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✦ caribonex La nuit du Mur - XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La nuit du Mur - — Chapitre 3 · Le début de l'engrenage

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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La nuit du Mur -

Chapitre 3 · Le début de l'engrenage

Résumé : 1989. Jeune employé d'ambassade en RDA, je me fais mal voir, cède à Anya qui se révèle être un appât et met le doigt dans l'engrenage , pris ua piège de la STASI. Mais qui piège qui ?
 Comme je m'y attendais – le briefing d'avant mission avait été très détaillé - ce premier pas a rapidement été suivi d'autres ; bien évidemment fondé sur la même stratégie. Faire appel à mon envie de voir triompher la cause de la Paix. – sans jamais évidemment dire comment – présenter les vraies démocraties comme des irresponsables, des méchants, des fascistes avec tout le verbiage habituel qui va avec, demander des choses faciles, presque anodines, solliciter des faveurs ou des  actes minimes avec des arguments tour à tour larmoyants ou logiques… La liste est longue et, à chaque service on s'enfonce plus profondément dans la compromission jusqu'à se retrouver piégé. C'est finalement ce qui m'arrive  au bout de quelques semaines lorsque, dévoilant ses batteries, Ranko me demande les plans du futur char français  dont il sait par un employé de l'ambassade qu'en raison de la tenue d'une réunion militaire entre puissances occupantes  des plans et spécifications techniques seront disponibles. Et comme j'ai été réaffecté vu mon comportement de fêtard , j'ai la possibilité d'accéder à ces fameux documents…
Comme je ne suis pas d'accord, trouvant que cela n'a plus rien à voir avec la paix, j'ai droit à un florilège d'extraits de nos jeux sexuels avec Anya ou encore à des vidéos de discours où aviné –enfin  faussement – je braille des insanités sur mes chefs, les politiques, bref de quoi briser toute une carrière !
Je ne peux donc que me résoudre à obéir et en plus, fini les jeux avec Anya ou plutôt l'agent Helga de la Stasi. Je remets donc les plans à Ranko, plans qu'il reçoit avec un  petit rire et une nouvelle demande, celle de jouer les amis étrangers et faux journalistes auprès des citoyens allemands qui par centaines veulent aller en Hongrie voire en Autriche et semblent soutenus par l'Église protestante. Je ne peux que lui donner mon accord avant de partir la mine basse…
Pourtant je n'ai qu'une envie, celle de sauter de joie !
D'abord parce que les documents vont les amener dans une toute autre direction que la réalité, que la voie mécanique mise en avant est un sens unique coûtant des  millions, une fausse avancée technologique qui les amènera à perdre temps et argent pour rien. Le tout amenant au véritable objectif qui est m'envoyer comme agent double auprès d'un peuple qui revendique sa liberté. Ah tiens, j'ai oublié comment ont dit agent triple en allemand !
Quelques semaines plus tard je commence un voyage « culturel «  en RDA. Si ma réputation est ternie à l'ambassade, il n'en est rien de l'autre côté du Mur. Je suis avec d'autres journalistes, certains sans doute dans la même situation que moi, d'autres présents par idéologie – pourtant les dizaines de millions de morts de cette politique entre Staline et ses successeurs, Mao et autres Pol-Pot auraient dû les faire réfléchir mais bon… -  et certains idiots utiles pensant décrire  la vérité sans voir la manipulation. Heureusement les responsables ne sont pas dupes et la jeune femme qui m'est adjointe comme interlocutrice par le pasteur qui dirige les manifs dans la région a tiré le gros lot lors de la distribution des cerveaux.
Clara a quasiment la même silhouette qu'Anya, fine, petits seins ronds, musculature sèche liée à la randonnée et au sport – même si elle ne peut plus pratiquer officiellement car classée comme« ennemie de l'État ». La différence est liée à ses cheveux blonds courts et des yeux verts et lumineux. Chacun des sept journalistes a son correspondant attitré et je remercie le hasard. Pourtant cela crépite rapidement entre nous. Dame l'intelligence liée aux soupçons nés d'une vie entière à lutter contre une fausse démocratie, ne lui donne pas du tout envie de me faire confiance. Comme je suis dans le même état d'esprit , nous sommes comme chiens et chats même s'il est clair que chacun a un peu flashé sur l'autre. C'est d'ailleurs cela qui est le pire !
Chaque mot, chaque regard entre nous génère de la tension, qui même non exprimée semble charger l'air en ozone comme après l'orage. Si je suis rapidement convaincu qu'elle ne joue pas un rôle mais est vraiment une résistante de l'intérieur, - le fait que ce soit la fille du pasteur y aide aussi – elle par contre…
Il faut dire que je dois jouer sur plusieurs tableaux, rendre compte à un des faux journaliste et vrai agent de la Stasi, jouer les idiots utiles pour les autres, jouer l'aidant pour les manifestants… Je profite donc d'une petite ballade prés d'une cascade où je suis sûr qu'on ne peut pas nous entendre pour dévoiler mes batteries. Évidement je ne suis pas venu sans rien et lui donne tous les éléments sur les autres et mon rôle.
— Wow cela fait beaucoup, et tu me demandes de croire tout cela ? Cette manip tordue ? Tu fais ça souvent ?
— Hum disons que c'est une espèce de tradition familiale inaugurée vers 1662 par mon ancêtre…
— Hein ?
Je lui narre alors les aventures d'Anthelme de Minihic. J'avoue avoir une certaine verve et, quand elle rit, je sens que quelque chose a basculé. Je dois dire aussi que le message radio de Voice Of America qui confirme une phrase code a pas mal aidé ! La partie la plus dangereuse commence désormais . Je fournis de faux renseignements sur ce qui se passe, fait part de mes soupçons sur ceux que j'ai identifiés comme leurs agents ou  correspondants ce qui va les rendre fous et encore plus suspicieux, joue la comédie des engueulades encore plus dures entre Clara et moi, y compris et  je dois le confesser à ses parents. Nous participons en sous main à l'organisation du  pique-nique paneuropéen, une manifestation symbolique et pacifique se tenant le 19 août 1989 à proximité immédiate de la frontière austro-hongroise. C'est une première brèche dans le rideau de fer avec l'ouverture, trois heures durant, des postes frontières et la fuite d'environ sept-cent citoyens.
Ensuite on se calme un peu même si on en rajoute dans le jeu de façade. Et puis un soir après une dispute un peu gratinée on parvient sous prétexte d'aller s'aérer l'esprit à se retrouver prés de la petite cascade. Le site est idyllique et quand nos regards se croisent, c'est comme dans la chanson « Natacha »de Bécaud, un moment hors du temps, une heure pour autre chose.
 L'image de Clara, petite blonde sexy en robe rouge et surtout de son regard sur moi restera – je le sais déjà - à jamais gravé dans mon esprit. Nos yeux expriment ce qu'on n‘ose pas dire tant la peur de cette terrible surveillance est encore présente malgré la solitude du lieu. Et puis nous nous redressons d'un coup, secouant le joug de l'oppression mentale et, lentement avançons l'un vers l'autre. C'est un mouvement timide, d'une douceur qui contraste avec le monde dur qui nous entoure, nous observe, là juste au-delà du bosquet, dérisoire  rempart contre la folie humaine. Les paumes de nos mains se touchent  comme si nous voulions faire passer un courant entre nous. Doigts entrelacés, nous restons un instant et je ressens quelque chose que je n'ai jamais ressenti auparavant, la simple certitude que c'est la femme de ma vie. C'est peut-être grandiloquent, surtout si tôt, mais mes ancêtres qui ont vécu la même chose murmurent à mes oreilles et j'ose avancer vers elle et échanger un premier et doux baiser. Nos lèvres se touchent, lentement, doucement, sentant la chaleur de l'autre avant que lentement nos langues s'avancent et se goûtent. Elle glisse une main contre ma joue, son  pouce est doux sur ma peau et je sens sous mes doigts le tissu fin de sa robe rouge. Et puis c'est le battement rapide de son pouls à la base de son cou qui s'impose à mes sens. Nos corps se collent, s'ajustent en douceur. Est-ce elle qui soupire ? Ou moi . Je ne sais plus je focalise sur ses doigts qui jouent dans mes cheveux. Je parcours du bout des lèvres la commissure de sa bouche, puis la courbe de sa mâchoire, jusqu'à l'oreille. Elle incline la tête, m'offrant le côté de son cou. J'y dépose un baiser lent, puis un autre, juste sous l'oreille, là où la peau est plus fine et parfumée d'un mélange de savon simple et d'elle-même.
Sa main glisse de ma nuque à mon épaule, puis descend le long de mon bras jusqu'à entrelacer à nouveau nos doigts. L'autre main,elle, s'aventure sous le tissu de ma chemise, juste au-dessus de la ceinture, paume ouverte, chaude, explorant sans hâte la peau de mon dos. Je frissonne. Elle sourit contre ma bouche.
— T'es Ok ? Fait-elle la voix un peu rauque.
Je réponds en l'embrassant plus profondément, une main posée au creux de ses reins, l'autre remontant doucement le long de sa colonne, sous le tissu léger. La robe glisse un peu sur une épaule.Je n'y touche pas encore. Je me contente de suivre du doigt la ligne de sa clavicule, puis j'aboutis à sa poitrine, juste au-dessus du décolleté. Elle s'appuie davantage contre moi et cette réponse, couplée à un gémissement est un accord . Ses seins, petits et fermes, s'écrasent légèrement contre mon torse.Nous restons ainsi, debout près de la cascade, bercés par le bruit de l'eau, par le vent dans les feuilles. Chaque caresse est mesurée, chaque baiser un peu plus insistant, mais toujours enveloppé de cette même douceur protectrice.  On se crée notre bulle , notre monde. Quand mes doigts glissent le long de sa cuisse, sous l'ourlet de la robe, elle ne se dérobe pas. Elle ouvre légèrement les jambes, juste assez pour me laisser explorer la peau douce à l'intérieur, sans aller plus loin pour l'instant. Son souffle s'accélère contre ma bouche. Ses mains, elles, ont défait deux boutons de ma chemise et parcourent mon torse avec une curiosité tendre, presque révérencieuse.
Le monde extérieur — le Mur, les microphones, les regards —s'est dilué. Il ne reste que la chaleur de sa peau, le goût de sa bouche, le frisson qui parcourt son corps quand je caresse plus haut,juste sous le bord de sa culotte, sans la franchir encore. Elle murmure mon nom, à peine audible, et enfouit son visage contre mon cou. L'envie, le désir sont là, et un long moment durant on se regarde avant de tacitement décider d'aller plus loin, nous savons que tout peut stopper et n'allons pas gaucher notre chance.
 Ses yeux émeraude me semblent plus sombres, plus profonds. Sans un mot, elle prend ma main et m'entraîne un peu plus loin,derrière le rideau d'arbres où le sol est recouvert d'une épaisse mousse et où le bruit de la cascade étouffe tout le reste du monde.
Là, elle se tourne vers moi. Ses doigts remontent le long de ma chemise et défont les derniers boutons un à un, avec une lenteur presque cérémonieuse. Quand le tissu glisse de mes épaules, elle pose ses lèvres sur mon torse, juste au-dessus du cœur, et y reste un instant, comme pour s'imprégner de mon battement. Je frissonne.Elle aspire mes tétons, les mordille avec ses petites dents blanches et je gémis de plaisir. Je reprends ensuite mon exploration et trouve les attaches de sa robe rouge. Le tissu tombe en silence le long de son corps et s'accumule à ses pieds. Elle ne porte qu'une fine culotte blanche. Sa peau est pâle sous la lumière filtrée des arbres, ses petits seins ronds se soulèvent un peu plus vite, les pointes déjà dures.
Je m'agenouille devant elle. Mes lèvres parcourent le creux de son ventre, la ligne de ses hanches, puis remontent jusqu'à un sein. Je le prends en bouche avec une infinie douceur, langue tournant lentement autour du téton tandis que ma main caresse l'autre. La jolie sylphide laisse échapper un long soupir et ;à nouveau  enfouit ses doigts dans mes cheveux. Quand je glisse la culotte le long de ses cuisses, elle lève un pied, puis l'autre,sans hâte. Elle est entièrement nue maintenant, et je reste un moment à la regarder, à absorber chaque détail : la fine musculature de ses jambes, le triangle blond entre ses cuisses, le léger tremblement qui parcourt son ventre.
Je me relève. Elle m'aide à me débarrasser du reste de mes vêtements. Quand nos corps se touchent enfin, peau contre peau,c'est comme une décharge douce, une chaleur qui se répand partout. Nous nous allongeons sur la mousse. Je m'étends à moitié sur elle, un genou entre ses cuisses, et je l'embrasse longuement pendant que ma main explore. Mes doigts glissent entre ses jambes,découvrent qu'elle est déjà très humide. Je la caresse lentement, cercles tendres sur le petit point sensible, puis ma langue prend le relais, son goût est délicieux et je me régale. Rapidement elle s'arque, geint et me laisse explorer son abricot brûlant en gémissant. J'ignore le temps, j'ignore tout et ne suis satisfait que quand elle jouit sur ma langue. Lorsque je remonte vers elle , elle me regarde et fais :
 — Viens… 
Notre baiser a un goût d'interdit, un goût de fruit à maturité, un goût de bonheur.
Ensuite, elle m'attire et s'écarte devant moi, timide et pourtant sûre d'elle. Je  me place entre ses cuisses. Le premier contact est brûlant. Je m'enfonce en elle millimètre par millimètre, la regardant dans les yeux, m'arrêtant dès que son souffle se coupe, reprenant seulement quand elle me tire un peu plus près par les hanches. Quand je suis entièrement en elle, nous restons immobiles un long moment, juste pour sentir cette plénitude,ce lien absolu. Puis je commence à bouger. Des mouvements longs,profonds, presque lents. Chaque va-et-vient est une caresse. Clara enroule ses jambes autour de ma taille, ses talons appuyés contre mes reins, et répond à mon rythme avec une grâce fluide.
Nos souffles se mêlent. Ses mains parcourent mon dos, mes épaules, s'agrippent parfois un peu plus fort quand je la touche juste au bon endroit. Je glisse une main entre nous pour caresser le point le plus sensible d'elle, en cadence avec mes mouvements. Elle se tend, son visage s'illumine d'un plaisir presque douloureux,et soudain elle se contracte autour de moi par vagues successives, un long gémissement étouffé contre mon épaule. Le sentiment de la sentir jouir me fait basculer à mon tour. Je m'enfonce une dernière fois, profondément, et je me répands en elle dans un frisson qui me parcourt tout entier.
Nous restons enlacés longtemps après, encore unis, le cœur battant fort l'un contre l'autre. Je lui caresse les cheveux, le dos, les reins. Elle pose de petits baisers mous sur mon épaule, mon cou, ma mâchoire. Autour de nous, la cascade continue de chanter. Le monde entier semble s'être arrêté pour nous laisser ce moment.
Clara relève enfin la tête. Ses yeux brillent d'une douceur infinie et je me sens prêt à affronter le monde.
Cela tombe bien car c'est précisément ce qui nous attend….
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caribonex
11 août 2026 à 17:02
Merci à vous.
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Frederyc
11 août 2026 à 11:41
Chapitre après chapitre, toujours aussi intéressant, prenant et captivant.
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Iznogood
10 août 2026 à 18:50
On s’y croirait… Pour celles et ceux qui ont vécu cette époque pleine de doutes, puis pleine d’espoirs, des espoirs plutôt déçus, il faut bien le dire maintenant que le temps a passé…
eh bien c’était en effet le rideau de fer comme on disait.
La rencontre entre les deux jeunes est tout à fait charmante.
J’imagine qu’il y aura des péripéties comme toujours dans toutes tes histoires et que tout se terminera bien !
Soyez respectueux
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