Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un Froid Polaire — Chapitre 13
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un Froid Polaire
Chapitre 13
Nous roulions depuis trois heures dans le blanc aveuglant. Les données satellitaires du client nous avaient conduits jusqu'à une zone que les cartes signalaient comme « terrain instable ». Léa gardait les jumelles collées au visage, le souffle court.
— Là. À deux heures. Tu vois la déformation du relief ?
Je plissai les yeux. Une longue crevasse, presque parfaite, entaillait la toundra. Au fond, une structure métallique grise se devinait à peine sous la neige balayée par le vent. Des projecteurs thermiques balayaient lentement le périmètre.
— Ce n'est pas une installation de recherche.
Léa baissa les jumelles.
— Non. C'est une base militaire. Regarde les caméras. Ils ont installé des détecteurs de mouvement tous les cinquante mètres.
Nous nous sommes arrêtés à deux kilomètres. J'ai coupé le moteur. Le silence était total.
— On fait quoi ? On les contourne ?
Léa a secoué la tête.
— Regarde le convoi qui sort. Ils ont un mammouth. Tranquillisé. Il y a une équipe médicale. C'est une extraction, Samuel. Pas une chasse.
J'ai senti mon estomac se nouer.
— Comment tu sais ça ?
Elle a souri, mais son sourire était froid.
— Parce que c'est exactement ainsi que l'armée procède quand elle récupère un élément vivant. Je l'ai vu en Afghanistan avec des bergers. Le même calme. Le même silence.
Nous sommes restés une heure à observer. Lorsque le convoi a disparu dans la crevasse, Léa a murmuré :
— Ils ont au moins six mammouths vivants. Et ce n'est pas pour les rendre à la nature.
De retour à la station, la ligne sécurisée s'est allumée à vingt-trois heures. Jacques, pour la première fois, n'était pas seul. Derrière lui se tenait un homme en civil que je ne connaissais pas.
— Samuel. Léa. Nous devons parler.
Jacques a fait un signe de tête à l'inconnu.
— Voici le directeur adjoint des opérations de la CIA. Il prend le relais.
L'homme a parlé d'une voix calme, presque lasse.
— Le client anonyme que vous serviez n'était pas un client. C'était nous. Le programme de contre-mesures biologiques a besoin de spécimens vivants. Les mammouths ne sont pas des sujets d'étude. Ce sont des plateformes de transport.
J'ai senti le sang se retirer de mon visage.
— De transport de quoi ?
— De tout ce que nous aurons besoin de faire passer discrètement. Un mammouth peut porter deux cents kilos de matériel sans que personne s'en étonne. Et personne ne le recherche. Ils sont censés être éteints.
— De tout ce que nous aurons besoin de faire passer discrètement. Un mammouth peut porter deux cents kilos de matériel sans que personne s'en étonne. Et personne ne le recherche. Ils sont censés être éteints.
Robert est apparu à l'écran, le visage cendreux.
— J'ai reçu mes ordres avant même votre arrivée à la station, Samuel. Je suis désolé.
Jacques a repris :
— Vous avez fait du bon travail. Nous avons besoin que vous continuiez. Localisez les troupeaux. Identifiez les individus porteurs de capteurs. Et restez discrets.
J'ai tenté de protester. Ma voix est sortie faible.
— Il est trop tard pour faire marche arrière, n'est-ce pas ?
Jacques a souri sans chaleur.
— Depuis le premier jour, Samuel.
Cette nuit-là, Jade a appelé sur une ligne que je ne connaissais pas. Pas de visiophonie. Une connexion chiffrée, d'abord en voix seule.
— Mon amour.
Sa voix était différente. Plus douce. Plus maîtresse d'elle-même.
— J'ai quelque chose à te dire.
J'ai senti le piège se refermer avant même qu'elle parle.
— J'ai toujours su, Samuel. L'Agence m'a mise au courant avant que tu sois affecté. Je savais pour Léa. Je savais pour les photographies que tu allais m'envoyer. Tout a été consigné. Ton comportement. Tes faiblesses. Ton appétit pour les jeunes femmes intelligentes et soumises. C'était une évaluation de vulnérabilité.
J'ai dû m'asseoir.
— Jade…
— Léa aussi. Elle a un dossier. C'est pour cela qu'elle était disponible pour cette mission. L'Agence savait que tu ne résisterais pas à une fille comme elle. Belle, brillante, et déjà conditionnée à obéir. Parfaite.
— Léa aussi. Elle a un dossier. C'est pour cela qu'elle était disponible pour cette mission. L'Agence savait que tu ne résisterais pas à une fille comme elle. Belle, brillante, et déjà conditionnée à obéir. Parfaite.
Le silence s'est étiré.
— Tu as été sélectionné, mon amour. Et façonné. Par moi. Par l'Agence. À travers notre mariage. Tu es un excellent agent de terrain. Tu crées des liens. Tu fais confiance. Et lorsque tu baises Léa, tu nous offres encore davantage de leviers.
Sa voix s'est faite plus tendre.
— Tu fais du beau travail, Samuel. Tu vas continuer à en faire.
Elle a coupé la communication.
Je suis resté assis dans le noir, les mains tremblantes, le cœur battant à tout rompre.
Dehors, dans le couloir, j'entendais Léa rire doucement avec Irina.
Derrière moi, sur l'écran noir du téléphone, le reflet de mon propre visage me fixait, hagard.
J'étais déjà pris.
Et je n'avais même pas encore mesuré à quel point.
Plus tard dans la nuit, incapable de dormir, je suis allé frapper à la porte de Léa. Elle m'a ouvert en débardeur et culotte, les cheveux en bataille.
Sans un mot, je l'ai plaquée contre le mur et j'ai glissé la main dans sa culotte. Elle était déjà mouillée. Je l'ai prise debout, une main sur sa bouche pour étouffer ses gémissements, l'autre agrippée à sa hanche. Elle a joui vite, les jambes tremblantes, puis s'est laissée glisser à genoux.
Lorsqu'elle a senti que je n'étais pas encore rassasié, elle m'a poussé doucement sur le lit, m'a fait rouler sur le ventre et s'est mise à califourchon sur mes cuisses. Ses mains ont écarté mes fesses avec une lenteur délibérée.
— Reste comme ça, a-t-elle murmuré.
Sa langue a touché mon anus sans préavis. Un long, lent coup de langue, chaud et humide, qui m'a arraché un grognement dans l'oreiller. Elle a recommencé, plus appuyée, traçant des cercles lents et précis autour de mon orifice, puis enfonçant la pointe de sa langue juste assez pour me faire trembler.
— Putain, Léa…
Elle a gloussé contre moi et a poursuivi, plus crue, plus vorace. Une main s'est glissée entre mes jambes pour me caresser la queue pendant qu'elle me léchait le cul avec une concentration absolue. Sa langue entrait et sortait, mouillée, chaude, indécente. Je me suis mis à genoux sans même m'en apercevoir, le visage enfoui dans l'oreiller, les fesses ouvertes pour elle.
Léa a gémi de plaisir en me léchant plus profondément.
— Tu aimes ça, hein ? Que je te lèche le trou comme une petite salope…
J'ai hoché la tête, incapable de parler. Elle a continué jusqu'à ce que mes jambes tremblent, jusqu'à ce que je gémissse son nom dans l'oreiller. Puis elle s'est redressée, a craché sur ma queue et m'a enfoncé un doigt d'un seul trait dans mon cul encore trempé de sa salive, tout en me masturbant.
Je suis venu en quelques minutes, fort, en criant son nom.
Léa m'a léché le dos en souriant. J'étais encore dur. Je l'ai reprise sur le lit, cette fois lentement, profondément, en lui tenant les poignets au-dessus de la tête.
— Tu es à moi ce soir, a-t-elle murmuré.
— Oui.
— Oui.
Après, allongés dans le noir, elle a passé les doigts sur mon torse.
— Tu as l'air… ailleurs.
Je n'ai rien répondu. Je ne pouvais pas lui dire que ma femme savait tout depuis le début. Que tout avait été organisé.
Au lieu de cela, je l'ai retournée sur le ventre et je l'ai prise encore une fois, plus brutalement, comme si je pouvais m'enfouir assez profondément en elle pour oublier ce que je venais d'apprendre.
Léa a joui en mordant l'oreiller.
Moi, j'ai joui les yeux fermés, en m'efforçant de ne plus penser.
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