Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Je suis un salop — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Je suis un salop
Chapitre 1
Je suis un salaud. Plus précisément, je me suis comporté comme un salaud mais c'était pour la bonne cause. Ma femme est au courant. Elle m'en a voulu mais s'est rendu compte que c'était parce que je l'aimais.
Moi c'est Pierre-Antoine Guerinec, comte de Kerridan. Ma famille est d'origine aristocratique. Avant la révolution, nous étions la famille seigneuriale de notre fief breton. A la révolution, mon ancêtre a épousé les idées de la révolution (par conviction ou par commodité pour ne pas finir sur l'échafaud, on n'a jamais vraiment su). Durant le 19eme siècle, mes ancêtres ont été tant tôt royaliste, tant tôt napoléonien, tant tôt républicain. Bref c'était en fonction du sens du vent. Aujourd'hui j'habite toujours le manoir familial. Evidement au moment de la guerre de 1940, cette bâtisse s'est faite réquisitionné par les Bosch. Mon arrière grand père les ayant accueillis à bras ouverts pendant que son fils, mon grand père donc, organisait la résistance au niveau local. On a toujours été très connus dans notre région et aujourd'hui c'est encore le cas.
Aujourd'hui je suis marié à une femme dont je suis fou amoureux depuis le premier jour où je l'ai vu et je suis papa de trois adorables bambins. Mon fils ainé reprendra mon titre et sera garant de l'héritage familial, aidé de ses deux sœurs. Avant ça, j'étais le dernier de ma lignée. Mon arrière grand père ayant été tué par la résistance, sa femme n'a pas supporté la honte d'avoir été tondue à la libération et s'est suicidé. Même si mon grand-père était un héros de la résistance, sa sœur, s'étant amourachée d'un soldat allemand, elle a voulu prendre la fuite avec lui mais ils ont été retrouvé plus tard et abattus par des pseudos résistants de circonstance. Mon grand père ne s'est mis en ménage que plus tard et n'a eu qu'un seul enfant, mon père qui m'a eu plus tard. Mon père et mon grand-père se sont mariés très tard dans leur vie. Pendant un temps, j'ai bien cru que ça allait être mon cas aussi, voir même finir seul.
De leur vivant, mon père et mon grand père avait monté une boite de rachat et vente de produits agricole. Ils achetaient ce que les agriculteurs partenaires proposaient « au pris juste » et les revendaient aussi « au prix juste », minimisant ainsi les intermédiaires. Cette boite j'en ai hérité et je suis fier de faire perdurer mon héritage. Depuis quelques temps, on s'est lancé dans la construction de boutiques franchisées qui distribuent les produits agricoles proposés par nos partenaires. Ça a pris des années mais on a pu établir des relations de confiance avec tous nos partenaires. Avec nous, ils savent qu'on respectera leur prix pour leur permettre de vivre de leur travail. C'est un principe de base qui nous tient à cœur. On fait moins de bénéfice qu'on le pourrait mais la confiance est maintenue.
Mon histoire c'est celle de ma rencontre avec mon épouse. A l'époque, dans mon travail, j'ai toujours été entouré de toute une équipe avec moi. Au moment du début de mon récit, j'étais assisté par un jeune homme : Julien. Cet homme était un jeune loup aux dents longues qui semblait plus intéressé par le profit qu'autre chose. Plusieurs fois il m'a demandé pourquoi on ne se lançait pas dans l'importation de viandes étrangères, moins chères, pour la revendre au même prix que les locales pour faire plus de profit. Pour moi c'était impensable. Déjà ce serait une trahison envers nos partenaires et jamais je ne pourrais me regarder dans une glace.
Au quotidien je sentais qu'il était rongé par l'ambition. Ça s'est confirmé plus tard, il était même prêt à magouiller pour me prendre mon poste. Seulement ce type avait une faille : son égo. Bien souvent je l'écartais de l'entreprise pour qu'il parte en rendez-vous clientèle. Quand il revenait en fin de semaine il ne pouvait pas retenir sa vantardise sur ses rencontres sur le net. Il fallait le voir, il nous montrait même des photos de ses conquêtes et plusieurs fois, il s'était même filmé, genre sextape clandestine, pour montrer qu'il était un étalon auquel aucune femme ne résiste. Au début c'était drôle mais c'est devenu malsain à force.
Pour renforcer le caractère familial de l'entreprise, on organise parfois des repas où tout le personnel est invité avec conjoint. Quand ce type nous a dit qu'il viendrait avec sa copine, on s'est tous dit en rigolant « sa copine ? Laquelle ? ». C'est lors de l'un de ses repas que je l'ai rencontré : Lisa … Enfin Elisabeth normalement mais Lisa c'était pour aller plus vite. Oui, vous l'avez bien compris. J'ai fini par lui prendre sa copine à l'autre con.
Je me souviens encore du moment où elle a passé la porte. « Bon sang mais qui est cette beauté ? » me suis-je dit à ce moment là. C'était une magnifique blonde de 23 ans ? Elle avait des formes à tomber par terre, des cheveux blonds … on aurait dit des fils d'or. Elle avait des yeux d'un bleu intense. Mon entrain est de suite retombé quand je les ai vus s'embrasser. C'est alors que j'étais dans mes rêveries m'imaginant au lit avec cette femme que Julien s'est pointé. C'est avec son sourire hypocrite qu'il m'a présenté sa copine : Lisa. Je me suis vraiment forcé pour rester stoïque. J'avais envie de balancer à sa copine qui était vraiment Julien, à savoir un coureur de jupon. Je rêvais de la voir le gifler et de se blottir contre moi pour m'embrasser comme si j'étais son héros mais ce n'était pas une bonne idée. J'ai laissé courir durant tout le repas. J'ai bien essayé de parler avec elle mais elle ne semblait pas ravie de parler avec moi. Je l'ai bien sentie gênée et d'ailleurs Julien m'en a parlé quand on s'est revu au boulot.
Une fille comme elle avec un type comme lui … quel gâchis quand même. Elle aurait été tellement mieux avec moi. Moi au moins je ne l'aurais jamais trompé. En même temps comment soutenir la comparaison. Il avait 25 ans, j'en avais 41. Il était mince et sportif, moi, comme les hommes de ma famille dont j'ai les portraits chez moi : grand, gros, avec un brushing grisonnant mais avec un visage joufflu. En bref pas une gravure de mode. Il avait une bonne situation … moi j'en avais une meilleure mais je savais que ce n'était pas comme ça j'y arriverai. J'ai entrepris de me renseigner sur elle. Après quelques recherches sur internet, j'ai su tout de son parcours scolaire et j'avais même des noms d'anciens camarades de classe. Bref tout pour obtenir des infos. J'ai élaboré un plan et, même si je n'en étais pas forcement fier, ça consistait à briser son couple qui de toute façon partait dans le mur avec un type pareil.
J'ai mis du temps à obtenir les infos dont j'avais besoin. Ça m'a pris des mois. Il faut dire que pour passer inaperçu, je me suis fait passer pour un détective privée qui devait retrouver Lisa. Entre ceux qui ne pouvaient pas la blairer à l'époque et ceux qui ne l'avaient plus revu depuis le lycée, ça n'a pas été tout seul.
Lisa était devenue une obsession. La nuit je rêvais d'elle. Je nous imaginais au lit faisant l'amour, je nous imaginais chez moi avec 14 enfants (je vous l'avais dis c'était des rêves). Mon plan était tout d'abord de mettre à l'épreuve son couple. Si il était solide et qu'en fait Julien n'était qu'un affabulateur (car c'est une possibilité qui m'a aussi traversé l'esprit), je me serais dit « je laisse tomber ». Par contre si toutes les tromperies étaient avérées et qu'elle était trahie par lui, je serais là pour la consoler.
Je pouvais bénéficier d'un autre atout : l'ambition de Julien. Comme je le disais précédemment, c'était un loup aux dents longues, un chacal dont les ratiches rayaient le plancher. Je le savais car j'avais déjà eu vent de malversation de sa part et que j'ai pu corriger. Il ne me l'avait jamais dit à l'époque même si je m'en suis toujours douté mais je savais qu'il avait toujours rêvé de prendre ma place. On me l'a dit car j'ai la confiance de mes employés et de bon nombre de mes partenaires commerciaux qui m'ont rapporté oralement des indiscrétions quand il me cassait du sucre sur le dos.
Professionnellement, j'avais de plus en plus de boulot. J'ai donc demandé à faire embaucher une secrétaire. J'ai été surpris quand un jour il a demandé à me voir à ce sujet. Il m'a demandé de le rejoindre dans un café après le boulot. Il m'a proposé la candidature de Lisa pour le poste. Ça ne m'a surpris qu'à moitié. Il comptait surement sur elle pour m'espionner et trouver une faille à exploiter contre moi. Curieusement, il m'a fait comprendre qu'il avait bien remarqué que Lisa me plaisait. Il m'a alors dit « entre homme » qu'il avait des relations plus qu'assidues depuis un moment avec une autre femme et qu'il comptait quitter Lisa. Par conséquent, il m'a quasiment donné sa bénédiction pour tenter ma chance avec elle.
Quand j'ai entendu ça je me suis dit « ça pu le piège à plein nez ». Je tente quelque chose et elle crie au viol ? C'est ça le plan ? Sale petit con, tu ne m'auras pas comme ça. Je lui ai alors dit que ça ne regardait que moi et que je suivrais à la lettre les process de recrutement que mon propre père avait mis en place. J'aurais pu refuser la candidature proposée mais, nécessité faisait loi, j'avais vraiment besoin de quelqu'un. J'ai examiné sa candidature et je l'ai convié à un entretien.
Le jour de l'entretien je m'étais blindé. J'avais prévu d'enregistrer l'entretien sans forcement le lui dire. Si mes soupçons s'avéraient exacte, à savoir qu'elle était utilisée contre moi, l'enregistrement me servirait de preuve. Si la démarche était sérieuse, j'avais prévue de l'effacer et elle n'en aurait jamais rien su. Avec un rendez-vous en pleine journée, elle n'aurait rien pu tenter. Je lui ai alors demandé de venir en fin de journée, juste avant la fermeture, l'heure où il n'y a plus personne, comme un pousse-au-crime. Si effectivement, elle comptait faire quelque chose de répréhensible, le fait d'être seuls, tous les deux endormirait sa méfiance. Je l'attendais, j'étais nerveux quand j'ai entendu la sonnette. Je suis allé la chercher et on s'est rendu dans mon bureau.
J'étais loin de m'attendre à ce qu'il allait se passer lors de cet entretien. Déjà quand je l'ai vu, elle était habillée très sexy avec un décolleté qui ne cochait rien de ses formes généreuses. J'avais une envie folle de lui arracher ses fringues et de la prendre violement sur la table mais la vision de moi en prison pour viol avec d'éventuels codétenus un peu trop affectueux qui allaient en faire de même avec moi a suffit à faire baisser la tension. Tout était fait pour m'exciter : sa minijupe, son décolleté, … Pour moi elle avait reçu pour instruction d'essayer de me provoquer suite à l'autorisation de son mec de tenter quelque chose avec elle.
On a fait l'entretien normalement. Au niveau références et compétences elle avait tout ce qu'il fallait. Seul point noir : l'inexpérience. Mais je suis du genre à donner sa chance à chacun. Si personne ne le fait, rien ne bougera et c'est un cercle vicieux. C'est après, quand je lui ai demandé ce qu'elle avait en plus qui pouvait faire la différence avec d'éventuelles autres candidatures qu'elle m'a parlé de ses compétences « à l'oral » et qu'elle était prête à faire « des heures supplémentaires ». Elle insistait particulièrement sur ces expressions comme pour me faire passer un message. Non j'avais flairé le piège. Je n'allais pas lui sauter dessus.
Je voyais que malgré tout, elle ne semblait pas à l'aise. Il y avait dans son regard un peu de « je n'ai pas envie de faire ça » et de « Il le faut pourtant ». C'était comme si elle voulait le poste mais n'aimait pas la manière de procéder. C'était évident, ça sentait le piège. Toutefois, il me fallait quelqu'un et elle semblait cocher toutes les cases. Je me suis retourné pour ouvrir un tiroir dans le meuble derrière moi pour en sortir un contrat type et quand je me suis retourné … plus de Lisa. Elle avait disparue de sa chaise mais pas pour longtemps. J'ai eu à peine le temps de dire « bah où elle est passée ? » que j'ai senti, sous mon bureau, deux mains ouvrir ma braguette. Quand je lui ai demandé ce qu'elle faisait, elle m'a répondu qu'elle voulait me montrer qu'elle pouvait être la meilleure des secrétaires. J'ai essayé de me reculer mais ma chaise semblait bloquée.
J'étais coincé. J'étais en train de me faire sucer sous mon bureau. J'ai protesté bien sur, je lui ai demandé d'arrêter mais elle n'en a rien fait. Bon j'avoue ne pas avoir résisté longtemps non plus. Me faire pomper par cette fille c'était une des choses que j'espérais depuis un moment. Et puis il faut l'admettre, nous autres les hommes, on est un peu profiteur dans ce genre de situation. Heureusement que j'enregistrais tout avec mon téléphone. Ainsi je disposais de la preuve que je n'étais pas à l'initiative, par contre je voyais bien Julien le faire. J'ai jouis dans la bouche de Lisa. Elle s'est relevé et s'est rassis sur sa chaise en face de moi toute souriante et s'essuyant la bouche. C'est là qu'elle m'a regardé en me demandant « Alors ? Je suis embauchée ? ».
Je la regardais en reprenant mon souffle. Elle avait un sourire satisfait mais en même temps, il y avait autre chose. Il me fallait tirer ça au clair.
- Alors ? j'ai le poste ?
- Etant donné qu'aucune autre candidature ne m'est parvenue, oui évidement, par défaut.
- Vous allez voir, vous n'allez pas le regretter.
- Rien n'est moins sûr. Vous savez, aussi plaisant que ça ait pu être, vous n'étiez pas obligé de faire ça, sous le bureau.
- Vous n'allez pas me dire que c'était désagréable ?
- Non je ne dis pas le contraire mais je me demande qui est à l'initiative. Vous ou Julien ?
- … Comment ça ?
- Je vais mettre carte sur table. Je sais qu'il veut ma place. Il a déjà tenté pas mal de chose, sans résultat, mais rien d'équivalent à ce qu'il vient de se passer.
- … << GLURP !!! >> Ah bon ? a-t-elle dit avec un air de malaise sur le visage.
- Ne le niez pas je le sais. N'essayez même pas de le protéger. Il n'en vaut pas la peine. J'imagine que la prochaine étape c'était de porter plainte pour viol à la police ?
- Vous … Vous imaginez des films là ajouta t-elle avec un sourire crispé.
- Oui bien sûr. Vous n'allez pas le dire mais à voir l'expression sur votre visage, on sent que j'ai raison. Finalement j'ai bien fait de tout enregistrer sur mon téléphone.
- Quoi ! Vous avez tout enregistré ?
- Oui, comme ça, si ce que vous m'avez offert était un coup foireux, j'ai la preuve que je n'étais pas à l'initiative. Ecoutez plutôt. Ai-je dit avant de lui faire écouter un morceau tout en laissant l'enregistrement continuer.
- …
- Vous faites la tête là. J'ai raison n'est-ce pas ? Ah mais vous pleurez ? Prenez un mouchoir. Donc j'en déduis que vous ne vouliez pas faire ça et que c'est lui qui vous a demandé de le faire. Ai-je raison ?
- …
- Vous ne voulez toujours rien dire ? Ok, je vais donc prendre ça pour un oui. Je trouve dégoutant ce qu'il vous a demandé de faire. Sachez le.
- Merci a-t-elle dit avec un début de sanglot et en se mouchant.
- Etant donné que son petit plan est tombé à l'eau, je vous propose de faire comme si rien ne s'était passé. J'ai bien l'intention de m'occuper de lui mais à ma manière. Ma famille a monté cette entreprise et je n'ai pas l'intention de tout laisser s'écrouler à cause d'un petit con dans son genre.
- Je comprends.
- Maintenant, parlons affaire. J'ai quand même besoin de quelqu'un. Visiblement vous êtes plutôt victime dans cette histoire. Je vous pose la question : Vous le voulez le poste oui ou non ?
- Vous me le proposez quand même ?
- Vous cochez toutes les cases. Pour moi c'est oui. Personnellement je vous conseillerais d'accepter car pour l'instant j'ai encore besoin de Julien mais des que je le pourrais il risque d'avoir des problèmes avec la police. Et c'est là que vous aurez besoin d'un travail.
- C'est vrai ? Merci, merci Monsieur. Vous ne le regretterez pas.
- On fait comme ça alors. Et bien sur, on gardera pour nous ce qu'il s'est passé ce soir.
- Promis.
- Je n'aurais qu'une seule exigence : ne lui dite pas que je sais. Il doit être le seul ici à ne pas savoir que tout le monde est au courant de ses véritables intentions. Je tiens à lui faire la surprise moi-même quand je déciderai de me débarrasser de lui.
- Promis, je n'aurais jamais dû accepter. J'ai été idiote.
- Donc vous admettez qu'il vous a demandé de me faire … ça. Il ne recule devant rien décidément.
- … Je suis désolé
- Ne le soyez pas. Il n'en vaut pas la peine. Bon, Voilà le contrat pré rempli. Lisez le et signez chaque page.
- OK
Moi c'est Pierre-Antoine Guerinec, comte de Kerridan. Ma famille est d'origine aristocratique. Avant la révolution, nous étions la famille seigneuriale de notre fief breton. A la révolution, mon ancêtre a épousé les idées de la révolution (par conviction ou par commodité pour ne pas finir sur l'échafaud, on n'a jamais vraiment su). Durant le 19eme siècle, mes ancêtres ont été tant tôt royaliste, tant tôt napoléonien, tant tôt républicain. Bref c'était en fonction du sens du vent. Aujourd'hui j'habite toujours le manoir familial. Evidement au moment de la guerre de 1940, cette bâtisse s'est faite réquisitionné par les Bosch. Mon arrière grand père les ayant accueillis à bras ouverts pendant que son fils, mon grand père donc, organisait la résistance au niveau local. On a toujours été très connus dans notre région et aujourd'hui c'est encore le cas.
Aujourd'hui je suis marié à une femme dont je suis fou amoureux depuis le premier jour où je l'ai vu et je suis papa de trois adorables bambins. Mon fils ainé reprendra mon titre et sera garant de l'héritage familial, aidé de ses deux sœurs. Avant ça, j'étais le dernier de ma lignée. Mon arrière grand père ayant été tué par la résistance, sa femme n'a pas supporté la honte d'avoir été tondue à la libération et s'est suicidé. Même si mon grand-père était un héros de la résistance, sa sœur, s'étant amourachée d'un soldat allemand, elle a voulu prendre la fuite avec lui mais ils ont été retrouvé plus tard et abattus par des pseudos résistants de circonstance. Mon grand père ne s'est mis en ménage que plus tard et n'a eu qu'un seul enfant, mon père qui m'a eu plus tard. Mon père et mon grand-père se sont mariés très tard dans leur vie. Pendant un temps, j'ai bien cru que ça allait être mon cas aussi, voir même finir seul.
De leur vivant, mon père et mon grand père avait monté une boite de rachat et vente de produits agricole. Ils achetaient ce que les agriculteurs partenaires proposaient « au pris juste » et les revendaient aussi « au prix juste », minimisant ainsi les intermédiaires. Cette boite j'en ai hérité et je suis fier de faire perdurer mon héritage. Depuis quelques temps, on s'est lancé dans la construction de boutiques franchisées qui distribuent les produits agricoles proposés par nos partenaires. Ça a pris des années mais on a pu établir des relations de confiance avec tous nos partenaires. Avec nous, ils savent qu'on respectera leur prix pour leur permettre de vivre de leur travail. C'est un principe de base qui nous tient à cœur. On fait moins de bénéfice qu'on le pourrait mais la confiance est maintenue.
Mon histoire c'est celle de ma rencontre avec mon épouse. A l'époque, dans mon travail, j'ai toujours été entouré de toute une équipe avec moi. Au moment du début de mon récit, j'étais assisté par un jeune homme : Julien. Cet homme était un jeune loup aux dents longues qui semblait plus intéressé par le profit qu'autre chose. Plusieurs fois il m'a demandé pourquoi on ne se lançait pas dans l'importation de viandes étrangères, moins chères, pour la revendre au même prix que les locales pour faire plus de profit. Pour moi c'était impensable. Déjà ce serait une trahison envers nos partenaires et jamais je ne pourrais me regarder dans une glace.
Au quotidien je sentais qu'il était rongé par l'ambition. Ça s'est confirmé plus tard, il était même prêt à magouiller pour me prendre mon poste. Seulement ce type avait une faille : son égo. Bien souvent je l'écartais de l'entreprise pour qu'il parte en rendez-vous clientèle. Quand il revenait en fin de semaine il ne pouvait pas retenir sa vantardise sur ses rencontres sur le net. Il fallait le voir, il nous montrait même des photos de ses conquêtes et plusieurs fois, il s'était même filmé, genre sextape clandestine, pour montrer qu'il était un étalon auquel aucune femme ne résiste. Au début c'était drôle mais c'est devenu malsain à force.
Pour renforcer le caractère familial de l'entreprise, on organise parfois des repas où tout le personnel est invité avec conjoint. Quand ce type nous a dit qu'il viendrait avec sa copine, on s'est tous dit en rigolant « sa copine ? Laquelle ? ». C'est lors de l'un de ses repas que je l'ai rencontré : Lisa … Enfin Elisabeth normalement mais Lisa c'était pour aller plus vite. Oui, vous l'avez bien compris. J'ai fini par lui prendre sa copine à l'autre con.
Je me souviens encore du moment où elle a passé la porte. « Bon sang mais qui est cette beauté ? » me suis-je dit à ce moment là. C'était une magnifique blonde de 23 ans ? Elle avait des formes à tomber par terre, des cheveux blonds … on aurait dit des fils d'or. Elle avait des yeux d'un bleu intense. Mon entrain est de suite retombé quand je les ai vus s'embrasser. C'est alors que j'étais dans mes rêveries m'imaginant au lit avec cette femme que Julien s'est pointé. C'est avec son sourire hypocrite qu'il m'a présenté sa copine : Lisa. Je me suis vraiment forcé pour rester stoïque. J'avais envie de balancer à sa copine qui était vraiment Julien, à savoir un coureur de jupon. Je rêvais de la voir le gifler et de se blottir contre moi pour m'embrasser comme si j'étais son héros mais ce n'était pas une bonne idée. J'ai laissé courir durant tout le repas. J'ai bien essayé de parler avec elle mais elle ne semblait pas ravie de parler avec moi. Je l'ai bien sentie gênée et d'ailleurs Julien m'en a parlé quand on s'est revu au boulot.
Une fille comme elle avec un type comme lui … quel gâchis quand même. Elle aurait été tellement mieux avec moi. Moi au moins je ne l'aurais jamais trompé. En même temps comment soutenir la comparaison. Il avait 25 ans, j'en avais 41. Il était mince et sportif, moi, comme les hommes de ma famille dont j'ai les portraits chez moi : grand, gros, avec un brushing grisonnant mais avec un visage joufflu. En bref pas une gravure de mode. Il avait une bonne situation … moi j'en avais une meilleure mais je savais que ce n'était pas comme ça j'y arriverai. J'ai entrepris de me renseigner sur elle. Après quelques recherches sur internet, j'ai su tout de son parcours scolaire et j'avais même des noms d'anciens camarades de classe. Bref tout pour obtenir des infos. J'ai élaboré un plan et, même si je n'en étais pas forcement fier, ça consistait à briser son couple qui de toute façon partait dans le mur avec un type pareil.
J'ai mis du temps à obtenir les infos dont j'avais besoin. Ça m'a pris des mois. Il faut dire que pour passer inaperçu, je me suis fait passer pour un détective privée qui devait retrouver Lisa. Entre ceux qui ne pouvaient pas la blairer à l'époque et ceux qui ne l'avaient plus revu depuis le lycée, ça n'a pas été tout seul.
Lisa était devenue une obsession. La nuit je rêvais d'elle. Je nous imaginais au lit faisant l'amour, je nous imaginais chez moi avec 14 enfants (je vous l'avais dis c'était des rêves). Mon plan était tout d'abord de mettre à l'épreuve son couple. Si il était solide et qu'en fait Julien n'était qu'un affabulateur (car c'est une possibilité qui m'a aussi traversé l'esprit), je me serais dit « je laisse tomber ». Par contre si toutes les tromperies étaient avérées et qu'elle était trahie par lui, je serais là pour la consoler.
Je pouvais bénéficier d'un autre atout : l'ambition de Julien. Comme je le disais précédemment, c'était un loup aux dents longues, un chacal dont les ratiches rayaient le plancher. Je le savais car j'avais déjà eu vent de malversation de sa part et que j'ai pu corriger. Il ne me l'avait jamais dit à l'époque même si je m'en suis toujours douté mais je savais qu'il avait toujours rêvé de prendre ma place. On me l'a dit car j'ai la confiance de mes employés et de bon nombre de mes partenaires commerciaux qui m'ont rapporté oralement des indiscrétions quand il me cassait du sucre sur le dos.
Professionnellement, j'avais de plus en plus de boulot. J'ai donc demandé à faire embaucher une secrétaire. J'ai été surpris quand un jour il a demandé à me voir à ce sujet. Il m'a demandé de le rejoindre dans un café après le boulot. Il m'a proposé la candidature de Lisa pour le poste. Ça ne m'a surpris qu'à moitié. Il comptait surement sur elle pour m'espionner et trouver une faille à exploiter contre moi. Curieusement, il m'a fait comprendre qu'il avait bien remarqué que Lisa me plaisait. Il m'a alors dit « entre homme » qu'il avait des relations plus qu'assidues depuis un moment avec une autre femme et qu'il comptait quitter Lisa. Par conséquent, il m'a quasiment donné sa bénédiction pour tenter ma chance avec elle.
Quand j'ai entendu ça je me suis dit « ça pu le piège à plein nez ». Je tente quelque chose et elle crie au viol ? C'est ça le plan ? Sale petit con, tu ne m'auras pas comme ça. Je lui ai alors dit que ça ne regardait que moi et que je suivrais à la lettre les process de recrutement que mon propre père avait mis en place. J'aurais pu refuser la candidature proposée mais, nécessité faisait loi, j'avais vraiment besoin de quelqu'un. J'ai examiné sa candidature et je l'ai convié à un entretien.
Le jour de l'entretien je m'étais blindé. J'avais prévu d'enregistrer l'entretien sans forcement le lui dire. Si mes soupçons s'avéraient exacte, à savoir qu'elle était utilisée contre moi, l'enregistrement me servirait de preuve. Si la démarche était sérieuse, j'avais prévue de l'effacer et elle n'en aurait jamais rien su. Avec un rendez-vous en pleine journée, elle n'aurait rien pu tenter. Je lui ai alors demandé de venir en fin de journée, juste avant la fermeture, l'heure où il n'y a plus personne, comme un pousse-au-crime. Si effectivement, elle comptait faire quelque chose de répréhensible, le fait d'être seuls, tous les deux endormirait sa méfiance. Je l'attendais, j'étais nerveux quand j'ai entendu la sonnette. Je suis allé la chercher et on s'est rendu dans mon bureau.
J'étais loin de m'attendre à ce qu'il allait se passer lors de cet entretien. Déjà quand je l'ai vu, elle était habillée très sexy avec un décolleté qui ne cochait rien de ses formes généreuses. J'avais une envie folle de lui arracher ses fringues et de la prendre violement sur la table mais la vision de moi en prison pour viol avec d'éventuels codétenus un peu trop affectueux qui allaient en faire de même avec moi a suffit à faire baisser la tension. Tout était fait pour m'exciter : sa minijupe, son décolleté, … Pour moi elle avait reçu pour instruction d'essayer de me provoquer suite à l'autorisation de son mec de tenter quelque chose avec elle.
On a fait l'entretien normalement. Au niveau références et compétences elle avait tout ce qu'il fallait. Seul point noir : l'inexpérience. Mais je suis du genre à donner sa chance à chacun. Si personne ne le fait, rien ne bougera et c'est un cercle vicieux. C'est après, quand je lui ai demandé ce qu'elle avait en plus qui pouvait faire la différence avec d'éventuelles autres candidatures qu'elle m'a parlé de ses compétences « à l'oral » et qu'elle était prête à faire « des heures supplémentaires ». Elle insistait particulièrement sur ces expressions comme pour me faire passer un message. Non j'avais flairé le piège. Je n'allais pas lui sauter dessus.
Je voyais que malgré tout, elle ne semblait pas à l'aise. Il y avait dans son regard un peu de « je n'ai pas envie de faire ça » et de « Il le faut pourtant ». C'était comme si elle voulait le poste mais n'aimait pas la manière de procéder. C'était évident, ça sentait le piège. Toutefois, il me fallait quelqu'un et elle semblait cocher toutes les cases. Je me suis retourné pour ouvrir un tiroir dans le meuble derrière moi pour en sortir un contrat type et quand je me suis retourné … plus de Lisa. Elle avait disparue de sa chaise mais pas pour longtemps. J'ai eu à peine le temps de dire « bah où elle est passée ? » que j'ai senti, sous mon bureau, deux mains ouvrir ma braguette. Quand je lui ai demandé ce qu'elle faisait, elle m'a répondu qu'elle voulait me montrer qu'elle pouvait être la meilleure des secrétaires. J'ai essayé de me reculer mais ma chaise semblait bloquée.
J'étais coincé. J'étais en train de me faire sucer sous mon bureau. J'ai protesté bien sur, je lui ai demandé d'arrêter mais elle n'en a rien fait. Bon j'avoue ne pas avoir résisté longtemps non plus. Me faire pomper par cette fille c'était une des choses que j'espérais depuis un moment. Et puis il faut l'admettre, nous autres les hommes, on est un peu profiteur dans ce genre de situation. Heureusement que j'enregistrais tout avec mon téléphone. Ainsi je disposais de la preuve que je n'étais pas à l'initiative, par contre je voyais bien Julien le faire. J'ai jouis dans la bouche de Lisa. Elle s'est relevé et s'est rassis sur sa chaise en face de moi toute souriante et s'essuyant la bouche. C'est là qu'elle m'a regardé en me demandant « Alors ? Je suis embauchée ? ».
Je la regardais en reprenant mon souffle. Elle avait un sourire satisfait mais en même temps, il y avait autre chose. Il me fallait tirer ça au clair.
- Alors ? j'ai le poste ?
- Etant donné qu'aucune autre candidature ne m'est parvenue, oui évidement, par défaut.
- Vous allez voir, vous n'allez pas le regretter.
- Rien n'est moins sûr. Vous savez, aussi plaisant que ça ait pu être, vous n'étiez pas obligé de faire ça, sous le bureau.
- Vous n'allez pas me dire que c'était désagréable ?
- Non je ne dis pas le contraire mais je me demande qui est à l'initiative. Vous ou Julien ?
- … Comment ça ?
- Je vais mettre carte sur table. Je sais qu'il veut ma place. Il a déjà tenté pas mal de chose, sans résultat, mais rien d'équivalent à ce qu'il vient de se passer.
- … << GLURP !!! >> Ah bon ? a-t-elle dit avec un air de malaise sur le visage.
- Ne le niez pas je le sais. N'essayez même pas de le protéger. Il n'en vaut pas la peine. J'imagine que la prochaine étape c'était de porter plainte pour viol à la police ?
- Vous … Vous imaginez des films là ajouta t-elle avec un sourire crispé.
- Oui bien sûr. Vous n'allez pas le dire mais à voir l'expression sur votre visage, on sent que j'ai raison. Finalement j'ai bien fait de tout enregistrer sur mon téléphone.
- Quoi ! Vous avez tout enregistré ?
- Oui, comme ça, si ce que vous m'avez offert était un coup foireux, j'ai la preuve que je n'étais pas à l'initiative. Ecoutez plutôt. Ai-je dit avant de lui faire écouter un morceau tout en laissant l'enregistrement continuer.
- …
- Vous faites la tête là. J'ai raison n'est-ce pas ? Ah mais vous pleurez ? Prenez un mouchoir. Donc j'en déduis que vous ne vouliez pas faire ça et que c'est lui qui vous a demandé de le faire. Ai-je raison ?
- …
- Vous ne voulez toujours rien dire ? Ok, je vais donc prendre ça pour un oui. Je trouve dégoutant ce qu'il vous a demandé de faire. Sachez le.
- Merci a-t-elle dit avec un début de sanglot et en se mouchant.
- Etant donné que son petit plan est tombé à l'eau, je vous propose de faire comme si rien ne s'était passé. J'ai bien l'intention de m'occuper de lui mais à ma manière. Ma famille a monté cette entreprise et je n'ai pas l'intention de tout laisser s'écrouler à cause d'un petit con dans son genre.
- Je comprends.
- Maintenant, parlons affaire. J'ai quand même besoin de quelqu'un. Visiblement vous êtes plutôt victime dans cette histoire. Je vous pose la question : Vous le voulez le poste oui ou non ?
- Vous me le proposez quand même ?
- Vous cochez toutes les cases. Pour moi c'est oui. Personnellement je vous conseillerais d'accepter car pour l'instant j'ai encore besoin de Julien mais des que je le pourrais il risque d'avoir des problèmes avec la police. Et c'est là que vous aurez besoin d'un travail.
- C'est vrai ? Merci, merci Monsieur. Vous ne le regretterez pas.
- On fait comme ça alors. Et bien sur, on gardera pour nous ce qu'il s'est passé ce soir.
- Promis.
- Je n'aurais qu'une seule exigence : ne lui dite pas que je sais. Il doit être le seul ici à ne pas savoir que tout le monde est au courant de ses véritables intentions. Je tiens à lui faire la surprise moi-même quand je déciderai de me débarrasser de lui.
- Promis, je n'aurais jamais dû accepter. J'ai été idiote.
- Donc vous admettez qu'il vous a demandé de me faire … ça. Il ne recule devant rien décidément.
- … Je suis désolé
- Ne le soyez pas. Il n'en vaut pas la peine. Bon, Voilà le contrat pré rempli. Lisez le et signez chaque page.
- OK
Elle a lu tout le contrat et a signé chaque page. Il n'y avait aucune clause cachée mentionnant, pour elle, l'obligation de coucher avec moi. Après ça elle m'a dit qu'elle voulait travailler pour ne plus dépendre de lui. Moi j'étais content de cette situation. J'avais gagné une secrétaire et une alliée. En plus j'ai bien senti que tout ça avait fragilisé leur couple. Même si c'est dégueulasse ce n'était pas moi qui avais lancé les hostilités. Intérieurement, je me disais « Tu veux la guerre, petit con ? Tu vas l'avoir mais vu ce que je te prépare, ce n'est pas toi qui va gagner car comme le disait un héros de manga que je suivais étant jeune : Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort ».
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Commentaires ()
Ne prenez pas la mouche. Je n'ai pas résister en voyant que ce récit émanait d'un aristocrate, le Comte de Kerridan pour ne pas le citer.