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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Portes ouvertes — Chapitre 16 · Un long dimanche

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Fruit_du_jacquier
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Ce chapitre change de registre avec une délicatesse remarquable : après la nuit sous le regard des hommes, on entre dans quelque chose de plus intime, presque fragile. La cuisine en formica, le gilet trop grand qui sent Marc, le carrelage vert de la salle de bain — chaque détail pose une atmosphère de dimanche matin qui contraste joliment avec ce qui s'y joue. L'écriture sait s'arrêter exactement où il le faut, et ce qu'elle tait pèse autant que ce qu'elle dit.

Portes ouvertes

Chapitre 16 · Un long dimanche

Je ne savais plus que je dormais. Le canapé, les corps : tout s’était défait. À la place, le sous-sol. Le béton. La poulie. L’ampoule nue. J’étais seule. Nue. Une perruque blonde sur la tête, lourde, mal posée, des mèches dans les yeux. Le froid collait au dos, aux seins, à l’intérieur des cuisses. J’avais peur sans savoir de quoi. Un halètement. Animal. Des pas sur le béton. Je voulus fuir. La porte s’ouvrit. Je me réveillai.
Le feu était éteint depuis la veille. L’air dans la maison était glacial. J’avais la chair de poule. J’étais collée à Virginie, qui dormait encore, sa respiration chaude contre mon épaule, ses cheveux blonds — les vrais — sur le cuir froid. Pas de perruque. Les miens, noirs, collés à la nuque. Le porte-jarretelles encore sur moi. Le cœur qui cognait comme si j’avais vraiment couru.
Je me dégageai sans la réveiller. Ma robe léopard était au sol. Je la passai pour avoir moins froid. Le tissu colla à ma peau. Je trouvai un plaid, l’ouvris, en recouvris Virginie. Elle ne bougea pas.
Pas de traces de Marc. Pas de traces d’Erik.
Je tendis l’oreille.
Rien d’abord. Puis, très bas, des bruits légers. Du côté de la cuisine.
J’y allai à pas de loup.
Avant d’entrer, je m’arrêtai derrière la porte.
Les voix venaient de la cuisine. Marc. Erik.
— Cette fois-ci, ça va marcher.
Le ton était bas, professionnel. Il était question d’un sujet médical. Des mots trop vagues pour que je comprenne, trop précis pour que ce soit anodin. J’attendis, l’oreille tendue, dans l’espoir d’en apprendre un peu plus.
Ils se turent. Seulement le bruit des tasses.
J’entrai.
Les deux hommes étaient habillés. Ils avaient repris les costumes de la veille, un peu froissés, déjà remis en ordre. Marc se tourna vers moi.
— Ah, Lotus. As-tu bien dormi ? Viens par là.
Je m’approchai. Il se leva, m’embrassa, une main sur mes fesses à travers la robe léopard. Ses lèvres étaient chaudes. La maison, elle, restait glaciale.
— Du café. Ça va te réchauffer.
Erik me dévisageait, l’air toujours extatique, ce regard trop ouvert, trop fixe.
Marc reprit, en me servant une tasse :
— Erik et moi devons nous rendre à la clinique. Vous nous attendez ici, toi et Virginie. On en a pour la journée.
Je voulus le questionner. Je me ravisai. Je m’assis à la table, à côté de lui, et bus. La chaleur du café me traversa les paumes, puis la poitrine.
— Tu as été parfaite hier soir, dit Marc. Je suis très fier de toi.
Erik demanda, l’accent plus doux qu’à la nuit :
— Ça va ? Tu n’as pas trop mal ?
J’analysai le retour de mon corps. Une légère sensation d’inconfort au cœur des fesses. Rien de tranchant. Une gêne sourde, profonde, comme une mémoire du tissu.
— Attends, dit Marc. Je vais t’examiner.
Il se lava les mains au robinet de l’évier, longuement, avec le calme d’un geste professionnel. Il revint. Toujours assise, je levai la tête vers lui. Il écarta un peu mes paupières du pouce, observa mes yeux, mes pupilles.
— Bien.
Puis :
— Voyons le reste. Lève-toi.
Je m’exécutai. Un flottement me prit. Dans cette cuisine en formica, au petit matin, ça me parut inapproprié.
Marc n’éleva pas la voix.
— Lotus. Penche-toi en avant. Et écarte les jambes.
J’obéis, gênée. Il me remonta la robe sur les hanches. L’air glacial toucha ma peau. Il se pencha. Ses doigts écartèrent légèrement mes fesses. L’examen fut visuel, méthodique : marge anale, plis, tonus apparent du sphincter.
— Un peu rouge, à cause des frottements. Pas de déchirure. Rien de grave.
Il se redressa, rabattit la robe.
— Rien de préoccupant. Ton anus a tenu. Tu peux te rasseoir.
Je me rassis. Le café fumait encore. Erik n’avait pas cessé de me regarder.
Ils partirent tous les deux dans la voiture de Marc.
Je suivis des yeux le SUV noir sur le chemin, jusqu’à ce qu’il quitte la propriété. En contrebas, le lac était brumeux, fumant de froid, et cette buée basse contribuait sûrement à l’ambiance glaciale et humide de la vieille bâtisse.
Je me drapai dans un gilet pendu au porte-manteau. Un gilet de laine gris, bien trop grand, appartenant vraisemblablement à Marc. Les manches me passaient les mains. L’odeur était la sienne.
Je décidai d’allumer la chaudière.
J’avais vu faire Marc, l’autre jour, dans le sous-sol. Je fermai les yeux et fis appel à ma mémoire visuelle, pour me remémorer l’enchaînement exact : le foyer, le petit bois, le journal, l’allume-feu, puis les bûches.
Je descendis l’escalier de béton.
La pièce était exactement celle de mon cauchemar. L’ampoule nue. Les poulies. Le lit de fer. La chaîne. Le collier. Le tas de bûches. Seulement, cette fois, j’étais réveillée. J’avais froid pour de vrai. Pas de perruque. Mes cheveux noirs.
Je trouvai le briquet, le journal, le petit bois, l’allume-feu.
À la première tentative, tout fuma, puis s’éteignit. Un goût amer dans la gorge.
La seconde fut la bonne. La chaudière repartit en craquements et en claquements de dilatation. Les tuyaux se mirent à vivre. La chaleur n’était pas encore là, mais le bruit, oui — ce bruit d’enfer que j’avais déjà entendu, la veille, autrement occupée.
Je remontai.
Dans la cuisine en formica, je fis du café.
Le gilet de Marc me tombait jusqu’aux cuisses. Dehors, le lac fumait encore. Dedans, la maison commençait à peine à croire qu’on allait la réchauffer.
Virginie me rejoignit, enroulée dans son plaid. Elle avait froid. Les pieds nus sur le carrelage, les cheveux blonds en bataille, le rimmel de la veille lui avait coulé sous les yeux.
Je lui tendis un café.
— Tiens. Ça va te réchauffer.
Elle prit la tasse à deux mains et but une gorgée. Un frisson lui parcourut les épaules.
— Où sont-ils passés ? demanda-t-elle.
— À la clinique. Tous les deux. Marc a dit qu’on les attendait ici. Qu’ils en avaient pour la journée.
Elle hocha la tête, comme si ça ne la surprenait qu’à moitié.
— La clinique, le dimanche…
— Oui.
— Et nous, on reste.
— Oui.
Un silence. Pas gênant. Juste le café, le formica, le gilet trop grand de Marc sur moi.
— Tu as mal ? demandai-je.
Elle souffla par le nez, un rire minuscule.
— Un peu partout. Toi ?
— L’anus. Rien de grave. Il m’a examinée.
Virginie leva un sourcil, puis sourit.
— Bien sûr qu’il t’a examinée.
Elle vida sa tasse à moitié.
— Je rêverais de prendre une douche. Ils nous ont abandonnées, après nous avoir baisé comme des brigands toute la nuit.
Le mot brigands me fit rire. Elle rit aussi. On rit ensemble, dans cette cuisine glaciale, deux femmes démaquillées par le sommeil, encore marquées de la veille, et ça détendit quelque chose dans ma poitrine.
— Viens, dis-je. Je t’emmène.
La salle de bain du premier étage : carrelage vert d’époque, grand radiateur en fonte qui commençait à peine à tiédir, douche à l’italienne sans paroi. L’eau mit du temps à chauffer. La vapeur finit par monter.
Virginie laissa tomber le plaid. Elle se mit nue sans cérémonie. Son corps apparut dans la lumière froide de la fenêtre : un mètre soixante-cinq, allure sportive, seins pleins, hanches marquées, peau claire, le triangle blond rasé. Des traces de la nuit aux cuisses, aux poignets. Elle entra sous le jet et se tourna vers moi.
— Tu viens ?
J’hésitai.
Une seconde. Deux.
Puis je souris. Je retirai le gilet de Marc, la robe léopard, le porte-jarretelles, les bas. Mon corps à moi, plus petit, plus longiligne, un mètre cinquante-huit, seins pommelés implantés hauts, toison en ticket de métro, la peau encore marquée aux hanches. À côté d’elle, je paraissais presque frêle.
Je la rejoignis sous l’eau.
La chaleur me prit les épaules. Virginie avait déjà la tête renversée, les yeux fermés, l’eau dans les cheveux blonds. Nos corps se frôlaient faute de place, pas encore par désir déclaré : par nécessité du bac, par le dimanche, par ce qu’on avait déjà partagé.
— Enfin, murmura-t-elle.
Oui. Enfin.
Je fus subjuguée par le corps de Virginie.
Surtout ses seins. Pleins, clairs, lourds sous l’eau. Les tétons rose foncé, dilatés par la chaleur, si différents des miens, bruns, plus petits, plus hauts. Je les regardai trop longtemps. L’eau coulait entre nous.
J’osai.
Je tendis une main. Je touchai. La peau était chaude, lisse, glissante de savon. Virginie me regarda. Elle n’écarta pas ma paume. Elle approcha son visage, doucement, et m’embrassa.
Doucement. Gentiment. Sans une once de possessivité.
C’était le baiser le plus doux que j’aie jamais reçu. Pas une prise. Une offre. Ses lèvres goûtaient l’eau et le café. Je fermai les yeux.
Je palpai ses seins. Le poids, la douceur, le téton rose qui durcissait sous mon pouce. Elle posa une main sur ma chatte, sans entrer, simplement là, chaude, appuyée contre le ticket de métro mouillé. Un frisson me monta le long du ventre.
On s’embrassa encore. Plus longtemps. L’eau tambourinait sur nos épaules. Sa langue ne forçait rien. La mienne non plus. Nos hanches se cherchaient par petits mouvements, maladroits, presque timides après tout ce qu’on avait déjà fait la veille sous le regard des hommes.
Ici, il n’y avait pas d’hommes.
Sa main glissa un peu. Deux doigts le long de ma fente, lents, à peine une caresse. Je repris un de ses seins en bouche, le téton rose, salé d’eau. Elle soupira contre mes cheveux. Je sentis ses doigts s’attarder sur mon clitoris, sans rythme encore, juste pour savoir si j’étais là. Je l’étais.
Je glissai une main entre ses cuisses à elle. Rasée, ouverte par la chaleur. Elle était déjà humide d’autre chose que la douche. Je l’imitai : lent, peu profond, à l’écoute.
On resta comme ça un moment. Deux bouches. Deux mains. L’eau trop chaude. Le carrelage vert. Aucune parole.
On se masturbait mutuellement, debout l’une contre l’autre.
Ses doigts dans ma fente, les miens dans la sienne, un rythme enfin trouvé, lent, égal. On s’embrassait sans se quitter. Les seins se frottaient, les miens bruns contre les siens, rose foncé, glissants, écrasés par la proximité. L’eau coulait dans le creux de nos clavicules. Je sentais son ventre contre le mien, son souffle dans ma bouche, le tremblement qui commençait dans ses cuisses.
Pas de cris. Pas d’ordre. Seulement ça : quatre mains, deux bouches, la chaleur.
Virginie coupa l’eau.
Le silence de la salle de bain revint d’un coup, troué seulement par nos respirations. Elle posa son front contre le mien.
— On se sèche, murmura-t-elle. Et on poursuit dans un lit.
Je hochai la tête. L’air hors du jet était encore froid. Elle prit une serviette, m’en passa une. On se sécha sans se hâter, les cheveux gouttant sur le carrelage vert, la peau marquée, les joues chaudes.
On se sécha. Les cheveux gouttaient encore. Les joues restaient chaudes.
Je pris la main de Virginie et l’entraînai hors de la salle de bain. Pas vers la chambre de Marc. Je ne pouvais me résoudre à le « tromper » dans son propre lit. L’idée était absurde — il nous avait déjà données l’une à l’autre, la veille — et pourtant elle me tenait. Sa chambre, c’était lui. Pas nous.
La chambre d’amis donnait sur l’arrière de la maison, côté bois. Plus petite. Plus froide encore. Papier peint fané à motifs floraux, beige et brun, des années soixante. Un lit deux places à tête de bois clair, couvert d’un édredon à carreaux, un peu trop haut, un peu trop piqué. Une armoire rustique. Une chaise paillée. Un tapis usé au pied du lit. Sur la commode, un vase vide et un cadre sans photo. L’odeur de réserve : linge propre, poussière fine, bois froid.
Les volets n’étaient qu’à demi ouverts. Une lumière grise tombait sur le parquet.
Je fermai la porte.
Virginie regarda la pièce, puis moi. Elle comprit, je crois, pourquoi on n’était pas de l’autre côté du couloir.
On s’allongea sur l’édredon, encore tièdes de la douche, nues, les serviettes oubliées quelque part derrière nous.
Le lit grinça. Un petit bruit honnête.
Je l’embrassai.
Pas comme sous la douche : plus longtemps, déjà sûre que personne n’allait entrer. Ses lèvres étaient encore humides. Ses cheveux blonds, mouillés, sentaient le savon de Marc. Cette odeur-là me traversa sans que je sache quoi en faire. Je posai une main dans son cou, sous la mâchoire, et l’attirai contre moi.
Virginie se laissa faire. Elle avait l’habitude d’obéir. Là, ce n’était pas de l’obéissance. C’était autre chose. Plus simple.
Je descendis à son sein. Le téton rose foncé, encore durci par l’air froid de la pièce. Je le pris en bouche, lentement. Elle poussa un soupir contre mon front. J’y restai. J’apprenais. La texture, le sel, le poids du sein quand je le soulevais de la paume. Le mien, brun, frottit contre son ventre. Le contraste me fit presque rire dans la gorge.
Je glissai plus bas.
Le ventre. Le nombril. Le triangle rasé. J’écartai ses cuisses avec une maladresse que je n’essayai pas de cacher. Première fois que je faisais ça sans Erik pour me placer, sans Marc pour regarder. Juste moi. Ma bouche. Elle.
Elle goûtait encore l’eau. Moins le musc de la veille. Je léchai comme elle m’avait appris, la veille, sur le canapé : lent, plat, puis le clitoris entre les lèvres. Virginie cambra le dos. Une main trouva mes cheveux noirs, sans appuyer.
Je mis un doigt. Un seul. Elle était chaude, ouverte. Je cherchai le rythme de sa hanche, pas le mien. Quand elle poussa contre ma bouche, j’accélérai un peu. Quand elle retint son souffle, je restai.
Elle jouit presque sans bruit. Un tremblement long, les cuisses contre mes oreilles, les doigts crispés dans mes cheveux. Puis elle me tira vers le haut, m’embrassa, se goûta sur ma langue.
Ce fut son tour.
Elle me mit sur le dos. L’édredon à carreaux piquait mon épaule. Elle s’allongea entre mes jambes, plus sûre que moi, et me lécha avec cette même douceur, sans démonstration. Deux doigts, pas plus. Mon clitoris, encore sensible de la nuit, partit trop vite. J’attrapai la tête de bois du lit. Je ne criai pas. Un gémissement seulement, étranglé, presque honteux d’être si facile, le dimanche matin, dans une chambre d’amis.
Elle remonta. On resta front contre front, les souffles mêlés, les peaux froides dès qu’on ne se touchait plus.
Dehors, le bois. Dedans, le lit qui grinçait encore un peu, par habitude.
Après, on ne parla pas tout de suite.
On se lova l’une contre l’autre, dans les bras l’une de l’autre. L’édredon à carreaux tiré jusqu’aux épaules. Les cheveux encore humides mouillaient l’oreiller. Quelque chose se passait entre nous. Pas un contrat. Pas un jeu. Une chose plus étroite, plus dangereuse peut-être, parce qu’elle n’avait pas de nom et que personne ne l’avait ordonnée.
J’embrassai Virginie partout.
Le front. La paupière. Le creux de l’épaule. Le sternum. Le ventre encore chaud. L’intérieur du poignet. J’allais sans but, seulement pour rester contre sa peau. Elle se laissait faire, les yeux mi-clos, une main dans le bas de mon dos.
Puis j’arrivai à sa hanche. À la fesse droite.
Sous mes lèvres, une petite cicatrice. En arc de cercle. Pâle. Nette. Trop régulière pour une chute. Trop profonde, autrefois, pour n’être qu’un jeu.
Je compris.
Un vestige. Une morsure. Quelqu’un avait fermé la bouche là, assez fort pour laisser une mémoire dans la chair.
Je n’osai pas lui en parler.
La question me vint et s’arrêta derrière les dents. Erik. Ou un autre. Ou Marc. Je ne voulais pas savoir, pas maintenant, pas dans ce lit-là, pas avec le dimanche encore entier devant nous.
Je remontai. Je pris la blonde dans mes bras. Sa tête sous mon menton. Mes seins contre les siens. Je serrai.
Elle posa une main sur mon avant-bras, comme pour dire qu’elle savait que j’avais vu, et qu’on n’en parlerait pas.
On resta serrées l’une contre l’autre un long moment.
Le temps se dilua. Le bois contre la fenêtre. Le souffle de Virginie contre ma clavicule. La cicatrice sous ma paume, que je ne nommai pas.
Puis Virginie coupa le sortilège.
— Viens. Allons nous rhabiller.
Sa voix était douce. Déjà ailleurs. Déjà le dimanche réel.
Je hochai la tête. On se leva. Le lit d’amis redevint un lit d’amis.
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