Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Serge et Shreeya. Plongée lente dans le candaulisme — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Serge et Shreeya. Plongée lente dans le candaulisme
Chapitre 4
Préambule : Je suis nouveau ici parmi vous. C'est mon premier texte. Je n'ai vraiment jamais écrit quoi que ce soit avant ce texte. A la lecture d'autres auteurs qui ont publié avant moi sur ce site, je me demande si mon travail n'est pas trop soft, trop psychologique. Peut-être certains d'entre vous se disent la même chose. Pas assez de cul, de bite, de sexe explicite, trop long à démarrer. A ceux-là, je voudrais dire soyez patients, ça va venir. En attendant, profitez et lisez les lignes qui suivent comme un roman, sans vous hâter. L'intensité véritable ne surgit dans nos vies qu'après une longue attente...
V L'Affu
Serge ayant pris sa décision, rappeler Jonas ne fut qu'une formalité. Il fallait à présent valider le projet et commencer à s'organiser pour la suite. Ils se fixèrent rendez-vous et se retrouvèrent non loin du lieu de travail de Shreeya. Ils prirent position à l'intérieur d'un café situé devant l'entrée de l'immeuble, mais de l'autre côté de la rue. La baie vitrée du café offrait une vue imprenable sur le trottoir animé et sur la porte cochère d'où la silhouette de Shreeya allait bientôt émerger vers midi comme tous les jours.
Jonas était étonnement calme. A côté de lui, Serge tapotait nerveusement du pied, les yeux fixés sur l'immeuble d'en face. Soudain, il s'exclama « La voilà, c'est elle ! ».
Jonas sentit un frisson lui parcourir l'échine. Serge de son côté sentit une sorte de fierté, mais aussi son cœur se serrer. Elle était là, de l'autre côté, debout au bord du trottoir, rieuse, et papotant avec une collègue. Shreeya, sa femme, sublime, sa peau cuivrée étincelant au soleil, ses cheveux noirs comme une cascade de soie. Chaque expression était une invitation silencieuse : le léger balancement de ses épaules, la grâce naturelle de ses gestes, le sourire charmant qu'elle adressait à son amie.
Jonas sentit un frisson lui parcourir l'échine. Serge de son côté sentit une sorte de fierté, mais aussi son cœur se serrer. Elle était là, de l'autre côté, debout au bord du trottoir, rieuse, et papotant avec une collègue. Shreeya, sa femme, sublime, sa peau cuivrée étincelant au soleil, ses cheveux noirs comme une cascade de soie. Chaque expression était une invitation silencieuse : le léger balancement de ses épaules, la grâce naturelle de ses gestes, le sourire charmant qu'elle adressait à son amie.
Serge ouvrit la bouche, enthousiaste. « Qu'est-ce que je t'avais dit ? Regarde là bien, qu'en dis-tu, est-ce qu'elle te plaît ?
Jonas ne répondit pas tout de suite, il observait, captant les informations que l'image de Shreeya lui envoyait. Enfin il prit la parole, livrant son analyse prise sur le vif.
Jonas ne répondit pas tout de suite, il observait, captant les informations que l'image de Shreeya lui envoyait. Enfin il prit la parole, livrant son analyse prise sur le vif.
— Elle est belle, c'est indéniable. Elle est consciente de son pouvoir, pourtant ce n'est pas une femme qui soit du genre à en abuser. Tu as de la chance d'avoir épousé une femme comme ça, c'est assez rare. Les jolies femmes ont souvent tendance à se protéger par une attitude étudiée et distante. Ce n'est pas son cas, chaque geste qu'elle fait est assumé tout en restant naturel. Ce ne sera peut-être pas aussi facile que je le croyais. Exactement le genre de défi que j'aime. Serge, je valide.
Serge se rendit compte à cet instant qu'il avait franchi un cap définitif. Jonas savait à présent où travaillait Shreeya, il était impossible de reculer.
— Je vais m'éclipser, dit Serge. Elle déjeune ici la plupart du temps, elle va sûrement venir ici, mais ne pourra pas traverser l'avenue à cet endroit-là, il faut qu'elle traverse au feu là-bas à une centaine de mètres. Cela me laisse le temps de partir. Toi reste, observe-la, tiens-moi au courant pour la suite.
Shreeya entra dans la petite brasserie accompagnée d'une collègue. Jonas prévoyant son arrivée imminente s'était levé pour régler ses consommations au comptoir. De là, il pouvait balayer la salle du regard et localiser la table à laquelle les deux femmes allaient s'installer. Il n'eut donc aucun mal à en choisir à une toute proche, précisément derrière celle occupée par les deux amies. Ainsi positionné devant le grand miroir mural du restaurant, il pouvait observer discrètement l'image de Shreeya que le miroir lui renvoyait.
Elle défit son manteau et s'assit calmement. Elle était vêtue d'un pantalon noir et d'un pull très ajusté en cachemire qui épousait ses formes à la perfection. Jonas dut détourner le regard pour ne pas se faire repérer par une observation trop insistante ou intrusive tant l'image de cette femme le subjuguait. Puis il entendit sa voix, posée et cristalline s'exprimant avec vivacité. Tout dans sa présence et ses manières distillait la féminité et l'élégance. Plus encore, il émanait de cette femme une sensualité et une volupté désarmante.
Jonas sentit le désir monter en lui. Il était résolu à ne pas se faire remarquer, mais il n'arrivait pas à détacher son regard de cette femme que son mari lui avait présenté à son insu. Il continua donc à l'observer à la dérobée en prenant soin de ne pas attirer l'attention sur lui.
Le garçon vint prendre sa commande. Il ouvrit son portable et fit machinalement défiler plusieurs messages puis sans réfléchir. Il releva la tête et croisa le regard de Shreeya dans le miroir. Elle le regardait, ses yeux noirs au regard profond posé sur lui, mais elle le regardait sans le voir, comme s'il était transparent. Perdues dans ses pensées, ses yeux s'étaient posés machinalement sur lui et se détournèrent dès qu'elle reprit sa conversation.
Ce regard, Jonas l'imprima dans sa mémoire, prenant la décision de faire tout ce qui serait en son pouvoir pour l'approcher cette femme, la séduire et en profiter le plus possible. Il avala son plat du jour et attendit comme un félin aux aguets. Quelques minutes plus tard, Shreeya se leva pour aller aux toilettes. Il se leva à son tour et la suivit. Il ouvrit la porte qui se referma derrière lui, l'isolant des conversations de la salle. Le loquet des toilettes était au rouge, il ouvrit le robinet pour se laver les mains tout en se regardant dans le miroir. Il imaginait Shreeya derrière la porte, accroupie en train d'uriner. Cette pensée triviale le fit sourire un instant. La porte s'ouvrit et la petite pièce s'emplit d'une présence féminine et d'un des parfums les plus subtils qu'il n’eut jamais respiré. Il la regarda dans la glace, capta en un flash la poitrine opulente et les hanches, la chevelure noire et la bouche aux lèvres pleines. Enfin son regard.
— Excusez-moi, dit-il, j'en ai pour un instant, je vous laisse tout de suite la place.
— Je vous en prie, dit-elle, en regardant sa montre. Jonas prit un peu plus longtemps que nécessaire pour se rincer, absorbant chaque impression que l'exiguïté de l'endroit permettait. Odeur corporelle aux notes subtiles à peine masquée par le voile discret du parfum, vision des hanches bien proportionnées, lourdes courbes de la poitrine, le tout enveloppé dans la présence d'une extrême féminité.
— Je vous en prie, dit-elle, en regardant sa montre. Jonas prit un peu plus longtemps que nécessaire pour se rincer, absorbant chaque impression que l'exiguïté de l'endroit permettait. Odeur corporelle aux notes subtiles à peine masquée par le voile discret du parfum, vision des hanches bien proportionnées, lourdes courbes de la poitrine, le tout enveloppé dans la présence d'une extrême féminité.
Jonas rouvrit la porte des toilettes et s'éclipsa. Elle l'avait vu, s'était imprégné de sa vibration, il savait qu'il pourrait convoquer sa présence à volonté et s'en sentir instantanément comblé.
Serge de son côté était rentré chez lui. Son activité de consultant indépendant lui permettait de gérer son emploi du temps à sa guise. Il se servit un verre tout en fixant son téléphone comme s'il attendait un verdict. Depuis qu'il avait proposé à Jonas son étrange projet, il oscillait entre impatience et inquiétude. Jonas, de son côté, gardait son calme habituel, mystérieux, presque détaché.
Serge de son côté était rentré chez lui. Son activité de consultant indépendant lui permettait de gérer son emploi du temps à sa guise. Il se servit un verre tout en fixant son téléphone comme s'il attendait un verdict. Depuis qu'il avait proposé à Jonas son étrange projet, il oscillait entre impatience et inquiétude. Jonas, de son côté, gardait son calme habituel, mystérieux, presque détaché.
Lorsqu'enfin le téléphone vibra, Serge sentit son souffle se suspendre. Jonas venait de voir sa femme pour la toute première fois, il venait de passer une bonne heure dans ce restaurant de quartier où elle avait ses habitudes.
Jonas lui décrivit la scène d'une voix posée, presque clinique, mais Serge sentait dans ses silences quelque chose de plus profond — une impression qu'il ne formulait pas encore.
Il n'avait pas osé vraiment lui parler, dit-il. Il s'était contenté de l'observer, de saisir son allure, la manière dont elle relevait parfois les yeux comme si une pensée la frôlait. C'était suffisant pour l'instant. Il voulait choisir lui-même le moment de leur premier échange. Rien ne devait être forcé.
Il n'avait pas osé vraiment lui parler, dit-il. Il s'était contenté de l'observer, de saisir son allure, la manière dont elle relevait parfois les yeux comme si une pensée la frôlait. C'était suffisant pour l'instant. Il voulait choisir lui-même le moment de leur premier échange. Rien ne devait être forcé.
Serge, brûlant d'impatience, tenta de lui soutirer davantage, mais Jonas demeurait insaisissable. Il lui rappela qu'il ne pourrait rien construire si Serge cherchait à diriger ses gestes. Il avait besoin de liberté, d'un espace où il pourrait se glisser dans leur histoire sans qu'on remarque les coutures. Si Serge voulait que les choses se fassent naturellement, il devait accepter d'observer et ne rien attendre.
Ce mot — rien — frappa Serge comme une gifle. La confiance qu'il avait accordée à Jonas prenait soudain une forme concrète, vertigineuse. Pourtant, après un silence incertain, il finit par céder. Il accepta de ne pas intervenir et de laisser Jonas s'approcher à son rythme propre.
Jonas conclut d'une voix calme que, lorsqu'il rappellerait, ce serait parce qu'un premier pas concret et tangible aurait été fait. Il ne donna aucune date, aucune indication. Le moment viendrait quand il le jugerait nécessaire, pas avant.
Lorsque l'appel se termina, Serge resta immobile, le téléphone encore dans la main. Il comprit alors qu'il venait de franchir un seuil. Jonas avait déjà commencé quelque chose — une avancée discrète, silencieuse — et désormais, Serge ne pouvait plus qu'attendre, avec ce mélange troublant d'appréhension, de jalousie maladive et d'une curiosité qu'il n'aurait jamais imaginé éprouver.
Ce que Jonas n'avait pas dit, mais que Serge avait compris, c'est que sa femme l'avait séduit par son aura naturelle et ses manières. Ainsi, en restant discret sur ses propres impressions, Jonas démontrait son sérieux et un surcroît de motivation pour parvenir à son but. Peut-être avait-il peur d'échouer et de laisser passer cette chance par maladresse ou précipitation. Quoiqu'il en soit, un premier pas essentiel venait d'être franchi. A présent, il lui fallait seulement se maîtriser et attendre.
Quelques jours passèrent avant que Jonas ne se décide à retourner au petit restaurant de quartier où il avait observé Shreeya pour la première fois. Il avait réfléchi longuement à la manière de l'aborder, à la façon la plus naturelle d'entrer dans son quotidien sans la brusquer. Lorsqu'il franchit la porte, l'odeur du café et des plats du midi l'enveloppa, familière et rassurante.
Elle était assise à sa table, mais seule cette fois-ci. Shreeya lisait un livre, les cheveux relevés avec ce naturel élégant qui l'avait frappé dès leur première rencontre indirecte.
Il s'avança, décision prise. Sans hésiter, il prononça son nom doucement, mais assez clairement pour qu'elle lève les yeux, surprise. Un bref instant d'interrogation passa dans son regard.
Il s'avança, décision prise. Sans hésiter, il prononça son nom doucement, mais assez clairement pour qu'elle lève les yeux, surprise. Un bref instant d'interrogation passa dans son regard.
— Comment connaissez-vous mon nom ? demanda-t-elle.
— Je vous ai déjà croisé ici, j'étais assis à une table derrière la vôtre et votre amie à prononcer plusieurs fois votre nom, ici vous savez les gens parlent fort le midi, je ne tendais pas spécialement l'oreille. La rareté de votre prénom m'a frappé, je l'ai retenu, voilà tout.
— Je vous ai déjà croisé ici, j'étais assis à une table derrière la vôtre et votre amie à prononcer plusieurs fois votre nom, ici vous savez les gens parlent fort le midi, je ne tendais pas spécialement l'oreille. La rareté de votre prénom m'a frappé, je l'ai retenu, voilà tout.
Constatant qu'il ne s'agissait pas d'un inconnu intrusif, mais d'un homme au sourire franc, elle se sentit flattée au fond d'elle-même. Jonas demanda avec une délicatesse étudiée, s'il pouvait s'asseoir quelques instants. Elle accepta, saisie d'une pointe de curiosité pour cette incursion inattendue.
Un rayon de soleil traversait la salle du restaurant. La lumière glissait sur le visage de la femme avec une douceur dorée, dessinant une ligne claire sur sa joue. Les yeux de Shreeya étaient d'un noir profond, traversés de petites étincelles vives pendant qu'elle essayait de cerner l'homme qui venait de prendre contact avec elle. Une expression de curiosité passa sur son visage lorsqu'elle remarqua son sourire et la manière assurée dont il se tenait.
Lorsqu'il s'installa à sa table, il prit soin de ne pas envahir l'espace. Shreeya observa sa posture : droite, mais détendue, une certaine élégance naturelle. Il avait ce type de charme rare, celui qui ne provient pas d'un visage parfait, mais d'un ensemble — les épaules solides, les mains aux gestes mesurés, la barbe légèrement ombrée, le regard vif qui semblait toujours chercher quelque chose derrière les apparences. Un homme qu'on remarque sans qu'il le cherche.
La conversation s'engagea avec une aisance étonnante. Jonas, attentif, captait les inflexions de la voix de Shreeya, sa manière délicate de sourire en coin lorsqu'elle se sentait à l'aise. Il observa aussi la façon dont elle tenait parfois une mèche de cheveux derrière son oreille avant d'enchaîner une phrase — un geste simple, mais d'une élégance désarmante. Son charme n'était pas flamboyant : il était fait de détails discrets, d'une douceur calme, d'une féminité non poussée, mais ressentie.
De son côté, Shreeya voyait chez Jonas une présence forte, mais non dominatrice. Ses yeux, d'un gris noisette surprenant, semblaient toujours à l'écoute. Lorsqu'il parla de sa galerie d'art, elle nota la passion contenue dans sa voix, cette chaleur qui trahissait l'homme derrière l'apparente maîtrise. Et lorsqu'il évoqua sa maison en Italie, quelque chose dans son sourire lui donna l'impression d'un homme à la fois ancré et ouvert sur le monde.
Jonas, lui, percevait déjà ce qui le fascinerait chez elle : un mélange délicat de retenue et de lumière. Une femme qui ne se donnait pas d'emblée, mais dont la profondeur se devinait dans la manière dont ses yeux s'illuminaient lorsqu'elle parlait de ses lectures ou de ses souvenirs de voyage. Il répondit à chaque détail avec enthousiasme, mais sans trop en faire ; il voulait qu'elle sente son intérêt, pas qu'elle se méfie d'un excès de charme.
Peu à peu, Shreeya se détendit, la conversation se fit plus intime, plus souriante. Jonas perçut presque physiquement le moment où la confiance commença à s'installer, comme un voile léger qui se lève.
Lorsqu'ils se séparèrent, ce fut elle qui franchit la première étape. Avec une simplicité presque déconcertante, elle sortit son téléphone et lui donna son numéro. Jonas remarqua le léger tremblement à peine perceptible de ses doigts — un signe infime, mais précieux, qu'il accueillit avec un sourire profond.
En quittant le restaurant, Shreeya sentit dans l'air une sorte de vibration nouvelle, un mélange de chaleur, d'intrigue et d'une gaieté inattendue. Jonas, lui, s'éloigna avec la sensation claire qu'un véritable premier lien venait d'être noué — un lien où l'esthétique, l'émotion et la curiosité s'étaient entremêlées avec une justesse presque parfaite.
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Commentaires ()
Elle est très bien écrit et passionnante.
Je viens de terminer le 4eme épisode et
J'attends la suite avec impatience.
Vivement ce 8 avril qui me parait loin.
Elle est très bien écrit et passionnante.
Je viens de terminer le 4eme épisode et
J'attends la suite avec impatience.
Vivement ce 8 avril qui me parait loin.