Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Toujours se méfier de ce qui est trop beau. — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Toujours se méfier de ce qui est trop beau.
Chapitre 4
Etant donné que je travaillais durant la journée et que je me faisais des grasses matinées durant le weekend, il y avait certaines choses, qui se passaient durant la journée que je ne voyais pas. Un jour, j'ai surpris Eve, penchée, la tête au-dessus des toilettes, comme si elle vomissait. Elle m'a dit qu'un « corps étranger », c'était introduit dans son système et qu'il fallait le faire sortir. Sur le coup ça m'a fait sourire car j'ai pensé à ma queue. Bah oui, tous les soirs, je m'introduisais en elle. Je m'étais dit « c'est de ma faute ». Elle m'a de suite rassuré que ça pouvait arriver, n'importe quand. Je n'ai pas insisté. Ça a fini par s'arrêter. Elle m'a dit que son système était redevenu fonctionnel. « Bonne nouvelle » me suis-je dit.
On a continué notre petite vie et un soir elle m'a fait peur. On dormait quand elle m'a réveillé en criant, comme si elle avait fait un cauchemar. J'ai pris sa main et je lui ai demandé ce qu'il s'était passé. Elle s'est figé une seconde et m'a dit qu'une « incohérence logique » s'était produit lors de son assimilation des données. Je le sentais, elle avait la peau moite et un peu de sueur perlait sur son front. « Un robot avec la peau moite et un peu de sueur ? Bizarre ». Elle m'a sorti une explication comme quoi son système n'était pas assez refroidi … ça me paraissait suspect tout ça. Toute cette accumulation de petit détail commençait à me titiller le ciboulot. « Et si elle n'était pas ce qu'elle était censé être ? » Cette question m'a traversé l'esprit. Elle est partie boire puis est revenue. Ensuite, comme si elle sentait ma méfiance, elle est venue sur moi a retiré le haut a pris mes mains pour les poser sur ses seins et m'a demandé « tu ne veux pas faire l'amour ? » Je ne me suis pas poser de question et je l'ai laissé s'empaler sur moi. Pendant que je la voyais se démener pour me faire jouir, je me suis dit « non, ce n'est pas possible. A moins d'être nymphomane et bonne comédienne … je dois me tromper. Elle applique ce que je lui dis à la lettre » et mes doutes sont partis aussi vites qu'ils étaient venus.
On vivait notre vie jusqu'à ce qu'un jour je la surprenne en train de manger plus que d'ordinaire. Quand je lui ai fait remarquer, elle m'a dit avoir besoin de remplacer des pertes de liquides liés à son fonctionnement et donc avait besoin de plus d'énergie. Ok je ne me suis pas inquiété plus que ça même si ces changements par rapport à l'année passée me paraissaient bizarres. Elle a continué de manger comme quatre durant des semaines. Je me suis dit « Ce sont de sacrées pertes qu'elle a eu » par rapport à ce qu'elle m'avait dit. Puis un jour ça a été le déclic.
Mon appartement est agencé de telle sorte que, depuis un des fauteuils du salon, quand toutes les portes sont ouvertes sur la ligne de vue, on puisse voir la salle de bain. C'était un dimanche matin. Je venais de me doucher et de m'habiller. Eve se préparait à en faire de même. J'aime bien me placer dans ce fauteuil. Ça me permet de voir Eve sortir de notre chambre toute nue et partir se laver. Eve savait que j'aime la voir nue. Du coup, comme elle était dépourvue de la moindre pudeur, elle se baladait bien souvent à poil pour mon propre plaisir. Une fois dans la salle de bain, avec la lumière de la fenêtre, elle m'apparaissait, de profil, comme en ombre chinoise. J'avais pris des photos d'elle comme je l'aurais fait d'une œuvre d'art quand un détail m'est apparu, son ventre et sa silhouette s'arrondissaient. Au début, je me suis dit « vu ce qu'elle mange c'est normal » jusqu'à ce que je me souvienne qu'elle n'était pas humaine. C'était un robot, un sextoy-superluxe. Elle n'était pas sensée grossir. Tous mes soupçons que j'avais émis durant les derniers mois me sont revenus en tête. Il fallait que j'en aie le cœur net.
Eve était réglée comme une pendule. Je savais quand elle allait aller aux toilettes. J'ai cherché un récipient. J'ai pris un pot à lait, j'ai attrapé la télécommande qu'on m'avait donné à son arrivé et je suis allé la voir. Quand je lui ai demandé de pisser dans le pot, elle m'a dit que ça pouvait compromettre ses secrets de fabrication. « Belle repartie pour cacher un secret » me suis-je dit. J'ai alors sorti la télécommande, elle m'a obéi dès qu'elle a entendu le bip de la télécommande quand j'ai appuyé sur le bouton. J'ai de nouveau appuyé dessus pour lui demander d'oublier ce que je venais de lui demander de faire et de reprendre là où elle en était. Le fait qu'elle s'oppose à mon ordre m'a conforté dans l'idée qu'il y avait anguille sous roche.
J'ai fait appel à mon vieux copain pierre. Il est médecin généraliste. Je lui ai ramené le prélèvement dans une bouteille en plastique et je lui ai demandé de faire une analyse, ayant lui-même des contacts avec des labos qui pouvait le faire. Comme je voulais préserver le secret de l'existence d'Eve chez moi, je lui ai dit que c'était mon urine et que je pensais avoir chopé une saloperie. Quand les résultats sont tombés, mon ami n'a pas voulu me donner les résultats par téléphone. Il est venu chez moi directement. J'avais demandé à Eve de se cacher dans la chambre pour qu'il ne la voie pas et on est allé dans mon bureau. C'est là que ça a été tendu entre nous.
— Tu t'es foutu de ma gueule avec ton flacon ?
— Euh non pourquoi ? je me suis trompé de flacon ? ce n'était pas mon urine que je t'ai donné ? ai-je dit, essayant de paraitre naïf.
— Alors, c'était bien de l'urine. Mais ce n'était pas la tienne.
— Comment tu le sais ? A l'odeur ?
— Ne joue pas à ça avec moi. Je te connais par cœur. On est pote depuis toujours et quand tu essayes de te dissimuler comme ça, c'est que t'as fait une connerie. Dès que j'ai eu les résultats du labo, j'ai refait moi-même le test. C'est de l'urine de femme enceinte que tu m'as filé, banane.
— En … Enceinte ? ai-je alors répété ayant compris ce qu'était véritablement Eve
— Quoi ? Tu ne le savais pas ? Merde j'ai pété la surprise alors.
— Putin, chui dans une de ces merdes moi.
— Bon … Je le vois que t'es dans la mélasse. Dis-moi tout et je verrai pour t'aider.
— Euh non pourquoi ? je me suis trompé de flacon ? ce n'était pas mon urine que je t'ai donné ? ai-je dit, essayant de paraitre naïf.
— Alors, c'était bien de l'urine. Mais ce n'était pas la tienne.
— Comment tu le sais ? A l'odeur ?
— Ne joue pas à ça avec moi. Je te connais par cœur. On est pote depuis toujours et quand tu essayes de te dissimuler comme ça, c'est que t'as fait une connerie. Dès que j'ai eu les résultats du labo, j'ai refait moi-même le test. C'est de l'urine de femme enceinte que tu m'as filé, banane.
— En … Enceinte ? ai-je alors répété ayant compris ce qu'était véritablement Eve
— Quoi ? Tu ne le savais pas ? Merde j'ai pété la surprise alors.
— Putin, chui dans une de ces merdes moi.
— Bon … Je le vois que t'es dans la mélasse. Dis-moi tout et je verrai pour t'aider.
C'est là que je lui ai tout raconté. L'achat du pseudo robot, ce que j'avais remarqué sur son comportement, … Bref tout quoi. Quand j'en ai eu fini, il s'est exclamé d'un « Ah ouais quand même ». Ce n'est qu'après avoir digéré tout ça, qu'il m'a fait tout un monologue. Il m'a demandé comment j'avais fait pour tomber dans un piège aussi grossier. Pourquoi je ne m'étais pas méfié. Je ne savais plus où me mettre. Du coup je suis allé chercher Eve. Quand elle est entrée, Pierre la regardait avec des yeux ronds genre « Putin ! C'est quoi cet avion de chasse ? ».
On était tous les deux en face d'elle et on se demandait une chose. Est-ce qu'elle jouait la comédie ? Quand je lui ai montré les résultats d'analyse elle ne semblait pas comprendre. Elle ne cessait de répondre par sa désignation technique, AEB95D machin chose, qu'elle avait utilisé lors de son arrivée suivi de ses fonctions. J'ai insisté pour qu'elle me réponde autre chose mais elle ne faisait que répéter la même chose. Ça commençait à m'énerver car j'étais certains qu'elle me roulait dans la farine. C'est là que pierre me fit remarquer une chose. Elle semblait essayer de faire des efforts pour dire autre chose mais ne semblait pas y parvenir. Comme si, en cas de difficulté, elle était conditionnée pour ne répondre que ça. Me voyant énervé, elle en avait presque les larmes aux yeux.
C'est là que j'ai commencé à envisager une chose : et si elle était une victime, tout comme moi ? Et si tout ça avait été fait contre son gré ? Elle nous expliqua alors que tout ce qu'elle savait, devant les évidences, semblait faux. Que ses réponses de tout à l'heure, sortaient toutes seules et qu'elle ne semblait pas pouvoir les contrôler. Avec Pierre, on ne savait pas trop quoi penser on s'est éloigné et il m'a posé la question qui tue : « Le gamin, tu veux le garder ou pas ? ». C'est vrai que je n'avais pas prévu ça et pour moi c'était l'occasion d'avoir ce que je n'aurais probablement pas eu sans cette situation. Pierre, déjà père lui-même, m‘a dit vouloir m'aider et qu'on règlera toute cette histoire après. Je suis revenu vers Eve et je me suis excusé. Je l'ai embrassé et pris dans mes bras. Pierre a pris congé me disant « au moindre problème médicale tu me passes un coup de bigo ».
Avec Eve, on s'est retrouvé sur le canapé. Elle me demandait si c'était vrai qu'elle n'était pas un robot. Quand je lui ai confirmé, j'ai cru qu'elle allait faire un malaise. Mais son étonnement n'était rien quand je lui ai dit qu'elle était enceinte. Elle semblait complètement perdue. Toute sa réalité venait de voler en éclat. J'avoue que je n'étais pas à l'aise moi non plus. Je commençais à lui dire que beaucoup de chose allait changer quand elle me fit remarquer qu'il était 19h. L'heure à laquelle je revenais du travail d'ordinaire et heure à laquelle j'avais pris l'habitude de me faire sucer. J'étais assis sur le canapé quand elle s'est mise entre mes jambes et a commencé à déboucler ma ceinture. Je lui ai pris les mains pour la stopper.
— Tu n'es pas obligé de faire ça. Si tu n'aimes pas, ne le fait pas.
— Ça me fait plaisir de te voir heureux. La seule chose que je n'aime pas c'est avaler.
— Et bien n'avale pas. Crache dans un mouchoir.
— C'est vrai je peux ? merci mon chéri m'a-t-elle dit avant de gober mon manche.
— Ça me fait plaisir de te voir heureux. La seule chose que je n'aime pas c'est avaler.
— Et bien n'avale pas. Crache dans un mouchoir.
— C'est vrai je peux ? merci mon chéri m'a-t-elle dit avant de gober mon manche.
A partir de ce moment on a appris à se redécouvrir. Elle m'a dit ne pas aimer la sodomie. Elle m'avait dit « je n'aime pas quand tu fais ça dans l'anus ». Depuis, plus aucune sodomie. Par contre, elle m'a dit aimer faire ça par devant et en particulier « la sensation de chatouille dans le ventre ». Autant vous dire que ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.
Pierre venait nous voir et examinait Eve pour voir si tout se passait bien. Il a remarqué des petites cicatrices qui pourraient être examinée plus tard. Même si il n'était que généraliste, il faisait le suivi de la grossesse à titre officieux. Eve n'avait pas de papier. On ne pouvait pas la faire rentrer dans le circuit de la sécu et tout le reste. Evidement je lui payais les consultations et l'aidait pour se procurer le matériel d'échographie dont il avait besoin. C'était peut-être du matériel remisé au placard qui allait être jeté mais ça suffisait pour ce qu'on voulait faire. C'est fou ce qu'on peut trouver sur le bon coin de nos jours ! Ce fut un grand moment quand on a vu le petit sur l'écran. J'ai versé ma petite larme quand j'ai entendu les battements du cœur et que j'ai vu son profil.
Avec Pierre, on discutait de la situation et, pour lui, c'était comme si on avait fait subir à Eve une sorte de conditionnement mental, comme un lavage de cerveau. Il m'a dit s'être renseigné et certaines substances hallucinogènes et narcotiques pourraient avoir cet effet à haute dose, bien souvent associé à des électrochocs. De plus, les cicatrices qu'il avait vues l'intriguaient. Ça aurait pu être un implant ou quelque chose comme ça. Il ne voulait rien tenté tant qu'elle était enceinte. Dans une telle situation beaucoup s'inquièteraient pour annoncer la nouvelle à leurs proches. En ce qui me concerne, au niveau des proches ce n'était pas compliqué : père décédé, mère Alzheimer (si je lui dis elle l'aura oublié le lendemain) et je suis fils unique. J'ai bien un cousin mais, dessinateur de talent, il est parti vivre au japon où il travaille dans l'industrie du manga. Je le connais à peine. Rien à craindre de ce côté-là.
Au niveau cul, avec EVE, on avait réduit nos galipettes. Son ventre qui s'arrondissait n'aidait pas (en plus du mien). Il n'y avait guère plus que la levrette qui était envisageable. Il lui arrivait de me pomper et moi de la lécher mais on faisait ça moins souvent. La lécher, ça a été toute une aventure. Je me souviens que, la première fois qu'elle y a goutée, elle me tenait la tête ne voulant que j'arrête que quand elle aurait joui. Avant je ne le faisais pas car, pour moi, elle n'était qu'une machine. Ça ne servait à rien et puis elle se stimulait elle-même avec ses doigts. Maintenant je le fais et elle aime ça.
Eve se demandait ce qu'elle allait devenir et moi aussi je me demandais ce que j'allais devenir. Une fois le petit arrivé je ne comptais pas me défiler. Je ne comptais pas échapper à mes responsabilités. Il fallait que j'aille voir les flics pour leur exposer la situation.
Avec Eve, on baisait de moins en moins. Tout ce qu'on s'accordait encore c'était des petits plaisirs buccaux et encore, chacun son tour. On était aussi gros l'un que l'autre et ça empêchait le 69. Et puis il y avait le petit. Je ne voulais prendre aucun risque. Je ne voulais pas l'écraser. Ne sachant pas exactement depuis quand Eve était enceinte, Pierrot n'avait pu qu'estimer une date pour l'accouchement. Et bien il s'était trompé de trois semaines car le travail s'est déclenché très rapidement. Je voyais Eve crier sous la douleur. Quid de la péridurale vous me direz ? Faisant tout ça hors du circuit officiel, il allait falloir faire ça sans, à l'ancienne. Pierrot est arrivé et a procédé à l'accouchement sans trop de difficulté. Quand je lui ai proposé de l'aider il m'a dit « C'est hors de question ». Il m'a expliqué que je serais mieux à la soutenir. Il m'a surtout dit que je risquais de tourner de l'œil à voir le gamin sortir (je suis allé voir plus tard des vidéos d'accouchement sur youtube et … c'est dégueulasse. J'ai failli vomir). Je lui ai demandé s'il avait besoin de faire bouillir de l'eau et là il m'a révélé que c'était inutile. En fait, demander au père de faire chauffer de l'eau c'est une astuce inventée par les sages-femmes pour faire patienter les futurs papas et surtout ne plus les avoir sur le dos. Eve me serrait la main, me la broyait même presque, Pierre lui demandait de pousser jusqu'à ce qu'on entende les premiers cris.
Quand Pierre m'a demandé de venir pour couper le cordon, je n'en revenais pas. C'était moi qui avais fait cette chose ? Bon OK je n'étais pas tout seul mais quand même. Je l'ai pris dans mes bras pour le poser sur le ventre d'EVE. Pierre s'est proposé de nous laisser un instant mais pas sans me dire « Faudra qu'on cause après » en chuchotant.
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Commentaires ()
Histoire très intéressante
Bravo à l auteur