Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'école du vice — Chapitre 4 · Sans filet
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'école du vice
Chapitre 4 · Sans filet
Le jour du réveillon se profile à grands pas. Et je suis dans mes petits souliers et plus notre réunion se rapproche, plus je stresse. La peur, c'est un phénomène bizarre que je ne domestique pas complètement. Mon plus gros souci est de ne rien laisser filtrer de mon idylle avec Gabriel avant d'avoir averti mes parents. Je n'arrive pas à anticiper leur réaction. Surtout celle de mon père qui pourrait se sentir trahi par son copain de régiment. Et je reconnais là que je procrastine, reportant d'un jour sur l'autre le moment de déballer mon histoire d'amour avec Gabriel. Il est désormais bien tard pour le faire puisque demain soir c'est celui de la veillée du réveillon. Une fois de plus, je remets donc mes aveux à plus tard, après la fête. Par souci, et là, c'est à moi que je mens, de ne pas gâcher le Noël de tout ce petit monde. Je dors mal, tourmentée par ce qui dans ma caboche s'apparente à de la dissimulation.
Et... j'ai comme une gueule de bois au petit matin, lorsque j'émerge de ma nuit tortueuse. Maman est aussi énervée, tout doit être parfait. Un rien la rend irascible et elle n'est pas bonne à prendre avec des pincettes. Papa file dans son atelier et il repasse en coup de vent à la maison pour juste annoncer clairement qu'il se rend chez son pote. Colette hausse les épaules, et se remet à ses fourneaux. De mon côté, je prépare la table et soigner de sa fièvre, la maitresse de maison vient retripoter les assiettes, les couverts et ça me fait sourire. Enfin, tout semble prêt et ma mère peut se détendre. Quoi de mieux qu'un bon bain pour se délasser ? Elle occupe donc la salle de bain une bonne partie de notre fin d'après-midi.
Le corps ceint d'une serviette éponge, tout comme sa chevelure qui lui donne un air de fakir, elle disparait alors dans sa chambre. La vamp qui réapparait une heure plus tard me donne un coup au cœur. Pourquoi est-ce que je me sens bien petite, presque minable opposée à la femme séduisante qui évolue sous mes yeux ? Une robe bien coupée, elle n'est pas couturière pour rien, un chemiser ajusté qui fait ressortir une poitrine saillante, un visage d'ange sur un corps sculpté et revoici mes doutes qui renaissent de leurs cendres. Bon sang ! Qu'elle est bien faite, et comment puis-je rivaliser avec cette enchanteresse qui navigue dans la maison. Comment un homme tel que Gabriel peut-il résister au charme de cette quadra qui s'est mise sur son trente-et-un ? N'est-ce pas pour lui faire les yeux doux ?
Elle me subjugue par sa fascinante beauté, et par son calme revenu. C'est une autre femme que celle qui deux heures plus tôt geignait et pleurnichait que tout allait de travers. Elle est posée, attentive au moindre détail et lorsque ses regards me caressent, elle s'écrie avec des trémolos dans la voix.
— Mais... Christelle ma chérie, tu dois te faire belle. La salle de bain est toute à toi. J'imagine que ton père va encore être pressé en rentrant à la dernière minute comme toujours. Alors mieux vaut que tu sois prête avant qu'il n'arrive. Tu as ce qu'il faut pour t'habiller ma chérie, sinon tu te sers dans mon armoire.
— Ça va maman... tu es... on dirait que tu vas aller danser. Tu comptes draguer qui ce soir ?
— Dis donc toi ! J'aime bien être présentable pour fêter dignement ce soir particulier et si je dois éblouir un homme, c'est bien ton père. Tu apprendras que nous les femmes, devons toujours rester désirables aux yeux de ceux qui nous aiment. Et ça passe par la table, mais également par le paraitre. Et puis tu m'ennuies avec tes railleries... je n'ai à plaire qu'à Rémy... alors, ne va pas encore imaginer je ne sais quoi.
— Oui... oui, pardon maman.
— J'ai cru déceler dans le ton de tes paroles... une pointe de jalousie. Mais de quoi pourrais-tu l'être ? Certainement pas de l'amour que je porte à ton père ! Alors... ne serait-ce pas la peur de me voir faire les yeux doux à notre beau visiteur ? Parce que je ne suis pas dupe... il te plait à toi aussi, non ?
—... ? Bon, je vais faire comme tu le préconises. Une bonne douche et une tenue plus chic... pour vous faire honneur.
— Oui ? Tu es bien vive à esquiver ma question. Tu sais... ce Gabriel est un homme bien, mais j'aime surtout mon Rémy. Nous avons vécu déjà tellement de choses et Dieu seul sait combien il nous en reste à découvrir... allez, file te débarbouiller...
— Oui maman...
— C'est ça ! Moque-toi !
— Mais non, maman !
— Ça va maman... tu es... on dirait que tu vas aller danser. Tu comptes draguer qui ce soir ?
— Dis donc toi ! J'aime bien être présentable pour fêter dignement ce soir particulier et si je dois éblouir un homme, c'est bien ton père. Tu apprendras que nous les femmes, devons toujours rester désirables aux yeux de ceux qui nous aiment. Et ça passe par la table, mais également par le paraitre. Et puis tu m'ennuies avec tes railleries... je n'ai à plaire qu'à Rémy... alors, ne va pas encore imaginer je ne sais quoi.
— Oui... oui, pardon maman.
— J'ai cru déceler dans le ton de tes paroles... une pointe de jalousie. Mais de quoi pourrais-tu l'être ? Certainement pas de l'amour que je porte à ton père ! Alors... ne serait-ce pas la peur de me voir faire les yeux doux à notre beau visiteur ? Parce que je ne suis pas dupe... il te plait à toi aussi, non ?
—... ? Bon, je vais faire comme tu le préconises. Une bonne douche et une tenue plus chic... pour vous faire honneur.
— Oui ? Tu es bien vive à esquiver ma question. Tu sais... ce Gabriel est un homme bien, mais j'aime surtout mon Rémy. Nous avons vécu déjà tellement de choses et Dieu seul sait combien il nous en reste à découvrir... allez, file te débarbouiller...
— Oui maman...
— C'est ça ! Moque-toi !
— Mais non, maman !
Et je lui tombe dans les bras. Nous nous reléchons les joues avant que je tire sur moi la porte de la salle de bain. Pour un peu, je lui aurais avoué mon amour pour son invité. Un instant, j'ai cru qu'elle savait. Ce qui est peut-être le cas finalement. Comment ? Mystère et boule de gomme, mais les mères n'ont-elles pas toutes un sixième sens qui les averti de ce genre de truc ? L'eau qui me coule sur le crâne entraine dans son sillage mes idées idiotes qui s'écoulent au rythme du jet qui m'arrose. Je frotte, polis mon épiderme énergiquement à l'aide d'un gant de crin et j'entreprends de me maquiller légèrement pour essayer de lui arriver à la cheville. Piètre résultat que me renvoie la glace au-dessus du lavabo. Oui ! Je suis loin d'avoir son éclat et ça me navre autant que ça me chagrine.
Discussion close au retour de papa, et Suzanne et mon amie Charlotte sont les premières à arriver vers vingt heures. Charlotte s'est sapée élégamment. Chemisier en lamé couleur or sur jupe noire, chaussée de talons vertigineux, je la découvre en femme fatale. Sublime ! J'ai si peu l'occasion de la voir ainsi vêtue que j'en reste baba. Mince ! Toutes les femmes de cette soirée se sont donc donné le mot ? La cible dans mon ciboulot s'appelle « Gabriel » ? Pour Suzanne, c'est plus classique, tout aussi BCBG pourtant. Et les bras chargés de cadeaux qui s'entassent au pied du sapin, nous attendons le dernier des invités. Quinze minutes plus tard, nous voici donc tous réunis dans la salle à manger de notre maison.
Une bouteille de champagne, don de l'ami de papa, offre à nos yeux ravis, ses bulles fines avant de couler dans nos gosiers conquis. L'ambiance est au beau fixe. Maman a mis les petits plats dans les grands et les discussions croisées s'entremêlent dans une joyeuse cacophonie. Coincé entre papa et Suzanne, Gabriel est un amuseur né. Nos regards s'accrochent une fraction de seconde de temps à autre, il parle à tous sans montrer quoi que ce soit. Nous avalons aussi quelques verres de vin, blanc et rouge en fonction des plats présentés par une Colette heureuse d'étaler son savoir-faire. Les hommes abusent aussi de pousse-café et s'isolent pour le traditionnel cigare de Noël. La seule et unique occasion où Rémy fume, et cette année il a une raison supplémentaire de l'apprécier : son copain est à la maison.
Suzanne et maman débarrassent la table des reliefs de notre diner, alors que moi et Charlotte nous parlons chiffons. C'est vrai que sa tenue est des plus belles que je lui connaisse. Et alors que nous sommes seules dans le salon, elle laisse tomber un pavé dans la mare.
— Ça dure depuis longtemps ?
— Hein ? De quoi me parles-tu, Charlotte ?
— Ne me prends pas pour une idiote... ça s'est vu comme le nez au milieu de la figure. Il se passe un truc entre toi et ce type... ce Gabriel.
— Mais... non !
— Vraiment ? Appelle-moi « cruche » pendant que tu y es ! Raconte... tu te le tapes ?
— Charlotte ! Bon sang, comment dois-je te le dire ? Il n'y a rien...
— C'est ça ma vieille, et moi je suis la reine d'Angleterre. Il t'a bouffé des yeux toute la soirée. Il n'y a bien que nos parents pour ne s'être aperçu de rien. Ton père et ta mère, maman, tous dans leur petit monde... je suis certaine que tu me caches un truc avec ce mec. Remarque qu'à ta place, j'en profiterais un max, il est canon, ce bonhomme. J'en serais presque jalouse. Et je suppose que pour toi c'est du sérieux. Je ne vais pas marcher sur tes platebandes.
— Pff... quelle tête de mule tu fais ! Toujours à te mettre des idées dans la caboche !
— Hein ? De quoi me parles-tu, Charlotte ?
— Ne me prends pas pour une idiote... ça s'est vu comme le nez au milieu de la figure. Il se passe un truc entre toi et ce type... ce Gabriel.
— Mais... non !
— Vraiment ? Appelle-moi « cruche » pendant que tu y es ! Raconte... tu te le tapes ?
— Charlotte ! Bon sang, comment dois-je te le dire ? Il n'y a rien...
— C'est ça ma vieille, et moi je suis la reine d'Angleterre. Il t'a bouffé des yeux toute la soirée. Il n'y a bien que nos parents pour ne s'être aperçu de rien. Ton père et ta mère, maman, tous dans leur petit monde... je suis certaine que tu me caches un truc avec ce mec. Remarque qu'à ta place, j'en profiterais un max, il est canon, ce bonhomme. J'en serais presque jalouse. Et je suppose que pour toi c'est du sérieux. Je ne vais pas marcher sur tes platebandes.
— Pff... quelle tête de mule tu fais ! Toujours à te mettre des idées dans la caboche !
Suzanne et maman reviennent vers nous et nous fermons cette parenthèse qui me met mal à l'aise. Je bénis l'arrivée des amies en songeant que Lolotte est diablement futée et que les œillades incendiaires de mon amant, elle les a bel et bien captées. Je suppose qu'elle va en remettre une couche dès que nous serons de nouveau seules. Je n'ai pas envie d'étaler un pan de ma vie intime, même à ma meilleure amie. Et finalement, c'est renvoyé aux oubliettes, grâce à Suzanne qui veut rentrer. Elle prend donc congé de tous et Charlotte lors de notre bisou de bonsoir me glisse malicieusement dans l'oreille...
— Tu devras tout me raconter... tu ne perds rien pour attendre. Et vas-y ! Profite bien, tu as tellement raison. Il est... trop beau. J'espère qu'il est aussi bon au lit qu'il est canon !
—... ?
—... ?
Je ne peux guère répliquer vertement. Et le duo mère fille nous quitte alors que minuit est largement dépassé depuis deux bonnes heures. La nuit est étoilée, sans neige et les deux femmes n'ont que quelques centaines de mètres à faire. Gabriel et papa eux, ont un coup dans le nez. J'entends maman dans la cuisine qui tance un peu mon père. Et elle s'adresse aussi à notre hôte qui doit traverser le village en voiture.
— Vous n'allez tout de même pas reprendre le volant avec tout ce que vous avez bu. Je vais vous préparer la chambre d'ami. Christelle, viens m'aider.
— J'arrive maman ! Qu'est-ce qu'il faut faire ?
— Nous allons mettre des draps dans le lit de la chambre du fond. Gabriel va dormir ici cette nuit. C'est Noël et il n'est pas question qu'il ait un accident en sortant d'ici. Les hommes ont trop bu et ton père va encore ronfler... Allez viens !
— Voilà... tu n'as surement pas tort.
— J'arrive maman ! Qu'est-ce qu'il faut faire ?
— Nous allons mettre des draps dans le lit de la chambre du fond. Gabriel va dormir ici cette nuit. C'est Noël et il n'est pas question qu'il ait un accident en sortant d'ici. Les hommes ont trop bu et ton père va encore ronfler... Allez viens !
— Voilà... tu n'as surement pas tort.
En deux temps et trois mouvements, la couche est prête et... la chambre d'ami jouxte la mienne. J'entrevois donc une opportunité de m'y faufiler lorsque mes parents seront couchés. Si bien sûr notre hôte est en état de se conduire aimablement. Mais à son clin d'œil discret, je le soupçonne de forcer le trait et d'avoir bien moins d'alcool dans le sang qu'il n'y parait. Enfin... je finis la vaisselle avec maman qui est satisfaite de ce réveillon. C'est l'heure d'aller nous coucher. J'écoute les bruits de notre maison, et c'est vrai qu'au bout d'une dizaine de minutes, les ronflements de Rémy donnent le la à la chambre parentale. Je souris, et me relève simplement. J'entrouvre la porte, le couloir est plongé dans la pénombre. Alors à petits pas je trottine, souris baladeuse pour entrer dans la piaule où doit dormir Gabriel.
Pas un bruit ne vient perturber le bon alignement des choses. Et je me glisse dans le lit, alors que sa main prend la mienne. Il m'attend donc sans bouger depuis quelques minutes déjà. Sa voix étouffée me remue les sens.
— J'ai bien cru que tu ne viendrais pas !
— Ne fais pas trop de bruit, s'il te plait... maman a toujours le sommeil très léger. Elle veille sur la maisonnée... tu as aimé notre repas ?
— Oh ! Dès que tu es dans les environs... je suis heureux.
— Ouais... alors, montre-le-moi, s'il te plait.
— Ne fais pas trop de bruit, s'il te plait... maman a toujours le sommeil très léger. Elle veille sur la maisonnée... tu as aimé notre repas ?
— Oh ! Dès que tu es dans les environs... je suis heureux.
— Ouais... alors, montre-le-moi, s'il te plait.
Pas besoin de renouveler mon offre. Déjà, ses mains sont à des endroits stratégiques et les caresses me tirent des soupirs. Ma chemise de nuit passe par-dessus ma tête, quant à ma culotte, elle se perd dans la nuit, rapidement retirée par celui qui bande déjà très fort. Je me livre à des acrobaties nocturnes pour lui montrer mon savoir-faire buccal. Et il ne tente pas de repousser ma bouche qui lutine son gland, lèche sa hampe avec un plaisir ineffable. Ensuite, c'est plus classique, sans omettre la foutue capote qui chapeaute le membre en grande forme. Nous appliquons le principe de précautions, mais j'ai déjà commencé à prendre les comprimés achetés en pharmacie. Bientôt... le manteau de latex ne sera plus nécessaire. Pour l'heure, il se remplit de la semence de mon amant et j'en avale les dernières gouttes dans une pipe qui me donne des chaleurs.
Le jour est levé depuis longtemps lorsque je regagne ma chambre. Je ne prends pas la peine de me rhabiller, et c'est la nuisette à la main que je file dare-dare vers ma couche. Personne n'est debout et je suis heureuse de me glisser entre mes draps frais pour un repos mérité. Plus de son, plus d'image, durant un laps de temps indéterminé duquel une main douce me sort.
— Christelle ! Christelle ma chérie... il faut te lever.
— Hein... Ah maman ! C'est toi ? Mais qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
— Nous t'attendons tous pour le déjeuner, voyons. Allez debout petite paresseuse.
— Mince alors ! J'ai dormi tant que ça ? Bon ! Ben, j'arrive alors !
— Oui...
— Hein... Ah maman ! C'est toi ? Mais qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
— Nous t'attendons tous pour le déjeuner, voyons. Allez debout petite paresseuse.
— Mince alors ! J'ai dormi tant que ça ? Bon ! Ben, j'arrive alors !
— Oui...
Merde ! Un court moment, dans mon état second j'ai failli l'appeler Gabriel. Ouf ! Pour un peu, je vendais la mèche. Il devient urgent qu'elle et papa soient au courant de mes... frasques avec notre hôte. C'est cette idée qui me trotte dans la tête alors que je passe une jupe et un chandail. Une brève escale à la salle de bain, histoire de brosser ma tignasse et visualiser ma trogne. Pas très net tout ça, mais je n'ai pas mieux à leur présenter. Et je déboule dans la salle à manger où la bonne odeur de mangeaille me titille les narines. Je n'ai pas franchement faim, mais je dois faire honneur à la cuisinière. Alors je salue les trois qui me fixent en rigolant. Papa se croit spirituel en me balançant une vanne.
— Tu es sortie en boite hier soir où quoi ? Tu as une de ces mines. Tu as dormi au moins ?
—...
—...
Et un pâle sourire nait sur les babines de celui avec qui j'ai de nouveau fauté, pour mon plus grand plaisir. Je me dois d'avoir une répartie qui va calmer mon père et j'y vais de mon couplet assassin.
— Sortie non ! Mais j'aurais peut-être du... parce que dans une chambre, vous avez dû installer une ligne de chemin de fer... un train est passé longtemps...
Maman du coup surenchérit.
— Ah ! Tu entends ça Rémy... quand je te dis que tu ronfles lorsque tu bois trop... tu en as une preuve là.
— Oh ! Si vous vous liguez toutes les deux contre moi... je n'ai plus qu'à me taire. Gabriel, tu ne peux pas savoir la chance que tu as d'être célibataire... ne te marie pas, les femmes sont des plaies.
— Ah... et toi mon ami tu ne connais pas ton bonheur d'être aimé de cette manière par ces deux belles créatures. Est-ce que je ronfle, moi quand j'ai bu ?
— En tout cas, je n'ai rien entendu... provenant de la chambre d'ami... mais j'avais mis des « boules Quiès », comme chaque fois que mon mari abuse de la bouteille... enfin les fêtes entre amis sont faites pour ça. Et puis... seuls les vivants peuvent encore se chamailler sur de tels sujets.
— Oh ! Si vous vous liguez toutes les deux contre moi... je n'ai plus qu'à me taire. Gabriel, tu ne peux pas savoir la chance que tu as d'être célibataire... ne te marie pas, les femmes sont des plaies.
— Ah... et toi mon ami tu ne connais pas ton bonheur d'être aimé de cette manière par ces deux belles créatures. Est-ce que je ronfle, moi quand j'ai bu ?
— En tout cas, je n'ai rien entendu... provenant de la chambre d'ami... mais j'avais mis des « boules Quiès », comme chaque fois que mon mari abuse de la bouteille... enfin les fêtes entre amis sont faites pour ça. Et puis... seuls les vivants peuvent encore se chamailler sur de tels sujets.
Sur ces bonnes paroles, nous goutons au gigot d'agneau de maman et finalement l'appétit véritablement vient en mangeant. Je baisse le nez dans mon assiette, n'osant pas regarder celui qui me fait face. Lui est tranquille, ne montrant absolument rien de ce qui s'est déroulé dans ses draps. Et après notre repas, il regagne gentiment sa maison. Là encore, le bisou échangé me rougit le front et les joues, mais je fais comme si de rien n'était. J'ai un pincement au cœur de voir le derrière de sa voiture franchir le portail et m'enlever celui qui fait battre mon cœur. À n'en plus douter, je suis accro de cet homme. Dans les minutes qui suivent, j'aide Collette qui fait la vaisselle. Une corvée obligée après nos agapes. Elle lave, j'essuie, un juste partage des tâches et nous parlons de tout, et surtout de Suzanne. Ma mère est dans la confidence pour sa maladie.
Ça me casse un peu le moral d'apprendre après la fête qu'une cochonnerie dévore lentement la maman de ma meilleure amie. Mais les images sombres qui se dessinent dans mon crâne sont vite emportées par celles nettement plus gaies de mes amours avec Gabriel. Et j'ai encore le gout de son sexe empreint de toutes ses sécrétions alors que je l'ai sucé après le retrait de son préservatif. Est-ce que le gout du sperme est le même chez tous les hommes ? Une drôle de pensée à un moment pareil, entre lavage et rangement des couverts. Et la voix chantante de maman dont je n'écoute plus que la musique, sans discerner la teneur de ses propos. Elle me parle, mais je ne retiens pas. J'achève donc seule la remise en ordre de la cuisine.
— xXx —
— Maman... je vais chez Charlotte, lui faire un petit coucou !
— Va ma chérie... je vais me reposer un moment avec ton père. Amène-leur une part de bûche que j'ai préparée sur le plan de travail de la cuisine.
— D'accord ! À tout à l'heure donc !
— C'est ça ! Embrasse-les toutes les deux pour nous.
— Va ma chérie... je vais me reposer un moment avec ton père. Amène-leur une part de bûche que j'ai préparée sur le plan de travail de la cuisine.
— D'accord ! À tout à l'heure donc !
— C'est ça ! Embrasse-les toutes les deux pour nous.
Je tire la porte et marche dans l'air frais de cette fin d'après-midi de Noël. Je sais que je vais au-devant d'un interrogatoire serré, mais j'ai des réponses bateaux toutes faites. Je m'y suis préparée tout au long de la remise en ordre de la maison. J'en suis arrivé à la conclusion que mentir ou nier ne servirait pas ma cause. La vérité, Charlotte est capable de comprendre, après tout si elle et une vraie amie, elle peut tout entendre. Nous sommes tous majeurs et l'amour ne se commande pas. C'est Suzanne qui m'accueille avec un large sourire.
— Ah ! Christelle... grâce à Colette nous avons passé un réveillon de rêve. Tu viens voir ma Lolotte ? Elle est dans sa chambre.
— Je peux la rejoindre ?
— Tu es un peu comme chez toi ici ! Allez, monte.
— Je peux la rejoindre ?
— Tu es un peu comme chez toi ici ! Allez, monte.
Leur logement dans une cité ouvrière est scindé en deux parties. Le rez-de-chaussée avec la cuisine, les toilettes et la salle de bain et un étage desservi par des escaliers intérieurs, où les chambres sont disposées. Une partie jour, et une de nuit... un bon principe quoi ! La porte est ouverte et de la musique me parvient. Elle est couchée sur son lit les paupières closes et le son est si fort qu'elle ne m'a pas entendu arriver. Je lui touche le bras et elle fait un bond surprenant.
— Ouf, Christelle, tu m'as flanqué une de ces trouilles. Tu veux me faire mourir d'un arrêt cardiaque ?
— Tu dormais ? Je te réveille ?
— Non ! Je rêvasse et j'aime bien « Pink Floyd » ! Ça m'aide à réfléchir.
— Tu veux dire que tu arrives à te concentrer dans un tel vacarme. Je ne sais pas comment tu fais...
— Bon ! On a des choses sérieuses à débattre, non ?
— Sérieuses ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
— Que je vais te tirer les vers du nez... ! Alors, Gabriel et toi... il t'a dépucelée ?
— Tu es curieuse comme une chatte, ma parole.
— Ah ! Tu ne nies plus, c'est donc qu'il y a anguille sous roche. Allez... balance-moi tout... ça sert aussi à cela les amies.
— Il n'y a pas grand-chose à en dire !
— Ne me fait pas le coup de la reculade... un pas en avant, deux en arrière. Non ! Dis-moi...
— Bon... mais avant tout, est-ce que je peux compter sur ta discrétion ?
— Une tombe... je te jure, une tombe ! Que dis-je, un cimetière tout entier.
— Tu dormais ? Je te réveille ?
— Non ! Je rêvasse et j'aime bien « Pink Floyd » ! Ça m'aide à réfléchir.
— Tu veux dire que tu arrives à te concentrer dans un tel vacarme. Je ne sais pas comment tu fais...
— Bon ! On a des choses sérieuses à débattre, non ?
— Sérieuses ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
— Que je vais te tirer les vers du nez... ! Alors, Gabriel et toi... il t'a dépucelée ?
— Tu es curieuse comme une chatte, ma parole.
— Ah ! Tu ne nies plus, c'est donc qu'il y a anguille sous roche. Allez... balance-moi tout... ça sert aussi à cela les amies.
— Il n'y a pas grand-chose à en dire !
— Ne me fait pas le coup de la reculade... un pas en avant, deux en arrière. Non ! Dis-moi...
— Bon... mais avant tout, est-ce que je peux compter sur ta discrétion ?
— Une tombe... je te jure, une tombe ! Que dis-je, un cimetière tout entier.
Alors, je narre par le menu mon histoire qui en fait débute le week-end durant lequel elle est revenue voir Suzanne. À cette évocation, une ombre passe dans ses prunelles, mais elle se tait et enregistre chacun de mes mots. Pas de reproches, pas de commentaires, elle se borne à me laisser débiter mon affaire sans m'interrompre. J'en arrive donc à la soirée d'hier et... là, elle demande plus de détails. Mais je n'ai pas envie de lui expliquer combien j'adore faire des fellations à celui qui me baise comme un Dieu. Non ! Si je parle de trucs intimes, il s'agit surtout d'un survol général.
— Tu l'as donc rejoint dans la chambre ? Colette et Rémy n'ont rien vu, rien deviné ?
— Oh... papa avait des souliers à bascule et maman dort avec des bouchons d'oreille lorsqu'il est un peu gris. Il ronfle comme un soufflet de forge...
— Mais ce matin ? Quand tu t'es réveillée... ta bouille n'avait pas gardé de traces de... tes folies ?
— Personne n'en a parlé et... si papa a fait un commentaire, je lui ai cloué le bec en lui rappelant qu'il avait été très bruyant lui aussi.
— Tu l'aimes ?
— Qui ça ? Mon père ? Bien sûr que je l'aime...
— Voyons, tu sais de qui je parle, tu veux noyer le poisson !
— C'est pire que ça... Gabriel est comme mon soleil... c'est un homme attentif, tendre... attentionné.
— Je vois ! Tu veux me donner des regrets ? J'aurais dû l'attaquer avant toi... maintenant, c'est trop tard... mais ça ne m'explique pas pourquoi il n'est jamais revenu te voir après votre première fois.
— Un peu par peur de... toi !
— De moi ? Je n'ai rien de méchant, me semble-t-il ? Je n'ai jamais encore mordu personne !
— Bien entendu ! Mais il ne veut pas que ça me crée des ennuis et puis il est plutôt discret.
— Et... tu n'as pas peur de tomber enceinte à force de...
— Il se protège... et figure-toi que je suis allée consulter Jérôme Dubois...
— Notre bon vieux toubib ? Tu es donc malade ?
— Mais non... il existe aussi un moyen de contraception efficace... des comprimés à prendre chaque soir.
— La pilule ? Tu prends la pilule ? C'est donc si facile de se la faire délivrer ?
— Dubois m'a soumise à un questionnaire sévère, mais bon ! J'en ai pour trois mois et l'ordonnance est renouvelable.
— Ouais ! Alors tu peux être sûre que dans quelques jours... notre bonne pharmacienne va vite répandre la nouvelle. La mère Guérin est une commère... tout le monde le sait au village que Sophie parle trop !
— Je m'en suis méfiée et Gabriel m'a emmenée dans une pharmacie dans un village voisin.
— Maligne avec ça, la petite Christelle. Ni vu ni connu, donc. Chanceuse ! J'aimerais être à ta place. Je me fourre toujours dans des micmacs pas possibles avec les mecs moi. Tu en sais quelque chose... le dernier en date était un fieffé salaud.
— Oh ! Je suis certaine que tu vas trouver celui qui va t'aimer comme tu le mérites. Tu es... mille fois plus jolie que moi. J'ai été un peu jalouse de ta beauté hier soir en te voyant avec ton lamé... et ta jupe... je me parle même pas de tes échasses !
— Ce sont des fringues de maman. Elle ne les met plus et j'ai trouvé ça très classe. Tu as aimé ?
— Oui... je t'assure. Et puis ton maquillage, enfin tu avais l'air d'être plus femme que jamais. J'ai craint un moment que tu ne dragues... Gabriel.
— En tout cas, les yeux avec lesquels il t'a bouffé tout au long de la soirée ne laissent planer aucun doute. Ce type est amoureux de toi et tu nous éclipsais toutes à table. Comment tes parents vont-ils prendre la chose ? Tu y as pensé ?
— Je ne veux même pas y songer. J'attends le moment propice pour leur raconter... mais franchement, je crains la réaction de papa. C'est son pote...
— Ta mère n'a pas eu un petit béguin pour l'ami de Rémy ? Enfin elle, c'est par ton père qu'elle est envoutée et ça se remarque vraiment. C'est beau après toutes ces années... de vie ensemble.
— Oh... papa avait des souliers à bascule et maman dort avec des bouchons d'oreille lorsqu'il est un peu gris. Il ronfle comme un soufflet de forge...
— Mais ce matin ? Quand tu t'es réveillée... ta bouille n'avait pas gardé de traces de... tes folies ?
— Personne n'en a parlé et... si papa a fait un commentaire, je lui ai cloué le bec en lui rappelant qu'il avait été très bruyant lui aussi.
— Tu l'aimes ?
— Qui ça ? Mon père ? Bien sûr que je l'aime...
— Voyons, tu sais de qui je parle, tu veux noyer le poisson !
— C'est pire que ça... Gabriel est comme mon soleil... c'est un homme attentif, tendre... attentionné.
— Je vois ! Tu veux me donner des regrets ? J'aurais dû l'attaquer avant toi... maintenant, c'est trop tard... mais ça ne m'explique pas pourquoi il n'est jamais revenu te voir après votre première fois.
— Un peu par peur de... toi !
— De moi ? Je n'ai rien de méchant, me semble-t-il ? Je n'ai jamais encore mordu personne !
— Bien entendu ! Mais il ne veut pas que ça me crée des ennuis et puis il est plutôt discret.
— Et... tu n'as pas peur de tomber enceinte à force de...
— Il se protège... et figure-toi que je suis allée consulter Jérôme Dubois...
— Notre bon vieux toubib ? Tu es donc malade ?
— Mais non... il existe aussi un moyen de contraception efficace... des comprimés à prendre chaque soir.
— La pilule ? Tu prends la pilule ? C'est donc si facile de se la faire délivrer ?
— Dubois m'a soumise à un questionnaire sévère, mais bon ! J'en ai pour trois mois et l'ordonnance est renouvelable.
— Ouais ! Alors tu peux être sûre que dans quelques jours... notre bonne pharmacienne va vite répandre la nouvelle. La mère Guérin est une commère... tout le monde le sait au village que Sophie parle trop !
— Je m'en suis méfiée et Gabriel m'a emmenée dans une pharmacie dans un village voisin.
— Maligne avec ça, la petite Christelle. Ni vu ni connu, donc. Chanceuse ! J'aimerais être à ta place. Je me fourre toujours dans des micmacs pas possibles avec les mecs moi. Tu en sais quelque chose... le dernier en date était un fieffé salaud.
— Oh ! Je suis certaine que tu vas trouver celui qui va t'aimer comme tu le mérites. Tu es... mille fois plus jolie que moi. J'ai été un peu jalouse de ta beauté hier soir en te voyant avec ton lamé... et ta jupe... je me parle même pas de tes échasses !
— Ce sont des fringues de maman. Elle ne les met plus et j'ai trouvé ça très classe. Tu as aimé ?
— Oui... je t'assure. Et puis ton maquillage, enfin tu avais l'air d'être plus femme que jamais. J'ai craint un moment que tu ne dragues... Gabriel.
— En tout cas, les yeux avec lesquels il t'a bouffé tout au long de la soirée ne laissent planer aucun doute. Ce type est amoureux de toi et tu nous éclipsais toutes à table. Comment tes parents vont-ils prendre la chose ? Tu y as pensé ?
— Je ne veux même pas y songer. J'attends le moment propice pour leur raconter... mais franchement, je crains la réaction de papa. C'est son pote...
— Ta mère n'a pas eu un petit béguin pour l'ami de Rémy ? Enfin elle, c'est par ton père qu'elle est envoutée et ça se remarque vraiment. C'est beau après toutes ces années... de vie ensemble.
Nous papotons encore et encore, sans trop voir les heures nous filer entre les doigts et la nuit est largement tombée lorsque je fais le trajet qui me ramène chez nous. Papa est seul au salon. Maman elle, comme d'habitude traine dans sa cuisine. À son air renfrogné, je sens la patate de suite. Qu'est-ce qui peut bien la mettre dans cet état ? Elle tourne son visage fermé dans ma direction.
— Ça va chez Suzanne ? Elle est en forme ? Ta copine Charlotte aussi ?
— Oui... elles te remercient pour la bûche.
— Oui... et toi comment te sens-tu ?
— Moi ? Drôle de question ? Pourquoi veux-tu que ça aille plus mal que ce matin ?
— Tu n'as donc rien à me dire ?
— Rien à te dire ? À quel sujet ? Je ne vois pas où tu veux en venir...
— Ben... je ne sais pas... mais tu pourrais commencer par me dire pourquoi j'ai retrouvé ceci, en retirant les draps de la chambre d'ami... m'est avis que ce machin n'est pas à moi !
— Oui... elles te remercient pour la bûche.
— Oui... et toi comment te sens-tu ?
— Moi ? Drôle de question ? Pourquoi veux-tu que ça aille plus mal que ce matin ?
— Tu n'as donc rien à me dire ?
— Rien à te dire ? À quel sujet ? Je ne vois pas où tu veux en venir...
— Ben... je ne sais pas... mais tu pourrais commencer par me dire pourquoi j'ai retrouvé ceci, en retirant les draps de la chambre d'ami... m'est avis que ce machin n'est pas à moi !
Je suis cramoisie. Elle me colle sous le nez, la culotte que je portais en me faufilant dans la chambre de Gabriel... merde ! Quelle crétine tout de même ! Si j'ai bien récupéré ma nuisette, j'ai complètement omis ma culotte et je n'ai pas vraiment d'autre choix que d'admettre qu'elle m'appartient. Le ton de maman n'est pas virulent, loin de là. Elle chuchote, sans doute pour que mon père n'entende pas notre conversation.
— Il y a longtemps que ça dure ? C'est sérieux ou juste une passade ?
— Maman ! Me crois-tu assez folle pour coucher avec un homme juste pour coucher ? Je... c'est arrivé sans que je comprenne comment. Je suis tombée amoureuse de cet homme, et...
— Maman ! Me crois-tu assez folle pour coucher avec un homme juste pour coucher ? Je... c'est arrivé sans que je comprenne comment. Je suis tombée amoureuse de cet homme, et...
Elle s'approche de moi, et sa main me caresse la joue. Le chiffon de dentelles est comme une tache rouge sur la table où elle l'a jeté.
— Je n'ai pas grand-chose à en dire ! Seulement la différence d'âge... c'est beaucoup, non ? Il a l'âge de papa.
— Maman... tu sais bien que personne ne contrôle ses émotions ! Je n'ai pas choisi et...
— Tu te protèges au moins ? Je ne vais pas t'expliquer comment ça fonctionne, hein ! Vous les jeunes en savez plus que nous depuis longtemps.
— Je... je suis allée voir notre médecin de famille...
— Jérôme ? Bon ! Alors il t'a forcément mieux conseillé que je ne saurais le faire... la pilule... tu fais attention à toi, je n'ai pas d'autres conseils à te donner. Mon Dieu... ma gamine... ma petite fille est désormais une femme et je n'ai pas vu le temps passer. Je te souhaite vraiment beaucoup de bonheur. Et n'oublie jamais... c'est de ses erreurs que l'on apprend le plus.
—... Pourquoi me dis-tu cela, maman ?
— Si un jour tu t'aperçois que Gabriel n'est pas le bon... ne crains pas de passer à autre chose... il arrive un moment où les ans sont source de problèmes... chez les hommes comme chez les femmes. Tu verras bien.
— Ah... je saisis à demi-mot... Mais je ne veux pas penser à ce genre de trucs... pour moi, c'est merveilleux... comme toi avec papa.
— Bien sûr ! Mais il arrive aussi que ce ne soit pas tout rose. Nous avons eu, et ça arrive encore nos bas et nos hauts, comme tous les couples. Ce Gabriel est un homme sérieux.
— Maman... tu sais bien que personne ne contrôle ses émotions ! Je n'ai pas choisi et...
— Tu te protèges au moins ? Je ne vais pas t'expliquer comment ça fonctionne, hein ! Vous les jeunes en savez plus que nous depuis longtemps.
— Je... je suis allée voir notre médecin de famille...
— Jérôme ? Bon ! Alors il t'a forcément mieux conseillé que je ne saurais le faire... la pilule... tu fais attention à toi, je n'ai pas d'autres conseils à te donner. Mon Dieu... ma gamine... ma petite fille est désormais une femme et je n'ai pas vu le temps passer. Je te souhaite vraiment beaucoup de bonheur. Et n'oublie jamais... c'est de ses erreurs que l'on apprend le plus.
—... Pourquoi me dis-tu cela, maman ?
— Si un jour tu t'aperçois que Gabriel n'est pas le bon... ne crains pas de passer à autre chose... il arrive un moment où les ans sont source de problèmes... chez les hommes comme chez les femmes. Tu verras bien.
— Ah... je saisis à demi-mot... Mais je ne veux pas penser à ce genre de trucs... pour moi, c'est merveilleux... comme toi avec papa.
— Bien sûr ! Mais il arrive aussi que ce ne soit pas tout rose. Nous avons eu, et ça arrive encore nos bas et nos hauts, comme tous les couples. Ce Gabriel est un homme sérieux.
Je la regarde. Elle a dans les yeux tout l'amour du monde. J'ai un doute. Elle parle bien de Gabriel en cet instant. Est-ce pour lui ces reflets enamourés ou me sont-ils destinés ? Je reste perplexe. D'autant que me remontent en tête la scène du trio et les explications de Gabriel à ce sujet. Par chance, elle n'est pas au courant que je les ai vus. A-t-elle des regrets, des remords ou sa réflexion était à mon endroit ? Impossible de juger, difficile de lui demander. Nous nous serrons dans nos bras alors que des pas feutrés dans notre dos nous annoncent l'arrivée du chef de famille. Nos effusions ne le surprennent guère. Par contre... il s'exclame vivement d'une voix claire et forte dans le calme qui règne ici.
— Ben, c'est propre ça, tient ! Vous ne pouvez pas ranger vos culottes ailleurs que sur la table ? Bon sang les filles... à quoi vous jouez ?
— Rémy... nous ne jouons pas ! Ta fille est amoureuse.
— Hein ? Elle est... quoi ?
— Christelle aime un homme, mon chéri... c'est bien de son âge !
—... ? Et qui va nous la voler ? Dites-moi ! Je ne tiens pas à mourir idiot.
— J'espère bien que tu ne vas pas en mourir... tout court ! Elle aime ton brave copain...
— Mon brave copain ? On parle de qui, là ? Je n'ai guère d'amis de son âge, dans mon entourage...
— Mais qui t'a dit qu'il s'agissait d'un homme de son âge ? Hein ? Tu n'as pas une petite idée ? Tu as fait entrer le loup dans la bergerie, quoi de plus logique qu'il déguste l'agnelle.
—... ? Si vous me disiez clairement de quoi il retourne...
— Tu veux un dessin, mon chéri ? Cette culotte... elle sort directement de la couche de celui que tu as fait venir à la maison.
— Mais... comment ça, de la couche de... tu veux dire du lit ? Vous parlez de Gabriel, c'est bien cela ? Il s'agit de lui ? Christelle... tu es amoureuse de mon ami ?
— Papa... je suis désolée... mais tu devrais, comme maman savoir que c'est le cœur qui choisit, pas la raison.
— Je... ben, merde alors ! Et... vous couchez ensemble ? Mais... c'est...
— Ce n'est pas si grave Rémy. Notre fille a la tête sur les épaules et elle est majeure... donc elle fait ce qu'elle veut de sa vie et de son corps.
— Tu... tu es au courant depuis longtemps toi, Colette ?
— Non, papa... je viens de lui avouer... puisque j'ai oublié ça dans les draps de la chambre d'ami, cette nuit.
— Du coup, je pige mieux ta tête de déterrée au repas... bon sang ! Gabriel... et ma fille. Mince ! Ça me fiche le bourdon. Il a mon âge !
— Et alors ? Mon cœur ! Qu'est-ce que ça change quand on aime ? Si notre petite est heureuse où est le mal ?
— Ouais... je dois d'abord digérer ce genre de détail...
— Rémy... nous ne jouons pas ! Ta fille est amoureuse.
— Hein ? Elle est... quoi ?
— Christelle aime un homme, mon chéri... c'est bien de son âge !
—... ? Et qui va nous la voler ? Dites-moi ! Je ne tiens pas à mourir idiot.
— J'espère bien que tu ne vas pas en mourir... tout court ! Elle aime ton brave copain...
— Mon brave copain ? On parle de qui, là ? Je n'ai guère d'amis de son âge, dans mon entourage...
— Mais qui t'a dit qu'il s'agissait d'un homme de son âge ? Hein ? Tu n'as pas une petite idée ? Tu as fait entrer le loup dans la bergerie, quoi de plus logique qu'il déguste l'agnelle.
—... ? Si vous me disiez clairement de quoi il retourne...
— Tu veux un dessin, mon chéri ? Cette culotte... elle sort directement de la couche de celui que tu as fait venir à la maison.
— Mais... comment ça, de la couche de... tu veux dire du lit ? Vous parlez de Gabriel, c'est bien cela ? Il s'agit de lui ? Christelle... tu es amoureuse de mon ami ?
— Papa... je suis désolée... mais tu devrais, comme maman savoir que c'est le cœur qui choisit, pas la raison.
— Je... ben, merde alors ! Et... vous couchez ensemble ? Mais... c'est...
— Ce n'est pas si grave Rémy. Notre fille a la tête sur les épaules et elle est majeure... donc elle fait ce qu'elle veut de sa vie et de son corps.
— Tu... tu es au courant depuis longtemps toi, Colette ?
— Non, papa... je viens de lui avouer... puisque j'ai oublié ça dans les draps de la chambre d'ami, cette nuit.
— Du coup, je pige mieux ta tête de déterrée au repas... bon sang ! Gabriel... et ma fille. Mince ! Ça me fiche le bourdon. Il a mon âge !
— Et alors ? Mon cœur ! Qu'est-ce que ça change quand on aime ? Si notre petite est heureuse où est le mal ?
— Ouais... je dois d'abord digérer ce genre de détail...
Il s'assoit et maman lui pose les mains sur les épaules. Machinalement, elle le masse délicatement et moi je demeure coite dans mon coin. Bon... la manière n'est pas très commune, mais j'ai un poids en moins sur la conscience. Ils savent, Charlotte aussi et ça rend ma journée de Noël inoubliable à plus d'un titre. Je respire nettement mieux. Personne n'a l'air d'être fâché. Surpris c'est certain par la brutalité de la découverte, mais pas franchement hostile à l'idée. Et papa a de surcroit un trait d'humour.
— Mon ami est mon gendre, voilà qui n'est pas banal... au moins nous aurons une excuse de plus pour nous voir plus souvent... Tu l'aimes vraiment Christelle ? Et tu es certaine que la réciproque est réelle ?
C'est maman qui répond en partie pour moi.
— On ne peut être sûr que de ses propres sentiments. Mais nous devons faire confiance à notre fille. Elle sait mieux que nous ce qui est bon pour elle. T'es-tu un jour posé la question de savoir si j'étais vraiment amoureuse de toi, vieille bête ?
— Ben... pour nous, c'est différent.
— Ah oui ? Et en quoi, mon chéri ?
— Mmm !
— Ben... pour nous, c'est différent.
— Ah oui ? Et en quoi, mon chéri ?
— Mmm !
Il bougonne et se redresse. Ses mirettes sont sur moi. Il me chouffe avec une insistance qui me fait détourner le regard.
— Après tout... ta mère a raison... s'il te plait à toi... je vois pas pourquoi je devrais me faire du mouron. Les femmes dans notre famille ont toutes la tête bien accrochée sur les épaules... et puis celui-là, au moins je l'apprécie pour ce qu'il est, pour ce qu'il vaut !
La messe est dite ! Je ramasse l'objet qui nous crève les yeux et je file vers la salle de bain. Une fois dans la panière, la culotte ne gêne plus personne. Soulagée... oui ! Un sentiment de bien-être qui marque la fin de mes angoisses. Combien il m'était pénible de garder ça pour moi ! Un vrai partage avec maman qui ne tarde pas à venir me retrouver dans ma chambre où je me suis réfugiée après ma confession. Nous discutons un peu de la maladie de Suzanne, et il est évident qu'elle est curieuse au sujet de cette relation qui la prise par surprise. Mais à aucun moment, il ne s'agit de me faire des reproches. Et en parler me donne envie d'aller voir Gabriel.
— Maman... tu crois que je peux aller chez lui ?
— Ben... pourquoi pas ? C'est ton amoureux, et tu n'es pas prisonnière de cette maison... alors, vas-y !
— Merci...
— Ben... pourquoi pas ? C'est ton amoureux, et tu n'es pas prisonnière de cette maison... alors, vas-y !
— Merci...
Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, me voici en route pour traverser le village. J'ai hâte d'annoncer la bonne nouvelle à celui qui va forcément être heureux de me voir débarquer à l'improviste. Je veux le croire du moins. Et une quinzaine de minutes dans le froid qui descend avec la nuit et la cour de la demeure de mon amour est devant moi. Sa traversée ne prend qu'une seconde. Le son du carillon me revient en écho lointain de l'intérieur. Et je lis sur le visage qui m'ouvre la porte un sourire plaisant...
— Eh bien, ma chérie... tu te promènes ?
— Non ! Figure-toi que j'ai officialisé notre relation, vis-à-vis de mes parents et même de mon amie Charlotte...
— Tous sont donc au courant ? Et du côté de tes parents, tu n'as pas eu de turbulences à affronter ?
— Non... il faut dire que maman a découvert le pot aux roses... toute seule.
— Ah bon... et comment a-t-elle fait ?
— Figure-toi que j'ai oublié de récupérer ma petite culotte dans le lit où nous avons... fait l'amour.
— Ah, merde ! C'est le coup vache, imparable ça. Et comment a-t-elle pris la chose ?
— Aucun des deux n'a fait d'objection ! Et papa a semblé presque satisfait de savoir que tu étais... quasiment devenu un membre de la famille. Il y voit surement son intérêt... pour la pêche. L'avantage qu'il sache qui tu es au départ...
— Je vois ! Et tu m'en vois fort content. Tu es soulagée ?
— J'avoue que leur mentir même par omission me gênait un peu aux entournures. Là, tout est limpide et je respire plus librement.
— Je verrai de mon côté sa réaction lors de notre prochaine rencontre... pour le réveillon du Nouvel An, il est possible de prendre les mêmes en couleur et de recommencer ? Mais on ferait ça chez moi, avec ton aide ça peut être génial... une sorte de pendaison de crémaillère un peu différée. Qu'en penses-tu, mon cœur ?
— J'en pense... que j'ai surtout besoin de me sentir bercée par tes bras solides... j'ai envie de toi... et le bonheur me rend encore plus amoureuse.
— Humm ! J'adore et te promets de tout faire pour te garder dans ces excellentes prédispositions.
— Non ! Figure-toi que j'ai officialisé notre relation, vis-à-vis de mes parents et même de mon amie Charlotte...
— Tous sont donc au courant ? Et du côté de tes parents, tu n'as pas eu de turbulences à affronter ?
— Non... il faut dire que maman a découvert le pot aux roses... toute seule.
— Ah bon... et comment a-t-elle fait ?
— Figure-toi que j'ai oublié de récupérer ma petite culotte dans le lit où nous avons... fait l'amour.
— Ah, merde ! C'est le coup vache, imparable ça. Et comment a-t-elle pris la chose ?
— Aucun des deux n'a fait d'objection ! Et papa a semblé presque satisfait de savoir que tu étais... quasiment devenu un membre de la famille. Il y voit surement son intérêt... pour la pêche. L'avantage qu'il sache qui tu es au départ...
— Je vois ! Et tu m'en vois fort content. Tu es soulagée ?
— J'avoue que leur mentir même par omission me gênait un peu aux entournures. Là, tout est limpide et je respire plus librement.
— Je verrai de mon côté sa réaction lors de notre prochaine rencontre... pour le réveillon du Nouvel An, il est possible de prendre les mêmes en couleur et de recommencer ? Mais on ferait ça chez moi, avec ton aide ça peut être génial... une sorte de pendaison de crémaillère un peu différée. Qu'en penses-tu, mon cœur ?
— J'en pense... que j'ai surtout besoin de me sentir bercée par tes bras solides... j'ai envie de toi... et le bonheur me rend encore plus amoureuse.
— Humm ! J'adore et te promets de tout faire pour te garder dans ces excellentes prédispositions.
Il ne se fait pas prier pour m'entrainer dans sa chambre où je prends une sorte de plaisir trouble à le sucer. Je ne sais pas pourquoi, mais cette action m'excite de façon indescriptible. J'aime sentir dans ma bouche cette bête qui se cabre sous mes coups de langue, et apparemment Gabriel est satisfait de ma prestation. Lorsqu'enfin il veut me prendre, je le coupe dans son élan.
— Non, non, attends !
— Tu... tu ne veux pas que je te pénètre ?
— Si... mais avec une capote... si ça ne te dérange pas.
— Je... tu ne m'as pas dit que tu prenais la pilule ?
— Oui... mais elle n'agit pas immédiatement lorsqu'on ne la prend pas le premier jour des règles... il y a en quelque sorte un délai de carence... le médecin m'a dit sept jours, mais je veux rester prudente et je préfère attendre un peu encore.
— Pas de souci... c'est vrai que tu as la tête sur les épaules. Je n'ai jamais rien compris à ces « choses de femmes ».
— Merci... mon amour.
— Tu... tu ne veux pas que je te pénètre ?
— Si... mais avec une capote... si ça ne te dérange pas.
— Je... tu ne m'as pas dit que tu prenais la pilule ?
— Oui... mais elle n'agit pas immédiatement lorsqu'on ne la prend pas le premier jour des règles... il y a en quelque sorte un délai de carence... le médecin m'a dit sept jours, mais je veux rester prudente et je préfère attendre un peu encore.
— Pas de souci... c'est vrai que tu as la tête sur les épaules. Je n'ai jamais rien compris à ces « choses de femmes ».
— Merci... mon amour.
Il habille sa poupée et nous poursuivons notre parcours avec une joie toujours plus accrue. Et quand il retire l'emballage souillé, je me fais plaisir de nouveau en revenant des lèvres savourer ce doux mélange que laisse son sperme sur son sexe encore assez dur pour que je le câline du bout de la langue. Le baiser qui s'ensuit est aromatisé à sa semence, mais Gabriel ne le fuit pas. Il s'adonne à celui-ci avec la même passion que j'y mets du cœur à l'ouvrage. Apaisés, nous discutons de ce Nouvel An qu'il tient à organiser. Bien sûr que je vais l'aider, et que nous allons à deux en faire une fête inoubliable pour mes parents, pour Suzanne et sa fille. Charlotte qui elle est d'un coup le centre de nos attentions.
— En parlant d'elle, ton amie Charlotte, elle me regarde parfois bizarrement ! Elle sait désormais pour nous deux ! Ça ne risque pas de créer des tensions entre vous deux ?
— Tu crois qu'elle est jalouse de moi ?
— Ben... les réactions des gens sont surprenantes parfois ! Elle n'a jamais cherché à se rapprocher de toi ? La promiscuité dans votre appartement à la ville... pourrait peut-être déclencher des désirs inavouables.
— Comment ça ? Explique-moi à quoi tu fais allusion, je t'avoue que je ne pige pas complètement, ou j'ai peur de trop bien savoir...
— Et toi de ton côté... tu n'as jamais songé à... entre filles ?
— Mais non ! Tu es un peu pervers, non ? Tout le monde n'a pas l'esprit mal tourné, voyons !
— Oh ! Ma chérie, il n'y a pas de mal à se faire du bien.
— Je t'aime toi et tu suffis à mon bonheur, Gabriel, et je n'ai pas l'intention d'aller chercher ailleurs ce que j'ai sous la main... sous la langue également.
— Tu crois qu'elle est jalouse de moi ?
— Ben... les réactions des gens sont surprenantes parfois ! Elle n'a jamais cherché à se rapprocher de toi ? La promiscuité dans votre appartement à la ville... pourrait peut-être déclencher des désirs inavouables.
— Comment ça ? Explique-moi à quoi tu fais allusion, je t'avoue que je ne pige pas complètement, ou j'ai peur de trop bien savoir...
— Et toi de ton côté... tu n'as jamais songé à... entre filles ?
— Mais non ! Tu es un peu pervers, non ? Tout le monde n'a pas l'esprit mal tourné, voyons !
— Oh ! Ma chérie, il n'y a pas de mal à se faire du bien.
— Je t'aime toi et tu suffis à mon bonheur, Gabriel, et je n'ai pas l'intention d'aller chercher ailleurs ce que j'ai sous la main... sous la langue également.
Et en disant cela, j'éclate de rire, baisse mon museau vers la masse endormie au bas de son ventre. Elle a déjà repris un peu de formes. Serait-ce l'idée qu'il vient d'émettre qui lui rend une vigueur que notre coït précédent a annihilée ? Se peut-il qu'il soit effectivement un gros cochon ? Je me jette telle une affamée sur l'engin dont les proportions évoluent rapidement pour se rigidifier au point de m'obliger à écarter les mâchoires plus largement. Lui me flatte le dos, remontant jusqu'à ma nuque, pour redescendre sur mes reins et me chatouiller entre les fesses. Son petit manège se répète plusieurs fois, avant qu'un de ses doigts ne se focalise sur l'œillet sombre qui se niche dans cette vallée ouverte par ses câlins. Je remue ma croupe, comme électrisée par ce titillement encore inédit et inconnu.
Finalement, je passe la nuit chez mon amant. Réveil sexuel garanti, avec des mamours qui augurent d'une belle journée. Belle ? Pas vraiment par un ciel gris sale qui présage de chutes de neige annoncées par la météo. Après un copieux petit déjeuner, je m'apprête à regagner le giron familial, et la pluie verglacée qui dégringole des nuages chargés fait que Gabriel décide de me raccompagner en automobile. Nous sommes accueillis par mes parents souriants. Papa me lance une pique gentille.
— Alors ma fille, on découche ?
Puis il salue son pote d'une vigoureuse poignée de main, alors que Colette lui fait la bise. Tout est en ordre pour eux. Ils me savent entre de bonnes mains et les deux amis nous abandonnent dans la cuisine pour l'atelier où mon père a mis en chantier un meuble. Sans doute ont-ils des trucs à se raconter, loin de mes oreilles.
— Tu as bien dormi chez Gabriel ?
— Oui... ça va. Mais toi de ton côté, tu t'es fait un sang d'encre, je parie !
— Oh ! Quant à ton tour, tu auras des enfants, tu verras que ce n'est pas si simple de les savoir dehors la nuit.
— Je m'en doute ! Mais durant l'année de cours, je suis partie des semaines entières... et là juste pour une pauvre nuit...
— C'est le contexte et te savoir dans les bras d'un homme.
— Maman ! Je suis une grande fille et tu devrais savoir que Gabriel n'est pas un homme méchant. C'est tout l'inverse.
— Pourquoi devrais-je le savoir ?
— Oui... ça va. Mais toi de ton côté, tu t'es fait un sang d'encre, je parie !
— Oh ! Quant à ton tour, tu auras des enfants, tu verras que ce n'est pas si simple de les savoir dehors la nuit.
— Je m'en doute ! Mais durant l'année de cours, je suis partie des semaines entières... et là juste pour une pauvre nuit...
— C'est le contexte et te savoir dans les bras d'un homme.
— Maman ! Je suis une grande fille et tu devrais savoir que Gabriel n'est pas un homme méchant. C'est tout l'inverse.
— Pourquoi devrais-je le savoir ?
Zut ! Je viens de faire un impair et elle le relève de suite. Mieux vaut faire le dos rond et vite passer à un sujet moins... délicat. Je ne peux pas tout de go lui cracher au visage que je l'ai vue avec le sexe de celui avec qui j'ai dormi, entre ses lippes. J'évite de la mettre en porte à faux. Ma chambre m'attend et je colle un disque sur la platine, histoire de ne plus penser à rien. Les mots étranges de Gabriel concernant Charlotte me trottent dans le crâne. Comment peut-il une seconde imaginer qu'elle et moi puissions... deux filles entre elles ? Mais il est vrai que la sexualité se décline de plus en plus dans des genres nouveaux, sans que ça ne choque plus personne. Et... je songe d'un coup qu'il serait peut-être heureux que nous fassions ce genre de plan ! La vitesse à laquelle son sexe s'est redressé dès qu'il m'en a touché deux mots... oui ! Bizarre !
Les fêtes de fin d'année, tout comme nos vacances prennent fin. C'est notre dernier week-end de liberté avant notre départ pour la ville. Le moral est en berne. Gabriel jusque-là n'a pas cherché à me pénétrer sans revêtir son habit de latex. Là, sur son divan, le feu qui crépite dans l'âtre, nous apprécions la chaleur qui nous permet de demeurer nus. Il est plus simple de compter les jours où nous n'avons pas fait l'amour que ceux où nos corps se sont alliés. Et je joue avec sa tige, alternant branlette et sucette. Il ne s'en agace pas, laissant transparaitre de longs frissons et c'est entre mes doigts que coule le liquide blanc qui trop souvent soutiré n'a plus tout à fait la même viscosité. Les yeux rivés sur cette coulée de liqueur, mon visage s'en approche et je lape telle une chatte le précieux présent. J'en avale une partie, avant de replonger le nez sur le dard qui continue de pleurer.
Je lèche le surplus qui dégouline le long du manche et garde en bouche ce reliquat avec une idée bien précise. Tout ce que mon palais peut contenir de sperme monte avec ma bouille vers la sienne, pour un baiser qu'il ne refuse pas. Ça me donne une chair de poule généralisée de le savoir avaler sa propre mixture, bien sûr mélangée à ma salive. Il me prend par le cou, me pince un téton et après notre pelle spéciale, il me cloue sur le lit, jambes largement écartées. Il rampe pour loger sa caboche dans la fourche et sa langue flirte avec mes grandes lèvres, les lissant de sa bave. Ça me tire des soupirs, des geignements enamourés et il insiste longuement. Au bout d'un laps de temps impossible à mesurer, Gabriel finit par revenir s'étendre de tout son long sur moi.
Je ne dis rien, sa verge se frotte lentement sur la longueur de mon sexe et il vient en butée contre l'entrée de mon vagin. Sa frimousse se relève, sa face à quelques centimètres de la mienne, il me murmure :
— Je peux ou tu préfères que je me couvre...
— ... ?
— ... ?
Les mots sont inutiles. J'ai le feu au ventre et c'est ma patte qui va à la rencontre du mandrin qui a repris une vraie consistance. Mes doigts guident l'engin et d'un unique coup de reins, il est planté en totalité dans ce couloir qui a servi il y a peu. Enfin, ses mouvements d'avant en arrière me crucifient sur le lit. Et... je sens la différence de cette nouvelle manière de me prendre sans filtre. C'est bougrement chaud, ça coulisse sans bruit, ça glisse lentement, me laissant explorer une myriade de sensations aussi inouïes que merveilleuses. Notre première fois sans préservatif est une pure réussite. Ma tête dodeline de droite à gauche, bercée par ses gestes amples, et la litanie de cris qui monte de ma gorge remplit le boudoir. Mon Dieu ! Que j'aime cet homme ! Que j'aime ce qu'il me donne. Que j'aime faire l'amour avec Gabriel !
À suivre...
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