Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'école du vice — Chapitre 5 · Juste un homme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'école du vice
Chapitre 5 · Juste un homme
Nos cours ont repris et de temps en temps, mon amant nous rend visite. Charlotte ne dit rien, mais elle s'agace parfois de la situation. Et l'année avance avec le retour d'un printemps plutôt ensoleillé, préalable à nos vacances d'été. La session des examens qui va clôturer notre cycle universitaire annuel arrive à grands pas. Nous buchons dur elle et moi, et l'ambiance est plus tendue. Les nouvelles en provenance du village, concernant Suzanne sa mère, ne sont pas non plus très bonnes. Et cette nuit, il me semble que dans la chambre où Charlotte dort, des pleurs la secouent. Je me lève et vais frapper à sa porte.
— Ça ne va pas Charlotte ? Qu'est-ce qui se passe ?
— Oh... entre, entre ! Merci de t'inquiéter pour ma petite personne.
— Mais... nous sommes des amies, non ? Alors tu ferais sans doute la même chose pour moi...
— Bien sûr. C'est difficile, je dois me concentrer sur mon travail ici et j'ai l'esprit au village. Maman ne va pas bien, je n'ai pas non plus la chance d'être soutenue par un homme aussi brillant que ton Gabriel. Alors ce soir les vannes ont cédé, j'ai craqué, je suis désolée si...
— Je suis là ! Et je suis certaine que Gaby aussi sera là pour toi, si tu as un coup de blues.
— Merci Christelle ! Je t'envie et te jalouse presque de tant de bonheur. Combien j'aimerais dénicher un oiseau rare tel que ton homme !
— Ça va venir, j'en suis certaine ! Tu es une belle personne et tu mérites d'être heureuse.
— Je perds espoir, et vous voir nager dans une mer de félicité me colle les boules !
— J'en suis désolée...
— Arrête de me répéter ça. Tu vis ta vie et c'est juste parfait. Mon coup de blues va passer... pas le choix du reste. Et nous sommes amies, alors je me réjouis pour ce qui te rend belle et joyeuse.
— Oh ! Charlotte... je t'aime... beaucoup !
— Ben, moi aussi, voyons...
— Oh... entre, entre ! Merci de t'inquiéter pour ma petite personne.
— Mais... nous sommes des amies, non ? Alors tu ferais sans doute la même chose pour moi...
— Bien sûr. C'est difficile, je dois me concentrer sur mon travail ici et j'ai l'esprit au village. Maman ne va pas bien, je n'ai pas non plus la chance d'être soutenue par un homme aussi brillant que ton Gabriel. Alors ce soir les vannes ont cédé, j'ai craqué, je suis désolée si...
— Je suis là ! Et je suis certaine que Gaby aussi sera là pour toi, si tu as un coup de blues.
— Merci Christelle ! Je t'envie et te jalouse presque de tant de bonheur. Combien j'aimerais dénicher un oiseau rare tel que ton homme !
— Ça va venir, j'en suis certaine ! Tu es une belle personne et tu mérites d'être heureuse.
— Je perds espoir, et vous voir nager dans une mer de félicité me colle les boules !
— J'en suis désolée...
— Arrête de me répéter ça. Tu vis ta vie et c'est juste parfait. Mon coup de blues va passer... pas le choix du reste. Et nous sommes amies, alors je me réjouis pour ce qui te rend belle et joyeuse.
— Oh ! Charlotte... je t'aime... beaucoup !
— Ben, moi aussi, voyons...
Drôle comme c'est soudain elle qui trouve une force et un courage pour me réconforter. Le spleen change de camp ? Sa main est sur ma cuisse alors que je suis assise sur son lit. Sa chambre est un peu en fouillis, et la seule chaise de la pièce est encombrée de bouquins, de fringues aussi. Cette patte qui me touche la peau alors que je suis peu couverte par ma chemise de nuit plus que légère me donne l'impression d'être brulante. Il me remonte en mémoire des mots que j'ai à l'époque jugés incongrus, inadaptés de la part de mon Gabriel. Que me disait-il déjà ? Ah oui : « Elle n'a jamais cherché à se rapprocher de toi ? La promiscuité dans votre appartement à la ville... pourrait peut-être déclencher des désirs inavouables. » Comment expliquer ce qui là... me fait un tel effet ? Mais son geste est forcément amical, anodin, elle ne pense pas à mal.
Je repousse loin dans mon crâne la pensée farfelue qu'il avait peut-être raison et que... zut ! J'ai un véritable coup de chaud. Comment est-ce possible ? Je ne suis pas amoureuse de Charlotte pourtant. Est-il donc possible d'éprouver un réel désir sans que les sentiments ne soient présents ? L'envie de... faire l'amour peut donc s'avérer indépendante de l'amour au sens catégorique du terme ? J'ai la sensation que mon corps s'embrase et la menotte trop ardente qui s'éternise sur ce morceau de ma cuisse, je voudrais qu'elle s'en aille le plus rapidement possible. Et pour ne pas la déstabiliser un peu plus qu'elle ne l'est, je prends du bout de mes doigts les siens pour les écarter sans en avoir l'air, de l'endroit qui me chauffe trop. Hélas, le remède est pire que le mal !
Cette fois, ce sont ses grands yeux clairs qui me lorgnent avec une acuité inaccoutumée. Tout mon être est électrisé par son regard perçant. Mince ! Je n'arrive pas à décrocher mes mirettes de l'eau pure de ses deux lacs salés. Dans un tourbillon, oui, c'est le bon terme, je suis prise dans un tourbillon incontrôlable et je devine le rapprochement de sa bouille vers la mienne, sans que je fasse quoi que ce soit pour arrêter son mouvement. Dès que ses lippes sont sur ma bouche, un déclic dans ma tête me fait faire des comparaisons. Qu'est-ce que ce baiser a de si différent de ceux que Gabriel me donne ? Hormis l'absence de barbe qui me chatouille, l'ivresse est identique. Alors, je me laisse bercer par ce qui devrait n'être pas permis.
Nous roulons toutes deux sur la couche tiède et c'est elle qui prend toutes les initiatives. A-t-elle une grande expérience de ce genre de moments ? En tout cas, elle sait où fourrer ses mains, ou lover sa langue pour que je tressaille. Je ne déteste pas ! Je suis juste engoncée dans mes vieux principes. Une femme, un homme dans l'optique d'un couple idéal et le sentiment de l'interdit est si fort que je la repousse gentiment.
— Charlotte ! Qu'est-ce que tu fiches, bon sang ? J'ai un ami et... je t'aime bien, je ne t'aime pas tout court, tu comprends.
— Ah ! Mais... il m'a bien semblé que tu répondais favorablement à mon baiser. Tu l'as appréciée, j'en jurerais.
— Qu'est-ce que tu vas encore imaginer ? J'ai été seulement surprise.
— Ouais ? Tu as surtout la trouille, à mon avis. Tant pis ! Nous perdons une belle occasion de nous faire du bien. Rien à voir avec de l'amour, c'est simplement sexuel et pour nous détendre.
— Mais non ! Je ne peux pas... ce serait tromper Gabriel et je ne veux pas faire ça.
— Oh ! Lorsqu'il reviendra, demande-lui donc son avis sur la question. Après tout, il serait peut-être partant pour nous avoir toutes les deux dans son lit.
—... ? Tu... tu es impossible ! Tu me fais marcher, n'est-ce pas ?
— Ben non ! C'est un rêve très masculin d'avoir deux nanas dans son pieu... mais tu n'es donc pas partageuse ?
— Je crois que cette conversation n'a aucun fondement. Charlotte, elle n'a jamais eu lieu et je ne veux pas en entendre plus, d'accord ?
— Ma pauvre Christelle... tu n'as aucun humour. Tu devrais quand même poser la question à ton amant... tu risques fort d'être surprise par sa réponse.
— Mais non !
— Pff ! Et tu te dis mon amie ? J'ai besoin de... décompresser et quelle meilleure manière qu'en s'envoyant en l'air ? Si tu crains tant que cela de lui en toucher deux mots, je peux aussi m'en charger... lors de son prochain passage. Je vous entends et... je participe parfois activement de mon côté.
— Quoi ?
— Allons ! Tu ne t'es jamais touchée en imaginant ce qui se passe entre un mec et sa femme ? Ne me mens pas, s'il te plait !
—... !
— Ah ! Mais... il m'a bien semblé que tu répondais favorablement à mon baiser. Tu l'as appréciée, j'en jurerais.
— Qu'est-ce que tu vas encore imaginer ? J'ai été seulement surprise.
— Ouais ? Tu as surtout la trouille, à mon avis. Tant pis ! Nous perdons une belle occasion de nous faire du bien. Rien à voir avec de l'amour, c'est simplement sexuel et pour nous détendre.
— Mais non ! Je ne peux pas... ce serait tromper Gabriel et je ne veux pas faire ça.
— Oh ! Lorsqu'il reviendra, demande-lui donc son avis sur la question. Après tout, il serait peut-être partant pour nous avoir toutes les deux dans son lit.
—... ? Tu... tu es impossible ! Tu me fais marcher, n'est-ce pas ?
— Ben non ! C'est un rêve très masculin d'avoir deux nanas dans son pieu... mais tu n'es donc pas partageuse ?
— Je crois que cette conversation n'a aucun fondement. Charlotte, elle n'a jamais eu lieu et je ne veux pas en entendre plus, d'accord ?
— Ma pauvre Christelle... tu n'as aucun humour. Tu devrais quand même poser la question à ton amant... tu risques fort d'être surprise par sa réponse.
— Mais non !
— Pff ! Et tu te dis mon amie ? J'ai besoin de... décompresser et quelle meilleure manière qu'en s'envoyant en l'air ? Si tu crains tant que cela de lui en toucher deux mots, je peux aussi m'en charger... lors de son prochain passage. Je vous entends et... je participe parfois activement de mon côté.
— Quoi ?
— Allons ! Tu ne t'es jamais touchée en imaginant ce qui se passe entre un mec et sa femme ? Ne me mens pas, s'il te plait !
—... !
Fuir, unique porte de sortie à ce qui se raconte là, et c'est bien ce que je fais. Je médite dans ma chambre alors que plus aucun bruit ne me parvient de la piaule jouxtant la mienne. Bien sûr que mon corps a réagi, à une soudaine sollicitation, mais Charlotte n'a pas tort. C'est bel et bien la peur qui m'a fait la rejeter. Coucher avec elle serait trompé mon amant, et je trouve l'idée peu sympa. Dire que ma visite chez elle partait d'une bonne intention, du coup c'est moi qui nage en plein délire, dans un stress incompréhensible. Un malaise certain qui me gêne, et qui ne fait que renforcer mes doutes. Est-ce que je dois faire état de cela à mon amoureux ? Et si... Charlotte voyait juste ? C'est sur de telles suppositions qu'après m'être tournée et retournée dans mon plumard, je finis par m'enliser dans le trou noir d'un sommeil où bien et mal s'affrontent.
C'est fini ! Les résultats de nos examens ne seront pas publiés avant quelques semaines, les vacances sont là et nous nous apprêtons à rentrer dans nos familles. Dans l'après-midi, Gabriel doit nous récupérer à l'appartement. Mon amie n'a toujours pas décidé si elle continue à cohabiter avec moi pour notre prochaine et dernière année de fac. Elle ne sait pas non plus comment va tourner la maladie de sa mère, et ça la bloque un peu dans ses décisions. Pour ce qui me concerne, je n'irai pas au-delà d'une année de cours supplémentaire. Je suis contente de consacrer un peu plus de temps à mon « Gaby » et cette perspective me réjouit. Il est l'exactitude faite homme. À seize heures comme prévu, il se tient devant nous. Depuis « l'incident » nocturne des pleurs de Charlotte, je n'ai pas trouvé le courage ou osé lui raconter.
Qui de nous trois décide d'aller prendre un pot au bistrot, ex-quartier général de mon amant ? Pas moi, et je crois que c'est Charlotte qui veut par un verre le remercier de nous raccompagner chez nous. Rien de répréhensible dans la démarche de la jeune femme qui s'est maquillée un zeste de plus que d'ordinaire. Mais je n'ai pas de soupçons, son attitude naturelle la rendant si souvent fantasque, que je ne décèle pas d'anomalie dans son comportement. C'est une fois installés confortablement à la table du troquet que les évènements se corsent. Nous sirotons un cocktail acidulé quand elle attaque de front.
— Tu sais Gaby... j'ai une nuit, posé une question à ta chérie... j'attends toujours la réponse.
—... ? Ah bon ? Et quelle en est la teneur ?
— Tu ne lui as rien rapporté de notre discussion, celle d'un soir de spleen ? Christelle... je te prenais pour une vraie amie.
— Je t'écoute Charlotte. Nous avons d'autres sujets sur lesquels nous étendre, lorsque je rends visite à ton amie... elle n'a pas eu le temps de me dire de quoi il retournait surement.
— Le temps ? Tu veux dire qu'elle a eu la trouille, plutôt ! Elle est du genre puritaine notre belle Christelle.
—... ? Vas-y ! Vide ton sac ! Je n'avais rien à raconter de nos conversations entre filles... mais tu as donc décidé que tu pouvais t'affranchir du secret de nos échanges... dis-nous ce que tu as sur le cœur !
— Ne vous battez pas les filles. Il n'y a assurément pas matière à embrouilles, si ?
— Oh ! Attends qu'elle te raconte... elle aurait voulu me tripoter, mais j'ai refusé par respect pour toi, Gabriel.
— C'est vrai... elle pensait et doit encore le penser notre belle amoureuse, que le sexe et les sentiments sont absolument indissociables. Dis-lui, toi, Gaby que ce n'est pas forcément le cas.
— Charlotte... tu veux dire que ça te plairait de faire l'amour avec ma chérie ?
— Ben... ce soir-là, oui ! J'en avais bougrement envie, voire pire... besoin ! Mais notre jolie amie n'a pas su faire face... sous prétexte que tu es l'homme de sa vie.
—... ? Charlotte... ne sois pas méchante veux-tu ? Je n'ai pas voulu tout simplement pour ne pas blesser celui que j'aime, tu peux admettre ça, une bonne fois pour toutes ?
— Et l'intéressé, ma vieille, qu'est-ce qu'il en pense ?
—... ?
—... ? Ah bon ? Et quelle en est la teneur ?
— Tu ne lui as rien rapporté de notre discussion, celle d'un soir de spleen ? Christelle... je te prenais pour une vraie amie.
— Je t'écoute Charlotte. Nous avons d'autres sujets sur lesquels nous étendre, lorsque je rends visite à ton amie... elle n'a pas eu le temps de me dire de quoi il retournait surement.
— Le temps ? Tu veux dire qu'elle a eu la trouille, plutôt ! Elle est du genre puritaine notre belle Christelle.
—... ? Vas-y ! Vide ton sac ! Je n'avais rien à raconter de nos conversations entre filles... mais tu as donc décidé que tu pouvais t'affranchir du secret de nos échanges... dis-nous ce que tu as sur le cœur !
— Ne vous battez pas les filles. Il n'y a assurément pas matière à embrouilles, si ?
— Oh ! Attends qu'elle te raconte... elle aurait voulu me tripoter, mais j'ai refusé par respect pour toi, Gabriel.
— C'est vrai... elle pensait et doit encore le penser notre belle amoureuse, que le sexe et les sentiments sont absolument indissociables. Dis-lui, toi, Gaby que ce n'est pas forcément le cas.
— Charlotte... tu veux dire que ça te plairait de faire l'amour avec ma chérie ?
— Ben... ce soir-là, oui ! J'en avais bougrement envie, voire pire... besoin ! Mais notre jolie amie n'a pas su faire face... sous prétexte que tu es l'homme de sa vie.
—... ? Charlotte... ne sois pas méchante veux-tu ? Je n'ai pas voulu tout simplement pour ne pas blesser celui que j'aime, tu peux admettre ça, une bonne fois pour toutes ?
— Et l'intéressé, ma vieille, qu'est-ce qu'il en pense ?
—... ?
Je lis dans les quinquets de mon amant, une stupeur qui va croissante. Il doit bien rire sous cape de voir deux nanas prêtes à s'écharper pour lui. Mais il me prend la main et je sens sa chaleur. Nous nous taisons elle et moi, dans l'attente de ce qui va sortir de la bouche de Gabriel. Un long blanc plane sur notre table. Et les yeux noyés dans mon regard, il s'exprime vivement, non sans s'être raclé la gorge.
— Ben... j'avais déjà, il y a fort longtemps, tout au début de notre relation, émis l'hypothèse que toutes les deux... vous ayez de telles pensées. Mais toi et moi ma chérie n'avons pas abordés plus en profondeur cette possibilité. Et si vous voulez mon avis... je suis fier que tu aies songé que je pourrais être blessé... mais tu vois Charlotte, mon plus grand désir serait... de jouer une partition à six mains... Christelle, toi et moi.
— Ah... tu vois ma vieille, j'ai raison. Nous aurions dû en parler bien plus tôt. Ça nous aurait permis de passer de bons moments. Est-il trop tard ? Nous ne sommes pas obligées de rentrer ce soir, vous en pensez quoi tous les deux ?
— Hein ? Tu préconises que nous couchions ce soir ici, pour satisfaire ton envie farfelue ?
— Demande donc à ton cavalier si c'est aussi saugrenu que tu le prétends.
— Ah... tu vois ma vieille, j'ai raison. Nous aurions dû en parler bien plus tôt. Ça nous aurait permis de passer de bons moments. Est-il trop tard ? Nous ne sommes pas obligées de rentrer ce soir, vous en pensez quoi tous les deux ?
— Hein ? Tu préconises que nous couchions ce soir ici, pour satisfaire ton envie farfelue ?
— Demande donc à ton cavalier si c'est aussi saugrenu que tu le prétends.
Je suis incapable de quitter les yeux de Gabriel et ce que j'y lis ne me parait pas... si incompatible avec les paroles de notre amie. De plus, ses doigts serrent davantage ma main, semblant vouloir me faire passer un message. Je suis bouche bée et ne trouve pas de réplique pour repousser ce que propose ma colocataire. Je me sens toute bête, isolée devant ce qui pour les deux devient d'une évidence notoire. Et c'est de si loin que me résonne dans la tête, la voix douce et tendre de mon chéri.
— Alors... mon amour, une nuit de plus ou de moins, est-ce que ça va changer la face du monde ? On peut rester juste ce soir et nous rentrerons demain... vous aurez tout le temps pour... je peux être simple spectateur ou participer plus activement, si toutes deux le souhaitez. Je suis certain que tous les trois nous en tirerions un certain bénéfice.
—... ! Gabriel... décide là, parce que de mon côté... je suis partante. Allez, Christelle... un peu de folie ne peut pas faire de mal. Je ne vais pas te le piquer, que diable. Et puis... depuis un moment, je rêve de... d'essayer avec une fille. C'est maintenant ou jamais... s'il te plait. Ça nous fait plaisir à Gabriel et à moi...
—... ! Gabriel... décide là, parce que de mon côté... je suis partante. Allez, Christelle... un peu de folie ne peut pas faire de mal. Je ne vais pas te le piquer, que diable. Et puis... depuis un moment, je rêve de... d'essayer avec une fille. C'est maintenant ou jamais... s'il te plait. Ça nous fait plaisir à Gabriel et à moi...
Dans quoi je m'embarque en hochant ostensiblement du chef ? C'est lui qui réclame, c'est lui qui espère, c'est lui le mâle. Et je suis tiraillée entre mon amour pour lui et cette extravagante idée. L'aventure n'est pas ma tasse de thé, mais Gabriel serait sans doute déçu de mon refus. Je n'arrive pas à me sortir cette affaire de la tête. Et puis... d'autres images s'entrechoquent dans mon ciboulot. Ma bouche sur son vit, le plaisir que je retire lorsque je lui fais une fellation, les images de maman qui... sur la bite de ce même homme... oui, tout se mélange dans un bordel monstrueux dans mon crâne. Je suis entrainée malgré moi, dans une cascade d'enchainements qui me laisse pantoise.
Est-ce moi cette femme qui hoche le menton pour donner une sorte d'assentiment qui va nous mener je ne sais où ? Qu'est-ce qui change dans mon attitude ? Nous remontons le court trajet qui nous rapproche de notre nid. Et... je ris trop pour que ce soit honnête. Mes éclats joyeux ne sont pas du tout les reflets de ce que mon âme ressent. Un veau qu'on emmène à l'abattoir ? Pas tout à fait, mais il y a de cela dans la démarche. Ce ne sont pas les baisers et les regards de Gabriel dès que nous franchissons notre porte qui remettent un zeste de sérénité en moi. Dans mon attitude, rien ne transpire cependant et j'apprécie les pelles qui s'enchaînent, sous les regards fous de Charlotte. Le chemin du hall d'entrée au salon reste flou. Mais je suis entourée. À ma gauche Gabriel qui me serre contre lui et sur l'assise du canapé à droite, mon amie qui fait voyager ses pattes sur mes vêtements. Comment me comporter ?
Ça se fissure dans ma tête, écartelée entre désirs, envie et la pensée que c'est mal. Je cède du terrain aux mains masculines, puis féminines qui de concert entreprennent un savant effeuillage de ma petite personne. Vaincue, je les laisse franchir toutes les limites de la bienséance. Il n'y a plus que ma nudité face à eux qui s'allient pour me faire frissonner. Et le pire c'est que j'adore cette métamorphose qui fait de moi une femme à repasser, une sorte de cochonne qui se vautre dans le stupre. Et ma perte de repères normaux commence par une pipe, dès que mon amant se déshabille. Il sait le bougre que je ne sais pas résister à son érection et j'embouche la clarinette. Je me rends compte soudain que la frimousse de Charlotte s'approche de la mienne. Ses doigts aussi flirtent avec la queue tendue. C'est par les coucougnettes que sa main s'approprie la chose.
Je suis subjuguée par la pression qu'elle met pour caresser le sac de peau et les râles de Gabriel me renseignent sur l'avancée de nos travaux pratiques. Quand est-ce que je pousse le vit sur le côté, là où le visage de Charlotte se tient ? Pourquoi ce geste qui signifie que je vais partager la hampe de mon amour ? Trop de questions tuent les questions et je frémis de visualiser à quelques centimètres près ces deux lèvres pulpeuses qui gobent la trique. C'est fait, elle n'est plus tout à fait à moi dans son intégralité. Ça me remue les tripes, mais d'une manière agréable et je me liquéfie à la vision de ce mat qu'elle lèche comme je pouvais le faire l'instant d'avant. Mue par je ne sais quel réflexe, je pose ma patte sur le sommet de son crâne et presse assez fortement. Elle doit garder la bite dans sa gorge, profondément enfoncée de longues secondes avant que je relâche mon effort.
Elle a un haut-le-cœur et arrache de son gosier le sexe bandant. Charlotte reprend sa respiration avec un son rauque. Puis sans plus de contrainte, elle se remet à la table. Les choses ensuite s'enchaînent sans trop que je cherche à savoir, à comprendre. Nous agissons d'instinct, au gré de ce qui nous affole les sens. Il arrive aussi un moment où elle remplace la queue raide par ma chatte et ses léchouilles sont si précises et si bien orchestrées que je suis en transe. Finalement du salon nous atterrissons dans la chambre où ma couche plus spacieuse nous offre plus de possibilités. Là, je suis entrainée dans des postures indescriptibles, avec cette partenaire féminine sous les regards heureux de mon amant. Tantôt sur elle, tantôt dessous, je goute à ce qui ne peut que ressembler à ce que j'ai de mon côté entre les cuisses.
Je découvre alors que c'est très doux, que ces lippes brunes pour les grandes et roses pour les petites sont délicates et que les effleurer simplement lui provoque des sursauts étranges. Sans doute que j'en fais d'identiques sans m'en rendre compte sous les effets de ses caresses similaires. Et elle est sur moi lorsque le visage de Gabriel rentre dans mon champ de vision assez réduit. La pointe de sa langue est là, et je songe une fraction de seconde que lui aussi veut gouter à la fente de la belle. En cela, je me trompe. C'est sur l'orifice plus haut que celui sur lequel je joue que va la baveuse arrivante. Stupéfaite, je cesse mes manigances et fixe mon regard sur la manœuvre. Il enduit l'œillet de sa salive, pointe l'objectif et passe un temps infini à titiller l'anus. Elle non plus ne persiste pas dans sa minette. Elle se tortille et se frotte ainsi le bas-ventre sur ma trogne perdue entre ses cuisses.
Je ne pige le pourquoi d'une telle préparation que lorsque je vois Gabriel à genoux se redresser lentement, un doigt remplaçant sa langue. Les phalanges elles, sont enfouies de plusieurs centimètres dans le canal. La posture prise par mon homme ne laisse plus planer aucun doute sur ce qui va intervenir là, sous mes yeux. Il pose une question que mes oreilles obturées par ma position m'interdisent de capter, mais la réponse est plus nette. Un oui miaulé par celle qui se trémousse toujours sur ma figure. Alors, ce gland que nous sucions ensemble quelques minutes auparavant vient en butée sur le trou de balle. Les pognes de Gaby s'arriment aux hanches de la belle. Une lente poussée force l'entrée. D'abord, les muscles résistent et Charlotte gémit et puis sans préavis, une partie de la tige est comme aspirée vers l'intérieur du réduit.
Plus rien ne bouge. Je viens d'assister en direct à la sodomie d'une charlotte qui me griffe les cuisses, enfonçant ses ongles dans ce qu'ils peuvent agripper. Une accalmie qui me parait d'une grande longueur, la voix de nouveau de Gabriel, dont je perçois nettement les mots.
— Ça va ma petite Charlotte ? La douleur est un peu apaisée ? Le plus difficile est fait. Je peux continuer ?
— Mmm !
— Dis-moi... tu préfères que nous en restions là ?
— Non... non vas-y, mais doucement, je t'en prie.
— Bien sûr.
— Mmm !
— Dis-moi... tu préfères que nous en restions là ?
— Non... non vas-y, mais doucement, je t'en prie.
— Bien sûr.
Il remue, elle aussi. La hampe ressort très doucement sur une bonne partie de sa longueur et je devine la naissance du gland. C'est ce moment qu'il choisit pour faire le chemin dans l'autre sens. Et cette fois, les gémissements de mon amie ne sont plus tout à fait modulés sur un ton douloureux. Non ! Elle semble apprécier cette forme de sexe que je n'ai pas encore connue. Il la lime sous mes yeux, un ramonage particulièrement excitant et elle hurle. Son visage toujours entre mes deux gambettes, dans la fourche que je garde ouverte au maximum, elle est comme folle. Râles, cris, mots incompréhensibles, un panel de bruits qui prouvent qu'elle prend son pied. Oubliée, perdue sous ce corps qui est balloté par les coups de reins secs de mon amant, je ne peux que suivre l'évolution de cette affaire.
Les couilles de Gabriel battent la mesure, venant de temps en temps se presser sur mon front, sur mon nez et je relève la caboche dans une gymnastique bizarre, pour venir lécher ses bourses à chacun de leurs passages rapides au-dessus de ma bouille. Cette simple caresse déclenche chez lui une frénésie inaccoutumée et il se bloque soudain, le bas ventre plaqué contre les fesses de mon amie qui tremble de tout son être. Je ne sais pas pourquoi, mais leurs réactions à tous les deux entrainent chez moi un indéfinissable besoin de jouissance. Quelque part, mon corps se relâche, se détend et à mon grand étonnement, je suis submergée par une montée inouïe d'un orgasme qui me fait tout oublier. À tel point que mon ventre expulse une quantité de liquide qui me laisse croire que je pisse au lit.
Je reviens à moi, entre les deux corps alanguis. Nous sommes tous à poil. Gabriel, les bras en croix sur le dos, respire calmement. Charlotte lovée contre son flanc a le front collé au mien, moi qui suis dans la même position qu'elle, sur l'autre flanc de « notre » homme. Ma joue sur la toison de mon amant, j'ouvre les yeux et réalise que ceux de ma copine sont grands ouverts. Nous nous fixons longuement et sa main libre vient à la rencontre de celle de moi qui repose sur le sein de Gaby.
— Merci... merci Christelle. J'ai vécu un sacré bon moment ! C'est la première fois que...
— Ça fait mal ?
— Ah ? Toi non plus, jamais... ?
— Non !
— Ben... Gabriel a été très doux, mais je ne vais pas te dire que c'est... sans peine. Après... quand c'est rentré... ça va beaucoup mieux. Pour finir, je ne sais pas si c'est la situation qui... enfin tu as bien senti que je ne pouvais plus me retenir.
— Ah ! J'ai seulement compris lorsque tu tremblais de partout...
— Ça fait mal ?
— Ah ? Toi non plus, jamais... ?
— Non !
— Ben... Gabriel a été très doux, mais je ne vais pas te dire que c'est... sans peine. Après... quand c'est rentré... ça va beaucoup mieux. Pour finir, je ne sais pas si c'est la situation qui... enfin tu as bien senti que je ne pouvais plus me retenir.
— Ah ! J'ai seulement compris lorsque tu tremblais de partout...
Là, c'est notre homme qui reprend la parole.
— Mais toi Christelle... tu as joui sans pénétration et... pas qu'un peu. Un véritable geyser... une cataracte... nous allons devoir changer les draps.
— Ah ? Je n'ai plus rien maitrisé, je l'avoue. Ça m'a fait, je ne sais pas comment vous dire... je ne pouvais plus retenir une horde de chevaux sauvages qui piaffait d'impatience en moi. C'est comme si mon ventre explosait de l'intérieur et je ne me souviens pas complètement, mais c'est sûr que ça a été... démesuré. Je suis désolée pour la literie mouillée...
— Oh ! Vous n'avez ni l'une ni l'autre à regretter quoi que ce soit. Vous êtes des filles formidables et beaucoup d'hommes seraient heureux d'être à ma place. Vous avez été sublimes, géniales et j'ai adoré... Ça reste cependant juste et seulement du sexe...
— Ah ? Je n'ai plus rien maitrisé, je l'avoue. Ça m'a fait, je ne sais pas comment vous dire... je ne pouvais plus retenir une horde de chevaux sauvages qui piaffait d'impatience en moi. C'est comme si mon ventre explosait de l'intérieur et je ne me souviens pas complètement, mais c'est sûr que ça a été... démesuré. Je suis désolée pour la literie mouillée...
— Oh ! Vous n'avez ni l'une ni l'autre à regretter quoi que ce soit. Vous êtes des filles formidables et beaucoup d'hommes seraient heureux d'être à ma place. Vous avez été sublimes, géniales et j'ai adoré... Ça reste cependant juste et seulement du sexe...
Est-ce la simple évocation de ce que nous venons de ressasser, mais il me semble que la petite bestiole qui a fondu après ses exploits relève son crâne chauve et se rengorge, démontrant ainsi qu'elle n'est jamais tout à fait rassasiée. Ce sont nos deux pattes féminines jointes qui se portent sur l'étendard qui retrouve une certaine vigueur. Mais je veux me faire plaisir et repousse gentiment la mimine de Charlotte, avant de me plier sur le pieu de plus en plus rigide. Je ne veux pas cette fois de partage pour cette fellation que je me prépare à accomplir. Mon amie le saisit parfaitement et ne cherche pas à intervenir. Je veux « mon Gabriel » pour moi toute seule. Je mène à son terme ma gourmandise que personne ne vient perturber. C'est si top, c'est trop bon ! Il me tarde ensuite de voir filer celle qui a passé un peu de temps avec nous.
— xXx —
Dans la chambre voisine, les bruits se sont tus. Nous sommes Gabriel et moi encore éveillés et je fais tout pour rendre un semblant de vie à sa queue. Au bout de ce qui me parait une éternité, il rebande suffisamment pour que j'en profite, toute seule cette fois. Lui sur le dos, je joue donc les amazones et mon fidèle destrier remplit le rôle pour lequel je l'ai remis en état. C'est mon envie, c'est mon désir qui rythme la cavalcade. Tantôt lentement, parfois plus rapidement, je m'empale littéralement sur la bite, alors que lui me malaxe les seins. Je rue, souffle, geins sans doute trop fort, avec le secret espoir que Charlotte dans son plumard profite des échos de nos ébats. Un peu pour lui rappeler que Gaby est à moi ! Nous nous essoufflons dans un coït qui ne dure pas très longtemps. Celui-là ne restera pas inscrit dans les chroniques de nos amours.
Les vacances d'été s'annoncent de bonne facture. Mes parents sont heureux de me revoir. Et je passe le plus clair de mes journées, chez Gabriel. L'état de santé de Suzanne semble s'améliorer, la présence de Charlotte, facilitant sa remise sur pied. Tout est beau, tout est rose. Nous vivons une belle romance d'amour. Nous alternons les câlins et l'aménagement final de la maison où Gabriel espère me voir un jour demeurer à ses côtés. C'est donc avec un pincement au cœur, que nous voyons revenir le temps de reprendre le chemin de la fac. Les beaux jours sont encore là, mais les prémices de l'automne roussissent les feuillages des grands chênes et des hêtres de nos forêts. Mon moral est automnal également. Mais Gabriel me promet d'être le plus souvent possible avec moi, en ville. Ce qui ne me donne pas spécialement le sourire, songeant que Charlotte aussi sera présente.
Je ne veux pas montrer mes inquiétudes grandissantes en voyant approcher le moment de repartir. Et c'est pour ce matin. Nous passons les dernières heures chez mes parents. Papa est comme toujours souriant, Colette quant à elle, se fait du souci. Tout est en ordre, quoi ! Nous décollons de la maison après le déjeuner, pour prendre en charge Charlotte chez sa maman. Suzanne a meilleure mine et parait requinquée. Voilà... les vacances ne peuvent pas durer toujours. Dernière ligne droite avant la fin de nos études. Avec un peu de chance, nous serons sur le marché du travail, à l'issue de cette année de cours. Gabriel dort avec moi, et le traintrain quotidien va nous avaler dès le nouveau jour levé. Chez Charlotte, dans son attitude, quelque chose a changé. Je ne saurais dire en quoi, mais elle a muri, elle est plus femme.
Dans les semaines qui suivent, elle découche souvent. Pas d'inquiétude, elle a peut-être un petit ami tout neuf, ou une amante du reste. Gabriel, lui me visite tous les trois jours, nos séances de sexe donnent lieu à des discussions assez ahurissantes. Je sens bien qu'il veut, voudrait que nous renouvelions l'expérience « plan à trois », mais je suis frileuse. Pas franchement emballée par l'idée de recoucher avec Charlotte. Et quelque chose me dit qu'elle non plus n'en éprouve plus le besoin. Mon homme fait un peu le forcing, nous sortons souvent, et la ville n'a plus vraiment de secret pour moi. Entre boite de nuit et restaurant, mes études prennent l'eau. Les soirs où je suis seule, je mets les bouchées doubles. Est-ce que ce sera suffisant ? Ce serait le comble que j'échoue à mes examens par amour pour Gabriel.
Il lui prend l'idée de me faire voir les bas-fonds de cette cité, dont la fac est une actrice essentielle. Des magasins assez originaux dont jusqu'à présent, je n'ai jamais soupçonné l'existence. Un sex-shop par exemple où se côtoient films de cul, objets olé-olé et vêtements que je qualifierais de « fringues de pute ». Dans cette boutique, une faune borderline, principalement composée de mecs, plus très jeunes qui me matent dès mon entrée dans l'échoppe. Inutile de préciser que je suis contente d'en sortir. Gabriel lui a déniché quelques objets qui me font rougir à leur seule vue. Et... les essais de ceux-ci dans ma chambre nous apportent des fous rires gigantesques. Je ne retiens de cette découverte du bazar glauque, que ces moments d'hilarité après coup. La forme de sexualité qu'a connue Charlotte sous mes yeux... elle m'est appliquée lors d'un de ces moments joyeux.
Ça débute par un jeu à l'aide de ce faux sexe qui imite tellement bien celui de mon amant. Disons que tout est dans la voie royale au départ de notre action, et ça dérape. Gabriel vient me lécher de la même manière que je l'ai vu faire sur mon amie. Sensations différentes, amplifiées par l'aspect inédit de l'endroit léchouillé. Puis l'envie pour lui d'aller plus loin et de me prendre simultanément devant et derrière. Mais pour ce faire... un débat assez houleux dont je ressors défaite, vaincue par ses arguments tranchants. Je me range à ses attentes et... j'admets que c'est assez pénible... la première fois. Au bout du compte, bien préparée, gel intime oblige, la pénétration anale est mieux supportée. Il parvient à force de persuasion à ce que je l'autorise à tenter... une double prise. Et pour cela, le joujou devient un partenaire inévitable. Reste à déterminer qui sera dans le couloir obscur. C'est au dé que se prend la décision.
Si le chiffre sur le petit cube lancé par ma menotte est pair... l'olisbos aura les faveurs de mon anus. Si le nombre est impair... ce sera pour Gabriel. Même cette mise en scène est ludique et... mon amant perd à la face du dé. Il prend donc un malin plaisir à enfoncer en moi son complice qui ne dit mot. Pas de grandes souffrances non plus, je dois le reconnaitre. Et c'est avec le pieu inséré dans mon anus que mon amant vient lui aussi me remplir de son dard hyper tendu. Surement que ce petit jeu lui plait plus qu'il ne veut le dire et que sa queue est gonflée par la situation. En tout cas, je ne peux pas dire que c'est sans effet sur moi. Je jouis de mon côté comme une folle. Lui ne va pas au terme de sa jouissance, gardant le meilleur pour mon gosier qui lui est reconnaissant de se souvenir combien j'apprécie le fait de le voir se vider dans ma bouche.
Parfois, je me pose la question de savoir si je suis bien « normale ». Aimer à ce point les éjaculations buccales de mon chéri, ne relève-t-il pas d'une sorte de pathologie ? Là, en cet instant, il me parle, me câline le visage, ou me caresse les fesses. Il prend son pied dans un soupir et je suis tellement émue que je dis « amen » à tout ce qu'il me raconte, n'entendant pas forcément la totalité des phrases qu'il me débite lors de cette agréable distraction. Et notre après sexe est étrangement plus affectueux, que d'ordinaire. Je n'y prête pas une plus grande attention, habituée à sa gentillesse et sa délicatesse usuelles. Sa main lissant ma chevelure, je savoure dans la plénitude de notre couche, ce romantique instant. Je suis cependant surprise par la question qui monte à ses lèvres.
— Tu es certaine ma chérie que tu ne vas pas changer d'avis ?
—... ? Hein ? Pas changer d'avis sur quoi ?
— Ben... sur ce que je viens de te demander... et tu m'as dit oui !
— Mais Gabriel... je n'ai pas entendu la moitié de ce que tu m'as raconté.
— Tu dis oui à tout, sans savoir donc ?
— Il faut dire, mon cœur, que j'étais loin de tout, quand j'ai saisi la musique de ta voix. Et je n'ai pas forcément capté tes mots...
— Mince alors !
— Quoi ? Redis-moi ce que tu voulais...
— Je t'ai demandé si ça te ferait plaisir que notre complice soit... plus vivant !
— Comment ça ? Tu veux dire... un autre homme ?
— Tout à fait ! Ça me met dans un de ces états, rien que d'y penser... Je suis persuadé que toi aussi tu apprécierais.
— Mais... pourquoi en veux-tu toujours plus ? Et puis je ne suis pas sûre que ce soit possible... c'est une limite dans ma tête...
— Tu n'as jamais essayé, et tu avais des arguments similaires pour ta copine Charlotte... tout s'est bien déroulé, non !
— C'est... c'est différent là ! Un autre homme... il me ferait l'amour lui aussi, chose que mon amie Lolotte ne pouvait pas faire, tu comprends ? Le fossé à franchir est énorme.
— Oh... pour ton petit homme... tu peux essayer, une fois... juste une.
— Là, c'est toi, Gaby qui te répète. Et puis jusqu'où vas-tu m'emmener ? Tu en demandes toujours plus, je ne sais plus si... un trio avec deux hommes... et tu en connais-toi, des gars qui...
— Allons, ma chérie... réfléchis un instant ! J'ai moi-même cédé à ton père dans ce domaine et... tu es bien placée pour le savoir. Alors forcément que ça peut être simple à dénicher un prétendant.
—... ?
—... ? Hein ? Pas changer d'avis sur quoi ?
— Ben... sur ce que je viens de te demander... et tu m'as dit oui !
— Mais Gabriel... je n'ai pas entendu la moitié de ce que tu m'as raconté.
— Tu dis oui à tout, sans savoir donc ?
— Il faut dire, mon cœur, que j'étais loin de tout, quand j'ai saisi la musique de ta voix. Et je n'ai pas forcément capté tes mots...
— Mince alors !
— Quoi ? Redis-moi ce que tu voulais...
— Je t'ai demandé si ça te ferait plaisir que notre complice soit... plus vivant !
— Comment ça ? Tu veux dire... un autre homme ?
— Tout à fait ! Ça me met dans un de ces états, rien que d'y penser... Je suis persuadé que toi aussi tu apprécierais.
— Mais... pourquoi en veux-tu toujours plus ? Et puis je ne suis pas sûre que ce soit possible... c'est une limite dans ma tête...
— Tu n'as jamais essayé, et tu avais des arguments similaires pour ta copine Charlotte... tout s'est bien déroulé, non !
— C'est... c'est différent là ! Un autre homme... il me ferait l'amour lui aussi, chose que mon amie Lolotte ne pouvait pas faire, tu comprends ? Le fossé à franchir est énorme.
— Oh... pour ton petit homme... tu peux essayer, une fois... juste une.
— Là, c'est toi, Gaby qui te répète. Et puis jusqu'où vas-tu m'emmener ? Tu en demandes toujours plus, je ne sais plus si... un trio avec deux hommes... et tu en connais-toi, des gars qui...
— Allons, ma chérie... réfléchis un instant ! J'ai moi-même cédé à ton père dans ce domaine et... tu es bien placée pour le savoir. Alors forcément que ça peut être simple à dénicher un prétendant.
—... ?
Pourquoi me rappelle-t-il cet incident noyé dans un tiroir de mon cerveau ? Je revois maman... et zut, c'est un peu déloyal. Ça réveille des souvenirs, et avec eux, un feu qui me dévore. Il sait y faire, et si je ne cède pas sur le moment, il sent bien que je vacille pour le moins. Je dois botter en touche, le plus rapidement possible, sinon je vais une fois de plus me rendre à ses désirs.
— Bon... je ne suis pas prête pour ce genre de numéro...
— Mais... Christelle, tu ne fermes pas complètement la porte à mon envie ?
— Non... je veux seulement du temps pour y réfléchir. C'est un acte assez spécial que de faire l'amour avec deux hommes... donc... ni oui ni non ! On verra...
— D'accord ma chérie ! Et... si en plus d'y songer, tu pouvais aussi le choisir, ce serait peut-être moins compliqué pour toi, non ?
— Le choisir ? Explique-moi le fond de ta pensée !
— Ben... un des étudiants de ta fac qui te plairait, ou un de tes amis proches... que sais-je moi !
— C'est la pire des solutions celle-ci. Imagine de quoi j'aurais l'air si celui qui venait à passer du temps dans notre lit racontait cela partout ? Je passerais pour une salope... non ! C'est une très mauvaise idée...
— Alors... je peux peut-être me charger de décider un ami...
— Un de ton entourage ? Là encore... ce serait terrible pour notre vie de couple. Que tes copains t'imaginent avec une pute...
— Je n'ai jamais pensé cela de toi... ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit.
— Toi non, mais celui qui me baiserait... tu crois qu'il penserait quoi de moi ?
— Jamais je n'ai pensé cela de Colette... et pourtant... tu nous as bien épiés en pleine action.
— Mmm !
— Mais... Christelle, tu ne fermes pas complètement la porte à mon envie ?
— Non... je veux seulement du temps pour y réfléchir. C'est un acte assez spécial que de faire l'amour avec deux hommes... donc... ni oui ni non ! On verra...
— D'accord ma chérie ! Et... si en plus d'y songer, tu pouvais aussi le choisir, ce serait peut-être moins compliqué pour toi, non ?
— Le choisir ? Explique-moi le fond de ta pensée !
— Ben... un des étudiants de ta fac qui te plairait, ou un de tes amis proches... que sais-je moi !
— C'est la pire des solutions celle-ci. Imagine de quoi j'aurais l'air si celui qui venait à passer du temps dans notre lit racontait cela partout ? Je passerais pour une salope... non ! C'est une très mauvaise idée...
— Alors... je peux peut-être me charger de décider un ami...
— Un de ton entourage ? Là encore... ce serait terrible pour notre vie de couple. Que tes copains t'imaginent avec une pute...
— Je n'ai jamais pensé cela de toi... ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit.
— Toi non, mais celui qui me baiserait... tu crois qu'il penserait quoi de moi ?
— Jamais je n'ai pensé cela de Colette... et pourtant... tu nous as bien épiés en pleine action.
— Mmm !
Voilà ! Mon raisonnement se retourne contre moi. Je suis bouche bée et lui rebande déjà. Incroyable, le simple fait d'évoquer un plan cul avec un autre et le voilà dans un état... qui m'excite aussi. Pour calmer le jeu, nous repartons dans de folles câlineries, et je suis un « Zorro » féminin qui signe de la pointe de l'épée de chair, un chant d'amour ponctué de nos gémissements affolants. Pas de réponse claire, mais je suis ébranlée par tout ceci. Je sais, sens bien que je vais perdre une fois de plus une partie bancale. Lui a tous les atouts en main et pour moi, ils sont bien ailleurs... allant et venant dans mon sexe, qui pleure de désirs. Je suis dépendante de Gabriel, c'est un fait avéré. Est-ce que je suis capable de lui résister ? Ses baisers trop doux me gardent en transes. Et c'est sur l'oreiller qu'il m'arrache un accord oral... la seule condition étant que le complice nous soit parfaitement étranger.
Trois jours, c'est le laps de temps que j'ai pour songer à tout cela. Mon amant est reparti pour le village et Charlotte ne fait que passer en coup de vent. Une douche, elle se change et s'éclipse à nouveau. Je plonge dans mes bouquins, c'est la plus sage de mes décisions. Mes pensées sont pourtant dérangées par la demande incongrue de Gabriel. Elle fait le yoyo dans mon ciboulot. Et mes interrogations s'y accrochent. Il m'arrive de faire une pause pour me délasser les méninges et je suis littéralement attirée par les jouets que m'a abandonnés mon homme. Ils dorment dans le tiroir de ma commode et... je suis de plus en plus tentée d'en faire un usage solitaire. C'est dingue, mais je suce le truc tellement réaliste durant des heures. Un engouement pour la sucette qui ne se dément pas. Et à force de triturer l'engin qui ne donnera jamais de jus, mon esprit se focalise sur le gout absent du sperme que le sex-toy est incapable de me fournir.
Est-ce que je prendrais autant de plaisir avec celui d'un inconnu ? Mon obsession pour la semence mâle n'est-elle dirigée que vers le sperme de mon amant ? C'est sans doute cette idée qui fait pencher la balance dans le sens attendu par Gaby. Ouais ! Je mouille à cette idée que je vais céder et savoir s'il existe des différences notoires dans le gout et la texture de cette manne masculine. Je ne cherche jamais à me pénétrer avec ce qui représente tellement une bite humaine, non ! Mon trip c'est uniquement la fellation. Et j'en délire. Ce qui fatalement me fait dévier de ma trajectoire et oublier mes appréhensions. Ce qui fait que lors de ma rencontre suivante avec Gabriel, je suis prête à lui offrir ce qu'il veut. Les conditions restent identiques. Un homme choisi ensemble, inconnu de nous deux et pas question que l'affaire se déroule dans notre appartement.
La balle est dans le camp de mon homme. Il jubile et se montre pour le moins entreprenant. Nuit agitée, bruyante même du fait de l'absence de ma colocataire, décidément de moins en moins là. Je laisse libre court à mes envies, et nous exploitons ma couche, dans diverses positions qui nous entrainent dans de délicieux frissons. Un bonheur final sans égal où je bois le calice jusqu'à la lie. Gabriel ne rechigne pas lorsque d'une bouche goulue, je viens quérir la moelle de l'os qui se vide en longues trainées dans le gousset de ma gorge. Aucune trace ne subsiste autre que le parfum d'homme, alors qu'une pelle magistrale clôt nos ébats furieux. J'aime Gabriel, au point de le suivre au bout du monde. Et il met à profit cet amour pour me charrier sur des sentiers... de plus en plus scabreux. Mais c'est dit... s'il déniche un type qui remplit toutes mes conditions... je vérifierai ma théorie sur la saveur de la semence humaine.
La fin d'année et les débuts de la nouvelle sont familiaux. Mais sans Suzanne ni sa fille qui ont décliné notre invitation. Dans la demeure de mes parents pour les célébrations de Noël et chez nous pour la Saint-Sylvestre, sages comme des images, devant Colette et Rémy, nous vivons notre existence de couple respectable. Nos nuits sont plus agitées, mais n'est-ce pas naturel pour des gens qui s'aiment passionnément ? Je n'ai pas d'explication concernant la défection de mon amie. Elle s'éloigne de moi, de nous inexorablement sans que j'en sache la raison. J'en suis peinée, mais je respecte son choix. Nous croisons Suzanne à la supérette du village parfois, et elle reste aimable. Sa maladie est en rémission, c'est le plus important. Les mois qui me restent à faire à la fac sont longs et c'est l'heure du bilan final...
Je suis reçue avec la mention « bien ». De quoi me rassurer, mais aussi mes parents qui ont largement contribué à ce succès. Nous n'avons pas, mon homme et moi reparlés de son désir fou. C'est au restaurant que nous emmenons papa et maman pour les remercier de toutes ces années où financièrement et moralement, ils m'ont accompagné. Les regards de ma mère sont appuyés sur celui qui me tient par le bras. Je sens revenir ma jalousie instinctive. Mais Colette n'est pas ce genre de femme à voler l'amant de sa fille. Papa parle de la prochaine saison de pêche et se réjouit déjà de passer du temps avec celui qui est désormais son ami et son gendre tout à la fois. Nous raccompagnons mes parents à leur domicile et rentrons chez nous. Mais malgré le court trajet à effectuer, je sens Gabriel hésitant.
— Christelle, ma chérie, tu as vraiment envie de rentrer ?
— Pourquoi ? Tu as une idée derrière la tête ?
— On pourrait faire un saut en ville, nous dormirions à l'appartement. Et nous aurions l'opportunité de sortir... il parait qu'un nouveau lieu de perdition a ouvert ses portes dans la banlieue, pas très loin de la fac.
— C'est quoi encore cette lubie ?
— Je n'ai pas renoncé à notre jeu à trois et l'endroit dont je te parle réunit toutes les conditions.
—... Lesquelles ?
— Ce n'est pas chez nous en premier lieu. Et puis nous ne pouvons, dans un tel établissement ne rencontrer que des inconnus, enfin celui-ci est expressément dédié au sexe. Donc pas d'embrouilles, et pas d'explications à fournir. Ceux qui vont dans ce lieu savent pourquoi ils sont là...
— Mais... c'est quoi cette boite ?
— Un club... un club échangiste !
— Échangiste ? Tu as l'intention de m'échanger ?
— Allons, bon nombre de célibataires trainent sans doute dans un tel établissement, ce serait bien le diable si aucun n'avait l'heur de te plaire.
— De nous plaire... je te rappelle que tu es partie prenante dans cette histoire et qu'à aucun moment tu ne devras me quitter ou m'abandonner avec un inconnu... si... j'arrive à passer outre mes craintes.
— Alors ?
— Quoi alors ?
— On va à la ville ? Nous sommes habillés pour sortir.
—... ! Oh ! Gaby... qu'est-ce que tu ne vas pas encore me faire faire ? Tu... es...
— Un homme ! Un homme tout bêtement ma chérie. Et un homme qui est fou de toi. Tu es sublime, belle à croquer. On y va ?
— Pff ! Allez... je vais me ranger à tes attentes.
— Pourquoi ? Tu as une idée derrière la tête ?
— On pourrait faire un saut en ville, nous dormirions à l'appartement. Et nous aurions l'opportunité de sortir... il parait qu'un nouveau lieu de perdition a ouvert ses portes dans la banlieue, pas très loin de la fac.
— C'est quoi encore cette lubie ?
— Je n'ai pas renoncé à notre jeu à trois et l'endroit dont je te parle réunit toutes les conditions.
—... Lesquelles ?
— Ce n'est pas chez nous en premier lieu. Et puis nous ne pouvons, dans un tel établissement ne rencontrer que des inconnus, enfin celui-ci est expressément dédié au sexe. Donc pas d'embrouilles, et pas d'explications à fournir. Ceux qui vont dans ce lieu savent pourquoi ils sont là...
— Mais... c'est quoi cette boite ?
— Un club... un club échangiste !
— Échangiste ? Tu as l'intention de m'échanger ?
— Allons, bon nombre de célibataires trainent sans doute dans un tel établissement, ce serait bien le diable si aucun n'avait l'heur de te plaire.
— De nous plaire... je te rappelle que tu es partie prenante dans cette histoire et qu'à aucun moment tu ne devras me quitter ou m'abandonner avec un inconnu... si... j'arrive à passer outre mes craintes.
— Alors ?
— Quoi alors ?
— On va à la ville ? Nous sommes habillés pour sortir.
—... ! Oh ! Gaby... qu'est-ce que tu ne vas pas encore me faire faire ? Tu... es...
— Un homme ! Un homme tout bêtement ma chérie. Et un homme qui est fou de toi. Tu es sublime, belle à croquer. On y va ?
— Pff ! Allez... je vais me ranger à tes attentes.
Je suis bercée par le ronronnement régulier du moteur, alors que nous roulons vers notre appartement en ville et surtout, vers une maison des plaisirs qui me fiche la trouille. Mais Gabriel a surement étudié tout cela et m'y entraine en douceur. Je dois me fier à lui. Il ne va sans doute pas me jeter dans les bras de n'importe quel quidam et j'ai toujours mon mot à dire. Un non signifierait l'abandon total de son projet. Au loin, la lueur des lumières qui annoncent les faubourgs de la citée et nous traversons les rues sans rencontrer une circulation excessive. Nous sommes devant les grands bâtiments de la fac que nous laissons à notre droite pour bifurquer dans un dédale de petites rues. Je n'arrive pas en pleine nuit à me situer vraiment. Et le clignotant de la voiture ainsi que son ralentissement significatif m'indiquent soudain que notre but est sur le point d'être atteint.
À suivre...
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