Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Serge et Shreeya. Plongée lente dans le candaulisme — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Serge et Shreeya. Plongée lente dans le candaulisme
Chapitre 6
Désir contrarié
Le baiser de Jonas la hantait encore, logé quelque part entre ses lèvres et son ventre, comme une onde qui n'en finissait pas de la traverser. Shreeya marchait sans vraiment sentir le sol. Son corps s'était mis à vibrer de lui-même, trop sensible, trop vivant. Chaque respiration semblait un pas de plus vers un espace où son cœur allait éclater dans sa poitrine.
Les mains tremblantes et le souffle court, elle avançait en s'accrochant au son de ses escarpins, frappant le revêtement du trottoir. Le départ abrupt de Jonas l'avait laissée brûlante, suspendue au milieu d'un mouvement vital qu'on lui avait volé. Et ce manque-là, brutal, la traversait de vagues chaudes, irrégulières, impossibles à calmer.
Elle avisa de loin un café, s'engouffra à l'intérieur, commanda un whisky au comptoir, non un double ! lança-t-elle au barman puis demanda la direction des toilettes, ouvrit la porte, tira prestement le loquet, dégrafa son pantalon, engouffra sa main dans sa culotte et plongea deux doigts dans sa fente trempée. Après quelques secondes seulement, elle jouit debout toute frémissante et tremblante adossée au carrelage froid des toilettes, comme une traînée.
Veillée d'arme
Serge sortit de l'immeuble et marcha vers sa voiture. Les émotions de l'après-midi l'avaient plongé dans un état mêlant stupeur et sidération. La mécanique de précision qu'il avait conçue avec son complice portait ses fruits, mais l'annonce du baiser torride qu'il avait déjà échangé avec Shreeya lui avait fait l'effet d'un coup de poing. Elle avait donc commencé à basculer et à sortir de son orbite exclusive. Si vite et avec si peu de difficulté, pensa-t-il.
Une colère froide se mêlant à une douleur sourde s'était emparée de lui devant cette vérité qu'il lui fallait affronter. Sa femme tant aimée avait déjà offert à un autre sa bouche, ses lèvres, son souffle. Elle était réellement sur le point de chercher chez un autre ce qu'il ne pouvait plus lui offrir. Il resta un long moment dans sa voiture, le cœur lourd, puis prit la route, chaque attente aux feux rouges amplifiant son vertige intérieur.
Quand Serge entra chez lui, l'appartement silencieux l'accueillit comme une menace. Il posa ses clés doucement, avançant à pas feutrés vers la chambre. Serge découvrit sa femme à moitié nue dans leur lit, respirant paisiblement. Shreeya était en train de révéler une part d'elle-même dont Serge ignorait tout, une part sauvage et insondable.
La chambre était faiblement éclairée. La voyant à moitié nue, abandonnée au sommeil, vulnérable, il sentit son monde à nouveau basculer. Shreeya dormait profondément, somnifère aidant, mais son corps n'était pas apaisé pour autant. Étendue sur leur lit, elle était agitée de légers soubresauts et laissait entendre d'imperceptibles gémissements qu'elle laissait échapper en rêvant comme une enfant. Le drap avait glissé jusqu'à sa taille, dévoilant la naissance de son ventre et sa poitrine. Ses seins étaient lourds, généreux, avec cette rondeur pleine que seules certaines femmes possèdent. Serge se souvenait de leur poids dans ses mains, de leur douceur, de la couleur sombre de leurs pointes. Même maintenant, après huit ans de mariage, la vue de sa poitrine le troublait profondément. Elle avait cette qualité charnelle, cette qualité physique qui s'imposait, mobilisant l'attention.
S'il avait pu, il l'aurait à cet instant réveillé et pénétré avec violence, bestialité peut-être pour reprendre ce qui lui échappait.
Il s'approcha doucement et tira légèrement sur le drap pour dénuder le reste de son corps centimètre par centimètre pour ne pas la tirer du sommeil. Il découvrit son ventre complètement. Il adorait son ventre à la rondeur légère, témoignant d'une féminité assumée, sans concession aux canons de la minceur moderne. La peau à cet endroit y était particulièrement douce, d'une texture soyeuse et ambrée que Serge avait toujours adoré caresser. Quelques vergetures discrètes y traçaient des lignes argentées, souvenirs d'une grossesse interrompue trois ans plus tôt.
Il s'approcha doucement et tira légèrement sur le drap pour dénuder le reste de son corps centimètre par centimètre pour ne pas la tirer du sommeil. Il découvrit son ventre complètement. Il adorait son ventre à la rondeur légère, témoignant d'une féminité assumée, sans concession aux canons de la minceur moderne. La peau à cet endroit y était particulièrement douce, d'une texture soyeuse et ambrée que Serge avait toujours adoré caresser. Quelques vergetures discrètes y traçaient des lignes argentées, souvenirs d'une grossesse interrompue trois ans plus tôt.
Il tira de nouveau sur le drap découvrant le pubis orné d'une toison noire aux poils légèrement frisés. Son regard se déplaça sur ses hanches larges, puis sur le fuselage de ses cuisses charnues aux formes pleines. Il avait toujours admiré ses jambes, longues, bien dessinées, ses chevilles et ses pieds à la courbure élégante.
Il approcha son visage du corps légèrement cuivré qui frémissait au rythme de sa respiration. Il voulut respirer son énergie, la substance vitale même qui émanait de sa peau. Tel un chien, il la flaira. D'abord le mont de Vénus à la senteur étrange et poivrée, puis l'odeur douceâtre de son nombril délicat, le creux de ses aisselles aux effluves poivrées, les contours de sa gorge et de son cou aux notes de santal. Après un long moment, ayant humé son corps en totalité, il prit son téléphone portable et la photographia. Des gros plans pour saisir jusqu'à la texture de la peau sous la lumière dorée de l'abat-jour, des clichés presque anatomiques. D'abord la nuque, la chevelure et la bouche, puis les sombres mamelons, le nombril et enfin son bas-ventre. Pour finir, après un long moment à encore la contempler, il vérifia la qualité des photos et satisfait, il appuya sur la touche « envoyer » pour enflammer quelque part dans la ville le désir d'un autre.
Le sceau
Deux jours s'étaient déjà écoulés sans nouvelles de lui. Deux journées interminables étirées entre la routine du bureau et les soirées pesantes à la maison. Serge qui s'était replié dans Netflix ne la regardait presque plus. Elle se leva du canapé et se retira dans la chambre. Elle composa un bref message et l'envoya à Jonas.
— Que dois-je comprendre de ton silence ?
La réponse lui parvint presque instantanément, elle sourit.
— Que j'attendais que tu prennes l'initiative.
— Pourquoi ?
— Parce que je veux que tu t'offres de toi-même, tu es mariée.
— Quand serais-tu disponible ?
— Viens demain à quatorze heures.
— Demain, je travaille.
— Débrouille-toi.
— Pourquoi ?
— Parce que je veux que tu t'offres de toi-même, tu es mariée.
— Quand serais-tu disponible ?
— Viens demain à quatorze heures.
— Demain, je travaille.
— Débrouille-toi.
« OK, je serai là, envoie-moi le code.
Jonas afficha sa satisfaction. Il savait que cela se passerait exactement comme ça. Il lui envoya le code d'accès en ajoutant simplement, « sois belle.» Dans la pièce à côté, Serge reçut une notification sur WhatsApp. Il alluma l'écran et lut.
Jonas afficha sa satisfaction. Il savait que cela se passerait exactement comme ça. Il lui envoya le code d'accès en ajoutant simplement, « sois belle.» Dans la pièce à côté, Serge reçut une notification sur WhatsApp. Il alluma l'écran et lut.
— C'est pour demain quatorze heures. Laisse-lui le champ libre pour qu'elle se bichonne. Toi, viens plus tôt si tu ne veux rien perdre du spectacle.
L'épouse modèle
Shreeya, dès neuf heures, appela son bureau pour dire qu'elle était souffrante et qu'elle ne viendrait pas. Une fois cette formalité accomplie, elle commença à réfléchir au reste de la journée et entra dans la salle de bain. Serge était parti très tôt, prétextant la charge de travail au bureau.
Shreeya se tenait devant le miroir de la salle de bain, immobile, les mains posées de part et d'autre du lavabo. La lumière blanche, uniforme, révélait chaque détail de son visage : la rondeur de ses joues, l'ombre fine sous ses yeux, l'éclat de son regard ardent, le dessin sensuel de sa bouche, la carnation de ses lèvres légèrement plus soutenue que le reste de sa peau. Elle détailla les petites nuances qu'elle ne voyait plus d'habitude, la fatigue discrète, la nervosité qui tirait un peu sa lèvre inférieure. Elle releva le menton, laissant apparaître la forme élégante de son cou, la ligne de ses épaules cuivrées qu'elle redressa légèrement comme pour vérifier leur symétrie. Elle inspira et inspecta sa poitrine, une zone qu'elle avait toujours jugée avec sévérité. Tantôt trop lourde, les seins trop bas, pas assez fermes, trop écartés, mais surtout pas assez touchés depuis trop longtemps. Va-t-il les aimer ou les trouver vilains et s'en moquer ? se-dit-elle.
Face à son image dans le miroir, une pensée s'imposa, simple et factuelle : elle allait passer l'après-midi chez Jonas. Elle connaissait l'heure et l'adresse. Elle n'était plus dans une hésitation abstraite. Elle allait y aller. C'était la première fois qu'elle se préparait pour un autre homme que son mari depuis son mariage. La première fois qu'elle envisageait de se montrer, d'offrir son corps en dehors du cadre strict de son couple. Son regard glissa une dernière fois sur son reflet. Elle se devait d'être parfaite.
Shreeya entra sous la douche, laissant l'eau chaude glisser sur sa peau encore fraîche du matin. Le jet enveloppa son dos puis glissa sur ses épaules qu'elle redressa doucement. Elle passa le savon sur ses bras, les aisselles, s'attardant dans l'entrecuisse et le sillon des fesses. La buée monta peu à peu sur la paroi de verre, dessinant son contour. En sortant, elle fit courir une serviette le long de sa taille et s'approcha du miroir embué. À travers une clairière de vapeur qu'elle essuya du plat de la main, elle remarqua sa cambrure parfaite. Elle tourna légèrement le bassin, détaillant son reflet, l'arrondi de ses hanches, la rondeur de ses fesses délicieusement cuivrées.
De retour dans la chambre, elle ouvrit son armoire à la recherche d'une lingerie adaptée à l'occasion. Il y a longtemps qu'elle se limitait au fonctionnel, aux pratiques. Rien de trop sexy, de trop sophistiqué, ni de trop coûteux. Elle fouilla dans ses tiroirs sans rien trouver d'affriolant. Puis elle se souvint d'un achat fait en compagnie de son amie Jordana. Elle se souvint avoir hésité, car la tenue était chère, mais elle avait finalement cédé devant l'enthousiasme de la vendeuse. L'ensemble était toujours dans le carton d'origine.
Shreeya ouvrit la boîte et déplia un ensemble de lingerie vert tendre, bordé de dentelle noire aux motifs délicats mauves et rose. Elle fit glisser entre ses doigts le soutien-gorge pigeonnant aux bonnets délicatement brodés, le slip enveloppant, le porte-jarretelles assorti et les bas transparents ornés de petites fleurs brodées formant un ensemble raffiné où la dentelle contrastait avec la teinte pastel dominante.
Elle enfila la lingerie pièce après pièce, ajustant soigneusement chaque élément contre sa peau ambrée. Le soutien-gorge pigeonnant rehaussait le dôme de sa poitrine vers le haut, donnant plus de volume à ses seins qui lui parurent prendre une ampleur nouvelle. Le slip et le porte-jarretelles suivaient la ligne souple de son ventre et la bascule fine de son bassin, révélant l'harmonie naturelle de ses proportions. En glissant les bas sur ses cuisses, marqua une pause, observa leur galbe se préciser, net et fuselé sous la dentelle.
Dans le miroir, l'éclat de sa peau cuivrée, rehaussée par les couleurs délicates de l'ensemble, formait une silhouette nouvelle qu'elle découvrait avec étonnement. Elle enfila une paire d'escarpins pour parfaire l'ensemble et affiner sa silhouette. Puis elle s'observa en pivotant de droite à gauche. Shreeya se redressa encore davantage devant le miroir. Elle fit un pas en arrière pour mieux cerner l'effet d'ensemble à la manière d'un peintre.
La lumière du matin glissait le long de sa peau cuivrée, révélant les nuances chaudes de ses épaules, la ligne assurée de son dos, et la courbe précise de sa taille. Elle leva les bras pour attacher ses cheveux, ce qui révéla la plénitude charnelle de son buste et la cambrure naturelle de ses reins. La dentelle soulignait les contours sans les masquer, laissant les formes exprimer leur sensualité. Elle tourna encore légèrement le bassin, observant comment le tissu épousait chaque mouvement avec une fluidité presque organique. Devant son reflet, elle se mordit la lèvre en redécouvrant le corps qu'elle croyait connaître, mais dont elle percevait aujourd'hui tout le potentiel de séduction, comme si quelque chose en elle s'était tout simplement remis à exister sous l'effet de la lingerie.
Elle se prit en photo dans le miroir et envoya l'image à Jordana son amie.
Clic. La réponse ne se fit pas attendre.
Clic. La réponse ne se fit pas attendre.
— Wouah ! C'est vraiment toi ma belle ? Tu as l'air d'une vraie P... Lol.
— Oui, c'est ce que je me suis dit, une vraie S...... mais ça le fait non ? Lol.
— Oui, c'est ce que je me suis dit, une vraie S...... mais ça le fait non ? Lol.
Serge fit le tour du pâté de maisons et gara sa voiture dans une rue adjacente pour ne pas être repéré, puis il rejoint l'immeuble de Jonas. Une douce musique de jazz parcourait l'espace de l'appartement, peut-être pour atténuer la tension de l'arrivée prochaine de Shreeya. Rien de révolutionnaire comme musique, un classique Sten Getz qui faisait toujours son effet en de telles circonstances pour détendre l'atmosphère.
Jonas finissait de se sécher les cheveux, une serviette autour des reins.
—- Alors Serge, tu l'as vu ce matin ? »
—- Je suis parti assez tôt pour éviter de traîner dans ses jambes. »
—- Je t'ai préparé tout ce qu'il faut dans ta pièce, mais rien ne t'empêche d'ouvrir la porte et de jeter un œil pourvu que tu ne te fasses pas repérer, il y aura de la musique de toute façon pour couvrir les bruits éventuels, mais ne renverse rien, ne fais pas le con ».
Serge se servit un verre pour se calmer. Il était dans un état de stress élevé, sentant que le dénouement de plusieurs semaines de préparatifs allait atteindre sa conclusion. Jonas paraissait sûr de lui, les photos que Serge lui avait envoyées l'autre nuit avaient encore davantage éveillé son appétit. Le corps de Shreeya avait des charmes incomparables, mais c'est la femme qu'elle était en totalité qui avait réellement éveillé sa curiosité et qui en faisait une conquête de choix.
Son cerveau avait construit une forme holographique de Shreeya qu'il pouvait évoquer à volonté. Il pouvait par ce biais la voir évoluer à volonté avec cette grâce tranquille et naturelle qui la distinguait de la plupart des femmes, sans chercher à attirer l'attention. Sa beauté lumineuse s'imposait d'elle-même, comme un secret que l'on devine plutôt qu'un éclat factice qu'on exhibe. Et c'était cette réserve de femme mariée, ce charme silencieux, qui captivait Jonas et la rendant irrésistible. Il sentait qu'un feu devait couver sous la surface, pressentant une sensualité à fleur de peau inexploitée.
Jonas sortit du dressing, pieds nus, sobrement vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche. Il plaça sur la platine CD un de ses disques favoris, le premier disque d'Erykha Badu, un de ceux qu'il aimait entendre en fond musical quand il avait la certitude qu'il allait baiser. Simple, efficace.
La sonnerie de l'interphone retentit, Shreeya venait d'arriver. Jonas déclencha l'ouverture de la porte cochère laissant à la visiteuse le soin de trouver son chemin par elle-même au troisième étage. Pas besoin de dérouler le tapis rouge. Elle entra dans l'immeuble et décida d'emprunter le vieil ascenseur haussmannien. Elle tira les portes de la cage en fer et se faufila entre les portes à battant de bois, referma les grilles et appuya sur le bouton du troisième. Elle vit son reflet dans le miroir, se remit du rouge à lèvres et réajusta une mèche de cheveux. Elle se trouva jolie et séduisante, sans artifice inutile. Si elle avait été un homme, elle aurait aimé séduire cette femme.
Arrivée au troisième, elle sortit de l'ascenseur. Jonas l'attendait sur le palier, il lui montra le chemin, la débarrassa de son manteau et la fit entrer dans le séjour. Puis il fit un pas de côté pour mieux la regarder : - Mon Dieu Shreeya, mais tu es magnifique aujourd'hui !
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Commentaires ()
Ils ne communiquent pas ensemble, c'est classé dans réel puis virtuel , sa femme n'a pas peur de se perdre en route et le mari n'a t'il pas peur de perdre sa femme ?
Sa femme est consciente qu'elle prends son mari pour 1 con ? Ca ne la derange pas outre mesure ?