Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Fliquettes — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Fliquettes
Chapitre 1
— Oui allô ? Très bien, ça marche. On vous attend.
Je repose le téléphone fixe sur mon bureau.
— C'était le commissaire ? me demande mon collègue.
— Oui, il arrive avec deux nouvelles qu'on va devoir former.
— Nouvelles ? Intéressant…
— Et oui. Mais attendons un peu de voir ce que ça donne.
— Oui, il arrive avec deux nouvelles qu'on va devoir former.
— Nouvelles ? Intéressant…
— Et oui. Mais attendons un peu de voir ce que ça donne.
Moi, c'est François, j'ai 47 ans. L'archétype du vieux passé la quarantaine. Je suis lieutenant de police et mon expérience est très grande dans ce domaine. Mais finit l'époque où je courais après les criminels. Mon physique n'est plus celui de mon ancienne jeunesse. Avec mon crâne dégarni, mon nez crochu et mon ventre bedonnant, je fais bien mon âge ! Mais je reste toujours aussi performant pendant les enquêtes.
Mon partenaire s'appelle Patrice, il a 45 ans, lui. Si je fais presque un mètre quatre-vingt-dix, mon acolyte est plus petit que moi. Et bien plus mince aussi. Disons-le clairement, il est assez bien conservé. Il va souvent à la salle de sport et adore faire du cardio. On fait donc la paire ensemble entre mon intelligence d'enquêteur et son habileté physique, on est vraiment un duo unique et important dans notre commissariat. Et comme on dit : plus le vin est vieux, plus il est bon.
Et ce n'est pas le commissaire qui dira le contraire vu tous les nouveaux et toutes les nouvelles qu'il nous a demandé de former depuis pas mal d'années déjà.
Quand le commissaire arrive, il nous fait face avec deux petites jeunettes : la première a des cheveux noirs qui lui arrivent aux épaules. Un visage aux traits fins assez joli. Elle est petite de taille (1 m 65) et assez menue. La seconde a la même taille et la même corpulence environ, à quelque chose près. Elle possède une très grosse poitrine haute sur son buste ainsi que ses hanches bien dessinées laissant présager un fessier bien rebondi. Sa très longue chevelure brune arrive à son fessier justement. Quant à son visage, il surclasse de loin sa camarade. Elle est d'une beauté indescriptible avec son petit nez, ses lèvres joliment formées, ses yeux verts.
Patrice me lance un regard ravi, tu m'étonnes… Le salaud !
Mais pour comprendre ça, il faut revenir quelques mois en arrière.
Il y a 5 mois, dans un bar de la ville, tard dans la nuit
— Tu te rappelles de la petite blondasse là, comment elle s'appelait putain déjà. Celle avec des nichons énormes !
— Linda.
— Ah oui Linda. Elle a démissionné, tiens.
— Tu déconnes ?
— Si si. Elle n'a pas supporté le travail de flic.
— Il faut dire qu'elle n'était pas très maline aussi, elle ahahaha. Je me rappelle, en un quart d'heure, je la faisais pomper mon dard dans la voiture dès son premier jour.
— Quelle salope ! On l'a bien baisée cette cruche. Enfin surtout toi !
— Que veux-tu Patrice, c'était moi son formateur.
— Ok ok. Ça te dit un petit pari ? dit Patrice (bourré).
— Je t'écoute.
— On se refait une partie de billard. Celui qui la gagne aura la prochaine bombasse aux gros nibards qu'on aura à former.
— Ah ah ah. Pari tenu !
— Linda.
— Ah oui Linda. Elle a démissionné, tiens.
— Tu déconnes ?
— Si si. Elle n'a pas supporté le travail de flic.
— Il faut dire qu'elle n'était pas très maline aussi, elle ahahaha. Je me rappelle, en un quart d'heure, je la faisais pomper mon dard dans la voiture dès son premier jour.
— Quelle salope ! On l'a bien baisée cette cruche. Enfin surtout toi !
— Que veux-tu Patrice, c'était moi son formateur.
— Ok ok. Ça te dit un petit pari ? dit Patrice (bourré).
— Je t'écoute.
— On se refait une partie de billard. Celui qui la gagne aura la prochaine bombasse aux gros nibards qu'on aura à former.
— Ah ah ah. Pari tenu !
Je fixe la boule blanche. Elle roule lentement, touche la bande… et s'arrête net. Merde. Trop courte.
Je me redresse, souffle un coup et sens déjà le regard de Patrice sur moi.
Il ne dit rien au début. Il attend, juste assez longtemps pour me laisser ruminer. Puis son petit sourire s'étire.
— Pas ton meilleur coup, hein, François ?
Je serre les dents. Pas la peine de répondre. Je préfère observer la table, réfléchir à l'angle, au rebond. Deux boules encore à rentrer, puis la noire. Sur le papier, c'est rien. Mais là, le placement est pourri. Et Patrice adore ça : attendre que je me casse les dents tout seul.
Le néon grésille au-dessus de nous, diffusant une lumière blanche et froide sur le tapis vert. Le vieux bar est presque vide, sauf le patron qui essuie des verres derrière le comptoir. Dehors, la pluie tambourine contre la vitre.
Je craie machinalement ma queue de billard. Ma main tremble un peu. Faut que je me ressaisisse. J'aligne la visée, inspire, bloque ma respiration, tire.
Clac.
La blanche percute trop fort. La bleue tangue, rate la poche de quelques centimètres.
Putain.
Je redresse la tête, mords l'intérieur de ma joue. Patrice s'avance, tranquille, presque amusé.
— T'as perdu la main, mon vieux. Faut dire, t'as plus vingt ans.
Je me contente de le fixer, sans broncher. Il prend sa queue, contourne la table, observe longuement. Toujours ce calme agaçant. Ce faux air détendu. En réalité, il savoure chaque seconde.
Clac.
La jaune file droit dans la poche du coin. Parfait, net, comme s'il l'avait dessinée à la craie avant.
Je sens un pincement dans la poitrine. Il n'a plus qu'une boule avant la noire.
— Tu sais ce que j'aime dans ce jeu ? dit-il sans me regarder.
Je grogne.
— Dis toujours.
— Que la chance finit toujours par tourner.
— Que la chance finit toujours par tourner.
Je serre ma queue de billard si fort que mes jointures blanchissent. Il frappe à nouveau. Clac. La dernière boule entre. Silence.
Il reste la noire. Patrice tourne autour du billard, la fait rouler doucement du bout des doigts. Il prend tout son temps. Comme un type qui sait déjà qu'il a gagné.
Il se place. Je le vois inspirer, se pencher, viser.
Clac.
La noire roule, lente, précise… et disparaît dans la poche du fond.
Le bruit de la boule qui tombe résonne dans la salle comme un coup de marteau. Patrice repose sa queue sur le bord de la table, attrape sa bière et me regarde.
— Victoire ahahaha.
Je perds ma tête sérieuse de compétiteur et éclate de rire.
— Bien joué, mon salaud.
Aujourd'hui.
Notre commissaire, après nous avoir bien fait des tonnes d'éloges aux deux petites nouvelles, nous a laissés tous les quatre dans notre bureau. Le moment est donc de faire connaissance.
— Je suis Patrice et voilà François. On a pas mal d'expérience dans le domaine, comme le big boss a pu le dire. J'ai 45 ans et je suis ici depuis mes 20 ans, quant à François, ce grand gaillard de 47 piges est ici depuis ses 18 ans.
— Ça ne nous rajeunit pas tout ça… Et vous, les filles ? Dites-nous tout.
— Alors moi, c'est Océane Marchal. J'ai 23 ans, dit la bombasse de service.
— Moi, c'est Alina Lopez et j'ai 23 ans aussi.
— Vous êtes de la même promo ?
— Oui, c'est ça ! dit Océane.
— Ça ne nous rajeunit pas tout ça… Et vous, les filles ? Dites-nous tout.
— Alors moi, c'est Océane Marchal. J'ai 23 ans, dit la bombasse de service.
— Moi, c'est Alina Lopez et j'ai 23 ans aussi.
— Vous êtes de la même promo ?
— Oui, c'est ça ! dit Océane.
Les futilités sont ensuite de sortie et on apprend à se connaître avant de voir le programme. Comment on va s'organiser tous ensemble. Patrice est bien sûr aux anges quand il dit qu'Océane sera surtout avec lui et Alina avec moi.
— En ce moment, on est sur une affaire de drogue. Un gros réseau à démanteler, dit Patrice.
— C'est super important de faire chuter ces dealers. La drogue détruit tellement de vies, dit Océane.
— C'est super important de faire chuter ces dealers. La drogue détruit tellement de vies, dit Océane.
Elle a l'air sérieuse et touchée. Putain, mais quelle poisse ! Ça se voit qu'elle a un passé avec ça. Un trauma sûrement. J'aurais tellement pu facilement jouer avec ça pour la baiser bien vite… Mais je dois respecter ce foutu pari, c'est à Patrice de se la taper…
— En ce moment, cette nouvelle drogue de synthèse est beaucoup utilisée dans des clubs huppés. Remonter tout en haut va être compliqué. On a quelques pistes et vous viendrez avec nous. On fera donc les deux équipes déjà présentées par Patrice. L'avantage, c'est que ça va nous faire avancer plus vite.
Elles acquiescent à mes propos. Ce qu'elles ne savent pas, c'est que c'est surtout pour se retrouver seuls à seuls avec notre « petite protégée à former » afin de pouvoir la baiser.
La partie pour nous va pouvoir commencer. Ça faisait longtemps qu'on attendait des petites nouvelles pour enfin s'amuser…
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Je vais attendre la suite avec impatience