Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Pas évident, les études ! — Chapitre 5 · Soraya chez elle
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Pas évident, les études !
Chapitre 5 · Soraya chez elle
Le soir, Soraya était restée longtemps allongée sur son lit, dans le silence de sa chambre d'étudiante. La lumière tamisée de sa lampe de bureau projetait des ombres mouvantes sur les murs, et le tumulte du jour continuait de résonner dans son corps. Elle pensait à Lilou — à ses mots crus, à ses gestes fous, à cette emprise qu'elle avait exercée sur elle, encore une fois. Mais au fond de cette colère persistait une excitation diffuse, comme un nœud qu'elle n'arrivait pas à défaire.
Vers 22 heures, son téléphone vibra. Elle imagina que c'était encore un message d'Ilyes. Depuis leur fameuse soirée, le gros garçon ne cessait d'envoyer des messages à Soraya, tous plus pathétiques les uns que les autres, et qui, s'ils l'avaient amusée au départ, avaient fini par irriter la jeune fille.
Quel con. Il était grotesque. Soraya s'énerva. Elle saisit son téléphone, prête à exiger du garçon qu'il cesse de l'importuner. Mais ce n'était pas le numéro d'Ilyes. C'était Lilou.
Soraya laissa passer quelques minutes. Elle relut le message, les mâchoires serrées. Puis un second s'afficha :
Un sourire en coin effleura ses lèvres. Soraya savait qu'elle aurait pu l'ignorer, ou répondre froidement. Mais elle n'en avait pas envie. D'abord Lilou était son amie. Et puis ce soir, elle ne voulait plus avoir peur. Ce soir, elle voulait renverser la table. Elle tapa lentement :
Lilou répondit presque aussitôt :
Soraya hésita, puis écrivit :
Puis, après une courte pause, elle se dit en elle-même : « Mais demain tu verras. J'aurai des choses à te montrer... »
Elle posa son téléphone et se redressa. Quelque chose avait changé. Une tension nouvelle dans ses traits, une étincelle calme et dangereuse dans ses yeux. Lilou croyait jouer avec elle. Mais Soraya aussi savait jouer. Et cette fois, ce serait elle qui mènerait la danse.
Le lendemain matin, elle prit un petit-déjeuner frugal, se doucha rapidement, se maquilla, se coiffa. Lorsqu'elle revint dans sa chambre, ayant uniquement passé un chemisier, elle fut arrêtée par l'image d'elle-même que lui renvoyait un grand miroir. La pièce était silencieuse, baignée d'une lumière matinale qui glissait paresseusement sur les murs.
Face au grand miroir, elle resta un instant immobile, comme surprise par sa propre image. Puis, dans l'atmosphère dorée, elle avança à pas nus vers son reflet, sans un mot, sans un bruit, consciente de chaque frôlement d'air contre sa peau. Elle s'admira. Ses jambes, longues et fuselées, prolongeaient cette architecture parfaite ; elles laissaient deviner une musculature discrète mais souple, ses mouvements félins, tendres ou brusques selon ses désirs.
Elle passa une main sur la surface vitrée.
Elle se trouva belle. Parfaitement désirable.
Elle voyait en elle une sensualité discrète, une harmonie de courbes et de douceur qu'elle exaltait par une allure sage. Elle admira la souplesse de ses formes, qui transformait chacun de ses gestes en une onde silencieuse.
Sa respiration se fit plus lente. Abandonnant la surface glacée du miroir, ses doigts revinrent doucement vers son corps, glissèrent sur sa peau comme sur du velours, explorant sans précipitation, comme si elle redécouvrait quelque chose qu'elle n'avait jamais vraiment quitté. Le matin enveloppait la pièce d'une teinte miel. La même teinte que sa peau cuivrée. Une peau chaude, soyeuse, de ce brun doré qu'elle goûtait du regard. Son teint oriental était naturellement hâlé, lumineux, avec une peau lisse et soignée qui reflétait l'attention qu'elle portait à ses rituels de beauté.
Elle trouva son visage harmonieux et délicatement dessiné. Un visage dont les traits méditerranéens étaient fins et équilibrés : un front dégagé, des pommettes discrètement dessinées, un nez droit et un menton élégant qui affinait l'ensemble. Ses cheveux noirs, lissés et soigneusement attachés, laissaient filer deux mèches qui encadraient son visage d'ombres et de courbes. Ses sourcils suivaient une ligne naturelle qui structurait son visage et lui donnait un air sûr, voire légèrement mystérieux. Mais ce qui la frappait en premier lieu, c'étaient ses yeux. Grands, en amande, expressifs. Son regard noir avait ce mélange rare de douceur et d'intensité. Un regard profond, mystérieux, parfois sévère, qui accroche et captive ; il était souligné par de longs cils et accentué par un maquillage qui en mettait en valeur la profondeur.
Ses lèvres épaisses, légèrement ourlées, osaient un sourire discret. Elle avait rehaussé sa bouche d'une touche de rose, sensuelle mais subtile. Elle approcha ses doigts, effleura sa propre lèvre inférieure, comme pour en tester la souplesse. Oui, sa bouche était chaude, pulpeuse. Une bouche pour embrasser. « Une bouche pour sucer ? » songea-t-elle sans pudeur, revoyant un temps Malik en esprit. Elle se fit sourire elle-même, amusée de ses propres mots, d'un langage qu'elle ne se connaissait pas.
Ses yeux descendirent sur la fille qui se trouvait en face d'elle. La lumière suivait le long de son cou gracile. Sa chemise en satin pâle retombait sur ses épaules, ouverte. Elle leva une main et fit glisser le tissu sur le côté, dégageant peu à peu la ligne de sa clavicule, la douceur de son épaule nue. Du bout des doigts, presque avec tendresse, elle écarta les pans de tissu dévoilant la naissance de sa poitrine. Ses seins se dessinaient naturellement : deux courbes pleines, fermes, fières sans être provocantes. Ils se soulevaient doucement au rythme de sa respiration calme, traçant sous l'étoffe une invitation à la caresse. Leur galbe était parfait, délicieusement tendu par sa jeunesse.
Alors, elle fit glisser le chemisier. Ses seins lourds, gonflés par la chaleur apparurent en pleine lumière. De gros seins ronds, denses, qui se balançaient légèrement à chaque respiration. Elle les regarda sans pudeur, presque avec fascination. Ses mamelons sombres étaient épais, entourés d'aréoles larges et brunes, comme des pastilles d'ombre. Elle glissa une main sur l'un d'eux, l'effleurant d'un geste à peine appuyé. Un frisson remonta le long de son bras. Les tétons, eux, pointaient, dressés sous la fraîcheur de la pièce, fiers, tendus comme des clous. Elle les pinça doucement entre deux doigts, les malaxant d'un geste lent. Sa bouche s'entrouvrit à peine. Pas de soupir encore. Juste une tension sourde qui montait en elle.
Son ventre plat, seulement marqué par son petit nombril, prolongeait cette impression de pureté charnelle. Doux et souple, il se creusait légèrement avant de s'ouvrir sur son bassin plein, large, lourd. La cambrure légère de ses reins se devinait sous ses mouvements mesurés, accentuant la chute de ses hanches. La douceur de ses flancs appelait la main, la bouche, par la seule beauté de leurs lignes. Son regard descendit, guidé par l'ombre de son ventre.
Et là, entre ses cuisses : son sexe.
Elle écarta légèrement les jambes.
Elle se regarda d'abord, comme une femme qui se reconnaît. Un pubis dense, noir, épais. Une toison qui descendait, humide encore de la douche, mais déjà brillante d'une autre chaleur. Son sexe, discret, délicatement ourlé, se dessinait entre ses cuisses à demi- écartées. Elle vit ses grandes lèvres sombres, fermées mais charnues, gorgées de sang, gonflées comme si elles attendaient. Là aussi, elle se savait belle, dans ce miroir, dans cette lumière.
Son regard dans le miroir ne fuyait rien : elle s'examinait, se possédait. Elle écarta doucement les jambes, s'observa longuement, sans gêne, sans hâte. Elle trouva son sexe magnétique. Ce n'était plus une faiblesse, plus une honte. Elle le frôla du bout des doigts, légère, effleurant l'extérieur comme une promesse. Dans les poils, elle sentit l'humidité naissante, cette pulpe tendre qui s'ouvrait peu à peu sous sa caresse.
Le miroir ne reflétait plus une simple image, il dévoilait un désir contenu, prêt à se répandre comme un parfum. Ses doigts glissèrent sur sa peau, frôlant sa chaleur. Elle ne voulait pas aller trop vite. Elle savourait chaque seconde : la texture de sa peau, le grain, la tension délicieuse qui arrivait lentement, comme une vague douce mais inévitable. Elle cultivait le vertige. Et elle savourait. Sensuelle, divine dans sa chair, elle se découvrait à elle-même, encore et encore. Elle ferma les yeux un instant. Le monde pouvait attendre.
Et aussitôt revint Ilyes. Ses doigts tremblants. Sa fébrilité. Sa jouissance frustrée. Puis Malik. Son sexe noir, puissant. Sa voix grave. Sa main sur sa nuque. Sa jouissance. Et enfin monsieur Delmas, derrière son bureau, le souffle court, les yeux brillants de honte, la queue tendue sous son pantalon fatigué.
Elle rouvrit les yeux. Son reflet la regardait.
Elle était belle.
Belle pour plaire. Belle pour exciter. Pour provoquer. Pour exciter et faire plier.
Et elle pensa à Lilou. Lilou qui croyait tout maîtriser. Lilou qui pensait être la seule à jouer.
Soraya sourit.
— Tu vas voir, meuf, murmura-t-elle à voix basse. Moi aussi, je peux les faire bander.
Ce jour-là, elle choisit un petit haut bleu à bretelles fines, qui collait à sa peau comme une seconde chair, et une jupe, en simili cuir noir, qui moulait ses hanches. Très courte. Mais elle ne mit ni soutien-gorge ni culotte.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()