. Il est inquiet.
— Ta mère en serait morte de chagrin, poursuit-il.
— Ma mère sera morte tout court si je ne fais pas ce que Dalil me demande, je grince sans desserrer les dents. Si je rembourse pas, mec, il va me flinguer et flinguer ma famille.
— C'est ce qu'il a dit ?
— C'est même ce qu'il va faire. Il a déjà crever les pneus d'Ayoub, gravé "T'es mort" sur la porte et intimidé la daronne à l'arrêt de bus. Ce sont des avertissements, Mathias. Si je lui obéis pas, je vais tout perdre. Plus que la liberté.
— Ma mère sera morte tout court si je ne fais pas ce que Dalil me demande, je grince sans desserrer les dents. Si je rembourse pas, mec, il va me flinguer et flinguer ma famille.
— C'est ce qu'il a dit ?
— C'est même ce qu'il va faire. Il a déjà crever les pneus d'Ayoub, gravé "T'es mort" sur la porte et intimidé la daronne à l'arrêt de bus. Ce sont des avertissements, Mathias. Si je lui obéis pas, je vais tout perdre. Plus que la liberté.
Un long blanc subsiste. Je n'entends que sa respiration lourde dans la caisse. On dirait qu'il digère mes infos avec une certaine stupéfaction. Pourtant, des histoires de menaces, assassinats, règlements de comptes, il connaît, je ne lui apprends rien. Ça fait partie de son boulot.
— Dalil t'a déjà pris ta liberté, conclut-il en se redressant. Monte à l'avant.
"De la voiture".
— Quoi ? Pourquoi ? je m'affole alors qu'il fait le tour de la bagnole pour se coincer derrière le volant.
Il démarre le moteur, s'attache.
— Je vais te planquer chez moi.
— Et ma famille ?!
— J'irais la récupérer juste après.
— Et ma famille ?!
— J'irais la récupérer juste après.
...
— Qui t'a mis dans cet état ?
La voix de Pica me tire de mes pensées. Comme si ces mots étaient palpables, je touche ma joue blessée. Le sang ne colle plus mais forme des écailles poudreuses sur ma peau.
— Ton collègue nazi, là. Le blond aux yeux bleus.
— Laurent ?
— Je connais pas son prénom, je m'indigne.
— C'est son nom, explique-t-il en passant une vitesse.
— C'est un gros raciste, surtout. Il m'a traité de "bougnoul" avant de me faire un crochet-patte.
— Délis de fuite ?
— J'ÉTAIS À L'ARRÊT, je m'agace. TON COLLÈGUE M'AVAIT DÉJÀ ARRÊTÉ AVANT DE M'INSULTER ET DE ME FOUTRE PAR TERRE. IL M'A MÊME MIS DES COUPS DE PIEDS DANS LE BIDE.
— Laurent ?
— Je connais pas son prénom, je m'indigne.
— C'est son nom, explique-t-il en passant une vitesse.
— C'est un gros raciste, surtout. Il m'a traité de "bougnoul" avant de me faire un crochet-patte.
— Délis de fuite ?
— J'ÉTAIS À L'ARRÊT, je m'agace. TON COLLÈGUE M'AVAIT DÉJÀ ARRÊTÉ AVANT DE M'INSULTER ET DE ME FOUTRE PAR TERRE. IL M'A MÊME MIS DES COUPS DE PIEDS DANS LE BIDE.
Mathias ne dit rien. Cela dit, il ne semble pas surpris non plus.
— On arrive.
...
J'ai toujours pensé que les blancs, et surtout les keufs blancs, vivaient tous dans de petites maisons neuves, avec une famille, un chien et des voisins aussi aisés qu'eux. Quand je vois la gueule de l'immeuble dans lequel on est en train de monter (sans ascenseur puisqu'en panne), je me dis que c'est pas la cité, mais c'est pas non plus la villa de luxe.
Rodriguez doit galérer autant que ma daronne en fin de mois.
Il déverrouille une porte et me fait entrer dans son appart. C'est plutôt grand pour une personne, assez petit pour en accueillir trois de plus.
— Heu... Fais comme chez toi, me lance-t-il en posant ses clefs sur la table du salon. J'ai un coup de fil à passer.
Pendant qu'il s'éclipse dans sa chambre - je suppose, je fais rapidement le tour du propriétaire.
Un salon avec une table en bois, près d'un comptoir qui fait séparation avec une toute petite cuisine équipée... Un canapé, devant une télé, une table basse Ikea usée disposée au milieu, sur un tapis bleu... Des murs blancs vides, ou quasiment... Quelques livres trônant dans une bibliothèque, qui comporte davantage des bibelots à la con, comme une vieille figurine de Lara Croft, le dessin papillon poussiéreux d'une nièce, ou encore des pots de fleurs crevés, vides de toute occupation.
Un salon avec une table en bois, près d'un comptoir qui fait séparation avec une toute petite cuisine équipée... Un canapé, devant une télé, une table basse Ikea usée disposée au milieu, sur un tapis bleu... Des murs blancs vides, ou quasiment... Quelques livres trônant dans une bibliothèque, qui comporte davantage des bibelots à la con, comme une vieille figurine de Lara Croft, le dessin papillon poussiéreux d'une nièce, ou encore des pots de fleurs crevés, vides de toute occupation.
Il n'a visiblement pas la main verte.
Et visiblement pas le goût du ménage.
Et visiblement pas le goût du ménage.
La piaule est propre, mais il y règne le désordre d'un célibataire : bouteilles de bière vide sur les tables, carte fidélité d'un camion pizza, emballage MacDo...
— J'ai une urgence familiale, il faut que tu me couvres. Je viens pas, ce soir.
J'entends sa voix, depuis la chambre. On dirait qu'il négocie son absence au taf, qu'il a quitté... Pour moi.
Savoir ça me touche un peu, et en même temps, je n'ai rien demandé. Donc ça m'embarasse. Je me sens grave redevable.
Il termine son coup de fil et revient dans le salon.
Savoir ça me touche un peu, et en même temps, je n'ai rien demandé. Donc ça m'embarasse. Je me sens grave redevable.
Il termine son coup de fil et revient dans le salon.
— Ta mère est chez toi ? demande-t-il.
Il a troqué son uniforme de keufs avec une chemise qu'il est en train d'enfiler devant moi. Son torse velu d'espagnol, couvert de tatoo, disparaît derrière les boutons qu'il ferme un à un.
— Allô ?! m'interpelle-t-il en haussant le ton. Je te parle.
— Heu... Oui, oui..., je bafouille en déglutissant avec difficulté. Enfin non. Elle est à son taf.
— L'entreprise de ménage ? Elle est chez qui, ce soir ?
— Le truc, là, de réunions.
— Heu... Oui, oui..., je bafouille en déglutissant avec difficulté. Enfin non. Elle est à son taf.
— L'entreprise de ménage ? Elle est chez qui, ce soir ?
— Le truc, là, de réunions.
Il me fixe en silence, défait sa ceinture avec son arme, et baisse son froc.
Mes yeux se greffent instantanément à son entrejambe que je mate en salivant presque.
Il faut le dire, Rodriguez a un putain de charme pour qui kiffe les ours.
Je dois être un peu zoophile sur les bords.
Mes yeux se greffent instantanément à son entrejambe que je mate en salivant presque.
Il faut le dire, Rodriguez a un putain de charme pour qui kiffe les ours.
Je dois être un peu zoophile sur les bords.
— J'ai rien compris, avoue-t-il consterné.
— Tu... Tu sais, là, où les intellos font des réunions avec plein de gens. Comme des stand-upeurs mais pour faire des spectacles sérieux.
— Des conférences...?
— Ouais, voilà. Elle bosse...
— À la salle de conférence, au centre-ville ?
— Ouaip. Y'avait une "conférence" ce soir, elle devait nettoyer après.
— Tu... Tu sais, là, où les intellos font des réunions avec plein de gens. Comme des stand-upeurs mais pour faire des spectacles sérieux.
— Des conférences...?
— Ouais, voilà. Elle bosse...
— À la salle de conférence, au centre-ville ?
— Ouaip. Y'avait une "conférence" ce soir, elle devait nettoyer après.
Pica soupire, plus fatigué d'essayer de me comprendre que de comprendre où est ma daronne.
— Ok et Ayoub ?
— Avec des potes, je pense. Il a foot, ce soir.
— Ouais. Je vais l'appeler, ce sera plus simple.
— Avec des potes, je pense. Il a foot, ce soir.
— Ouais. Je vais l'appeler, ce sera plus simple.
Après avoir enfilé son jean, fermé sa ceinture et enfourné ses pompes, Mathias récupère ses clefs sur sa table.
— Je te laisse un double. Tu t'enfermes. Tu n'ouvres à personne. Tu réponds au tel si je t'appelle. C'est clair ?
— Sergent, oui, sergent !
— Sergent, oui, sergent !
Je me fous de sa gueule en lui adressant un salut militaire.
— Rha, arrête ça, rouspète-t-il.
— Quoi, t'es pas sergent ?
— Sergent-chef, mais c'est pas la question. Sois sérieux, steuplait.
— ok , oui, compris...
— Quoi, t'es pas sergent ?
— Sergent-chef, mais c'est pas la question. Sois sérieux, steuplait.
— ok , oui, compris...
On se tait. Il part pour mettre sa veste, mais je le prends par la main. Enfin, "prends", c'est un bien grand mot. Avec ses bras épais, il pourrait se dégager sans forcer.
— Quoi ?
Je me rapproche. Je suis à peine plus petit que lui. Je relève la tête, il recule la sienne, un peu surpris. Je sens sa respiration sur mon visage. Elle accélère. Devient plus pesante.
— Qu'est-ce que tu fous ? murmure-t-il.
— Je te remercie de me sauver la peau.
— Je fais pas ça pour ça. J'attends pas de contre partie.
— Pourtant, tu as accepté que je te suce la dernière fois... Et tu as même grave kiffé...
— Je te remercie de me sauver la peau.
— Je fais pas ça pour ça. J'attends pas de contre partie.
— Pourtant, tu as accepté que je te suce la dernière fois... Et tu as même grave kiffé...
Je sens ma main qui monte toute seule.
Je la pose sur son t-shirt, juste au niveau de son torse.
Je sens son cœur.
Il bat vite.
Pas comme un mec calme.
Comme un mec qui panique.
Je la pose sur son t-shirt, juste au niveau de son torse.
Je sens son cœur.
Il bat vite.
Pas comme un mec calme.
Comme un mec qui panique.
— Arrête ça, me sermonne-t-il en m'attrapant le poignet. J'ai pas le temps pour tes conneries.
— Ah oui ?
— Ah oui ?
Je relève la tête.
Nos visages sont proches.
Pas collés.
Mais… proches. Juste assez près pour que ça chauffe l'air entre nous.
Nos visages sont proches.
Pas collés.
Mais… proches. Juste assez près pour que ça chauffe l'air entre nous.
Il serre les dents. Ses mâchoires sont contractées.
Il reste figé, une véritable statue de pierre quand je pose mes lèvres sur les siennes.
Très vite, très brusquement, il m'agrippe les joues.
Il reste figé, une véritable statue de pierre quand je pose mes lèvres sur les siennes.
Très vite, très brusquement, il m'agrippe les joues.
— Arrête, répète-t-il.
— Ferme-la, sale keuf. Et baise-moi.
— Putain.
— Ferme-la, sale keuf. Et baise-moi.
— Putain.
Je le provoque à mort, et ça marche plutôt bien. Sans aligner un mot, Pica me chope par le bras, et me tire jusqu'à la chambre. Mais je n'ai pas le temps d'admirer ces nouveaux lieux. Le flic me fout à quatre pattes sur lit, baisse mon jogging, mon boxer et me crache sur le cul.
J'entends qu'il déchire un truc, trouvé dans le tiroir de la table de nuit.
Une capote.
Il l'enfile, se lubrifie la main avec sa salive, avant de l'étaler sur sa queue.
J'entends qu'il déchire un truc, trouvé dans le tiroir de la table de nuit.
Une capote.
Il l'enfile, se lubrifie la main avec sa salive, avant de l'étaler sur sa queue.
Celle que j'ai eu en bouche pas plus tard qu'il y a deux semaines.
— Je savais pas que t'étais une tafiole, me lâche-t-il en m'enfonçant un doigt.
— Autant que toi, je réponds juste avant de gémir.
— Autant que toi, je réponds juste avant de gémir.
Ses doigts sont épais et rêches à cause du froid. Mais j'aime. Je me cambre pour lui offrir mon trou avec soumission, me délectant à l'idée que le pote à mon frère, sur qui j'ai été en bad pendant plusieurs années, va enfin me tringler.
Deux doigts, puis trois me liment le colon. Il me défonce avec acharnement, s'appliquant à me récurer les paroies pour m'étirer. Il est pressé. Rapide. Speed. Mais doux. Il fait gaffe à ne pas me blesser malgré la fièvre qui nous anime.
Ses doigts se retirent, son gland se présente. Il s'enfonce en moi d'un coup de rein. Je couine, savourant le frémissement de son épaisseur à l'intérieur de moi. Il n'est pas vraiment gros, mais il me remplit délicieusement.
Il reste un peu. Se retire et revient lentement et, quand je suis suffisamment lubrifié, il y va de bon coeur. Il me sodomise puissamment, me rentrant sa bite raide au fond du cul. Ses hanches claquent. Mes fesses s'écrasent. Ma queue mouille. Mon gland circoncis glisse dans ma paume.
Je geins. Soupire. Crie.
Je geins. Soupire. Crie.
Le lit, sous les assauts de ses coups de hanches, frappe contre le mur dans un boucan infernal.
Impossible que les voisins ne nous entendent pas baiser...
Il me démonte, me ramone, me culbute.
Et il se lâche.
Je le sens à son ultime poussée, désorganisée, et son souffle étranglé.
Ses deux mains, sur chacune de mes fesses, restent chaudement en place le temps qu'il se calme. Puis il se redresse en prenant appui dessus, se retire, et se rhabille en silence.
Et il se lâche.
Je le sens à son ultime poussée, désorganisée, et son souffle étranglé.
Ses deux mains, sur chacune de mes fesses, restent chaudement en place le temps qu'il se calme. Puis il se redresse en prenant appui dessus, se retire, et se rhabille en silence.
— Quoi, c'est tout ? je m'indigne en me retournant. Tu te vides et tu te barres ?
— Tu m'as chauffé alors que je t'ai dit plusieurs fois que je n'avais pas le temps.
— C'est une excuse pour me laisser comme ça...?
— Tu m'as chauffé alors que je t'ai dit plusieurs fois que je n'avais pas le temps.
— C'est une excuse pour me laisser comme ça...?
Ses yeux se baissent sur ma queue frustrée, dégoulinante de mouille.
— Ouais, lâche-t-il en quittant la chambre. Branle-toi un coup. Ça ira mieux.
Je l'entends récupérer ses clefs et quitter l'appart.
Me branler ? Évidemment, que je vais le faire. Je vais même me servir de ton sperme qui me coule entre les cuisses, pour ça...
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Commentaires ()
Ok, j'entends ce que tu dis et j'en suis désolé si les détails de cette histoire t'ont heurté, mais en quoi c'est raciste ? Ce sont des choses qu'on retrouvent dans la vraie vie, non ?