Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Murmure d'avocate — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Murmure d'avocate
Chapitre 1
La pièce est silencieuse, malgré les sept personnes présentes, les yeux rivés sur l'écran qui diffuse la vidéo. Il n'y a pas de son, pas d'angles ou jeux de caméra, c'est juste une image fixe prise par une caméra de surveillance de la ville, d'une scène insolite.
Une belle femme, cambrée, une main posée sur le capot de son coupé de luxe, l'autre disparaissant derrière son dos, la robe haute couture retroussée, et un jeune homme positionné derrière elle, lui agrippant les hanches et se balançant.
Nul n'a besoin de dessin pour comprendre ce qu'il fait, comme il n'est pas nécessaire de savoir lire sur les lèvres pour comprendre le ressenti de cette femme à ce moment-là. La bouche forme un rond, puis s'étire, parle et recommence. Même sans le son, il n'y a pas à d'autres interprétations que des « oh » des « oui » ou des « encore », le corps, l'expression du visage, tout est là pour comprendre le plaisir qu'il lui procure.
Une belle femme, cambrée, une main posée sur le capot de son coupé de luxe, l'autre disparaissant derrière son dos, la robe haute couture retroussée, et un jeune homme positionné derrière elle, lui agrippant les hanches et se balançant.
Nul n'a besoin de dessin pour comprendre ce qu'il fait, comme il n'est pas nécessaire de savoir lire sur les lèvres pour comprendre le ressenti de cette femme à ce moment-là. La bouche forme un rond, puis s'étire, parle et recommence. Même sans le son, il n'y a pas à d'autres interprétations que des « oh » des « oui » ou des « encore », le corps, l'expression du visage, tout est là pour comprendre le plaisir qu'il lui procure.
Dans la salle, sous ce silence cathédral, les yeux sont fixés sur l'écran. Il y a les deux gendarmes qui escortent l'accusé et qui sont restés près de la porte. François et Hervé Lefion sont jumeaux, ce qui donne un côté comique, debout, bien droit, comme le pourrait être leur sexe s'il n'était pas bloqué dans le pantalon, c'est deux agents bien bâtis et identiques, entourent la porte comme les statues d'un château romain.
Assise devant eux et leur tournant le dos, il y a la Comtesse Solène Delafirme, la plaignante, la femme sur la vidéo, épouse du Comte Grégoire, riche propriétaire terrien, grosse fortune de France. Solène est au milieu de la quarantaine, grande rousse, yeux verts, une silhouette travaillée qui la rajeunit, une poitrine opulente, une chute de rein impressionnante. Belle femme n'est pas un euphémisme, elle est magnifique. Sa beauté et sa grâce envoûtent les soirées mondaines auxquelles elle participe, pour la joie des hommes et la jalousie des femmes. Aujourd'hui, dans cette salle, devant les images, elle se mord la lèvre supérieure, le regard trouble, revivant sûrement dans sa tête ce moment et les sensations qu'elle a connus, une main légèrement tremblante, jouant avec la lanière de son sac à main qui est posé devant elle, l'autre main a enveloppé le poing de son avocat, serrant si fort que la jointure de ses doigts en est blanche.
Son avocat Paul Henri Vieillebranche, mais aussi ami de la famille Delafirme, proche de la soixantaine, les cheveux plus sel que poivre, un regard bleu foncé qui a dû le rendre très craquant dans sa jeunesse. Mais les bons restaurants et l'absence de sport ont eu raison de sa ligne. C'est le plus touché par cette vidéo. L'expression de surprise qu'il a eue aux premières images n'a pas quitté son visage. Il lance régulièrement des coups d'œil vers sa cliente, découvrant son amie sous un autre jour.
En bout de table, il y a le juge, Guillaume Corniaud. Petit, chauve regard noir, la cinquantaine. Son regard navigue entre la vidéo, la plaignante, l'accusé et revient sur la vidéo. Impassible en façade, on peut le croire détaché de la situation, si ce n'est sa main qui va fréquemment se poser sur son entrejambe. Son expression varie lorsqu'il regarde la plaignante, parfois de la crédulité comme s'il se demandait comment une si belle bourgeoise peut faire ça avec une racaille, d'autres fois avec de la perversité, se demandant si lui aussi ne pourrait pas profiter de ce corps.
Ladite racaille, parlons-en. C'est Samir Lalour, qui vient de souffler ses dix-huit bougies et a déjà un casier bien rempli. Cette petite gueule d'ange est un vrai diable. Quatre ans plus tôt, il s'est déjà fait arrêter pour conduite sans permis, puis divers vols et drogue ont complété le dossier. Dans sa cité, ce n'est pas un meneur, un caïd, mais il est connu, trafique gentiment dans son coin sans se mettre les autres à dos. Un gentil voyou, pourrions-nous dire. Samir est beau gosse, il le sait et ça renforce sa confiance, à la limite de l'arrogance. Cette confiance, il l'affiche, là, en cet instant, le sourire aux lèvres alors qu'il est accusé, allant jusqu'à faire un clin d'œil à la plaignante lorsqu'elle le regarde.
Et puis il y a moi, Cécile Probant, son avocate, au milieu de la trentaine, blonde, cheveux mi-longs, les yeux bleus, plutôt mignonne d'après mon mari et mes connaissances, pas très grande, bien proportionnée même si j'aurais aimé un peu plus de poitrine. Comme les autres, je regarde la vidéo, avec cette petite chaleur dans le ventre. Pourtant je l'ai déjà vu, je ne serais dire combien de fois. Cette scène torride où cette magnifique femme, une main sur le capot, l'autre écartant sa fesse, les seins sortis de la robe et ballottant à chaque coup de piston que lui met le garçon accroché à ses hanches. On ne sait pas, on ne voit pas, par quel orifice il l'honore, cela reste de notre imagination et la mienne me voit à la place de cette femme, poussant les mêmes gémissements de plaisir.
Encore une fois, devant cette vidéo, ma petite chatte s'humidifie, mes tétons se dressent.
Encore une fois, devant cette vidéo, ma petite chatte s'humidifie, mes tétons se dressent.
— Je pense qu'on a compris.
L'intervention de maître Viellebranche me ramène à la salle, à la réunion.
— Oui pardon. Je vais juste vous montrer un dernier extrait si vous le permettez.
J'appuie sur le bouton d'avance rapide, à ce moment l'heure indiquée sur la vidéo est de vingt et une heures quarante. Je surveille cette heure qui défile et remet en lecture à vingt et une heures cinquante-trois. Treize minutes pendant lesquelles le jeune homme a chevauché la rousse sans faiblir.
La Comtesse est maintenant couchée, le dos sur le capot de la voiture, les jambes bien écartées, la tête tournant dans un sens puis dans l'autre, on ressent son plaisir à travers l'écran. Samir entre les cuisses s'arrête soudain et se recule. Solène descend aussitôt pour se placer à genoux devant lui, sa tête à hauteur du sexe s'agite d'avant en arrière.
La Comtesse est maintenant couchée, le dos sur le capot de la voiture, les jambes bien écartées, la tête tournant dans un sens puis dans l'autre, on ressent son plaisir à travers l'écran. Samir entre les cuisses s'arrête soudain et se recule. Solène descend aussitôt pour se placer à genoux devant lui, sa tête à hauteur du sexe s'agite d'avant en arrière.
Encore une scène que je connais par cœur, l'ayant même visionnée image par image, chez moi, le soir pendant que mon mari dormait, espérant apercevoir l'objet qui a donné tant de plaisir à la comtesse. Je fais un arrêt sur l'image à ce moment-là, et prends la parole.
— A la vue de cette vidéo, je crois que nous pouvons constater que la plaignante et mon client se connaissent plutôt bien et que ce rapport est bien consenti.
— Maître Probant, intervient le juge, nous ne sommes pas ici pour une affaire de mœurs, mais pour vol, sinon nous serions au tribunal. Je vous rappelle que votre client, après cette... rencontre, est parti avec le véhicule de Mme Delafirme, qu'on a retrouvée devant chez lui trois jours plus tard.
— Tout à fait Monsieur le Juge, mais c'est un quiproquo et non un vol. Mon client se souvient avoir demandé à Mme Delafirme si elle pouvait lui prêter sa voiture pour se rendre chez sa grand-mère en Normandie qui n'est pas très bien en ce moment et il a cru entendre qu'elle acceptait. Il ne voulait pas voler le véhicule, juste l'emprunter.
— Non, mais que faut-il pas entendre, exulte l'avocat de la plaignante. Qui peut faire une telle demande pendant qu'il b... durant un tel acte.
— Le secret de la jeunesse maître.
— Maître Probant, intervient le juge, nous ne sommes pas ici pour une affaire de mœurs, mais pour vol, sinon nous serions au tribunal. Je vous rappelle que votre client, après cette... rencontre, est parti avec le véhicule de Mme Delafirme, qu'on a retrouvée devant chez lui trois jours plus tard.
— Tout à fait Monsieur le Juge, mais c'est un quiproquo et non un vol. Mon client se souvient avoir demandé à Mme Delafirme si elle pouvait lui prêter sa voiture pour se rendre chez sa grand-mère en Normandie qui n'est pas très bien en ce moment et il a cru entendre qu'elle acceptait. Il ne voulait pas voler le véhicule, juste l'emprunter.
— Non, mais que faut-il pas entendre, exulte l'avocat de la plaignante. Qui peut faire une telle demande pendant qu'il b... durant un tel acte.
— Le secret de la jeunesse maître.
Bien sûr que j'ai tout inventé, que ma défense est très faible, voire tirée par les cheveux. Samir est coupable, plus que coupable, il a bien profité que la belle rousse reprenne son souffle pour voler les clés et par la même occasion, la voiture. Il avait déjà prévu de la revendre, mais cet idiot a voulu profiter encore un peu de ce bolide et s'est fait prendre.
Dans d'autres circonstances, ce semblant de défense n'aurait pas tenu une seconde. Mais cette affaire est sensible pour les deux parties. La mienne, bien sûr, avec le lourd dossier de mon client, c'est la prison directement, mais aussi pour celle de la partie adverse avec l'adultère, ce serait un très mauvais coup pour la réputation de leur famille. Je pense que le Comte n'est pas au courant de cette affaire et que sa femme souhaiterait que cela en reste ainsi. Il est donc possible que si elle récupère son bien, l'affaire en restera là.
La comtesse a justement tiré sur le bras de son avocat et lui chuchote à l'oreille. Ils échangent entre eux, à voix basse pendant quelques minutes. Je fais semblant d'être dans la lecture du dossier, mais les surveille du coin de l'œil. L'avocat commence par faire une moue lorsqu'elle lui parle, il reste un moment en réflexion, puis vient lui chuchoter à l'oreille à son tour avec un petit sourire. Elle s'écarte, le regardant avec des yeux ronds comme des orbites, ce qui n'enlève pas le petit sourire mesquin de son interlocuteur. Une nouvelle discussion à l'oreille au tour par tour, Solène est toute rouge, lui semble détendu, en confiance et ça recommence. Enfin, ils se redressent sur leurs chaises.
L'Avocat Paul Henri Viellebranche reprend la parole pour tous cette fois.
— Nous ne sommes pas convaincus par vos explications. Cependant, ma cliente ne souhaite pas accabler plus ce jeune homme de la vie difficile qu'est la sienne. Aussi, si le véhicule est rendu en bon état, nous nous contenterons de cette explication et n'engagerons de poursuite.
Le juge se tourne vers moi et j'acquiesce, le véhicule ayant déjà été repris par les forces de l'ordre, le dossier est clos.
Tout le monde se lève et se serre la main. Les deux gendarmes sont déjà sortis lorsque Solène serre la main à Samir avec des yeux qui semblent dire « appelle-moi qu'on recommence ». Paul Henri en a profité pour récupérer la vidéo et il m'a semblé voir traîner sa main sur les fesses de sa cliente lorsqu'il l'accompagne vers la sortie, le juge a suivi.
Je finis de ranger mon dossier dans ma sacoche lorsque Samir vient devant moi.
— Bravo, bien joué, vous m'avez sauvé le cul ce coup-là. J'espère que vous serez mon avocate la prochaine fois.
— J'espère qu'il n'y aura pas de prochaine fois, nous avons eu de la chance. Il faut arrêter les bêtises, Samir.
— J'espère qu'il n'y aura pas de prochaine fois, nous avons eu de la chance. Il faut arrêter les bêtises, Samir.
Il avance d'un pas et plante son regard dans le mien.
— Moi, j'aimerais bien faire plus de bêtises... avec vous.
Il est là, devant et proche de moi, je ne sais quoi dire, je suis fébrile. La vidéo et mes pensées me reviennent en tête. Sa main s'avance vers mon entrejambe, un doigt vient se poser sur mon pantalon de tailleur, glisse, longeant ma fente. Je ferme les yeux, quatre ou cinq secondes, rouvre pour voir son regard dans le mien, je suis trempée, excitée, complètement à sa merci.
Sa main se retire, sa tête s'avance, je tends les lèvres pour aller à sa rencontre, échanger un baiser, mais elle est partie sur le côté, sa joue contre la mienne, sa bouche près de mon oreille, son corps contre le mien, je sens son sexe contre ma jambe, une main se pose sur ma hanche l'autre sur mes fesses, palpe la fermeté de mon cul dérive vers la raie et la longe jusque sur ma vulve.
Sa main se retire, sa tête s'avance, je tends les lèvres pour aller à sa rencontre, échanger un baiser, mais elle est partie sur le côté, sa joue contre la mienne, sa bouche près de mon oreille, son corps contre le mien, je sens son sexe contre ma jambe, une main se pose sur ma hanche l'autre sur mes fesses, palpe la fermeté de mon cul dérive vers la raie et la longe jusque sur ma vulve.
— Je passerai chez vous pour bien vous remercier.
Il se dégage, fais demi-tour et sort.
Note de l'auteur : La suite à cette histoire... Elle existe dans votre imagination que vous nous ferez partager ou non.
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Commentaires ()
Très belle description de cette belle relation tres sexe entre cette Comtesse sans doute très en manque de baise avec ce Samir qui doit avoir un très bon potentiel dans ce domaine en etant bien endurant !
Hhuumm une jolie rousse en plus.....mon fantasme....Lol !
Une très belle Comtesse pour commencer, puis cette très belle avocate en manque aussi apparemment en soirée !
Hhuumm oui que j'aimerais être à la place de ce Samir de se faire ces deux très jolies femmes si bien faites !
Très imaginative histoire très bien écrite !
Une belle histoire qui ferait un beau sénario de polar érotique*****
J'ai d'ailleurs trouvé ton histoire grâce a la suite.
Merci
Bien écrit, et cette idée de laisser à d'autres le soin d'écrire une suite...très bonne idée !
Cécile sera à n'en pas douter l'objet de tous les fantasmes !
Je pense en connaitre encore moins que vous dans le domaine de la justice. Disons que c'est une conciliation entre 2 parties, le terme Juge n'est peut être pas adapté.
La où vous voyez de la fainéantise, je vois un petit jeu. J'ai planté un décor, des protagonistes, j'ai pensé qu'il serait "amusant" de voir vers quelle direction les auteurs (volontaires) vont aller.
Cette histoire (idée) est arrivée comme une pause au milieu de l'écriture d'une série un peu plus longue. Je reviendrais dessus peut-être ultérieurement.
Juste une petite incohérence (bien que je ne sois pas juriste mais avec des connaissances limitées en ce domaine comme un citoyen lambda) : dans un procès au pénal (c'est l'État contre un accusé) on ne peut en rester là parce que les deux parties sont d'accord, à moins que la dame retire sa plainte... Et encore, une fois les faits avérés et le procès engagé je doute que ce soit possible... Mais bon, c'est pas grave si c'est peu vraisemblable, on peut considérer que c'est un procédé littéraire (comme dans le film Anatomie d'une chute, où le procès tient plus d'une pièce de théâtre avec le proc qui mène les débats...)
Par contre c'est quoi cette fainéantise de vouloir faire écrire la suite par les lecteurs ? :) C'est un bon début, intéressant. C'est dommage de se lancer dans une telle histoire pleine de potentiel sans avoir la suite en tête. (Bon, j'avoue ça m'est arrivé, même pour l'une de mes longues séries mais je m'y suis attelé et ai été fier de l'avoir mené à son terme...)