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✦ NathNMitch (45) Nath et Mitch – Argent… sexe… et… XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

(45) Nath et Mitch – Argent… sexe… et riposte nucléaire! — Chapitre 3 · Qu’allez-vous faire de moi? Une chanteuse cochonne!

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(45) Nath et Mitch – Argent… sexe… et riposte nucléaire!

Chapitre 3 · Qu’allez-vous faire de moi? Une chanteuse cochonne!

Au moment de terminer notre dernier chapitre, je me trouve dans le centre opérationnel en compagnie d'Anthony, Geneviève et Karine. Nous venons de conclure que Jim Murphy a bel et bien une maitresse, depuis longtemps; avant même les actes d'adultère de sa femme, Julie.
Notre discussion est interrompue par Éléonore, qui nous avise par radio qu'elle est à quelques minutes de se poser au domaine avec son hélicoptère. Au même moment, on frappe à la porte. Comme je suis le plus près, je vais ouvrir:
— Salut, ma puce.
— Avant d'entrer au travail, je voulais savoir si vous aviez du nouveau.
Je prends le dossier qui contient toutes les photos et je le lui montre. Son visage s'assombrit.
— C'est clair, il a une maîtresse. Je trouve ça triste pour Julie. Il m'écœure, ce gars-là, vraiment.
— On s'y attendait. Nous n'avons pas envoyé tout notre monde à Paris pour rien.
— Oui, je suis d'accord avec toi, mon amour.
— Comment allez-vous lui annoncer?
Geneviève se lève de son siège et se tourne vers Nathalie:
— Nous devons la convaincre de demander le divorce immédiatement, avant que Jim ne le fasse.
— …
— Et nous allons suivre le plan de Mitch. Nous allons commencer par la surprendre et ensuite lui expliquer clairement ce qui se passe dans ce dossier.
— Comment comptez-vous la surprendre?
— Nous allons afficher toutes les photos sur le tableau dans le bureau de la sécurité.
— …
— Comme Stéphanie la suit constamment, nous allons nous organiser avec elle pour qu'elle vienne nous demander un truc quelconque, alors qu'elle sera accompagnée de Julie. Elle sera surprise en voyant les photos et nous prendrons la suite.
— C'est une bonne idée. Souhaites-tu que je t'envoie, Stéphanie?
— Non, nous allons ficeler notre dossier. Ils complotent pour retenter leur chance pour éliminer Julie.
— Sérieux? Sommes-nous en danger?
— Non, lui dit Karine. Le domaine est l'endroit le plus sécuritaire pour nous. Johanne sera de retour au pays vers vingt heures ce soir. Demain, Suzanne sera ici avec deux policiers. Puis il y a Nina qui accompagne Megan. Donc, ça nous fait beaucoup de puissance de feu.
— Oui, mais que se passe-t-il s'ils arrivent en avion et qu'ils sautent en parachute ?
— Non, répond Anthony. Dès que la présence de Megan sera confirmée, NAV CANADA mettra en place un NOTAM créant une zone aérienne restreinte autour du domaine. Aucun appareil ne pourra s'en approcher sans autorisation. Le moindre mouvement suspect sera détecté, suivi… et intercepté avant même d'avoir une chance de s'en approcher.
— …
— À l'exception de notre hélicoptère, qui sera inscrit sur la liste des appareils autorisés et suivi en temps réel.
— Je vous fais confiance, mon amour. Si vous avez besoin de moi, je suis à la fondation pour une partie de la journée et même de la soirée.
— Parfait. Soit dit en passant, ma puce, tu es magnifique avec ta petite robe.
— Merci! Ce n'est que pour vos yeux: «Monsieur l'homme de ma vie!»
Nathalie passe la porte et nous emboîtons le pas derrière elle, pour aller vers la résidence.
--- xxxOOOxxx ---
En entrant dans la résidence, j'aperçois Gloria, qui est assise dans son bureau en compagnie d'Alexandra. Je prends un instant pour m'informer de l'avancement de leur mission.
— Karine m'a fait mention que vous avez loué les douze unités pour treize semaines à partir de juillet?
— Ah! Ah! Plus que ça, Mitch. Les cinq semaines d'octobre sont aussi complètes. Au total, nous avons dix-huit semaines de location de bouclées.
— …
— Et 80% du travail a été réalisé par Alex. Elle est très bonne.
— Exigez-vous un dépôt?
— Oui, Mitch! Dix pour cent du forfait exigible à la réservation et le montant complet, trente jours avant.
— Est-ce qu'ils vous remettent des chèques?
— Merde, Mitch, nous sommes en 2018, pas en 1975. Alex et moi avons chacun une application sur notre téléphone intelligent qui nous permet de percevoir un paiement par carte bancaire ou par carte de crédit. Le paiement est autorisé immédiatement et déposé dans notre compte en un à deux jours ouvrables, et le client reçoit un reçu par courriel.
— …
— Pour certains clients, nous acceptons aussi les virements bancaires.
— Je ne savais pas que ça existait. Qui vous a installé ça?
— Anthony!
Alexandra interrompt notre discussion en disant:
— Comme je porte aussi le chapeau de vice-présidente aux relations publiques, Nathalie m'attend pour prendre le relais pour ses deux conférences de presse.
— …
— Pas de chance au coureur!
— C'est dans le champ d'expertise de Lucie, les complaintes.
— Ah! Ah! Je t'aime, mon beau-frère!
Au moment de quitter, Gloria nous intercepte et demande:
— Karine, as-tu du temps pour moi?
— Je suis désolée, Gloria. Ma cour est pleine en ce moment. Dès que j'ai un instant, je suis à toi.
--- xxxOOOxxx ---
Nous entrons tous les trois, Karine, Geneviève et moi, dans le bureau de la sécurité. Comme d'habitude, je m'installe au bout de la table, Geneviève à ma droite et Karine à ma gauche. Au même moment, l'hélicoptère se pose au domaine.
Je me tourne vers Karine et lui demande:
— Avez-vous une transcription de leur discussion, ce matin?
— Oui, la voici…
Je prends le document et lis ce qui suit:
— Je ne comprends pas comment le plan initial a pu échouer à ce point-là.
— Je te l'ai déjà dit, Dominique… Jonathan n'a pas suivi les instructions.
— Quelles instructions?
— Je lui avais clairement dit d'attendre qu'ils soient de retour à l'aéroport. C'était le moment le plus propre pour intervenir.
— Et il a décidé d'y aller avant?
— Oui. Il a pris l'initiative de descendre à Négril avec le tueur.
— C'est complètement irresponsable.
— Je suis d'accord avec toi. Il a improvisé… et ça a tout fait déraper.
— Et après?
— Il m'a appelé pour me dire qu'ils l'avaient ratée.
— …
— C'est là que je lui ai dit de se débarrasser d'Oscar.
— Pourquoi?
— Parce qu'il devenait un témoin gênant. Il en savait trop.
— …
— On n'avait pas besoin d'un autre problème dans cette histoire.
— Qu'est-ce que tu proposes pour la suite?
— Si je connaissais quelqu'un de fiable, je serais prêt à aller jusqu'à un million pour que le travail soit fait.
— Un million?
— Oui. Cinq cent mille à l'acceptation… et le reste une fois que ce sera complété.
— …
— Mais il me faut quelqu'un de solide. Quelqu'un qui ne fera pas les mêmes erreurs que Jonathan.
— Avec ce genre de montant, je pense que j'ai possiblement quelqu'un de très fiable.
— Ah oui?
— Je vais le contacter ce soir.
— Parfait.
— Et si l'on faisait d'une pierre deux coups et qu'on passait Mitch en même temps ?
— Non.
— …
— Ce n'est pas une bonne idée.
— Pourquoi?
— Parce qu'on a encore besoin de lui.
— Explique.
— C'est lui qui a les ventes à son actif pour le projet de patrouille des municipalités.
— …
— Le plan, c'est d'acheter Redsun rapidement, toi et moi, en le laissant de côté.
— …
— Ensuite, on le poursuit au civil pour imprudence… et on lui fait porter la responsabilité de la mort de Julie.
— …
— Et après?
— Après… on avise.
— …
— Mais s'il devient un problème, on le fera disparaître… et l'on rachètera ses actifs au rabais.
Après avoir complété ma lecture, je demande à Karine:
— Est-ce que nous avons un enregistrement sonore de tout ça?
— Évidemment, Mitch. C'est une transcription d'un enregistrement. Est-ce que tu vois le lien?
— Excuse-moi, je suis désolé.
— Est-ce que Johanne en a une copie?
— Non, elle revient ce soir.
— Demande à Anthony de lui en faire parvenir une par courriel. Ça va lui faire de la lecture durant son vol.
— Oui, tu as raison.
— …
— Tu comprends qu'actuellement, notre niveau de sécurité est au maximum.
— …
— C'est aussi possible que, à la suite de leur prochaine conversation, je doive décréter interdiction de quitter, pour tous les membres de la communauté, Chloé et Éric inclus. Mais nous ne sommes pas rendus là.
— Et pour votre cabinet, Geneviève?
— C'est évident que la firme de relations publiques qui nous représente va en pédaler un bon coup.
— …
— Mais rassure-toi, ça ne change rien pour nous. Je continue à vous représenter et Clément continue à s'occuper de ton dossier financier.
Je vais nous chercher un pot de café à la cuisine ainsi que trois tasses. Karine m'accompagne. Lorsque nous revenons, je demande à Geneviève:
— As-tu une bonne relation avec Annie, la ministre des Affaires extérieures?
— Oui, je dirais même, excellente.
— Et si je te confiais la mission de communiquer avec elle pour l'aviser de la visite de Megan et de juger si tu dois la mettre au parfum de la menace qui pèse sur nous. Ainsi, elle va sans doute te répondre qu'elle va aviser la police fédérale d'augmenter la surveillance.
— Oui, je peux m'occuper de ça. Comptes-tu aviser le Président.
— Absolument, mais je vais attendre la transcription du prochain appel entre Dominique et Murphy. Nous aurons possiblement une idée plus claire.
--- xxxOOOxxx ---
Éléonore fait son apparition dans le bureau de la sécurité. En entrant, elle me fait un large sourire. Elle s'est sans doute changée avant de débouler ici. Elle est vêtue d'un tailleur-pantalon bleu foncé. Un simple veston, porté sans chemisier, boutonné à l'avant. Sa coiffure est impeccable. Elle vient s'assoir tout près de Karine et dit:
— Qu'est-ce qui se passe de nouveau ce matin ?
Karine lui tend le dossier avec les photos.
— Les lunettes… c'est Johanne?
— Oui! répond Karine.
— Qui est la pétasse?
— Sa maîtresse! dis-je.
— Est-ce que maman sait?
— Oui!
— Mais ce n'est pas tout, dit Karine. Lis le document.
Éléonore prend soin de lire religieusement le document. Elle le remet dans le dossier et le redonne à Karine.
— Quelle est la suite?
— Nous attendons le prochain appel, dis-je.
— Johanne m'a appelé pour me dire qu'elle revenait ce soir.
— …
— À quelle heure, dois-je aller la chercher?
— Vingt heures. Je vais tout de même faire ce vol, dit Karine.
— Sérieux? Vous allez laisser mon père, ma mère et toute la communauté avec un seul «pétard»
terme utilisé dans le jargon québécois pour désigner une arme de poing
pour les protéger.
— Bon point, Éléonore, dis-je. Tu devras faire ce vol.
— Est-ce que je ramène les journalistes?
— Non.
— Je te l'ai souvent demandé, Karine. Je devrais être formée sur le maniement des armes à feu et obtenir un permis de port d'armes, comme Stéphanie et Johanne.
— …
— Je ne demande pas une formation pour devenir une sorte de «Ninja». Imaginez que, lors d'une opération spéciale en territoire éloigné, je sois laissée seule avec l'hélicoptère au milieu de nulle part.
— Tu as raison, ma fille. Karine, est-ce que c'est possible?
— Absolument. Stéphanie a une formation de base en agent de protection de personne. Cependant, je ne sais pas si le fait qu'elle pilote pour ce genre de mission est admissible au permis.
— Je vais faire les vérifications légales, dit Geneviève.
Notre discussion est interrompue par l'arrivée d'un SMS sur l'appareil de Karine:

Nouvelle communication téléphonique.

Je te fais suivre la transcription dans cinq minutes sur ton courriel.

Merci, Anthony.

— Je crois, Mitch, que tu devrais convoquer Nathalie.
— …
— Si elle apprend que sa fille est au courant et que tu l'as délibérément laissée de côté, tu te magasines un gros voyage de merde!
— Tu as raison. Je vais lui dire d'amener Lucie, également.

Ma puce, nous avons de nouveaux développements.

Fais mine de rien et amène-toi au bureau de la sécurité.

Lucie est-elle avec toi?

Oui, nous venons toutes les deux.

Du coup, nous entendons le signal d'arrivée d'un courriel sur le portable de Karine. Elle en prend connaissance rapidement.
— C'est gros, Mitch!
— …
— Je transfère à Johanne et Suzanne et lance des impressions.
Nathalie et Lucie arrivent dans le bureau. Nathalie contourne la table, m'embrasse au passage et va s'assoir à côté de Geneviève, à ma droite. Lucie s'assoit près de Nathalie. Je remets la première transcription téléphonique à Nathalie pour que Nathalie et Lucie puissent la consulter.
Nous n'avons même pas encore consulté le document que déjà, ça s'emballe:

Merde, Mitch, nous venons juste de nous poser à Montego Bay.

Nous ne serons pas de retour avant minuit, ce soir à Montréal.

Laisse-moi voir, je te reviens.

J'envoie un SMS à Johanne:

Avez-vous décollé?

Non, mais nous sommes dans l'avion.

Parfait, demande au pilote s'il a suffisamment de carburant pour Montego Bay.

Si oui, demande-lui à quelle heure il prévoit s'y poser.

Je te reviens.

Le pilote dit que l'heure d'arrivée à Montego Bay serait 22 heures.

Oublie ça. Je vais envoyer un autre avion privé. À la fin, vous allez arriver en même temps à Montréal.

Je me tourne vers Lucie et lui demande d'appeler notre fournisseur aérien et d'envoyer en urgence un petit jet à Montego Bay pour récupérer la cheffe de police Suzanne Bolduc et deux enquêteurs.
— Demande-leur s'ils peuvent partir le plus rapidement possible.
— Parfait, je fais ça maintenant. Puis-je utiliser ton bureau?
— Oui.
Nathalie termine la lecture de son document. Elle a le visage long et tend le document à Karine.
— C'est lourd! dit Nathalie.
— Attends, ma belle, tu n'as rien vu.
Karine nous distribue à chacun, une copie du document:
— J'ai trouvé quelqu'un.
— Qui?
— William Johnson. On l'appelle Billy.
— Ça ne me dit rien.
— Ancien militaire des Forces canadiennes. Afghanistan. Il a vu du vrai terrain.
— …
— Aujourd'hui, il est copropriétaire de Redsun.
— Tu es sérieux?
— Oui. Son partenaire gère les opérations régulières. Lui, il s'occupe des dossiers sensibles.
— …
— C'est lui qui dirige leur équipe d'élite.
— Et il accepte?
— Oui. Mais il ne travaille pas à l'aveugle. Il veut des informations claires.
— Comme quoi?
— Les déplacements de la cible d'ici dimanche. Une fenêtre propre.
— Parfait. Vendredi, elle est à Tremblant. Journée de ski avec Mitch et son groupe.
— …
— C'est la seule ouverture.
— Et le reste?
— Samedi, Montréal. Magasinage sous haute sécurité.
— …
— Dimanche, ils restent au domaine.
— Donc, vendredi.
— Exact.
— Parfait. Je lui confirme.
— Il y a autre chose.
— Quoi?
— Pour un million… il est prêt à faire un deux pour un.
— …
— Il inclut Mitch.
— Non… attends.
— Il dit que si les deux sont ensemble, surtout en ski, c'est une occasion parfaite.
— …
— Tu sais quoi… finalement, ce n'est pas une mauvaise idée.
— Ah oui?
— Ça nous enlève un problème d'un coup.
— …
— Et ça nous laisse le champ libre pour acquérir Redsun sans interférence.
— Exactement.
— …
— On règle tout en même temps.
— Il veut sa garantie.
— La moitié?
— Cinq cent mille. Demain après-midi.
— Où?
— Derrière les anciens entrepôts du secteur industriel de Pointe-Saint-Charles. Rue en cul-de-sac, accès facile par la rue Sébastopol. Il y a un terrain vague, personne ne passe là en fin de journée.
— …
— Parfait.
— Je vais lui envoyer les coordonnées exactes.
— Fais-le.
— Il y a un problème.
— Lequel?
— Je n'ai pas les liquidités pour avancer la mise.
— …
— Il va falloir que tu me fasses un virement.
— Combien?
— Cinq cent mille. Aujourd'hui.
— Parfait. Je m'en occupe.
— …
— J'envoie l'argent dès que je raccroche.
— Parfait. Dès que je le reçois, je confirme à Billy.
— Il va aussi avoir besoin de visuels.
— Je peux m'en charger.
— Parfait.
— Je viens de t'envoyer une photo de Julie. Elle date d'hier, prise pendant son magasinage.
— …
— Et j'ajoute une photo de Mitch. Récente. Il est en Suisse, sur son compte Instagram.
— …
— Il porte souvent le même genre d'ensemble. Ça va aider à l'identifier rapidement.
— Parfait. Transmets-moi tout ça.
— C'est déjà fait.
— Je lui envoie le dossier complet avec les photos et les détails de la rencontre.
— Fais-le.
— …
— Et assure-toi qu'il comprenne bien que, cette fois, il n'y a pas de place à l'erreur.
— Ne t'inquiète pas. Avec lui… ça ne dérape pas.
Nathalie termine la lecture la première. Elle me dévisage avec les yeux pleins d'eau. Lucie revient dans la salle et dit:
— Confirmé, ils partent dans 15 minutes, et seront au hangar de l'aviation générale à 16 heures. Si tes gens sont sur place, ils pourront repartir une trentaine de minutes plus tard et être de retour entre 20 heures et 20 heures 30.
— Merci, Lucie.

Soyez au hangar de l'aviation générale à Montego Bay à 16 heures. Un avion privé vous y attendra et vous ramènera.

Éléonore sera déjà sur place avec l'hélicoptère pour ramener Johanne, qui arrivera en même temps que toi, de Paris

Parfait, nous y serons.

Je dépose mon téléphone sur la table et tout le monde me regarde. Nathalie et Éléonore ont les larmes aux yeux. Lucie a le visage décomposé. Karine et Geneviève ont le visage neutre. Je les regarde et dis:
— Bien quoi?
— TU DIVAGUES OU QUOI, MON AMOUR? TU ES MAINTENANT LEUR CIBLE!
— Oui, mais je suis là, devant toi, ma puce, et je serai toujours là lundi.
— As-tu déjà sorti un lapin de ton chapeau, mon amour?
— Bien, je n'ai pas besoin de sortir un lapin, ma puce. Pour moi, il n'y a rien de plus simple.
— …
— Suzanne Bolduc, monte dans notre hélicoptère, supervise l'échange de monnaie en survolant la scène. Dès que c'est fait, elle lance ses troupes.
— …
— Geneviève et son cabinet doivent se trouver un nouveau patron et nous pourrons acquérir Redsun pour la moitié du prix. Ils ne nous verront pas comme des acheteurs, mais des sauveurs!
— Et le vieux con, il s'en sort blanc comme neige?
— Non, Nathalie, dit Geneviève. Mitch a raison sur toute la ligne. La preuve est maintenant très solide. En ce qui concerne Murphy, je ne suis ni procureur ni policière, mais je pense qu'ils vont délivrer un mandat d'arrêt international. Et la police de Paris va le cueillir comme un petit fruit, à son hôtel.
— À la condition que tout se fasse rapidement, ajoute Karine.
— Et pour Julie? demande Nathalie.
Je prends une grande respiration et déclare:
— Elle doit faire une croix définitive sur son mariage.
— Mitch a raison, dit Geneviève. On ne peut présumer de rien, mais tout indique que Murphy sera accusé de complot et de meurtre au premier degré, sur Oscar. C'est la prison à vie qui l'attend. Dans le meilleur des scénarios, il ne sortira pas de prison avant l'âge de 95 ans.
— …
— Donc, oui, c'est terminé pour Julie. La seule chose qu'elle doit décider, c'est si elle veut partir pauvre ou riche.
— Et Dominique? relance Nathalie.
— …
— Complot pour meurtre, abus de confiance comme avocat, recyclage de produits de la criminalité et sans doute que j'en passe.
— …
— Selon moi, il s'en va en dedans pour minimum quinze ans. Il perd son accréditation au barreau et sa carrière est terminée.
— …
— Quant à l'autre crétin, Billy, il est dans un complot pour meurtre. Lui aussi disparait de la circulation.
--- xxxOOOxxx ---
Rassurée par nos propos, Nathalie enlève son habit d'épouse inquiète et enfile son nouvel habit de femme d'affaires avisée:
— Pourquoi dis-tu que tu pourras acquérir Redsun pour la moitié du prix, mon amour?
— C'est simple, ma puce. Tout simplement parce que, dès que Noélie signalera dans son journal que Dominique et Billy viennent d'être arrêtés, le gouvernement, avec qui ils ont la majorité de leurs contrats, va prendre panique. Même la plupart des autres clients.
— …
— Plus vite, nous annoncerons l'acquisition avec Livia à la tête et Suzanne Bolduc comme vice-présidente, la tempête va se calmer instantanément.
— Quand souhaites-tu rencontrer l'autre actionnaire? demande Geneviève.
— Vendredi ou samedi. Préférablement, vendredi en fin de journée pour lui faire une offre et samedi pour finaliser le projet.
— Et quand souhaites-tu rendre la nouvelle publique? demande Lucie.
— Dimanche ou mardi. Lundi, c'est la journée de Nathalie. Toute la lumière doit rester sur elle. Son groupe travaille fort et il ne mérite pas qu'on lui tire la couverte sous les pieds.
— Merci, mon amour. Tes mots me vont droit au cœur.
Nathalie fait une courte pause et reprend:
— Dans le cas de Julie, il y a toujours la cause d'adultère qui lui pend au bout du nez.
— La clause d'adultère… on va la faire tomber, dit Geneviève.
— Comment?
— Parce que Murphy l'a lui-même violée en premier.
— …
— Et surtout, parce que Julie n'a pas agi librement.
— Qu'est-ce que tu veux dire?
— Elle a été manipulée. Piégée dans un stratagème criminel.
— …
— Dans ces conditions, un tribunal ne fera jamais appliquer cette clause.
— Donc?
— Donc, elle récupère tous ses droits… et possiblement beaucoup plus.
— Ah! Tu me rassures.
À son tour, Karine intercepte la conversation et me demande:
— Quand souhaites-tu la rencontrer, Mitch?
— On va faire ça maintenant. Geneviève, Nathalie et moi. Pendant ce temps, Lucie et toi, réunissez tous les employés dans la salle de conférence de la fondation et faites le point.
— …
— Soyez transparentes, ne leur cachez rien, à l'exception de ce que nous comptons faire.
— …
— Karine, tu pourras appliquer toutes les consignes de sécurité que tu juges nécessaires. Je suis totalement derrière toi.
— Merci, Mitch, pour cette marque de confiance.
— Affiche les photos sur le tableau, avant de partir.
— …
— Lorsque tu arriveras de l'autre côté, envoie-nous, Stéphanie et Julie; mais ne leur dis rien.
Karine et Lucie quittent la salle pour traverser aux bureaux de la fondation. Elles récupèrent Gloria et Chloé au passage.
--- xxxOOOxxx ---
Une dizaine de minutes plus tard, Stéphanie et Julie apparaissent tout sourire dans l'encadrement de la porte. Du coup, nous voyons un effet de stupeur apparaître sur le visage de Julie. Elle fixe la série de photos sur le tableau. Elle contourne la table, sans détourner son regard. Elle s'approche, laisse filer une petite larme, se tourne vers moi, les yeux pleins d'eau:
— Ça date de quand?
— Ce matin, Julie.
— Jim et Michèle…
— …
— Lanteigne?
— Oui! dis-je.
— Il a décidé de se venger?
— Non, ça date!
Elle scrute chacune des photos et s'arrête sur celle de Michèle et Johanne, discutant sur le bord d'une rambarde, probablement au premier étage de la tour Eifel. Elle pose son doigt et demande:
— C'est qui ? ELLE?
— C'est Johanne.
— Quelle Johanne?
— La même qui est allée te chercher à l'hôtel en Jamaïque.
— Pourquoi est-elle déguisée de cette façon?
— Parce qu'elle était en mission pour enquêter sur Jim.
— Qu'est-ce qu'elles ont dit? Le savez-vous?
— Assieds-toi, à côté de Nathalie. Je vais te remettre une transcription de leur discussion.
Je sors un premier document d'un dossier devant moi, et le passe à Julie pour qu'elle en prenne connaissance. Le document n'est pas très long, mais des larmes pleuvent continuellement. Elle n'est pas sous le choc, elle est plutôt d'une tristesse incroyable. Nathalie la prend doucement dans ses bras pour la caresser. Elle se ressaisit et me dit:
— Il n'a jamais eu l'intention de me reprendre.
— Malheureusement, je ne crois pas.
— Donc, non seulement je vais rester seule, mais je vais aussi devenir sans abri.
— …
— Y a-t-il autre chose?
— Oui!
— …
— Mais dis-toi que c'est pire et que ça va te prendre beaucoup de courage pour passer à travers les deux documents.
— Au point où j'en suis… laisse-moi voir!
Je lui fais lire les deux autres documents. Cette fois-ci, il n'y a plus de larmes dans ses yeux. On voit plutôt une certaine fureur. Elle dépose les documents sur la table et dit:
— «Le vieux chien sale» a voulu me faire la peau. Il a fait tuer son fidèle garde du corps et il veut remettre le coup une autre fois.
— …
— Et tu fais partie de son tableau de chasse?
— Oui.
— Ça te fait peur?
— Non, je suis bien entouré. Tant que tu es avec nous, tu es aussi en sécurité.
— Est-ce pour cette raison que Stéphanie se promène avec une arme à feu en permanence?
— Tu as tout compris.
— …
— À ce stade-ci, tout ce que je peux te confirmer, c'est que tu le veuilles ou pas, tu ne seras plus jamais en couple avec Jim. Il va finir ses jours en prison.
— Pourquoi?
— Parce qu'il sera arrêté et traduit en justice pour meurtre au premier degré et pour plusieurs autres chefs d'accusation. Le meurtre à lui seul entraîne la prison à vie, sans possibilité de libération avant vingt-cinq ans.
— …
— Reste à savoir si tu veux terminer ta relation pauvre ou riche.
— Et ma clause?
C'est à ce moment que Geneviève ouvre son dossier et lui dit:
— Ça ne tiendra pas quinze minutes devant un tribunal. Premièrement, ses trahisons conjugales remontent à plus de trois ans, tandis que la tienne ne date que de trois mois.
— …
— En plus, aucun juge n'appliquera cette clause alors que ton mari a comploté pour te faire disparaitre.
— La balle est dans ta cour! conclut Geneviève.
— Je veux la totale, et je veux que ça frappe fort! Je veux que ça saigne!
— Dis-toi que tu frappes à la bonne porte!
— Où est-ce que je vais aller? Je croyais qu'il me récupérerait dimanche.
— Tu restes avec nous, ma belle. Tant et aussi longtemps que ce sera nécessaire. Considère-toi comme des nôtres.
Elle se tourne vers Geneviève et demande:
— Est-ce que ça va être long, avant que ça se règle?
— Sans doute quelques mois.
— …
— Toutefois, pour des raisons que je ne peux pas te révéler, je ne peux pas rien faire officiellement, avant vendredi. Mais, on va quand même préparer la machine.
--- xxxOOOxxx ---
Un lourd silence s'installe dans la salle durant un bon moment. Je dirais un gros deux minutes qui nous apparaissent comme une éternité. C'est Julie qui brise finalement le silence en se tournant vers Nathalie avec un large sourire.
— Et dire que je me suis privée de plaisir, hier soir, en bas.
— …
— J'ai eu la chatte en feu toute la nuit.
— …
— Puis, il y a celle qui a éjaculé à travers la pièce. Elle ne cessait de me dire : « On ne peut pas te toucher, mais on peut se masturber ensemble, face à face.»
— Et? dit Nathalie.
— J'en avais envie. J'étais déjà très excitée par tout ce que je voyais. Tout n'était que plaisir intense pour ceux qui participaient. Et aussi très hors norme, entre toi et ta fille.
— Puis ton mari, Nath… non seulement j'ai trouvé sa «chose» impressionnante, mais il est résistant.
— Outre ma fille et moi, reprend Nathalie, qu'est-ce qui t'a marqué?
— Je te dirais que le moment où ton mari a ouvert le petit trou de la blonde avec son énormité, c'était assez impressionnant.
— Oui, il est doué, mon mari.
— Toi, Nath, est-ce que tu t'es déjà fait enculer?
— Dis-toi que c'est mon sport national. Les orgasmes anaux sont aussi puissants que les orgasmes vaginaux.
— Et toi, Mitch, tu ne parles pas?
— Non, j'écoute votre discussion qui me semble très intéressante.
— Si tu participais à la discussion, ce le serait plus… Non?
— Je ne sais pas.
— Essaye!
— Dis-moi, Julie. As-tu déjà embrassé une autre femme?
— Non. Je ne l'ai jamais envisagé.
— Pourquoi?
— Parce que je n'aimerais pas.
Stéphanie, assise à ma gauche, lâche un gros soupir et dit:
— Merde, Julie… tourne-toi et roule une pelle à Nathalie.
— Pourquoi?
— Parce qu'il vient de te tendre un piège et que tu ne t'en sortiras pas.
— Il ne peut quand même pas me forcer.
— Non, mais il va t'argumenter jusqu'à ce que tu finisses avec ta langue enfoncée dans sa bouche.
— Il va m'argumenter comment?
— Il va te dire des trucs comment peux-tu dire que tu n'aimes pas si tu n'as jamais essayé. Puis un vieux sage a déjà dit qu'il faut tout essayer pour savoir ce que tu aimes et tu n'aimes pas. C'est son vieux truc. Il va être minuit ce soir et il va continuer.
— …
— Merde, fous ta langue dans sa bouche qu'on en finisse!
— Stéphanie a raison, dit subtilement Geneviève.
— As-tu succombé, madame l'avocate sérieuse?
— Hum! Hum! dit-elle avec un large sourire.
Julie se tourne vers Nathalie, qui la regarde droit dans les yeux avec un petit sourire malicieux. Cependant, Karine revient dans la pièce avec Lucie. Julie se ressaisit et dit:
— Vous me sauvez la vie, mesdames.
— Ah! Pourquoi?
— Parce qu'elle est tombée dans le piège de Mitch et ça ne fait que commencer, dit Stéphanie.
— Ah! Embrasse-la, dit Karine. Après, on n'en parle plus.
— Est-ce que tu t'es fait prendre, toi aussi?
— Toutes les femmes se font prendre. Et moi, c'est pire, c'est Nathalie elle-même qui m'a piégée.
— Et tu l'as embrassée?
— Sur la bouche, puis sur sa chatte. La totale.
— Moi, je suis une chanteuse country… pas une chanteuse cochonne!
— Il n'y a rien de mal à ce que tu sois les deux, ma belle, dit Lucie.
— Je suis étonnée que ça vienne de vous, madame.
— C'est parce que tu me connais mal!
J'interromps leur moment qui ne mène à rien et demande à Karine:
— Comment ça s'est passé?
— Je te dirais que Gloria est durement secouée. C'est de loin la pire du groupe.
— Et quelles sont les consignes?
— À l'exception de Chloé et Éric, tout le monde est consigné au domaine pour les 48 prochaines heures.
— Et les enfants de Nancy?
— Je les ai mis en congé pédagogique jusqu'à lundi.
— Elle a accepté sans rien dire?
— Totalement. Je crois même qu'elle l'aurait fait de son propre chef si je ne lui avais pas imposé.
— …
— Et de votre côté?
— Tout va bien. Il ne reste que son premier baiser lesbien à compléter…
— Dites-moi, Nath, Mitch… pourquoi n'allez-vous pas faire votre truc de douche oratoire, tous les trois? Ça va nous permettre de continuer à travailler en attendant le retour des autres.
— Moi, je trouve que c'est une excellente idée, dit Nathalie.
— …
— Qu'en penses-tu mon amour?
— Allons-y!
— Vient, Julie, dit Nathalie en l'entraînant par la main.
— Qu'allez-vous faire de moi?
— «UNE CHANTEUSE COCHONNE!» dis-je avec un grand sourire.
À ma grande surprise, elle n'offre aucune résistance et nous filons tous les trois vers notre suite. Pendant que Nathalie continue dans le couloir, je récupère une bouteille de vin blanc, sans alcool et trois verres.
--- xxxOOOxxx ---
En entrant dans ma suite, je ne vois pas les deux femmes. Toutefois, je les entends parler. Elles sont déjà dans la penderie. Je verse trois verres de vin et les amène avec moi. Je suspends leur potinage de bonnes femmes et leur tends chacune un verre. Je lève mon verre et dis:
— Trinquons à ta nouvelle vie, Julie.
— Sérieux? Juste comme ça?
— Juste comme ça. Dis-toi que c'est pour le meilleur… Le pire, c'est que tu es déjà dans le pire !
— Allons sous la douche, nous dit Nathalie.
Elle entre la première et ouvre deux des trois pommeaux. Elle s'installe les fesses appuyées sur la barre transversale et met en évidence sa poitrine. Je bande instantanément… et solidement! Elle me fait son petit sourire satisfait.
— Ta poitrine est magnifique, malgré ton âge, dit Julie.
— C'est parce qu'elle est refaite.
— Elle a tellement l'air naturelle.
— C'est mon mari qui a donné ses directives au chirurgien. Il ne voulait pas me voir avec une grosse poitrine gonflée comme celle de Stéphanie.
— J'aimerais bien que la mienne ressemble à la tienne. Vraiment!
— Avec tout l'argent que tu vas avoir ma belle, tout est ouvert, dis-je.
— Allez-vous venir avec moi?
— Si c'est ton souhait, dit Nathalie, ça va nous faire plaisir.
Je vais m'appuyer sur le mur, tout près de Nathalie, et cette dernière vient se coller, le dos contre mon torse. Je lui caresse doucement le bout des mamelons et dis:
— Tu sais, Julie, tantôt on a bien ri en tentant de t'inciter à embrasser Nathalie…
— …
— Mais la règle de base ici, c'est que personne n'est obligé de faire quoi que ce soit, s'il n'en a pas envie. Et, ça t'inclut.
Nathalie en rajoute une couche en disant:
— Nous avons aussi des règles très strictes. Ce qui est le plus important, c'est que rien ne se produise en l'absence du partenaire.
— Je comprends. Et quoi d'autre?
— Pas de sodomie extra-conjugale sans l'autorisation du partenaire. Pas de double pénétration, sans la participation des deux partenaires.
— C'est quoi une double pénétration?
— Une queue dans ma chatte et une autre dans mon cul.
— Ah! Et ensuite?
— Arrêt immédiat si l'un des deux partenaires l'exige.
— …
— Et une dernière que nous appelons la règle Gloria. Elle stipule que lorsque nous sommes à l'extérieur de l'une ou l'autre de nos propriétés, nous sommes hors limite, pour tout le monde.
— …
— En clair, si nous assistons à un gala de charité et qu'il y a une soirée dansante, nous ne dansons aucun slow avec un autre partenaire.
— Pourquoi cette dernière règle?
— Surtout pour m'éviter des problèmes.
— Je comprends.
— Il y a une autre chose très importante que tu dois savoir, Julie. Lorsque nous baisons avec d'autres personnes, nous ne le faisons que pour le plaisir, les orgasmes. Tu fais l'amour avec l'être aimé et tu baises avec les autres.
— Et pourquoi voulez-vous baiser avec moi? Il y en a de plus belles autour de vous et de beaucoup?
— Tout simplement parce que nous avons envie de toi. Envie de te faire découvrir des choses… Et toi, pourquoi es-tu ici?
— Comme tu dis, pour découvrir ces nouvelles choses.
— Alors, sortons de la douche et allons sur le lit. Nathalie a toujours droit au premier orgasme. Et par le fait même, ce sera aussi l'occasion pour ton premier baiser avec une autre femme.
Nous quittons la douche et Nathalie s'essuie rapidement pour aller installer des piqués jetables sur le lit. Elle prend soin de récupérer le Hitachi sans fil et le pot de crème magique.
Je m'étends sur le dos au milieu du lit et Nathalie monte pour venir s'installer au-dessus de ma bouche. J'enroule mes bras autour de ses cuisses et commence un doux et lent cunnilingus. Elle tend sa main à Julie et l'invite à venir s'installer tout juste devant elle, derrière ma tête. Elle fixe l'invitée avec un regard de feu. Elle fait quelque chose qu'elle ne fait jamais. Elle ondule doucement son bassin pour faire coulisser sa chatte sur ma bouche.
Elle pose ses deux mains sur la nuque de Julie et l'approche doucement vers elle, jusqu'à ce que leurs lèvres se collent ensemble. Le baiser est timide au départ, mais, dès que Nathalie s'empare des mamelons de la chanteuse, le baiser devient plus enflammé. Elle rompt le baiser, baisse sa tête et me dit doucement:
— Fais-moi jouir, je t'en supplie!
J'aspire son gros clitoris entre mes lèvres et je le titille rapidement avec le bout de ma langue. Sa réaction est presque instantanée. Elle pose ses deux mains sur les épaules de Julie. Sa respiration augmente, puis elle se met à gémir de plus en plus fort. Comme d'habitude, elle devient volubile et très sonore:
— CONTINUE… CONTINUE… JE T'EN SUPPLIE… CONTINUE… JE JOUIS… JE JOUIS… OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII! hurle-t-elle, la tête relevée dans les airs, sous le regard tétanisé de la chanteuse.
Elle se laisse glisser pour s'étendre de tout son long. Ses jambes tremblent. Elle m'embrasse passionnément durant un long moment. Elle finit par se redresser, regarde Julie avec un grand sourire et dit:
— Ça, ma belle, c'est le signal de départ!
--- xxxOOOxxx ---
L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé:  «Tu fois Jim… Je reprends le temps perdu!» qui sera publié le 26 mai.

Note de l'auteur

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NathNMitch
25 mai 2026 à 16:54
@MAUDARD Content de te revoir. Comme je l'ai mentionné dans un commentaire d'un récit précédent, mon feuilleton tire à sa fin. Il reste moins d'une vingtaine de chapitres. Je te souhaite de bonnes vacances, il va faire chaud... chanceuse! Exceptionnellement, au Québec nous n'avons que deux saisons cette année: "L'hiver qu'on vient de passer et... l'hiver prochain!"
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MAUDARD
23 mai 2026 à 16:01
J'ai suivi les derniers chapitres avec l'engouement d'un polar magistral ! De plus j'ai changé de support avec un Windows 11 ce qui explique mon silence . . . MAGNIFIQUE !!! Bon je m'absente 15 jours pour aller au soleil de la côte d'azur.
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