Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Confessions d’une Pharmacienne — Chapitre 6 · La bouche sur sa peau
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Confessions d’une Pharmacienne
Chapitre 6 · La bouche sur sa peau
Elle referme la porte derrière elle. Un déclic. Le silence s'installe, dense, presque intime. Juste son souffle, court et irrégulier. Le parquet craque doucement sous ses pas lents. Elle avance sans précipitation, déjà changée, comme si chaque geste devait rester suspendu.
Elle est là, dans son appartement, mais sa tête est ailleurs accrochée à la scène de ce matin. Tout y revient avec une précision troublante : le moment où Jimmy l'a portée dans les escaliers, sa main ferme dans son dos, la chaleur de son torse contre ses seins, et surtout cette forme, dure, lourde, contre sa hanche.
Cette érection indéniable. Et elle sait qu'elle en était la cause. Le regard qu'il lui a lancé, son soupir contenu, son silence chargé de tension. Comme si rien n'existait en dehors de cette chaleur-là. Du creux de ses reins encore vibrant. De la mémoire précise de son corps, désiré, porté, marqué par Jimmy.
Elle respire. Longtemps. Mais l'air n'efface rien. Il rend tout plus aigu. Chaque inspiration creuse un peu plus la tension nichée entre ses côtes. Son dos garde la mémoire de son bras. Sa nuque brûle encore du souffle qu'il y a laissé. Ses cuisses, serrées, retiennent un tremblement qui n'est plus de froid. Sa peau est encore humide de la douche rapide qu'elle a prise en rentrant, qu'elle n'a pas vraiment séchée. Les gouttes qui perlaient encore entre ses omoplates se sont fondues dans la moiteur de ses vêtements.
Elle a enfilé ses habits presque à l'aveugle, le corps encore chaud, fébrile, vulnérable. Sa jupe épouse sa peau humide, son chemisier lui colle légèrement à la poitrine. Elle sent chaque couture, chaque pli, comme une caresse insistante. C'est son corps entier qui s'éveille, alourdi, vibrant, fébrile, comme après un frôlement qu'on ne voulait pas voir finir.
Et maintenant, cette chaleur qui monte de son ventre vers sa gorge, lente et irrésistible, comme un feu discret qu'elle ne veut pas éteindre. Mais ce n'est plus un simple feu : c'est une tension liquide, brûlante. Elle serre les jambes, les desserre aussitôt, comme pour libérer cette pulsation sourde qui palpite entre ses cuisses. Son sexe bat à un rythme qui n'est plus le sien. Elle se sent tendue jusqu'au bout des doigts, comme électrisée.
Chaque centimètre de sa peau réclame une suite, une pression, une bouche, une main. Son souffle court ne suffit pas à calmer ce tumulte. Il ne fait que l'attiser. Elle a chaud. Une moiteur luisante au creux de ses reins. Une attente insensée.
Chaque centimètre de sa peau réclame une suite, une pression, une bouche, une main. Son souffle court ne suffit pas à calmer ce tumulte. Il ne fait que l'attiser. Elle a chaud. Une moiteur luisante au creux de ses reins. Une attente insensée.
Son corps est encore traversé par la sensation de lui. Jimmy. Sa main sur sa taille. Son torse contre ses seins. Son odeur, boisée, chaude, impossible à effacer.
Dans la chambre, elle s'arrête. Se fixe dans le miroir. Ses cheveux sont encore humides, traces de la douche rapide prise plus tôt. Elle pivote légèrement sur elle-même, et son regard descend vers sa jupe, cherchant dans le reflet l'endroit exact où elle l'a senti contre elle. Là, sur sa hanche, sous le tissu encore frais, elle devine la zone. L'espace de contact.
Elle touche cette zone du bout des doigts. Une caresse, une vérification. Une trace invisible, mais si présente, si brûlante qu'elle en frissonne. Il était en érection à cause d'elle ? Cette forme, dure, précise, contre sa hanche.
Son odeur. Sa peau nue sous ses mains. Et l'évidence de son désir pour elle. Sans masque. Sans détour. Cette révélation la traverse comme une décharge, et son ventre se contracte, violemment, comme aspirée de l'intérieur.
Son odeur. Sa peau nue sous ses mains. Et l'évidence de son désir pour elle. Sans masque. Sans détour. Cette révélation la traverse comme une décharge, et son ventre se contracte, violemment, comme aspirée de l'intérieur.
Un frisson court le long de sa colonne, descend jusqu'à ses fesses, se loge dans le creux moite entre ses cuisses. Sa respiration se brise un instant. Elle ferme les yeux. Tout son bas-ventre palpite, comme si chaque battement de cœur résonnait au fond de son sexe, chaud, gonflé, avide. Rien qu'y repenser suffit à la faire fondre. Tout son corps appelle ce souvenir à renaître.
Et elle, en silence, s'ouvre au vertige.
Et s'il l'a désirée ?
Et elle, en silence, s'ouvre au vertige.
Et s'il l'a désirée ?
Elle secoue la tête. Mais ses mains ne l'écoutent pas. Lentement, elle glisse les doigts sur le bouton de sa jupe, puis sur la fermeture. Elle la laisse tomber à ses pieds. Le tissu glisse contre sa peau encore humide, dégage une fraîcheur soudaine sur ses cuisses brûlantes. Elle frissonne. Puis ses doigts remontent, s'attaquent aux boutons de son chemisier, un à un, comme si chaque bouton défait était une résistance qui cédait. Quand elle le retire, sa peau respire, offerte, vibrante.
Elle passe ensuite les mains dans son dos, cherche l'attache du son soutien-gorge. Le geste est précis, silencieux. Le tissu tombe, léger, et ses seins se tendent aussitôt à l'air libre. Un soupir lui échappe. Elle baisse les yeux, regarde ses tétons durcis, gonflés, presque douloureux. Enfin, ses doigts glissent sur ses hanches, agrippent le tanga encore plaqué à sa peau moite. Elle le fait glisser lentement le long de ses cuisses, jusqu'à ce qu'il rejoigne le reste au sol.
Et là, nue, dans cette lumière pâle du matin, son corps devient un foyer. Sa peau exhale une moiteur tiède. Sa poitrine est tendue, sa respiration hachée. Son ventre palpite doucement, et entre ses cuisses, la chaleur est brûlante, dense, irrésistible. Son sexe est humide, gonflé, comme offert à un souffle qui ne viendra pas tout de suite.
Elle s'allonge sur le lit. Nue. Les jambes ouvertes. Non pas pour jouir. Mais pour respirer. Pour sentir l'air frais effleurer sa peau encore humide, et réanimer chaque terminaison nerveuse. Le drap, tiède sous son dos, semble se plaquer à elle comme une seconde peau mouillée. Sa poitrine monte et descend au rythme saccadé de son souffle. L'air, chargé de sa propre chaleur, glisse sur la courbe de ses seins, passe entre ses cuisses entrouvertes, fait frissonner la peau tendue de son ventre.
Elle ferme les yeux. Chaque battement de cœur pulse dans son sexe, dans sa gorge, dans ses tempes. Son clitoris palpite, comme si chaque vibration de son corps y trouvait un écho. Sa peau, luisante, respire par tous les pores. Elle sent ses reins se cambrer légèrement, une ondulation involontaire, dictée par cette tension délicieuse qui s'étire sous sa peau.
Le désir est là, liquide et brûlant, tout contre sa main posée à plat sur le drap, qui hésite encore à bouger. Un frisson la traverse et ses lèvres entrouvertes exhalent un soupir presque inaudible. Elle ne veut pas éteindre cette sensation. Elle veut l'habiter, la faire durer.
Ce n'était pas juste un contact. C'était une promesse.
Ce n'était pas juste un contact. C'était une promesse.
Ses doigts effleurent son ventre. Ses hanches pleines, galbées, où la peau encore moite frissonne sous la caresse. Ses cuisses fermes, sensuelles, qui réagissent au moindre effleurement par une contraction légère, presque imperceptible, mais brûlante. Ses seins généreux, tendus sous ses propres gestes, vibrent d'une attente presque douloureuse.
Doucement. Juste assez pour que ça frissonne, pour réveiller les milliers de terminaisons nerveuses prêtes à s'embraser. Sa peau est chaude, tendue, gorgée de tension. Chaque effleurement enflamme une nouvelle zone, plus réceptive encore. Sa main descend avec lenteur, traçant une ligne précise, consciente, comme un fil de braise déroulé sous sa peau.
Le bout de ses doigts atteint sa toison, encore moite. Elle y reste. Une seconde. Deux. Le souffle suspendu. Elle la caresse doucement, d'un geste presque inconscient, mais chargé de signification. Elle a commencé à entretenir cette zone depuis quelques jours, sans vraiment vouloir se l'avouer, pour lui. Pour Jimmy. Il ne le sait pas, mais chaque ligne, chaque bord a été pensé en pensant à ce regard qu'il pourrait un jour poser là. À cette bouche, peut-être.
Une contraction profonde la traverse, lente, douloureuse de plaisir contenu et d'espoir inavoué. L'idée qu'il découvre un jour cette peau douce, soignée, offerte pour lui seul, la fait frissonner de l'intérieur. Puis ses doigts remontent, frôlent à nouveau son ventre, dans un mouvement presque fébrile, comme si elle voulait suspendre le feu au bord du brasier, le sentir vivre juste sous la surface, sans le consumer encore.
Mais cette chaleur en elle cette moiteur elle ne peut plus l'ignorer. Chaque nerf, chaque fibre, semble appelé par ce centre incandescent, tendu vers cet endroit brûlant où Jimmy n'est pas encore allé, mais où son souvenir, lui, s'attarde, obsède, palpite. Elle est là, offerte au manque, au souvenir, au désir brut, et son corps entier vibre, prêt à céder au vertige.
Elle gémit à peine. Juste un souffle. Une échappée. Pas pour jouir. Pas encore. Mais pour rester dans cet entre-deux délicieux où la tension est reine, où le désir se nourrit de sa propre retenue. Et son corps entier, vibrant et nu, luit doucement dans la lumière qui glisse du rideau entrouvert. La peau de ses seins se tend. Ses hanches ondulent presque malgré elle. Elle veut rester là, offerte à l'absence, saturée de lui, dévorée par l'attente.
Son téléphone est posé là, sur la table de nuit. Elle le saisit. L'active. Écran vide. Pas de message. Pas encore.
Elle ouvre une nouvelle conversation. Tape : Merci pour tout à l'heure.
Elle efface.
Elle recommence :
Elle hésite. Puis, elle envoie.
Son téléphone est posé là, sur la table de nuit. Elle le saisit. L'active. Écran vide. Pas de message. Pas encore.
Elle ouvre une nouvelle conversation. Tape : Merci pour tout à l'heure.
Elle efface.
Elle recommence :
Elle hésite. Puis, elle envoie.
— Tu m'as portée comme si j'étais légère ?
Elle hésite. Puis, elle envoie.
Elle repose le téléphone, sur le ventre. L'écran s'allume.
Elle repose le téléphone, sur le ventre. L'écran s'allume.
— Tu l'étais. Et terriblement douce.
Elle ferme les yeux.
Deux secondes plus tard
Deux secondes plus tard
— Tu veux que je repasse plus tard ?
— Pour ta cheville.
— Pour ta cheville.
Elle reste figée. Ses doigts tremblent. Son entrejambe se contracte. Elle aurait envie de lui écrire que ce n'est pas de sa cheville dont elle a besoin, mais de lui. De sa présence. De ses mains. De sa voix grave, posée tout près de son oreille. Elle veut lui dire que son corps est en feu à cause de lui, que sa peau n'a pas retrouvé la paix depuis qu'il l'a effleurée.
Mais au lieu de ça, ses vieux réflexes ressurgissent. La pudeur, le doute, cette peur de trop donner, trop provocante. Elle mord doucement sa lèvre. Ferme les yeux. Un sourire se dessine sur ses lèvres, fragile, timide, mais vrai.
Et dans sa tête, elle lui souffle silencieusement : Mon corps est en feu à cause de vous, jeune homme.
Mais ses doigts, eux, n'osent pas. Ils tapent simplement :
Et dans sa tête, elle lui souffle silencieusement : Mon corps est en feu à cause de vous, jeune homme.
Mais ses doigts, eux, n'osent pas. Ils tapent simplement :
— Si tu veux… ; )
Pas de réponse. Mais elle sait.
Quand la sonnette retentit, elle sursaute.
L'appartement est silencieux. Elle a ouvert les volets. Elle referme deux boutons de son chemisier, ceux qui laissaient voir trop de peau, trop de courbe. Il n'en reste que deux d'ouverts. Juste ce qu'il faut. Même si elle a trop chaud. Même si sa peau réclame l'air, le contact. Elle serre les dents, respire doucement, essaie de ne pas y penser. Juste, elle.
Quand la sonnette retentit, elle sursaute.
L'appartement est silencieux. Elle a ouvert les volets. Elle referme deux boutons de son chemisier, ceux qui laissaient voir trop de peau, trop de courbe. Il n'en reste que deux d'ouverts. Juste ce qu'il faut. Même si elle a trop chaud. Même si sa peau réclame l'air, le contact. Elle serre les dents, respire doucement, essaie de ne pas y penser. Juste, elle.
Elle ouvre. Jimmy est là. Vêtu simplement. Mais ses yeux, eux, ont cette intensité. Ce calme fauve.
— Salut, dit-il.
— Re.
— Re.
Elle recule. Il entre. L'air change autour d'eux.
— Tu veux un autre café ?
— Pourquoi pas.
— Pourquoi pas.
Elle se dirige vers la cuisine. Il la suit du regard. Sa nuque. Ses jambes. Le balancement léger de sa jupe, fluide, qui épouse ses hanches avec une douceur qui attire l'œil.
Elle tend la tasse. Leurs doigts se frôlent. Elle tremble. Une décharge traverse son bras, remonte le long de sa gorge, éclate entre ses cuisses. Elle le regarde, et son souffle s'échappe de ses lèvres entrouvertes. Son regard s'ancre dans celui de Jimmy, et un vertige chaud monte en elle. Tout son corps réagit. Ses genoux se dérobent presque, son ventre se contracte. Il est là, si proche, et elle n'a plus de carapace.
Elle tend la tasse. Leurs doigts se frôlent. Elle tremble. Une décharge traverse son bras, remonte le long de sa gorge, éclate entre ses cuisses. Elle le regarde, et son souffle s'échappe de ses lèvres entrouvertes. Son regard s'ancre dans celui de Jimmy, et un vertige chaud monte en elle. Tout son corps réagit. Ses genoux se dérobent presque, son ventre se contracte. Il est là, si proche, et elle n'a plus de carapace.
Il pose la tasse, sans la boire. Il s'approche. Doucement. Il pose ses mains sur sa taille. Elle se tend, puis pousse un petit soupir. Un souffle qu'elle ne retient pas. Il ne dit rien. Il l'embrasse. Sur la tempe. Puis sous l'oreille. Sa bouche descend, lentement, comme une coulée chaude sur sa peau en éveil.
Elle ferme les yeux.
Sa main glisse lentement dans son dos, puis revient se poser à l'avant. Ses doigts effleurent le haut de sa poitrine, là où la ligne de boutons commence. Une frontière. Une provocation. Il la sent frémir sous sa paume. Un bouton se défait. Puis un autre. Chacun ouvre une brèche. Chaque pression cède comme une réponse muette à ce qui monte en lui. Ce tissu devient obstacle. Et promesse.
Elle ne dit rien.
Sa main glisse lentement dans son dos, puis revient se poser à l'avant. Ses doigts effleurent le haut de sa poitrine, là où la ligne de boutons commence. Une frontière. Une provocation. Il la sent frémir sous sa paume. Un bouton se défait. Puis un autre. Chacun ouvre une brèche. Chaque pression cède comme une réponse muette à ce qui monte en lui. Ce tissu devient obstacle. Et promesse.
Elle ne dit rien.
Ses lèvres descendent vers le creux de son cou. Il s'arrête.
Elle ferme les yeux. Elle ne bouge pas, n'ose pas. S'il défait un bouton de plus… je ne résisterai pas.
Elle espère. Elle voudrait qu'il continue. Qu'il aille plus loin. Que ses doigts glissent, s'attardent, la cherchent, la découvrent. Mais elle n'en fait rien.
Elle ferme les yeux. Elle ne bouge pas, n'ose pas. S'il défait un bouton de plus… je ne résisterai pas.
Elle espère. Elle voudrait qu'il continue. Qu'il aille plus loin. Que ses doigts glissent, s'attardent, la cherchent, la découvrent. Mais elle n'en fait rien.
Un frisson la traverse de la nuque jusqu'aux reins, vif, tremblant. Son souffle devient plus court, plus dense. Sa gorge est sèche. Sa poitrine se soulève, lourdement, à chaque inspiration. Son chemisier entrouvert laisse passer un courant d'air qui fait perler sa peau. Une moiteur douce s'installe entre ses seins, glisse dans le creux de son ventre. Ses tétons, déjà tendus, frôlent le tissu de son soutien-gorge avec une sensibilité presque douloureuse. Sous la ceinture, un battement lourd pulse dans son bas-ventre, écho profond du feu qu'elle contient.
Juste ce vœu silencieux, incandescent, qui résonne dans son ventre et fait battre son sexe comme un cœur impatient.
Juste ce vœu silencieux, incandescent, qui résonne dans son ventre et fait battre son sexe comme un cœur impatient.
Elle rit. Mais c'est un rire tremblé. Presque un soupir. Presque un aveu.
Il défait un troisième bouton. Le soutien-gorge ivoire apparaît, une mince barrière de tissu entre ses mains et le secret qu'il devine depuis le premier jour. Ce n'est plus une hypothèse. Ce galbe, ce poids, cette rondeur généreuse que le tissu dessine à peine. Il le voit enfin. Et ce qu'il voit, le trouble. Il sent une chaleur montée, brutale et irrésistible, une onde qui pulse au creux de ses reins.
Il défait un troisième bouton. Le soutien-gorge ivoire apparaît, une mince barrière de tissu entre ses mains et le secret qu'il devine depuis le premier jour. Ce n'est plus une hypothèse. Ce galbe, ce poids, cette rondeur généreuse que le tissu dessine à peine. Il le voit enfin. Et ce qu'il voit, le trouble. Il sent une chaleur montée, brutale et irrésistible, une onde qui pulse au creux de ses reins.
Ce tissu léger n'est plus qu'un rempart fragile entre ses lèvres et cette peau qu'il désire. Il voit le halo humide qui perle à la naissance du sein, devine les frissons qui contractent doucement la chair tendue. La promesse est là, offerte irrévocable. Il en a rêvé. Elle est là, vivante, haletante, offerte au bord de l'abandon.
Il effleure la naissance de son sein. Sa peau se tend aussitôt, comme si chaque pore s'ouvrait à lui. Sa poitrine se gonfle, lourdement, une onde brûlante irradiant depuis ses tétons durcis jusqu'à son ventre contracté. C'est un signal silencieux, une supplique muette : c'est ici.
Il effleure la naissance de son sein. Sa peau se tend aussitôt, comme si chaque pore s'ouvrait à lui. Sa poitrine se gonfle, lourdement, une onde brûlante irradiant depuis ses tétons durcis jusqu'à son ventre contracté. C'est un signal silencieux, une supplique muette : c'est ici.
C'est cette zone qu'il faut toucher, caresser, embrasser. Alors il le fait. Lentement. Profondément. Sa bouche s'y pose, chaude, humide, envoûtante. Il respire contre elle. La chaleur de son souffle la fait frissonner, une onde de plaisir remonte le long de sa colonne. Elle gémit, un son court, étranglé, arraché à sa gorge.
Son dos se cambre d'instinct, ses hanches frémissent. L'attente la fait vibrer, la fait trembler. Son sexe, lui, se contracte, réagit à chaque pression, chaque frôlement. Elle ne veut plus contenir ce vertige. Elle s'y abandonne.
Sa bouche glisse plus bas. Elle laisse une traînée de chaleur humide dans son sillage, un sillon de feu contre sa peau frissonnante. Sa main remonte dans son dos, lente, possessive, puis redescend, contourne ses flancs et vient doucement envelopper un sein.
Sa bouche glisse plus bas. Elle laisse une traînée de chaleur humide dans son sillage, un sillon de feu contre sa peau frissonnante. Sa main remonte dans son dos, lente, possessive, puis redescend, contourne ses flancs et vient doucement envelopper un sein.
Une main. Non, cette main. Sa main. Chaude, douce, sûre. Elle l'englobe tout entière, le pèse, le couvre, l'éveille. Sa paume épouse la courbe tendue, et ses doigts s'enfoncent légèrement dans la chair gonflée, pleine, offerte.
Son sein est dur, gonflé, palpitant d'attente. Un frisson la traverse, profond, et tout son buste ondule légèrement à son contact. Sa peau perle d'une moiteur fine, chaude, comme si chaque pore s'ouvrait au plaisir. Elle halète, ses lèvres entrouvertes cherchent l'air, son souffle est saccadé, chaud, urgent. Une contraction traverse son ventre, descend dans ses cuisses, fait pulser son sexe comme un cœur impatient.
Son sein est dur, gonflé, palpitant d'attente. Un frisson la traverse, profond, et tout son buste ondule légèrement à son contact. Sa peau perle d'une moiteur fine, chaude, comme si chaque pore s'ouvrait au plaisir. Elle halète, ses lèvres entrouvertes cherchent l'air, son souffle est saccadé, chaud, urgent. Une contraction traverse son ventre, descend dans ses cuisses, fait pulser son sexe comme un cœur impatient.
Et ses lèvres, elles, effleurent à leur tour le galbe tendu, déposant un baiser humide juste au bord de la dentelle. La dentelle, trempée de chaleur corporelle, colle à sa peau, ne cache plus rien. Elle gémit doucement, un souffle brisé, presque suppliant. Elle est perdue. Littéralement. Égarée dans cette marée de sensations, de moiteur, de désir pur, de besoin incontrôlable.
Et soudain…
La sonnette. De nouveau.
Ils se figent.
Sophie cligne des yeux. Ils s'écartent, lentement. Elle rajuste son chemisier, le souffle court, les joues cramoisies, la poitrine encore secouée de frissons résiduels. Elle baisse les yeux, mais son regard semble se perdre à l'intérieur d'elle-même. Ses doigts cherchent les boutons. Mais ils tremblent, humides, malhabiles. Ils peinent à trouver leur place, s'emmêlent, trahissent son trouble.
La sonnette. De nouveau.
Ils se figent.
Sophie cligne des yeux. Ils s'écartent, lentement. Elle rajuste son chemisier, le souffle court, les joues cramoisies, la poitrine encore secouée de frissons résiduels. Elle baisse les yeux, mais son regard semble se perdre à l'intérieur d'elle-même. Ses doigts cherchent les boutons. Mais ils tremblent, humides, malhabiles. Ils peinent à trouver leur place, s'emmêlent, trahissent son trouble.
Chaque geste est lent, fébrile, comme si son corps tout entier refusait de dissimuler ce qu'il vient de vivre. Une fièvre douce, insistante, lui embrase la poitrine, fait pulser ses seins encore sensibles sous le tissu. Et son ventre, noué de contractions douces, bat encore au rythme d'une bouche trop proche, d'une main trop brûlante. Entre ses cuisses, elle sent la moiteur encore vive, le frémissement d'un manque, et son souffle s'échappe, irrégulier, comme si son corps n'avait pas fini de réclamer.
Quelqu'un frappe à la porte cette fois, comme pour signifier sa présence continue.
— Je… je vais voir qui c'est, bafouille-t-elle, la voix brisée, encore pleine de souffle et de trouble. Et puis, tu sais… le facteur passe plus tard d'habitude… Enfin… je crois. Je n'en sais rien, en fait… Elle tente de retrouver un calme, mais rien ne revient. Ni la contenance ni la fraîcheur.
Tout en elle reste secoué, vibrant, en désordre brûlant.
Elle ouvre.
Elle ouvre.
— Valérie ? Valérie...ma sœur ? souffle-t-elle, encore tremblante.
Valérie l'observe, surprise. Sophie, toujours troublée, tente un sourire maladroit. Elle bafouille :
— Je... je croyais que le facteur… enfin… passe plus tard d'habitude…
Son souffle reste court, sa peau en sueur, son chemisier collé à son dos. Valérie plisse les yeux, la dévisage franchement.
— Tu croyais que j'allais oublier notre thé du samedi matin ?
— Tu es sûre que ça va ? Tu es toute moite. Tu as de la fièvre ?
— Non, non… il fait même un peu frais ce matin, je trouve, répond Sophie, gênée.
— Tu es sûre que ça va ? Tu es toute moite. Tu as de la fièvre ?
— Non, non… il fait même un peu frais ce matin, je trouve, répond Sophie, gênée.
Valérie aperçoit Jimmy.
— Bonjour, Jimmy.
Elle s'arrête une seconde. Puis ajoute en soupirant, faussement exaspérée :
— Depuis que tu vois ma sœur, ça ne s'arrange pas. Ça empire, dit-elle avec un regard accusateur mais amusé.
Jimmy, un peu raide, prend la parole avant que le malaise ne s'installe trop longtemps.
— Bonjour. Je suis passé pour vérifier la cheville de Sophie. Elle s'est blessée ce matin, en courant. Rien de grave, mais je vais lui appliquer un peu de pommade anti-inflammatoire.
Valérie le regarde longuement, puis tourne la tête vers sa sœur.
— Tu n'es pas chez moi, Jimmy. Tu n'as pas besoin de te justifier. Pas avec moi.
Elle sourit, mais son regard fouille. Curieux. Inquisiteur. Amusé. Elle secoue la tête, faussement exaspérée :
— Visiblement, ce n'est pas ta cheville qui te fait souffrir, ma sœur, mais une belle poussée de fièvre… Suffisante pour oublier qu'on est samedi, et pour confondre ta sœur avec le facteur !
Sophie rougit. Jimmy recule d'un pas, par réflexe. Valérie, observe, le regard glissant de l'un à l'autre, puis vers la table basse, comme si elle évaluait la scène.
— Ah oui, la pommade, s'exclame Sophie avec un ton un peu trop enjoué. Je vais la chercher !
Elle tourne les talons, presque trop vite, disparaît dans le couloir. Valérie reste figée quelques secondes, puis regarde Jimmy, intriguée.
— Je croyais qu'elle s'était blessée à la cheville ? demande-t-elle, un peu trop innocemment.
Jimmy toussote, un léger sourire aux lèvres.
— Je lui ai appliqué une petite technique… de commando. Ça bloque la douleur pour une heure ou deux.
Valérie arque un sourcil, l'air à la fois amusé et sceptique.
— Une technique de commando, hein ? Voilà qui devient intéressant…
Elle le fixe un instant, l'air de jauger. Puis elle poursuit, narquoise :
— Et toi Jimmy, tu vas bien ? Non parce qu'à vous voir tous les deux dans cet appartement, je commence à me demander si tu n'as pas attrapé, toi aussi, la fièvre de ma sœur. C'est inquiétant, ce comportement... franchement !
Sophie revient à ce moment précis toute souriante, la pommade à la main. Elle remarque leurs regards.
— Tiens Jimmy, passe-moi ça, dit-elle en lui tendant le tube. Et toi, Valérie va faire chauffer l'eau pour ton thé. Allez, hop !
Sophie soupire. Jimmy, lui, esquisse un sourire.
La tension reste. Mais sous la surface, tout brûle encore. Valérie se dirige vers la cuisine, remplit la bouilloire d'eau, la pose sur son socle, puis commence à laver les deux tasses et les couverts abandonnés dans l'évier. Elle tourne le dos au salon, concentrée, ou feignant de l'être.
La tension reste. Mais sous la surface, tout brûle encore. Valérie se dirige vers la cuisine, remplit la bouilloire d'eau, la pose sur son socle, puis commence à laver les deux tasses et les couverts abandonnés dans l'évier. Elle tourne le dos au salon, concentrée, ou feignant de l'être.
Sophie s'est affalée sur le canapé, un coussin dans les bras, et tourné le dos à sa sœur. Le dos à sa sœur. Jimmy, debout face à elle, a déjà retiré le bouchon du tube de pommade.
Elle lève les yeux vers lui et voit. Cette bosse. Ce matin, elle l'avait sentie contre sa hanche. Maintenant, elle la voit. Droit devant elle. Un signe évident. Un aveu silencieux. Un appel silencieux à ses propres pulsations. Son ventre se contracte, une onde chaude s'épanouit dans le creux de ses reins. Un frisson remonte le long de ses cuisses, son souffle s'accélère.
Il bande pour moi ?
Ce n'est pas juste dans ma tête. Ce que je ressens, il le ressent aussi ?
Elle lève les yeux vers lui et voit. Cette bosse. Ce matin, elle l'avait sentie contre sa hanche. Maintenant, elle la voit. Droit devant elle. Un signe évident. Un aveu silencieux. Un appel silencieux à ses propres pulsations. Son ventre se contracte, une onde chaude s'épanouit dans le creux de ses reins. Un frisson remonte le long de ses cuisses, son souffle s'accélère.
Il bande pour moi ?
Ce n'est pas juste dans ma tête. Ce que je ressens, il le ressent aussi ?
Il est tendu, comme elle. Vibrant. Et cette évidence la bouleverse. Sa poitrine se soulève plus vite. Elle ne se sent plus seule dans ce trouble. Ce n'est plus à sens unique. Elle est désirée. Vraiment. Par cet homme-là. Et cela allume en elle une chaleur nouvelle, brûlante, irrésistible.
Jimmy se met à genoux. Il prend la cheville de Sophie entre ses mains, commence à étaler la crème d'un geste sûr. Ses doigts sont chauds, habiles, leur pression ferme et tendre à la fois. Le contact devient vite plus qu'un soin. C'est une caresse maîtrisée, profondément intime.
Jimmy se met à genoux. Il prend la cheville de Sophie entre ses mains, commence à étaler la crème d'un geste sûr. Ses doigts sont chauds, habiles, leur pression ferme et tendre à la fois. Le contact devient vite plus qu'un soin. C'est une caresse maîtrisée, profondément intime.
Sa paume glisse, lente, presque inquisitrice, le long de son mollet satiné. La peau frissonne sous son passage, contractée par l'attente et la chaleur qu'il dépose. Elle est hypersensible. Chaque nerf, chaque pore, semble en éveil. Il remonte, effleure l'arrière de son genou, où un frisson la fait sursauter malgré elle. Une moiteur douce perle au creux de sa jambe, alourdie d'une chaleur qui monte.
Puis il glisse sous la jupe avec la lenteur calculée d'un feu qui prend, sa main s'aventurant plus haut, comme si le tissu n'existait plus, comme si le monde s'arrêtait là, entre ses doigts et cette peau qui l'appelle.
Elle ne bouge pas. Ne peut pas. Son souffle s'est suspendu quelque part entre ses lèvres entrouvertes et sa gorge nouée.
Elle ne bouge pas. Ne peut pas. Son souffle s'est suspendu quelque part entre ses lèvres entrouvertes et sa gorge nouée.
Les doigts de Jimmy remontent encore, plus haut. Ils effleurent l'intérieur de ses cuisses, peau satinée, tendue, qui frémit sous son passage. Elle sent chaque frôlement comme une onde de feu, chaque contact comme une décharge fine, mais fulgurante. Il remonte, paume chaude, lente, jusqu'au tissu de sa culotte déjà détrempée, gonflée d'humidité. Très humide.
Le tissu colle à sa peau, brûlant, presque transparent sous ses doigts. Il s'arrête un instant, juste une seconde, comme pour savourer, deviner, écouter ce qu'elle dit sans mot. Le souffle de Sophie est court, haletant. Sa poitrine se soulève à un rythme irrégulier. Son ventre se contracte, secoué par des spasmes discrets. Elle gémit à peine, un souffle suspendu au bord de ses lèvres entrouvertes.
Puis il continue. Le bout de son doigt appuie doucement, presque en révérence, au centre exact de cette moiteur palpitante. Le tissu cède sous la pression, il devine ses lèvres gonflées, l'intensité offerte de cette chaleur profonde.
Son sexe se contracte au contact, comme s'il appelait plus encore. Une chaleur liquide s'y déploie, lourde, indomptable. Sa main redescend légèrement, effleure à nouveau l'intérieur de ses cuisses comme un contrepoint, puis remonte cette fois sans hésitation vers l'antre en feu de
Son sexe se contracte au contact, comme s'il appelait plus encore. Une chaleur liquide s'y déploie, lourde, indomptable. Sa main redescend légèrement, effleure à nouveau l'intérieur de ses cuisses comme un contrepoint, puis remonte cette fois sans hésitation vers l'antre en feu de
Sophie, comme poussé par une évidence charnelle qui ne demande plus rien, sauf à être vécue.
Chaque geste fait vibrer son bassin, déclenche un frisson, un soupir, une tension à la limite du supportable. Le désir pulse, gorgé de moiteur, de feu, de contractions profondes.
Chaque geste fait vibrer son bassin, déclenche un frisson, un soupir, une tension à la limite du supportable. Le désir pulse, gorgé de moiteur, de feu, de contractions profondes.
Elle serre les cuisses, mais trop tard. Le doigt de Jimmy est déjà là, effleurant la ligne humide, vibrant de chaleur, prêt à franchir la dernière barrière. Il sent. Il sait. Et elle aussi.
Tout leur corps le sait maintenant. Un souffle la traverse, rauque, incontrôlable, qui fait vibrer sa cage thoracique. Sa tête bascule en arrière, sa bouche s'ouvre dans une plainte muette, ses paupières papillonnent, submergées.
Tout leur corps le sait maintenant. Un souffle la traverse, rauque, incontrôlable, qui fait vibrer sa cage thoracique. Sa tête bascule en arrière, sa bouche s'ouvre dans une plainte muette, ses paupières papillonnent, submergées.
Il s'enfonce lentement en elle, un seul doigt, mais il remplit l'espace d'un feu liquide, d'une tension déchirante, d'un soulagement arraché. Son sexe se contracte autour de lui, chaud, palpitant, happé par cette invasion délicieuse. Une moiteur intense perle entre ses cuisses, glisse lentement le long de sa fesse. Ses jambes tremblent, son ventre se creuse sous la vague brûlante qui monte.
Elle est seule dans sa bulle, là où le monde s'efface, là où ne subsiste que cette fusion intime, brûlante, irrésistible. Ses reins ondulent, cherchent plus encore. Ses tétons frôlent son chemisier entrouvert, douloureusement tendus, et son souffle devient rauque, presque sauvage.
Elle est seule dans sa bulle, là où le monde s'efface, là où ne subsiste que cette fusion intime, brûlante, irrésistible. Ses reins ondulent, cherchent plus encore. Ses tétons frôlent son chemisier entrouvert, douloureusement tendus, et son souffle devient rauque, presque sauvage.
Et alors, elle pousse un cri. Un gémissement profond, presque animal, qui s'étouffe aussitôt dans le coussin, mais qui porte en lui toute la vérité de ce moment. Elle est en feu. Elle est à lui. Elle est vivante. Et tout son corps en convulse encore.
Sophie souffle fort, comme une femme en plein travail. Sa respiration se fait saccader.
Valérie se retourne brusquement :
Sophie souffle fort, comme une femme en plein travail. Sa respiration se fait saccader.
Valérie se retourne brusquement :
— Ça va, Sophie ? Tu as mal ou quoi ?
Valérie étouffe un rire et lance, pince-sans-rire :
— Franchement, Sophie… quelle idée aussi de te faire passer de la pommade par un déménageur. Il a plus l'habitude de soulever de la fonte qu'une pauvre cheville de femme en détresse !
Elle rigole, un rire franc, moqueur, mais teinté d'affection. Sophie, le visage à moitié noyé dans le coussin, pousse un rire tremblant, nerveux, encore secoué de frissons. Ce rire cache mal le trouble brûlant qu'elle tente d'apprivoiser.
Sophie gémit à demi :
Sophie gémit à demi :
— Oui… mais… ça va mieux, là.
— Si tu le dis. Dis-moi, Jimmy, ta technique de commando, là… elle ne marche pas trop, non ?
— Si tu le dis. Dis-moi, Jimmy, ta technique de commando, là… elle ne marche pas trop, non ?
Sophie, écarlate, toussote :
— Oui… pardon. Il doit y avoir un nerf sensible. Mais là, ça m'a fait un bien fou, wouah…
Sa voix est encore voilée, éraillée par le souffle. Elle ferme brièvement les yeux, comme pour retenir la chaleur qui circule encore en elle. Une vague lente, lourde, qui pulse à chaque battement de cœur. Ses cuisses sont toujours serrées, mais une moiteur persistante continue de glisser entre elles, insaisissable.
Une contraction la traverse, discrète, mais tenace, remontant jusque dans le creux de son ventre. Ses seins, gonflés, se soulèvent à chaque inspiration, et son chemisier, collé à sa peau, souligne chaque frémissement. Elle tente de sourire, mais ce sourire tangue, chargé d'une fièvre qu'elle n'ose pas nommer.
— Heureusement que c'est la cheville… si tu cries comme ça, je n'imagine pas, si c'était ailleurs !
— Arrête… tu vas mettre Jimmy mal à l'aise, dit Sophie, la tête à moitié enfouie dans le coussin.
— Tu es sûr, Jimmy, que tu veux continuer à fréquenter ma sœur ? Regarde-la, elle ne sait même pas se tenir. Tu devrais fuir en courant.
— Arrête… tu vas mettre Jimmy mal à l'aise, dit Sophie, la tête à moitié enfouie dans le coussin.
— Tu es sûr, Jimmy, que tu veux continuer à fréquenter ma sœur ? Regarde-la, elle ne sait même pas se tenir. Tu devrais fuir en courant.
Jimmy répond calmement :
— Je ne veux surtout pas qu'elle change. Je l'aime comme ça.
Sous le coussin, Sophie sourit. Ce n'est pas un sourire banal. C'est une lumière, un battement, une reconnaissance. Quelque chose au fond d'elle vient de se délier. Un frisson doux remonte le long de sa colonne, se loge dans la nuque, irradie jusque dans ses reins. Sa peau, encore tiède du trouble, frissonne sous la caresse invisible de ce qu'il vient de dire. Sa poitrine se soulève lentement, gonflée d'un souffle chaud et lourd. Entre ses cuisses, elle sent encore la moiteur diffuse, battante, comme si son corps lui murmurait : tu es désirée, tu es aimée. Et ce feu discret, tendre, lui donne envie de pleurer de douceur.
Valérie entre dans le salon, un plateau à la main. Dessus ; les tasses fumantes, des sachets de thé, un petit pot de miel. Elle s'arrête net en voyant la tête de sa sœur, les joues rougies, le souffle encore court.
— Tu as chaud ou quoi ? Tu ne devrais pas te mettre dans cet état pour une simple cheville…
Elle pose le plateau, observe Jimmy d'un œil narquois.
— Ta technique de commando, là, tu as dû rater un module, non ?
Elle rigole doucement, puis s'installe.
— Bon, du coup, tu voulais aller dans quel magasin, déjà ?
Sophie, tousse, désarçonnée. Elle avait oublié l'invitation.
Jimmy, qui a tout compris, se lève calmement, sourit :
Jimmy, qui a tout compris, se lève calmement, sourit :
— Bon… les filles, je vais vous laisser. J'ai un rendez-vous.
Il récupère ses affaires, lance un dernier regard à Sophie. Elle croise son regard, les joues encore rouges. Pas un mot. Juste un battement, dans l'air suspendu.
— Bonne continuation, dit-il.
Puis il sort. Et la porte se referme doucement derrière lui.
Valérie pose alors les yeux sur le tube de pommade, resté à côté de la tasse vide. Elle fronce les sourcils, le saisit, puis lit l'étiquette à voix haute :
Valérie pose alors les yeux sur le tube de pommade, resté à côté de la tasse vide. Elle fronce les sourcils, le saisit, puis lit l'étiquette à voix haute :
— Crème de nuit... pour le visage ? Sérieusement ?
Sophie ouvre la bouche, sans réussir à répondre tout de suite. Elle cligne des yeux, cherche une excuse, une explication logique, puis finit par souffler, penaude :
— C'est... c'est peut-être pour ça que ça m'a fait mal, à un moment, quand il a touché un point sensible.
Valérie la fixe. Puis elle éclate de rire, secouée d'un fou rire incontrôlable.
— Ah, Sophie… je crois que je ne t'ai jamais vue comme ça. Tu n'as pas besoin de thermomètre, tu es en fusion !
Elle se penche vers elle, dépose une main affectueuse sur sa joue :
— Tu sais quoi ? Je suis heureuse de te voir comme ça. Tu es amoureuse, ma sœur. Et ça te va drôlement bien.
— Tu sais quoi ? Je suis heureuse de te voir comme ça. Tu es amoureuse, ma sœur. Et ça te va drôlement bien.
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Commentaires ()
Toujours aussi bien écrite
Superbe vivement la suite
mon plus fidèle lecteur,
vous êtes celui qui me suit avec le plus de commentaire. ;)
Merci à vous pour votre commentaire oui effectivement sa sœur est joueuse.