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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Trois en un — Chapitre 12 · Sous le soleil infini

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cecilunie
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Ce chapitre, on l'a lu comme on regarderait une dernière photo de famille — sauf que celle-là brûle. La Provence est posée avec une précision sensorielle rare : le crissement des cigales, la pierre calcaire chaude sous les pieds nus, la lumière qui vire à l'orangé. Et puis il y a ce soin apporté aux corps qui ont vieilli, qui portent les traces du temps, décrits sans idéalisation ni distance — ça donne une chair et une vérité peu communes dans ce genre de récit.

Trois en un

Chapitre 12 · Sous le soleil infini

Le soleil brille au-dessus des tuiles romanes. Derrière la maison, on devine la courbe des collines provençales qui ondulent jusqu'à l'horizon.
Au centre de la terrasse en pierre calcaire, la piscine miroite.
L'eau turquoise clapote doucement contre les margelles, brisant le soleil en mille éclats blancs qui dansent sur la façade de la bastide. Les oliviers centenaires bordent la propriété, leurs feuilles argentées frémissant sous la brise de cette fin d'après-midi. Les cigales crissent par vagues, stridulations qui montent et qui retombent, et l'air chaud vibre au-dessus des dalles.
La maison se dresse derrière la piscine — murs de pierre blonde, volets bleu lavande, glycine qui dégringole de la pergola en grappes mauves. Une poupée de chiffon traîne sur une marche, oubliée. Un ballon de plage flotte mollement dans le bassin, poussé par le courant du skimmer.
Sur la chaise longue en bois clair, les coussins blancs portent l'empreinte d'un corps.
La porte-fenêtre coulisse sans bruit et Astride sort de la maison. Elle pose un pied nu sur les dalles chaudes, puis l'autre. Sa robe d'été en coton blanc — ample, légère, brodée de petites fleurs jaunes sur l'ourlet — flotte autour de ses jambes. Le tissu tendu sur son ventre arrondi dessine la courbe de ses six mois de grossesse. Ses seins, plus lourds qu'avant, gonflent le bustier de sa robe, et ses mamelons élargis pointent sous le coton.
Elle avance lentement, la main posée sur le bas de son dos. Ses cheveux châtains sont relevés en un chignon désordonné d'où s'échappent des mèches folles. Dix ans ont passé. Les taches de rousseur sur ses épaules se sont multipliées, ont conquis ses avant-bras. Son visage a perdu la rondeur de l'adolescence — les pommettes saillent, la mâchoire s'est affirmée. Mais ses yeux noisette brillent de la même lueur qu'autrefois.
Elle s'assoit sur la chaise longue. Le bois craque. Elle se cale contre les coussins, les jambes écartées par son ventre rond, et sa robe remonte sur ses cuisses. Sa culotte de coton blanc apparaît, simple, confortable. Ses pieds gonflés dépassent de l'ourlet.
L'eau clapote.
Le silence s'installe. Puis un bruit de pas sur les dalles, révèle Clémentine qui sort à son tour.
Elle porte un maillot de bain une pièce, noir, échancré haut sur les hanches. Le lycra moule ses formes — les seins alourdis par la maternité, plus lourds que dans sa jeunesse, les larges aréoles brunies qui transparaissent sous le tissu quand la lumière frappe de côté. Ses hanches se sont élargies après l'accouchement, et sa démarche chaloupée fait rouler ses fesses sous le maillot tendu.
Ses cheveux blonds sont dénoués, longs, décolorés par le soleil et le sel. Des rides fines au coin des yeux. Ses lèvres pulpeuses s'étirent en un sourire tranquille — ce sourire de femme qui a connu le plaisir, la douleur, l'amour, et qui n'a peur de rien.
Elle traverse la terrasse, ses pieds nus claquant sur le calcaire. Son corps sent la crème solaire et le chlore. Elle s'arrête au bord de la piscine, les orteils accrochant la margelle.
Le reflet de son corps tremble dans l'eau.
Elle se penche en avant. Ses mains saisissent le rebord de pierre. Ses bras se tendent. Son dos se cambre, creusant une courbe qui part des omoplates et descend jusqu'aux reins. Ses fesses se soulèvent, tendues par le lycra noir. Le tissu s'enfonce dans la raie, moulant chaque globe, et l'échancrure haute découvre la naissance de ses hanches.
La lumière du soleil couchant frappe sa peau en bandes dorées.
La porte-fenêtre coulisse encore et Benoît apparaît.
Il porte un short de bain bleu marine qui descend à mi-cuisse. Torse nu. La peau bronzée, cuivrée par des années de chantier et de rugby du dimanche. Les épaules se sont élargies, les pectoraux se sont épaissis. La toison brune qui descend de son sternum jusqu'à son pubis s'est densifiée, striée de quelques fils gris. Ses abdos saillent moins qu'avant — le ventre s'est arrondi d'une fine couche de gras — mais les muscles restent visibles sous la peau.
Sa barbe de trois jours est plus poivre et sel que brune désormais. Ses cheveux courts sont coupés en brosse. À ses tempes, des fils blancs. Ses yeux verts, dans ce visage hâlé, ont la même intensité qu'à vingt-quatre ans — cette force calme qui contraste avec la brutalité de ses mains.
Il s'arrête à l'ombre de la pergola. Regarde la scène.
Astride, allongée, une main posée sur son ventre rond, les cuisses entrouvertes.
Clémentine, penchée sur la piscine, les fesses offertes, le dos cambré.
L'eau qui miroite.
Les cigales qui crissent.
Un temps. Puis Benoît marche.
Ses pieds nus claquent sur les dalles — un bruit mat de chair calleuse contre la pierre. Il contourne la piscine, dépasse Astride sans un regard, et s'approche de Clémentine par-derrière.
Le short de bain bleu marine tend au niveau de l'entrejambe. La bosse de son sexe gonfle le tissu, dessine la courbe de sa queue à demi-dure.
Il se colle contre elle.
Son torse nu plaque contre le dos de Clémentine. Les poils bruns de son sternum frottent contre le lycra noir. Ses hanches épousent ses fesses, et la bosse de son short se cale dans la raie moulée de noir.
Ses mains se posent sur les hanches de Clémentine.
Les doigts s'enfoncent dans la chair au-dessus des os iliaques — ces poignées d'amour qu'elle déteste, qu'il adore. La peau mate de ses mains contraste avec le noir du maillot.
Il baisse la tête.
Sa bouche trouve la nuque. Les lèvres s'écrasent sur la colonne vertébrale, juste sous la racine des cheveux blonds. Puis il ouvre la bouche et lèche — un long coup de langue qui part de la nuque, monte jusqu'à l'oreille, redescend le long du cou.
La salive luit sur la peau.
Clémentine émet un son — un souffle expulsé par le nez, les narines qui se dilatent. Ses doigts se crispent sur le rebord de pierre. Ses jointures blanchissent.
La bouche de Benoît continue. Il mordille l'épaule, pince la peau entre ses dents. Une marque rouge apparaît. Puis il lèche de nouveau, comme pour apaiser la chair meurtrie.
Ses mains remontent des hanches, glissent sur la taille, contournent le ventre, s'arrêtent sous les seins. Il les soulève à travers le lycra — cette masse de chair alourdie par l'allaitement, plus lourde qu'avant, plus dense. Ses pouces trouvent les mamelons à travers le tissu et appuient.
Les pointes durcissent sous la pression.
Clémentine gémit — un son rauque, étouffé, la gorge serrée.
Astride écarte un peu plus les cuisses. Sa main quitte son ventre et se pose sur l'intérieur de sa cuisse. Ses doigts jouent avec l'ourlet de sa robe. Ses yeux ne quittent pas le couple.
Benoît redresse la tête. Ses lèvres luisent de salive. Il regarde la nuque rougie, la marque de dents sur l'épaule, la chair de poule qui hérisse les bras de Clémentine malgré la chaleur.
Sa main droite descend. Attrape l'ourlet du maillot, là où le lycra couvre la fesse. Tire d'un coup sec.
Le tissu résiste — l'élastique est solide, le lycra est tendu. Un bruit de friction, de fibres qui s'étirent. Puis le maillot glisse sur le côté, et la fesse droite apparaît.
La peau est blanche, laiteuse, zébrée par les marques de bronzage. Une fine couche de transpiration la fait briller.
Benoît tire encore. Le maillot glisse plus loin. La raie se découvre. L'anus apparaît — cette rosette plissée, rose pâle, parfaitement épilée. Les petites rides concentriques qui se contractent à l'air libre. Le périnée lisse. La naissance de la vulve, juste en dessous, où les lèvres externes commencent à se gonfler.
La chatte entière est visible maintenant. Les lèvres épaisses, rose violacé, qui s'écartent sous la pression du tissu. Le clitoris, ce bouton gonflé, qui émerge de son capuchon. L'entrée du vagin qui luit déjà — un éclat humide, un filet de cyprine transparente qui coule vers l'avant, suit la courbe du pubis.
Clémentine écarte les jambes. Ses pieds glissent sur la margelle, trouvent une prise plus large. Ses genoux fléchissent légèrement. Sa cambrure s'accentue.
Ses fesses s'ouvrent.
L'anus s'expose, offert, les plis tendus par la position.
Benoît crache dans sa paume.
La salive jaillit de ses lèvres — un jet épais, mousseux, qui atterrit dans le creux de sa main. Ses doigts se referment, font mousser le liquide. Puis il baisse son short de bain.
Le tissu bleu marine glisse sur ses hanches, dégage son sexe.
Sa queue est dure. Dressée contre son ventre, le gland large et violacé qui dépasse du prépuce. Dix-neuf centimètres de chair gonflée, les veines qui courent le long de la hampe comme des cordes bleutées. La courbure vers le haut, toujours la même après dix ans, qui épouse le palais quand on le suce, qui heurte l'intérieur du vagin au bon angle.
Le méat luit. Une goutte de pré-sperme perle, transparente, tremble au sommet du gland.
Il enduit sa queue de salive. Sa main glisse du gland à la base, de la base au gland, la paume qui tourne autour de la hampe, les doigts qui s'écartent pour couvrir chaque centimètre. Le bruit de la salive brassée — un schlick humide, visqueux — couvre le crissement des cigales.
Puis il crache de nouveau.
Cette fois, le jet atterrit directement sur l'anus de Clémentine. La salive coule entre les plis, s'infiltre dans la rosette serrée. Un mince filet descend vers le périnée, se mêle à la cyprine qui perle à l'entrée du vagin.
L'index de Benoît pousse. La pulpe du doigt presse contre l'anneau, tourne en cercle, étale la salive. Le doigt s'enfonce d'une phalange. L'anneau résiste, puis cède. Le bruit de succion — un pop mouillé, minuscule — se détache du silence.
Clémentine pousse un cri étouffé — un ahhh grave, guttural, les dents serrées.
Le doigt ressort. L'anneau se referme, palpite.
Benoît saisit sa queue par la base. Presse le gland contre la rosette humide.
La couronne violacée appuie sur l'anneau rose. La pression déforme les plis, les aplatit, les écarte un à un. La peau se tend autour du gland, blanchit sous l'étirement.
Il pousse.
D'un coup sec. Sans prévenir. Les hanches qui avancent, les fesses qui claquent contre les siennes, les testicules qui heurtent le périnée.
Le gland s'enfonce dans l'anus d'un seul mouvement. La hampe suit, centimètre après centimètre, disparaissant dans le trou dilaté. La salive et la cyprine lubrifient le passage — un bruit de succion, de chair qui glisse contre chair, de muscle qui s'écarte.
Clémentine hurle.
Un cri rauque, arraché du fond de la gorge, la bouche grande ouverte, les yeux fermés. Ses doigts agrippent le rebord de la piscine, ses jointures blêmissent sous la tension. Ses bras tremblent. Ses omoplates saillent dans son dos.
La queue est enfoncée jusqu'à la garde. Le pubis de Benoît est collé contre ses fesses. Les testicules, lourds et tendus, reposent contre le périnée humide.
Il reste immobile une seconde. Deux secondes. Trois.
Les muscles de Clémentine se contractent autour de la hampe — ces spasmes involontaires de l'anneau anal qui serrent la base, qui étranglent la chair dure. Les veines de la queue palpitent contre les parois internes.
Astride a glissé une main dans sa culotte. Ses doigts trouvent son clitoris — ce bouton gonflé par la grossesse, plus sensible qu'avant, plus gros. Elle appuie doucement, par-dessus le coton, sans bouger. Juste la pression. Ses lèvres s'entrouvrent. Sa respiration s'accélère.
Benoît recule.
Sa queue glisse hors de l'anus — lentement, chaque centimètre arrachant un gémissement à Clémentine. Le gland apparaît, large, violacé, luisant de salive et d'un liquide plus trouble. Les plis de la rosette s'étirent autour de la couronne, refusent de lâcher prise.
Puis il renfonce.
Un coup sec. Les hanches claquent contre les fesses. Le bruit de la chair qui heurte la chair — clac — se répercute sur l'eau, ricoche contre la façade.
Clémentine gémit plus fort. Sa tête tombe en avant, ses cheveux blonds balayent la margelle.
Le rythme s'installe.
Benoît la baise en levrette, debout, les deux pieds ancrés dans les dalles, les genoux légèrement fléchis. Ses hanches vont et viennent comme un piston. Sa queue entre et sort de l'anus dilaté, et le bruit de la pénétration — ce schlick humide à chaque enfoncement, ce pop mouillé à chaque retrait — scande le mouvement.
Les testicules claquent contre le périnée à chaque coup. La peau des couilles, ridée et pendante, s'écrase contre la chair humide.
Les fesses de Clémentine tremblent à chaque impact. La chair de ses globes, ferme mais alourdie par l'âge, ondule en vagues qui partent du point d'impact et se propagent jusqu'à ses hanches.
Ses seins ballottent sous le maillot. Le lycra les retient, mais à chaque coup de reins, la masse de chair monte, puis retombe, puis remonte. Une oscillation régulière, hypnotique. Les mamelons frottent contre le tissu, et les pointes durcies se devinent sous le noir.
La sueur perle sur le front de Benoît. Une goutte coule le long de sa tempe, suit la courbe de sa mâchoire, tombe sur son torse. D'autres gouttes naissent à la base de sa nuque, glissent le long de sa colonne vertébrale, s'écrasent sur ses reins.
Son torse entier luit sous le soleil. Les poils bruns, collés par la transpiration, dessinent des arabesques sur ses pectoraux.
Son visage est crispé. Les mâchoires serrées. Les yeux plissés, fixés sur le point où sa queue disparaît dans l'anus de Clémentine. Les narines dilatées. Un grognement sourd s'échappe de sa gorge à chaque expiration — hunh, hunh, hunh — un rythme animal qui double le claquement de ses hanches.
Clémentine halète. Sa bouche est ouverte, la langue posée sur la lèvre inférieure. Un filet de salive coule au coin de ses lèvres, descend le long de son menton. Ses yeux sont mi-clos, les cils collés par des larmes naissantes.
Ses doigts agrippent toujours la margelle. La pierre râpe ses paumes. Elle s'en fout.
Ses cuisses tremblent. Les muscles quadriceps, saillants, sont parcourus de frissons — de minuscules contractions qui partent des genoux et remontent jusqu'à l'aine.
Sa chatte dégouline. La cyprine coule en un filet épais, transparent, qui descend le long de ses lèvres, goutte sur la margelle, forme une petite flaque sur la pierre calcaire. Une goutte tombe dans la piscine. L'éclaboussure minuscule ride la surface turquoise.
Astride respire plus vite. Sa main droite bouge sous sa culotte. Son majeur décrit des cercles autour de son clitoris — ce bouton gonflé, rouge, qui pulse sous la pulpe de ses doigts. Sa main gauche est posée sur son ventre rond, et elle sent le bébé bouger — un coup de pied minuscule, là, sous ses côtes. Elle sourit sans quitter le couple des yeux.
— Putain…
Le mot sort de ses lèvres comme un souffle. Presque inaudible. Mais Benoît l'entend.
Il tourne la tête vers Astride. Ses yeux verts croisent les siens. Il ne ralentit pas. Ses hanches continuent leur mouvement de piston — va-et-vient mécanique, inlassable.
Astride soutient son regard. Ses doigts s'enfoncent plus profond dans sa chatte. L'index et le majeur écartent ses lèvres, glissent dans l'entrée dilatée. La cyprine coule sur ses phalanges, sur sa paume, tache sa culotte de coton blanc.
— Vous êtes magnifiques.
Sa voix est rauque, étranglée par l'excitation. Ses yeux vont de Benoît à Clémentine, de Clémentine à Benoît — le torse luisant de sueur, la queue qui va et vient, les fesses qui claquent, les seins qui ballottent.
Benoît accélère.
Son rythme devient plus brutal, plus saccadé. Ses doigts s'enfoncent dans les hanches de Clémentine — assez fort pour laisser des marques bleues le lendemain, des croissants de chair meurtrie qui lui rappelleront cette baise au bord de l'eau.
Le bruit des coups de reins change. Plus rapide. Plus fort. Les testicules claquent contre le périnée avec un bruit de viande qu'on gifle — flac, flac, flac. Le schlick de la queue dans l'anus devient plus aigu, plus mouillé.
La cyprine de Clémentine coule maintenant en un ruisseau continu le long de ses cuisses. Des traînées luisantes serpentent jusqu'à ses genoux, jusqu'à ses mollets.
Sa respiration est hachée. Chaque coup de reins de Benoît expulse un son de sa gorge — ah, ah, ah — une note courte, aiguë, qui monte à chaque fois.
Benoît ralentit.
Ses hanches s'arrêtent presque. Sa queue n'est plus enfoncée que de moitié. Le gland, large et violacé, étire encore l'anneau anal, mais la hampe n'est plus qu'à moitié enfouie.
Il reste là. Immobile. Les testicules pendent, lourds, entre ses cuisses écartées.
Clémentine gémit — un son plaintif, frustré, les hanches qui tentent de reculer pour engloutir de nouveau la queue.
Benoît ne bouge pas.
Sa main droite quitte la hanche de Clémentine. Remonte le long de son dos. Suit la courbe de la colonne vertébrale, les nœuds des vertèbres qui saillent sous la peau tendue. Arrive à la nuque.
Il attrape ses cheveux blonds. Les enroule autour de son poing. Tire.
La tête de Clémentine bascule en arrière. Sa gorge s'expose — la peau blanche, les tendons qui saillent, la veine jugulaire qui pulse. Sa bouche s'ouvre sur un cri silencieux.
Et il s'enfonce d'un coup sec.
La queue disparaît entièrement. Le pubis heurte les fesses. Les testicules claquent contre le périnée. Un bruit mat, profond.
Clémentine hurle encore plus fort. Elle se moque de faire du bruit, après tout, c’est pour ça qu’ils ont choisis cette maison isolée.
Un long cri rauque qui se répercute sur l'eau, fait vibrer la surface turquoise, s'envole vers le ciel infini. Ses doigts agrippent la pierre, et l'un de ses ongles se casse — un craquement minuscule qu'elle n'entend même pas.
Benoît reprend son rythme brutal. Ses hanches claquent contre ses fesses à chaque coup, et la main dans ses cheveux la maintient cambrée, la tête tirée en arrière. Les seins pointent vers le ciel, moulés par le lycra noir, les mamelons qui transpercent le tissu.
Astride a retiré sa culotte. Le coton blanc pend à sa cheville. Sa robe est remontée sur son ventre, et sa chatte est exposée — les lèvres gonflées, plus foncées qu'avant la grossesse, le clitoris qui émerge de son capuchon comme un bourgeon violacé. Sa cyprine coule sur le coussin blanc, forme une tache sombre qui s'élargit.
Ses doigts vont et viennent dans sa chatte — deux doigts enfoncés jusqu'à la jointure, qui remontent et qui redescendent, qui écartent ses parois. Sa paume frotte contre son clitoris à chaque mouvement. Sa respiration est saccadée, et ses yeux vont et viennent entre la queue de Benoît et le visage de Clémentine.
— Prends-la…
La voix d'Astride est un murmure rauque, à peine audible sous le claquement des chairs.
— Encule-la… défonce-lui le cul…
Les mots crus flottent dans l'air chaud. Clémentine les entend. Ses lèvres s'étirent en un sourire torve — ce sourire de la garce qu'elle était à vingt-deux ans, qu'elle est toujours, que la maternité n'a pas effacé.
— Plus fort… Benoît… PLUS FORT…
Sa voix est brisée, hachée par les coups de reins.
Benoît obéit.
Il lâche ses cheveux. Ses deux mains saisissent ses hanches — cette chair ferme, ces os saillants. Ses doigts s'enfoncent si profondément que les jointures blanchissent. Il tire Clémentine vers lui à chaque coup, et ses hanches à lui avancent pour la rencontrer.
Le bruit de la baise emplit l'air. Les claquements de peau contre peau, les grognements de Benoît, les gémissements de Clémentine, les halètements d'Astride — tout se mêle en une symphonie de chairs, de fluides, de souffles.
La sueur coule sur le visage de Benoît. Une goutte tombe de son menton, s'écrase sur le dos de Clémentine, glisse le long de sa colonne vertébrale. Une autre goutte tombe dans la piscine. L'eau frémit.
Les testicules de Benoît se contractent. Les muscles du scrotum se tendent, remontent les couilles vers le corps. La peau se fripe, se plisse. Les sphères se rapprochent de la base de la queue.
Il va jouir.
Son rythme s'accélère encore. Ses hanches deviennent floues — un mouvement de piston devenu incontrôlable, pure mécanique de la chair qui cherche sa libération.
Ses grognements se transforment en un rugissement sourd — un son guttural, animal, qui part du fond de sa gorge et s'échappe entre ses dents serrées. Ses abdos se contractent, saillant sous la peau bronzée. Ses fessiers se crispent.
— Jouis… Benoît… JOUIS DANS MON CUL !
Le cri de Clémentine déchire l'air.
Et il explose.
Sa queue pulse dans l'anus dilaté. Le premier jet de sperme gicle profondément — une décharge blanche, épaisse, qui inonde l'intérieur de Clémentine. Les contractions des muscles de Benoît se répercutent le long de la hampe, et le sperme jaillit par saccades.
Deuxième jet. Troisième jet. Ses testicules se contractent à chaque éjaculation, remontant brusquement contre son périnée.
Clémentine crie — un long hurlement rauque qui se brise en un sanglot. Son anus se contracte autour de la queue, ces spasmes involontaires qui aspirent le sperme plus profondément. Son propre orgasme explose — sa chatte se contracte dans le vide, et un jet de cyprine jaillit entre ses lèvres, arrose la margelle, goutte dans la piscine en une pluie claire.
Ses jambes tremblent. Ses genoux fléchissent. Ses doigts glissent sur la pierre, et elle manque de tomber.
Benoît reste enfoncé. Sa queue pulse encore, faiblement, expulsant les dernières gouttes de sperme. Son corps entier est parcouru de frissons. La sueur coule le long de son torse, goutte de ses pectoraux, tombe sur les fesses de Clémentine.
Il reste là. Immobile. Les mains sur ses hanches. Le souffle court. Les yeux fermés.
Puis il se retire.
Sa queue glisse hors de l'anus avec un bruit de succion humide. Le gland apparaît, violacé, dégonflé, luisant de salive et de sperme. La hampe suit, plus molle, encore palpitante. Les veines sont encore gonflées.
L'anus reste ouvert une seconde — une petite bouche rose qui palpite, qui bâille, qui laisse voir l'intérieur sombre. Puis il se referme lentement, les plis se reformant autour du trou encore dilaté.
Le sperme coule.
Un filet blanc, épais, crémeux, s'échappe de l'anus. Il descend le long du périnée, suit la courbe de la vulve, se mêle à la cyprine qui dégouline encore des lèvres. Le mélange — sperme blanc et cyprine transparente — coule le long de la cuisse de Clémentine, trace un chemin luisant jusqu'à son genou.
La goutte tombe sur la margelle. S'écrase sur la pierre chaude.
Clémentine se redresse.
Ses bras tremblent quand elle pousse sur la margelle. Ses jambes flageolent quand elle se retourne. Son visage est rouge — les joues empourprées, les lèvres gonflées, les yeux encore embués de larmes. Ses cheveux blonds collent à ses tempes.
Elle regarde Benoît.
Il est là, debout devant elle, la queue encore à moitié dure, luisante de leurs fluides mêlés. Son torse se soulève au rythme de sa respiration. Ses yeux verts brillent.
Elle l'attrape par la nuque. Ses doigts s'enfoncent dans les cheveux courts. Elle tire son visage vers le sien.
Leurs lèvres s'écrasent.
Un baiser profond, vorace, les langues qui se mêlent, les dents qui s'entrechoquent. Elle goûte sa propre sueur sur ses lèvres, le sel de sa peau, le goût âcre de sa salive. Il goûte sa cyprine — ce parfum doux-amer qu'il connaît depuis dix ans, qui n'a pas changé.
Le baiser dure. Leurs bouches se dévorent, leurs souffles se mêlent. La main de Benoît remonte le long du dos de Clémentine, caresse sa colonne vertébrale à travers le lycra noir.
Puis ils se détachent. Un filet de salive relie encore leurs lèvres.
Astride se lève de la chaise longue.
Sa robe glisse sur ses cuisses. Elle marche pieds nus sur les dalles chaudes, contourne la piscine. Sa culotte est restée sur la chaise longue. Sa chatte luit, les lèvres encore gonflées, la cyprine qui coule en un mince filet le long de sa cuisse.
Son ventre rond tend le coton blanc de sa robe. Sa main droite est posée dessus, et elle sent le bébé bouger — un coup de pied, puis un autre, comme s'il savait, comme s'il participait.
Elle s'arrête devant eux. Pose une main sur le ventre de Clémentine — ce ventre qui a porté leur première fille, ce ventre encore ferme sous le lycra noir. Pose l'autre main sur l'épaule de Benoît — cette épaule musclée, bronzée, couverte de sueur.
Aucun mot. Juste le contact. Les trois peaux qui se touchent.
Clémentine pose sa main sur celle d'Astride, sur son ventre rond. Benoît pose sa main par-dessus, ses doigts calleux recouvrant leurs doigts fins.
Leurs fronts se touchent. Leurs souffles se mêlent. Leurs corps, couverts de sueur, de sperme, de cyprine, de chlore et de crème solaire, se tiennent debout au bord de la piscine.
Le soleil décline sur la Provence. La lumière devient dorée, puis orangée, puis cuivrée. Les ombres s'allongent sur les dalles, traversent la piscine, grimpent sur la façade de la bastide.
Les cigales se taisent une à une. Le silence retombe, troublé seulement par le clapotis de l'eau et le souffle de leurs respirations qui s'apaisent.
Le soleil du soir capture les trois corps enlacés au bord de la piscine — les cheveux blonds de Clémentine, le ventre rond d'Astride, les épaules larges de Benoît.
Et ils vécurent ensemble, encore et toujours, sans fin.
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