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Couverture de Femme voluptueuse ... femme infidèle ... femme comblée, par Fred58
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Femme voluptueuse ... femme infidèle ... femme comblée — Chapitre 11 · Doutes et décisions.

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Femme voluptueuse ... femme infidèle ... femme comblée

Chapitre 11 · Doutes et décisions.

— Oh putain elle avait raison … C'est vraiment bon.
Cette remarque m'échappe alors que nous reprenons nos esprits, lui couché sur moi, sa queue mollissant doucement en moi.
— Qui donc ?
— Steph, elle m'avait dit que c'était bon de se faire sodomiser. Elle avait bien raison.
— Et bien tu en as des discussions avec elle! Elle aime aussi alors ? Demande-t-il avec un grand sourire.
Je me rends compte de ce que je viens de lâcher comme information sur mon amie. Je dois afficher une mine pantoise qui fait rire Benjamin.
— Ne t'inquiète pas elle ne saura pas que je suis au courant de ça. Tu as vraiment aimé alors?
— Oui j'ai adoré. Adoré l'idée de t'offrir le plus intime de mes orifices, adoré te sentir me faire tienne une nouvelle fois, me sentir possédée par toi de cette façon si lubrique, adoré sentir ta queue me façonner à sa dimension. Il y a aussi que c'est cochon et je me rends compte que j'aime ce qui est cochon. Mais j'ai aussi pris mon pied, je t'ai senti en moi comme je n'ai jamais senti personne et la chevauché finale …. Tout ça sans douleur … Tu m'as encore faite jouir intensément et j'avais raison … tu m'as fait aimer un nouveau truc. Tu es un amant fantastique.
Ne le laissant pas répondre à cette tirade, je lui impose un baiser venant sceller en moi ce que je viens de dire, je suis sienne. Mon corps se forme à ses caresses, s'adapte à son sexe et à ses envies. Une inquiétude nait en moi.
— Dis-moi, tu ne va pas penser que je suis une salope parce que je te suce à fond et que tu me sodomise ?
— Houla ! Une salope ? Mais une salope c'est quelqu'un qui fait du mal et toi tu me fais juste du bien à plus d'un titre ! Une cochonne ? Oui une petite cochonne, ça oui, et ça tombe bien moi aussi je suis un cochon. C'est bien d'être des cochons, au moins on ne s'ennuie pas au lit, au moins je ne me ferais pas traiter de vicieux parce que je te demande de me sucer. Au non tu n'es pas une salope. Oui tu es ma petite cochonne … oui et j'en suis ravi.
Se voulant rassurant il m'étreint et m'embrasse
— Et non je ne suis pas un amant fantastique, j'aime juste te donner du plaisir et j'avoue que tes fourreaux vont parfaitement avec mon sexe, ça aide pour partager du plaisir. J'aime te faire l'amour, te baiser, te faire jouir.
— J'adore être avec toi Ben.
Quelques heures plus tard je me réveille. C'est le milieu de la nuit et je me rends compte que je suis encore dans ses bras. J'avais oublié le bonheur de dormir dans les bras d'un homme. A l'éclairage doux diffusé par ma lampe de chevet, que nous n'avons pas éteinte en nous endormant, je l'observe. Je comprends qu'il aime me regarder dormir, il est tellement serein qu'il émane de lui une beauté particulière. Doucement, pour ne pas le réveiller, je lui caresse le front et la joue.
— Je t'aime.
Voilà, je l'ai dit à haute voix. Je le sens depuis un bon moment au fond de moi, mais de le dire à haute voix rend cette évidence plus réelle. Doucement toujours, je caresse son torse, son ventre et atteins sa verge. Elle dort également. Du bout des doigts j'en suis le contour, l'effleure. Sous ma douce caresse, elle tressaille comme pour me remercier. Je m'approche d'elle et susurre « toi aussi je t'aime » avant de la caresser de ma langue sur toute sa longueur. Immédiatement elle réagit et commence à enfler. Alors que je la prends à pleine main, la décalotte pour gober le gland, la main de Ben appuie sur ma tête, m'encourageant à poursuivre.
— Merci pour ce doux réveil, continue, c'est trop bon.
Alors que je reprends son sexe en bouche, je le sens s'installer entre mes jambes et venir me lécher comme il sait si bien le faire. Après quelques minutes de ce soixante-neuf, je viens le chevaucher, m'empalant profondément sur son membre, ses mains jouant avec mes seins et les miennes pinçant ses tétons. Nous partageons un nouvel orgasme avant de repartir tous les deux vers le pays des rêves, toujours collé l'un à l'autre.
Vers 6h, le réveil de Benjamin sonne. Il est collé contre mon dos et m'enlace d'un bras en me faisant des bisous sur le cou et les épaules. Je suis un peu étonnée de l'heure du réveil.
— Bonjour mon prof. Tu ne m'as pas dit que tu devais partir vers 7h30?
— Si mais j'ai envie de profiter un peu de toi encore avant de partir. De m'imprégner de ton odeur, de la douceur de ta peau, de ta présence. Ça ne te dérange pas trop j'espère. Et puis j'aime bien prendre une douche avant le boulot également.
— Je n'aurais pas aimé que tu partes en coup de vent comme un voleur, tu peux te doucher ici si tu veux. Moi aussi j'ai envie de profiter de ta présence un peu plus.
Il passe son deuxième bras sous mon corps et me serre plus fort, m'enlaçant ainsi encore plus tendrement. Après un bon moment de pure tendresse, une de ses mains s'égare sur mon pubis tandis que l'autre attrape un de mes seins. Ses caresses me font vite mouiller d'autant plus que je sens sa barre de chair dure et tendue contre mes fesses. Il commence alors à onduler du bassin, son sexe vient se glisser entre mes jambes et il fait des va-et-vient entre mes petites lèvres, excitant encore plus l'orée de mon vagin, agaçant mon clitoris à chaque fois que son gland vient le frôler. Enfin son gland se présente devant mon antre bouillante et avide, enfin il me prend d'une seule lente poussée. De longues minutes durant il me pénètre langoureusement, lentement mais profondément, ses mains me caressant sans discontinuer.
— J'aime … J'aime …
Il chuchote ces mots à mon oreille tout en me faisant délicieusement l'amour. Inexorablement le plaisir monte et c'est sur un orgasme savoureux de tendresse que je commence cette journée. Son membre toujours bandé bougeant lentement dans mon ventre me confirme que mon Ben n'a pas encore joui, tant mieux. Je me retourne et glisse le long de son corps chaud. Arrivée à hauteur de sa verge tendue, j'enrobe son gland avec ma langue avant de le prendre plus profondément en bouche. Avec ma main et ma bouche je l'amène à l'orgasme, je mesure à l'aune des ses gémissements et des contractions de son corps l'imminence de son éjaculation. Je termine cette nuit comme je l'ai commencée, avec le plaisir de recevoir le finalement délicieux fruit de sa jouissance dans ma bouche.
Pendant qu'il se douche, seul cette fois, je nous prépare un café et un petit déjeuner. Nous le prenons serré l'un contre l'autre et il termine son café avec une Lucie sur les jambes, discutant de choses et d'autres. 
Après son départ, je vais retirer les draps, témoins de nos nombreux ébats de cette nuit et marqués par nos fluides. Je refais le lit et met ceux de cette nuit au lavage, je pourrais les étendre ce soir en rentrant. Ces gestes me font réaliser pleinement la clandestinité de cette relation avec Ben. Ce n'est pas la première fois, mais là cette prise de conscience est plus importante, plus piquante, parce que cela se passe sous le toit conjugal sûrement. Cette nuit a été délicieuse, je me suis sentie femme comme je ne l'ai ressenti depuis longtemps, mais le départ de Ben marque le début du manque de sa présence. Semaine après semaine nous continuons de nous voir les jeudis, seul jour de la semaine propice à nos rencontres. Je ne peux plus rester bien longtemps le mardi soir car Franck travaille toujours de jour. Semaine après semaine, le vide que laisse Ben après son départ se fait de plus en plus intense. Heureusement ma formation se déroule bien parce qu'avec le temps je vis de moins en moins bien cette liaison cachée, malgré le plaisir que j'y prends.
Finalement à l'approche des fêtes je suis maussade, je broie du noir. J'ai le sentiment qu'avec Ben cela n'ira nulle part, que je joue avec ma famille pour rien. L'esprit de Noël ce n'est pas aller rejoindre un amant aussi doué et doux soit-il !
J'arrive à un rendez-vous avec lui dans un état d'esprit très négatif.
— Salut, dis-moi pourquoi tu ne m'as jamais dit comment je devais me comporter avec Franck s'il voulait me sauter ?
— Ah ben je vois que tu es de bonne humeur, bonjour aussi. Je te l'ai dit ma belle, je ne suis pas la personne qui doit te dire quoi faire avec ton époux, c'est moi l'intrus dans ton couple jusqu'à la preuve du contraire.
— Dis plutôt que tu t'en fous parce que tu continue de baiser ta femme en même temps que moi.
— Tu veux vraiment savoir ? La dernière fois que je l'ai baisée comme tu dis, c'était un mois avant que je te vois pour la première fois. Depuis qu'on est ensemble j'ai dû te faire l'amour autant de fois qu'avec elle ces quatre dernières années, peut être même plus. Je n'y peux rien si tu ne me crois pas.
Benjamin me regarde dans l'attente d'une réaction de ma part mais je reste totalement butée, en proie à des pensées divergentes.
— Je savais que ce jour viendrait, je suis heureux de ce que j'ai pu vivre avec toi jusqu'à aujourd'hui. Je n'ai pas envie que cela s'arrête.
Il se lève et s'apprête à partir, attend un instant pour le cas où j'objecterai, mais non je me contente de lui dire :
— Au revoir.
— Au revoir. Tu me diras ce que tu as décidé. Si tu veux qu'on en parle vraiment tu sais où me trouver.
De retour chez moi, je tourne et retourne tout ça dans ma tête. Non c'est trop dur ces montagnes russes, ces instants de bonheur dans ses bras suivi de ce manque cruel. Et puis si Franck et moi nous sommes tant aimé il doit forcément y avoir quelque chose à sauver. L'esprit de Noël c'est la famille et les enfants. Et tous ces mensonges qui me font mal, non ce n'est pas une vie. Non je ne peux pas continuer comme ça. Les vacances vont commencer, je peux sauver mon couple plutôt que de céder à la tentation. Je prends mon Smartphone et envoie un message à Benjamin, les joues baignées de larmes.

Je ne peux plus, c'est fini. Désolée

Pas autant que moi. Si tu veux me parler fais-moi signe. Je serais toujours là.

Noël est dans trois semaines et je me rends compte que je ne suis pas du tout prête. Désormais tous mes jeudis sont consacrés à l'achat des cadeaux. Je me fais également plus sensuelle envers Franck, je dois sauver mon couple, c'est ce que j'ai décidé et je dois faire ce qu'il faut. Ça a toujours été moi qui étais à l'origine de nos rapports sexuels, pourquoi ça ne pourrait pas continuer comme ça ? La première fois où je nous fais renouer avec le sexe j'ai le sentiment euphorique que tout va s'arranger. Malheureusement, deux jours plus tard, alors que je reviens le caresser je sens bien que c'est trop pour lui, qu'il n'accepte que pour me faire plaisir. Très vite je suis obligée d'admettre que son intérêt pour le sexe est éteint. La morosité me reprend et sans mon travail au salon je serais de retour à mon point de départ.
Comme tous les ans nous passons Noël et nouvel an avec ma mère, faisant un réveillon par domicile. Comme tous les ans Stéphanie est partie au Portugal visiter leurs familles pour les fêtes. Contrairement aux autres années, je n'arrive pas à m'imprégner de la magie de Noël. Mes pensées sont grises pour ne pas dire noires, mais, pour le bien de ma famille, je masque ces pensées derrière un sourire et une joie feinte. Je vais retrouver mon équilibre, c'est certain, ma famille le mérite.
Enfin, début janvier, mon amie rentre et nous invite, toute la famille, pour un repas de nouvel an tardif chez eux le samedi soir. Mais avant il y a la leçon de mardi soir et, après une longue hésitation, j'y vais ayant trop hâte de revoir mon amie et me disant également qu'après tout je devrais pouvoir faire abstraction de ce qui s'est passé et continuer cette activité qui me plait vraiment. La soirée sera mitigée entre le plaisir de revoir ma Steph, le stress de revoir Benjamin ou de constater son absence et le soulagement de voir que tout se passe bien, notre animateur vedette n'ayant pas de réaction particulière à mon vis-à-vis, excepté l'absence de ses sourires habituels à mon intention.
Samedi soir, nos sommes donc chez Stéphanie et Marc pour fêter ensemble cette nouvelle année. Leurs filles sont chez les grands parents, ce qui donne un peu moins de boulot à la maitresse de maison. A l'apéritif je suis un peu étonnée de la proximité entre Marc avec Franck. Alors qu'habituellement ils ne sont pas très proches, ce soir ils discutent plus facilement et trinquent allègrement. Pour ma part, m'étant dévouée pour le retour je ne bois que du jus de pomme. Alors qu'elle se lève pour remplacer les plateaux vides, j'accompagne Stéphanie à la cuisine pour l'aider. Celle-ci saisit le plateau de petit four que je viens de prendre et le tend à Marc qui vient d'arriver derrière nous avec nos deux verres remplis qu'il pose sur le plan de travail.
— Occupe-le s'il te plait.
— Bien sûr chérie.
— Viens, me dit-elle en prenant les verres.
Je la suis jusque sa chambre me demandant ce qu'elle me prépare, un petit tête-à-tête saphique pour célébrer la nouvelle année ? Après avoir posé les verres, elle se retourne et je comprends à quel point je me suis trompée sur ses intentions. Son regard exprime une vive inquiétude.
— Qu'est ce qui se passe ? Il t'a fait quoi encore ton con de mari ?
— Non, non, ce n'est pas Franck, lui réponds-je comprenant de quoi elle parle.
— Benjamin ? C'est Benjamin qui t'a mise dans cet état ? Je vais le ….
— Non, il n'a rien fait. Enfin si, mais non ce n'est pas …
Après avoir verrouillé la porte de sa chambre, elle m'encourage à m'assoir sur son lit avec elle.
— Raconte-moi pourquoi tu es dans cet état ma chérie, que t'a-t-il fait ?
— Il ne m'a rien fait. A part me faire merveilleusement l'amour, me faire sentir de nouveau femme, de nouveau désirée. Il m'a faite découvrir des choses … Il m'a fait me sentir tellement bien, heureuse … Ses bras … Sa peau … Ses baisers …
Ne pouvant plus me retenir, j'éclate en sanglots, faisant jaillir cette tristesse qui grandit en moi depuis un moment. Steph me prend dans ses bras pour me réconforter.
— Oh merde … Tu es amoureuse de lui …
— Oui … Oui tu m'avais prévenue je sais … J'allais détruire ma famille, je l'ai quitté.
— Oh … Quand ?
— Début décembre, Noël arrivait et je me suis rendue compte que j'étais égoïste et que j'allais détruire mes enfants, mes amours, ma famille. Je l'ai donc quitté et tenté de remettre les choses en ordre avec Franck
Steph, me caresse la joue, remet une mèche de mes cheveux en place.
— Et ça donne quoi avec Franck ?
— Rien … Rien … J'ai essayé de raviver la flamme, me faisant belle et sexy pour lui. Le premier soir où je lui ai fait l'amour, il avait l'air d'apprécier, mais ensuite j'ai senti que c'était trop. Au début j'ai pensé que c'était trop d'un coup mais au final je vois bien qu'il n'a pas envie très souvent. Rien ! Ça ne donne rien, mais non je ne veux pas recommencer … Je dois penser aux enfants.
— Tu penses protéger tes enfants, ta famille ? Ma chérie j'ai peur que tu n'ouvres pas assez les yeux pour une fois.
Après avoir bu une gorgée de son martini, elle reprend.
— Ta mère m'a appelée pour me demander si je savais ce qui pouvait te rendre si triste, mais elle n'en avait pas besoin, j'ai bien vu mardi que tu étais dans un abime. Et il n'y a pas que nous qui le voyons.
— De qui tu parles ?
— Les enfants, je suis désolé ma chérie. Regarde Melinda, elle qui est toujours à rire, ce soir malgré les blagues qu'on lui fait, quand elle te regarde elle se ternit. Comme si elle refusait de s'amuser devant sa maman si triste.
— Oh mon dieu … Pardon … Pardon … Steph aide moi … Je ne sais plus quoi faire…
Mes sanglots reprennent de plus belle du désespoir d'avoir blessé mes amours. Du désespoir de ne pas savoir quoi faire, quelle direction prendre.
— Tu es vraiment amoureuse de Ben ?
— OUI !!! Je suis amoureuse folle de lui, j'ai envie d'être à lui totalement. Je n'ai pas réussi à m'en empêcher.
— Ce n'est pas quelque chose qui se décide ma chérie. Peut-être que tu devrais te préparer à tourner la page plutôt que d'essayer de sauver quelque chose qui ne peut plus l'être. Même sans savoir ce qu'il y a derrière cette page. Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que là tu es en train de te détruire et qu'avec Ben tu étais radieuse.
— Oui peut-être mais de toute façon il s'en fout. Tu l'as trouvé triste toi mardi?
— C'est peut être parce que c'est ce qu'il veut bien montrer.
Steph me tient la tête et plonge ses yeux dans les miens.
— Tu sais, l'année dernière, après une excellente soirée de cours où Ben nous avait appris une danse en nous faisant rire, en nous amusant comme il le fait toujours, je me suis rendu compte sur le chemin du retour que j'avais oublié mon sac à main. J'ai fait demi-tour en espérant que Benjamin serait encore présent, c'est lui qui fermait et, Claire étant en stage, il n'était pas pressé. Quand je suis arrivée, sa voiture était encore là. Je suis entrée et tout de suite des pleurs m'ont surprise. Ben était assis sur l'estrade en sanglots, l'air totalement désespéré.
Elle s'arrête un instant et respire un grand coup, visiblement émue par ce souvenir.
— Quand je lui ai demandé ce qu'il lui arrivait, il m'a expliqué qu'il avait appris en fin d'après-midi que son meilleur ami était mort la veille dans un accident aérien. Je lui ai demandé pourquoi il était venu assurer son cours dans ces conditions sans rien montrer de sa tristesse. Sa réponse a été que de ne pas tenir ses engagements envers nous ne changerait rien à sa tristesse, que de nous rendre maussade plutôt que nous amuser ne changerait pas sa propre détresse. Tu sais, je l'ai pris dans mes bras et j'ai eu du mal à le calmer. Sa détresse était vraiment forte et pourtant il avait assuré son cours sans que personne ne se doute de rien.
— Je vois …
— Et honnêtement tu en connais beaucoup toi qui maigrissent comme çà pendant les fêtes ? Tu l'as bien regardé ? Il a du perdre au moins cinq kilos. Non ma chérie, je ne pense pas qu'il s'en foute, je peux me tromper mais je n'en ai pas l'impression.
J'accuse tout ce qu'elle vient de me dire et bois une gorgée du verre que m'a donné Steph depuis un moment.
— Dis donc il y a de la vodka dans mon jus de pomme. Tu veux me saouler ?
— Oui ma chérie. L'alcool te rend plus joyeuse et tu en as besoin.
— Mais je devais conduire.
— Vous dormirez ici c'est tout.
— Franck ne va pas trop apprécier.
Stéphanie rigole un coup avant de tendre son verre vers moi pour un toast.
— Marc a décidé de vraiment le saouler, il a déjà bien attaqué. Ton mari aura pour une fois une excuse pour ne rien voir. A cette année 2025 ma chérie, prends soin de toi si tu veux prendre soin de tes amours.
Nous trinquons et je pose ma tête sur l'épaule de ma précieuse amie.
— Tu penses que je devrais voir si Ben veux encore de moi ?
— Je pense que tu devrais te poser la question à toi. De quoi as-tu le plus peur ? De devoir te séparer de Franck ou de vivre sans le réconfort dont tu m'as parlé dans les bras de Ben ? Ne me réponds pas ma chérie, tu dois te répondre à toi-même honnêtement d'abord, mais pas ce soir. Bois ton verre et viens qu'on remette un peu d'ordre sur ce joli visage.
— Franck va voir que j'ai pleuré.
— Elle est bonne celle la … tu plaisantes ? Allez, on va effacer un peu ces traces et on dira que l'alcool t'a mis le rouge aux joues. Je m'occupe de rassurer les enfants s'ils s'en rendent compte ma chérie, mais normalement Marc est en train de les occuper et faire boire ton mari.
Alors que nous revenons au salon bras dessus, bras dessous après avoir fini nos verres en tête à tête, les rires des enfants qui sont devant la télé à jouer à la console me font chaud au cœur. Franck observe leur partie et Marc, nous voyant arriver, nous gratifie d'un sourire chaleureux avant de reprendre son rôle de serveur.
— Les femmes sont revenues, on va pouvoir trinquer à la nouvelle année, finis ton verre Franck, la même chose Lucie?
J'aperçois un échange silencieux entre Stéphanie qui désigne mon mari à Marc d'un coup de tête et Marc qui lui répond de quatre doigts de la main. C'est son quatrième whisky coca, il n'a pas l'habitude de boire autant, il va terminer la soirée très fatigué, d'autant plus que Marc dose généreusement le whisky contrairement à mes verres qui sont plus raisonnablement dosés en alcool.
Quand nous passons à table après un verre supplémentaire, le troisième pour moi et le cinquième pour Franck, mes prévisions à son sujet se confirment. Son éloquence est approximative ce qui surprend Paul, mon aîné.
— Ne t'inquiète pas bonhomme, lui dit Marc, papa a un peu trop bu mais ça va aller, après tout c'est jour de fête. Et demain il ira mieux.
Le repas, qui démontre une fois de plus les talents culinaires de Steph, se passe dans la gaieté, les verres que j'ai bu m'ont mis le rire aux lèvres ce qui ravit les enfants. Franck quant à lui n'arrive pas à suivre la conversation, affichant une fatigue éthylique avancée. Le vin qui accompagne le repas est excellent et Marc le sert cette fois raisonnablement, refusant d'ailleurs de resservir mon mari qui n'est pas en état de boire un verre de plus.
Le repas fini, il est bien l'heure pour les enfants d'aller se coucher. Marc annonce alors qu'il a une surprise.
— Exceptionnellement ce soir nous dormons tous les quatre dans la chambre d'amis. On a mis plein de matelas. Et nous allons pouvoir faire quelques bêtises ensemble, leur souffle-t-il d'une manière très faussement discrète.
Il se tourne vers moi et ajoute:
— Si maman veut bien évidemment.
— Oui Marc, je suis d'accord.
— Allez hop les enfants. Vous allez dans la chambre faire câlin à maman et à Stéphanie et ensuite j'arrive.
Quand nous revenons dans le salon Marc est seul.
— J'ai couché Franck comme prévu dans la chambre de Marie avec une bassine au cas où.
Il enlace et embrasse tendrement Stéphanie avant de venir à moi et me faire un câlin dans ses bras puissants et me poser un bisou paternel sur le front.
— Bonne nuit petite Lucie. Reviens nous vite s'il te plait. Reviens vite.
Je le regarde partir en comprenant qu'il ne parle pas de présence chez eux mais bien de mon état d'esprit. Un peu étonnée tout de même je demande à Stéphanie :
— Il va vraiment dormir avec les enfants?
— Oui ma chérie, quand il aura fini de faire le pitre avec eux. Et toi tu vas dormir avec moi, allez viens.
— J'aimerais prendre une douche Steph, ça me ferait du bien.
— Pas de soucis ma chérie, je te rappelle que nous avons notre douche privée.
Alors que l'eau chaude commence à couler sur mon corps, Steph arrive nue dans la douche italienne bien assez grande pour deux.
— Ça te dérange si je te rejoins ?
— Non mais …
— Ne t'inquiète pas j'ai verrouillé la porte de ma chambre, ni mari ni enfant ne peut venir.
Stéphanie se colle contre mon dos et m'enlace, ajoutant de la tendresse à la volupté d'une douche bien chaude. Parfois elle me fait des bisous dans le cou. Nous restons ainsi un moment sans un mot, à nous détendre sous le jet. Le souvenir de ses mains sur mon corps la première fois me fait rompre le silence.
— Je m'attendais presque à ce que tu me caresses Steph.
— Hey ho, je ne suis pas une bête je sais me tenir, répond-elle en riant.
Après nous être séchées, nous rejoignons sa chambre où règne une ambiance feutrée avec un éclairage léger offert par une unique bougie parfumée à l'opposé du lit. N'ayant pas prévu de dormir ici, je n'ai pas de tenue pour la nuit et Stéphanie décide d'être solidaire avec moi. C'est donc nues que nous nous allongeons. Steph se tourne vers moi appuyée sur un bras et doucement me caresse un sein.
— Ils sont vraiment beaux tes seins ma chérie, j'ai envie de les gouter.
— Ben aussi les aime beaucoup et passait beaucoup de temps à les honorer.
Mon amie se penche sur ma poitrine et sa bouche se pose sur mon sein droit. Très vite l'action de sa langue et de ses lèvres fait durcir mon téton, commence à m'exciter. Je viens prendre un de ses gros seins en main et le caresse également. Certaine maintenant que je partage son envie, elle descend une main le long de mon corps pour atteindre mon pubis, caresser délicatement mon clitoris et constater mon degré d'excitation qui s'avère être un degré très humide.
— Oh tiens ! Il y a un bijou là maintenant, c'est beau.
Sa bouche suit le chemin tracé par sa main et arrive juste devant mon sexe. La pointe de sa langue vient flatter timidement mon clitoris, elle vient ensuite faire le contour de sa gangue. Prenant confiance dans cette caresse qu'elle n'est pas habituée à donner, Steph vient enfin lécher pleinement mon clitoris qui surchauffait de son approche. Se libérant tout à fait, elle vient parcourir le sillon de mon sexe, agaçant mon vagin au passage. Alors qu'elle insère deux doigts dans mon antre, je tends ma main vers son sexe. Celui-ci est trempé, preuve du plaisir qu'elle prend à me faire ce cunnilingus. Je bascule sur elle et c'est dans un soixante neuf que je retrouve le goût de son sexe, la douceur de ses nymphes. Mon orgasme arrive le premier mais je m'agrippe à ses jambes le temps de savourer cette onde de plaisir avant de plonger de plus belle ma bouche sur son sexe, mes doigts dans son vagin jusqu'à obtenir sa jouissance.
— C'était très bon merci ma Steph, ça fait du bien.
— J'ai aussi trouvé ça très bon ma chérie. C'était quand ton dernier orgasme ?
— Un vrai ? Disons depuis un mois.
— Tu dois être sacrément en manque.
— Oui tu as raison.
J'embrasse Steph à pleine bouche, à pleine langue, gémissant sous la saveur du moment avant d'ajouter :
— Et j'ai encore envie.
De nouveau au dessus d'elle, je viens dévorer ses seins tandis que j'insère une jambe entre les siennes, frottant nos deux bas ventre l'un contre l'autre, nos sexes laissant une trace humide sur le haute de la jambe de l'autre. Petit à petit nous évoluons vers une position vue sur internet, allongées et nos jambes mêlées en ciseaux, nos sexes frottant l'un contre l'autre, nos clitoris se lubrifiant à la mouille de l'autre et se caressant mutuellement. Le plaisir monte irrémédiablement et sous l'effet des caresses que s'échangent nos intimités, nous arrivons toutes le deux à un nouvel orgasme.
— La vache c'était bon tout çà, je crois que je vais m'habituer à faire l'amour avec toi ma Lucie. Je ne vais certainement pas me passer de la queue de mon homme mais j'espère bien qu'on pourra remettre ça un coup de temps en temps.
— Moi aussi j'aime beaucoup ce qu'on fait.
Le lendemain matin nous nous réveillons vers 9h. La maison est calme mais un peu de bruit dans la cuisine et l'odeur de café venant nous chatouiller les narines nous montrent que Marc est levé. Après nous être habillées, nous le rejoignons pour constater que les enfants sont également réveillés et devant des dessins animés. Nous voyant arriver, Marc vient enlacer et embrasser sa femme.
— Salut les princesses, vous avez bien dormi ? Je ne sais pas si tu le fais d'habitude, mais j'ai mis des dessins animés à tes enfants pour qu'ils restent calmes.
—Tu as bien fait Marc.
Nous quittons mon amie en milieu d'après-midi de ce dimanche, Franck ayant émergé de son coma tardivement et moi étant assez peu pressée de les quitter. Nous enchainons les parties de jeu vidéo, mais le lendemain les enfants doivent aller à l'école et nous devons donc rentrer pour préparer tout ce petit monde.
21h30, les enfants sont couchés, leurs affaires prêtes pour demain et pour ma part je sors de la douche où j'ai passé un bon moment à réfléchir suite à la discussion d'hier. Seule dans ma chambre, mon mari ayant repris sa manette de jeu, en ce dimanche 12 janvier ma décision est prise et le cœur battant la chamade d'anxiété pour la suite j'attrape mon Smartphone et pianote rapidement les quelques caractères qui me feront peut être revivre.

Ben ?

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OlivierX
1 mars 2025 à 21:45
Un très bon chapitre très attendrissant et révélateur du dilemme qui l’anime. C’est bien écrit et immersif. Bravo.
Soyez respectueux
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