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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE — Chapitre 6 · 1939 -1940 : L'étrange défaite

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VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE

Chapitre 6 · 1939 -1940 : L'étrange défaite

Résumé : Guillaume de Minihic, né sur l'île de Liberta, a entamé une première mission dans un pays fanatisé, vient de libérer son amour et les deux fuient les chasseurs 
 Bien aidé par le courant nous finissons par arriver sur l'Elbe puisque la Havel vient y mêler ses flots. Le courant est plus fort et le trafic plus intense. Tous deux, nous avons le sentiment que quelque chose se prépare et que ce n‘est pas une parade… Les passages d'avions, les convois militaires sont réguliers  mais notre petite embarcation traverse tout cela sans coup férir. Notre seule rencontre avec une vedette officielle se situe à notre arrivée à Hambourg et consiste en une diatribe salée, car nous ne dégageons pas assez vite !
 Qu'à cela ne tienne, la providence à mis sur notre route un joli cargo battant pavillon suédois et à l'ancre un peu plus loin. Rien n'est plus facile que d'emprunter l'échelle de coupée  qui nous apparaît comme un véritable don du ciel. Nous sommes rapidement conduits vers le capitaine et le langage universel de l'or ( ma ceinture made in MI6 en contient quelques pièces) nous procure une petite cabine, un accord pour de la nourriture, et de la discrétion. Ce n'est pas un bateau de croisière, le confort est sommaire mais, pour nous c'est un véritable paradis et surtout la meilleure chance de regagner l'Angleterre. Le départ se fait en fin d'après-midi, une après-midi que nous avons passée à dormir, car, après des jours à ramer et à prêter attention à tout, je suis au bout du rouleau. D'ailleurs Agatha ne me réveille même pas et récupère les victuailles déposées devant la porte. Lorsque j'émerge enfin, j'ai dormi prés de quinze heures. Agatha me prépare à manger pendant que je me douche rapidement.  Nos vêtements sèchent devant le hublot qui nous apporte l'air du large, l'air de la liberté, car nous sommes déjà loin de l'Allemagne. Une fois restauré, elle m'attire ensuite contre elle , juste à savourer la chaleur du corps de l'autre. Puis lentement, ses mains glissent sur ma peau, comme pour vérifier que je suis bien réel, que nous sommes bien vivants. Ses lèvres trouvent les miennes dans un baiser doux, presque timide au début, puis plus profond, plus urgent. Le roulis léger du cargo berce nos corps.
— On a réussi…murmure-t-elle contre ma bouche. On est partis.
  Nos sangs s'échauffent et, cette fois pas de plancher de barque humide, de vêtements emplis de sueur et de peur, non un vrai lit, des draps usés, mais propres. Si j'étais poète je dirais que c'est un écrin pour une étreinte ! Mais je ne le suis pas et de toute façon mon esprit est totalement pris dans un tourbillon de sensations.  Nous nous serrons, nous embrassant encore et encore. On se recule, admirant l'autre,prenant enfin le temps de le faire. Elle est d'une beauté à couper le souffle et ses cicatrices qui pourraient paraitre horribles à d'autres sont pour moi la preuve de son courage, de sa résilience et, surtout de notre incroyable parcours entre les Antilles et ici. Ses jolis petits seins juste parfaits pour mes mains, ce fin buisson sombre, ce corps mince et musclé, ses jolies jambes qui s'enroulent autour de mes hanches quand elle m'attire vers elle. Je la caresse avec une lenteur presque révérencieuse et ma beauté soupire et renverse la tête en arrière, ivre de sensations. Elle se frotte contre moi et c'est délicieux et excitant. Mais j'ai envie de la goûter et je glisse , descends plus bas, embrasse son ventre, puis le creux de ses hanches. Quand ma bouche atteint son intimité, elle gémit doucement, une main dans mes cheveux. Je la goûte avec patience, langue légère puis plus insistante, jusqu'à ce qu'elle tremble et que ses cuisses se resserrent autour de ma tête. Son goût est salé, légèrement fruité. Elle relâche ses muscles, se replace et me fais d'une voix rauque mais bien plus forte que durant ces jours de fuite :
  -  Viens… souffle-t-elle.J'ai besoin de te sentir en moi.
 Je me redresse. Elle guide elle-même mon sexe durci vers ce délicieux abricot humide et chaud. Je la pénètre lentement, centimètre par centimètre, savourant chaque sensation. Le cargo tangue doucement, traçant sa route vers la liberté. Nos corps suivent le mouvement, amplifiant chaque va-et-vient. Agatha s'accroche à mes épaules, ses ongles griffent ma peau. Ses gémissements sont étouffés contre mon cou.
Nous faisons l'amour sans hâte, presque avec dévotion. Juste des murmures tendres, des « je t'aime ». Ses hanches ondulent contre les miennes, accueillant chaque poussée profonde. Quand le plaisir monte, elle se cambre violemment, sa chaleur se contracte autour de moi, je la suis presque immédiatement tant nous sommes désormais Un. Nous restons longtemps enlacés, encore unis, nos cœurs battant à l'unisson et puis,après un rire partagé, nous remettons à jouer encore et encore ; ne nous levant que pour observer les étoiles et nous persuader que nous sommes sur la bonne route. Le reste de la traversée n'est qu'un pur moment continu de plaisir. Nous en profitons au maximum, sentant que l'orage approche et que rien, sans doute n'est susceptible de l'arrêter.
Nous nous découvrons tous les deux, échangeant des mots doux entre deux étreintes, douces et parfois un peu sauvages. C'est délicieux et d'être dans ses bras  est un régal continuel. Mais nous savons que cela ne va pas durer, que nul endroit sur cette terre ne sera à l'abri
 Lorsque nous arrivons en vue de l‘embouchure de la Tamise, nous montons sur le pont, respirant à pleins poumons cet air nouveau. Il y a un trafic véritablement très important et, si bon nombre de politiques n'ont pas encore compris, les entreprises elles, n'ont pas d'œillères idéologiques.  La première chose que je fais une fois à terre – et une fois passé la douane - est d'envoyer des nouvelles chez moi. Ensuite nous sommes pris en charge pour nous rendre aux bureaux discrets puis Agatha est conviée à un interrogatoire. 
Cela dure deux jours. Mes chefs d'abord mécontents de ma disparition, bénéficient par Agatha d'informations de première main sur l'organisation adverse et cela compense tout.
Après jours de détente du côté de Brighton, la réalité reprend ses droits et nous sommes requis pour livrer aux élèves une journée entière d'éléments pratiques sur la situation dans cette nouvelle Allemagne. Ensuite, Agatha, reprise en charge par son service est affectée à une mission de liaison avec l'ambassade polonaise dans le cadre de la machine Enigma qu'elle a pu voir mise  en action par Helga lors de leur navigation dans les Antilles. 
Pour ma part, je suis envoyé en France pour un contact avec le 2° Bureau et un échange sur les Antilles Françaises. Mais, à peine quelques temps plus tard, c'est le déclenchement du plan «  Fall Weiss » par les nazis et l'envahissement de la Pologne.  La suite est facile à deviner et le trois septembre c'est le début de la guerre. Je quitte la France et me retrouve embarqué dans les opérations de Narvik. Mais, si  tout se passe bien, nous devons quitter la Norvège malgré le succès en raison de la bataille de France. J'y suis renvoyé pour récupérer certaines choses, et cela m'oblige ensuite à remonter vers le Nord où je me retrouve pris dans la nasse de Dunkerque…
C'est là que, pour récupérer certains documents malencontreusement emportés puis oubliés par un général croyant encore à une guerre de gentleman, je dois nouer des liens avec une bourgeoise fascinée par le régime national-socialiste et détenant les plans. Marie-Dominique est veuve d'un capitaine d'industrie et, comme tous ceux qui n'ont jamais travaillé de leur vie, elle pense savoir ce qui est le mieux pour les personnes qu'elle trouve inférieures. Lisant Marx, fascinée par le mouvement communiste, admirant Staline puis ayant succombé aux sirènes de la nouvelle Allemagne au travers des films de Leni Riefenstahl sans réaliser qu'elle serait la première victime de tous ces dictateurs, elle ne pense qu'à recevoir le surhomme Aryen. Il faut dire que sa quasi-nymphomanie est un aiguillon qui la pousse à négliger les rares signes que lui envoie son cerveau.
Reprenant mon personnage de Francis Blake,  journaliste fasciste anglais,  je me débrouille pour la rencontrer. Lui raconter de vive voix les détails esquissés dans mes reportages sur Berlin me permet d'accéder à son intérieur. Mais ce n'était que le premier obstacle. En effet, pour accéder à sa chambre – et donc à la cachette - je dois encore prouver  ma virilité. Oh cela n'a pas été dit ainsi, mais la présence continuelle de Dora, sa femme de chambre, les regards et phrases à double sens sont assez clairs… La domestique est une petite brune aux cheveux réunis en queue de cheval, un corps mince avec une poitrine plutôt opulente et, pour tout dire elle est bien plus attirante que sa patronne qui doit s'imaginer que son argent et sa position sociale la rendent plus désirable.  C'est dans le bien nommé salon de réception que cela se passe… Et cela commence par Marie-Dominique assise dans un large fauteuil de cuir qui regarde Dora passer le plumeau dans une tenue de domestique fort courte et révélant qu'elle ne porte aucune culotte. On est dans le classique le plus basique, mais les petits regards que me jette l'employée témoignent du plaisir qu'elle prend à ce jeu. Au bout de quelques secondes, sa patronne lui fait des remontrances, car elle a heurté ma chaussure et lui demande de s'excuser en me faisant une fellation. Passons sur le mot de punition puisque de toute façon, la vitesse avec laquelle Dora se précipite indique clairement ce qu'il en est !
 Elle défait ma braguette en aussi peu de temps que moi je mets pour vider mon Browning et, après quelques délicieuses caresses, ma queue atteint sa plénitude et elle lâche un soupir flatteur qui génère une remarque sa patronne.
 — Hummm, prometteur, Vérifiez bien tout cela Dora.
 — Oui madame.
 Pour vérifier, elle vérifie ! Embouchant et aspirant avec voracité ma verge tendue avec des  yeux exprimant tout le plaisir qu'elle y prend. La soubrette sait y faire et, en quelques instants de félicité, je me sens déjà prêt à la prendre. Mais c'est le moment où sa patronne intervient et se plaçant à quatre pattes sur le canapé lance :
 — Allons ma chère, préparez moi et mettez le en place, vous avez assez joué.
 Dora va la voir, défais puis relève sa longue robe – ah elle non plus n'avait pas de dessous – la lèche rapidement puis, profitant du fait que je m'étais approché saisit ma queue tendue, la place comme il faut et là c'est un déchaînement, un torrent verbal et je dois le dire quelque peu vulgaire qui jaillit de la bouche de la bourgeoise. Elle semble s'être transformée soudainement en la plus triviale des catins puisque « défonce-moi salaud «  en est le plus entendable. Seul le petit sourire complice de la soubrette me permet de rester concentré et j'entame alors une sacrée chevauchée  De puissants coups de reins, mes mains crochées sur ses fesses larges, le tout sous une logorrhée verbale. J'y vais de bon cœur et, rapidement elle ne fait plus que crier, ce qui est préférable à ses insultes. Elle hurle sa jouissance et je jouis encore une fois sur ses fesses. Dora s'empresse ensuite de lécher ma semence puis de la partager avec sa maîtresse qui a aussi peu d'imagination en matière de positions qu'elle en a en matière de trivialité.
 Enfin, repue, elle s'écroule et s'endort comme une masse. Dora m'explique qu'il en va toujours ainsi et pendant que la soubrette va se nettoyer, j'en profite pour récupérer les documents que le militaire avait au moins eu l'intelligence de cacher lors de son passage dans la pièce. Un instant plus tard, je rejoins Dora et lui suggère de quitter le secteur avant l'assaut final. Elle en est consciente mais préfère rester.  Bon au moins j'aurais essayé ! Ensuite, j'attends et j'attends encore sur cette longue plage régulièrement mitraillée et parvient finalement à prendre place dans un de ces petits voiliers réquisitionnés pour l'opération Dynamo mise en place par Churchill.
 Ce n'est qu'au petit matin du cinq juin,  lorsque la ligne de côte emplit entièrement mon champ de vision après une longue nuit de navigation sous les étoiles que je laisse enfin échapper un soupir de soulagement.
Mais, lorsque je mets le pied sur la terre ferme et que je repense à tous ceux restés là-bas, je sais bien que ce n'est que le début.
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caribonex
17 mai 2026 à 21:15
Un grand merci. J'essaie effectivement de soigner les détails liés à la véracité historique, géographique et matérielle. Cela m'a valu un bon moment sur wiki et les forums pour les différentes adresses du SOE !
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Photo de profil de Iznogood
Iznogood
17 mai 2026 à 19:16
Toujours un excellent mix d'aventures et de relations, le tout est immergé dans un univers historique dont on remarque le soin dans la recherche, et le souci du détail.
C'est très satisfaisant pour le lectorat qui apprécie cette saga (entre autres écrits). ;-)
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