Le feu crépitait dans la cheminée — ses flammes basses projetaient des ombres dansantes sur les murs, faisaient luire les bouteilles alignées sur le buffet, jouaient avec la poussière suspendue. Les lampes à poser diffusaient une lumière ambrée, douce, complice. Le bois brûlait avec un bruit de braises qui s'écrasent, de fibres qui se détendent.
L'hiver était arrivé sur la Croix-Rousse. Les fenêtres du salon, embuées par la vapeur des corps, laissaient à peine deviner la nuit noire et les lumières lointaines des immeubles.
Astride était assise au bord du canapé bordeaux. Elle portait un pull en laine crème, large, qui tombait sur une cuisse, et rien dessous. Ses jambes nues étaient croisées, ses orteils se crispant dans la moquette. Elle tremblait.
— On peut encore reculer.
La voix de Benoît venait de la cuisine. Il s'approchait, tenant deux coussins qu'il jeta sur le parquet. Il était vêtu d'un jean foncé, d'une chemise noire ouverte, les manches roulées sur ses avant-bras musclés. Sa barbe de trois jours lui donnait un air rugueux.
— Fous-toi de ma gueule, lança Clémentine depuis le fauteuil club, où elle était étalée dans son peignoir en soie noire. Un verre de vin rouge pendait entre ses doigts. Ça fait deux mois qu'elle en parle toutes les nuits.
— Je ne t'ai pas dit toutes les nuits, murmura Astride.
— T'as oublié que j'étais à côté de toi, dans ton lit ?
Clémentine se leva, posa son verre sur la table en verre, et traversa la pièce. Ses pieds nus effleuraient le parquet. Derrière elle, la traîne de son peignoir balayait la poussière. Elle s'agenouilla devant Astride, écarta ses genoux d'une main ferme.
— Regarde-moi.
Astride leva les yeux. Ses pupilles étaient dilatées, et ses lèvres tremblaient. Clémentine lui prit le menton.
— T'as envie de ça ?
— Oui.
— Alors on va le faire. Et tu vas aimer.
Elle lui retira son pull d'un geste doux. La laine crème glissa sur ses épaules, découvrit ses seins nus — ces petits seins ronds, les mamelons roses déjà dressés par l'excitation. Astride frissonna dans la lumière du feu.
— Que tu es belle, souffla Clémentine.
Ses doigts coururent le long d'une clavicule, descendirent entre les seins, tracèrent un chemin jusqu'au pubis nu. Elle tapota la fente.
— Viens, je vais t’accompagner dans cette étape.
Benoît disposa les coussins devant la cheminée — deux larges rectangles qu'il recouvrit d'un drap blanc, un troisième pour la tête. La lumière des flammes dansait sur le lin froissé, projetait des ombres tremblantes sur le mur. Les braises craquaient.
Astride s'agenouilla sur le drap. Sa respiration était courte, ses mains serrées l'une contre l'autre. La peau de ses cuisses, si blanche, prenait des teintes orangées au contact du feu.
— Mets-toi confortablement en position, dit doucement Benoît. À quatre pattes.
Elle obéit. Ses mains s'enfoncèrent dans le drap, ses genoux écartèrent la toile blanche. Son dos, cambré, faisait saillir ses omoplates, creusait un sillon le long de sa colonne vertébrale. Ses fesses étaient offertes — deux globes pâles, parfaitement épilés, qui captaient la lueur des flammes.
Clémentine s'agenouilla devant elle. Le peignoir s'entrouvrit sur ses seins lourds, ses mamelons sombres, la naissance de son ventre. Elle posa une main sur la joue d'Astride, fit glisser ses doigts dans ses cheveux.
— Elle a peur, dit-elle à Benoît. Faut l'apprivoiser.
Benoît se déshabilla sans hâte. La chemise noire tomba sur le parquet. La ceinture cliqueta, le jean glissa. Il se tenait nu devant la cheminée, la lumière orangée dessinant ses muscles saillants, le V de poils bruns qui descendait de son torse vers son pubis.
Sa queue était à demi-dure. Le gland, rose foncé, émergeait à peine du prépuce. Une veine courait le long de la hampe.
— Approche-toi, dit Clémentine.
Benoît s'agenouilla derrière Astride. Le parquet craqua sous son poids. Ses mains se posèrent sur ses hanches — ces os fins qui saillaient sous la peau — sans pression, juste une présence.
— Je vais mettre du lubrifiant. T'es prête ?
La voix d'Astride sortit étranglée, presque une question.
— Oui.
— Regarde-moi, dit Clémentine.
Elle prit le visage d'Astride entre ses mains, força son regard à croiser le sien. Ses yeux marron étaient durs, mais sa voix était douce.
— Tu respires. Tu me regardes. Tu penses à ma bouche sur ton clito.
Astride hoqueta.
— Je vais te sucer pendant que Benoît te défonce le cul.
— Putain…
— Alors détends-toi.
Benoît ouvrit le tube de lubrifiant. Le bruit du bouchon qui claque, de la gelée qui coule, emplit le silence. Il en versa une noix sur ses doigts, les frotta pour réchauffer le liquide.
Sa main glissa entre les fesses d'Astride. L'index trouva l'anus immédiatement — cette rosette plissée, serrée, presque invisible dans la pénombre. Il traça un cercle autour d'elle. Astride frissonna.
— Ça va ? demanda-t-il.
— Oui… continue, tu sais que j’aime cette caresse…
Le doigt poussa. L'anneau résista — cette barrière de muscles involontaires qui se contracte devant l'inconnu. Astride poussa un cri étouffé.
— Respire, chuchota Clémentine. Par la bouche.
Elle inspira. Le doigt glissa sur un centimètre. La sensation était étrangère — cette pression à l'intérieur d'elle, cette intrusion qui n'était pas la sienne. Ses doigts agrippèrent le drap.
— Continue comme ça, murmura Benoît.
Son doigt bougeait en cercles lents, écartant les fibres musculaires, apprivoisant la résistance. La gelée lubrifiante brillait sur la peau, coulait en filets épais sur le périnée.
— Mets un deuxième doigt, demanda Clémentine.
Benoît ajouta le majeur. Les deux doigts ensemble pressèrent contre l'entrée, et Astride gémit plus fort — un son rauque, guttural, les dents serrées. Les doigts pénétrèrent, lentement, l'anneau s'élargissant autour d'eux dans un étirement visible.
— Putain que c'est beau, dit Clémentine. Sa voix s'était faite plus rauque, plus basse. Regarde son cul, Benoît. Il ouvre.
Les doigts continuaient leur va-et-vient — un rythme doux, méthodique, qui préparait la voie. Astride haletait, ses seins frottant contre le drap à chaque mouvement.
— J'arrive pas à croire…, balbutia-t-elle. Que ça va… entrer…
— Ça va entrer, dit Benoît. Et tu vas tout prendre.
Clémentine s'allongea sous Astride, glissa son corps entre le ventre de la brune et le drap. Sa bouche se posa sur son clitoris — ce bouton gonflé qui émergeait de son capuchon — et elle suça.
— Ahhh… putain…
Astride s'arqua. La langue de Clémentine était douce, précise, alternant cercles et coups de boutoir. Ses jambes se mirent à trembler.
— Continue comme ça, grogna Benoît.
Il retira ses deux doigts et les remplaça par trois. L'étirement fut plus net — Astride cria, un long son strident qui mourut dans sa gorge — mais les doigts s'enfoncèrent, l'anneau s'ouvrant autour d'eux comme une bouche avide.
— Trois doigts, dit fièrement Clémentine en relevant la tête. T'es presque prête, ma salope.
— Putain, Clem je te hais…
— Non, tu m'aimes. Maintenant, le gland, répondit-elle avec un petit sourire.
Benoît retira ses doigts. Astride sentit le vide — cette absence soudaine qui laissait un manque physique, un appel. Elle geignit. Clémentine se dégagea de sous elle, vint se placer à côté de son visage. Une mèche de ses cheveux blonds balaya la joue d'Astride.
— Tu veux lubrifier sa queue toi-même ?
Elle tendit à Astride le tube de lubrifiant. Astride le prit, les doigts tremblant.
— Oui, c'est moi qui vais le faire.
Astride se redressa sur les coudes, tourna la tête. La queue de Benoît était tendue — dix-neuf centimètres de chair dure, légèrement courbée vers le haut, le gland large et violet. Une veine saillait sur le côté, palpitait au rythme de son cœur.
Elle versa le lubrifiant sur sa main. Puis elle attrapa la queue de Benoît — cette hampe brûlante qui tressaillit au contact — et en enduisit le gland, la hampe, les testicules.
— C'est bon, murmura-t-elle. Je suis prête.
Benoît se positionna derrière elle. Le gland toucha l'entrée — une pression douce, presque un effleurement. Astride frissonna.
— Doucement, dit Clémentine. Serre-moi la main.
Astride tendit la main. Clémentine la prit dans la sienne — la paume chaude, les doigts fins.
— Vas-y, Benoît.
Il poussa son gland turgescent contre le petit cul offert d’Astride.
L'anneau résista une seconde. Cette barrière minuscule qui semblait infranchissable. Puis la pression augmenta, et le gland s'enfonça d'un centimètre.
Astride hurla.
— PUTAIN !
Sa main écrasa celle de Clémentine. Ses yeux s'ouvrirent, ses mâchoires se crispèrent.
— Ça brûle… ça brûle…
— Je sais. Mais résiste, tu vas voir, le plaisir vient ensuite.
La voix de Benoît était calme, presque un murmure. Il avait arrêté sa progression, le gland enfoncé dans l'anneau, laissant le temps aux muscles de s'habituer.
— Respire, Astride. Tu es si belle comme ça !!
Elle obéit. Un souffle rauque. Un autre. La brûlure s'atténuait, se transformait en une pression sourde, en une chaleur qui irradiait vers ses hanches.
— Encore, dit-elle.
Le gland s'enfonça d'un autre centimètre. Puis d'un autre. La queue avançait centimètre par centimètre, écartelant les fibres, ouvrant une voie dans sa chair.
— Regarde, dit Clémentine.
Elle tendit son téléphone, écran éteint, pour qu'Astride voie son reflet. Dans le verre noir, l'image était floue, mais on devinait ses fesses écartées, la bite qui disparaissait à l'intérieur.
— Putain, je suis en train de me faire enculer…
— Oui, ma chérie. T'es en train de te faire enculer. Et c'est magnifique.
Benoît enfonça encore deux centimètres. Maintenant la moitié de sa queue était à l'intérieur d'Astride. L'anneau s'étirait autour d'elle, la peau distendue, les plis effacés.
— T'as presque tout pris, souffla-t-il.
— Continue… je te veux tout entier en moi…
Il poussa en une longue glissade. Sa queue s'enfonça jusqu'à la garde, son pubis heurtant les fesses d'Astride avec un bruit mat. Elle cria — un long hurlement rauque qui se brisa en un sanglot.
— Putain de merde…
— Tu l'as pris, dit Clémentine. Tout entier.
Ses doigts descendaient le long du ventre d'Astride, trouvaient son clitoris, le caressaient en un rythme doux.
— Sens-le. Sens-le au fond de toi.
Astride bougea les hanches — un infime mouvement, comme pour éprouver la réalité de ce qu'elle venait de vivre. La bite bougea en elle, et elle sentit chaque millimètre.
— Putain… c'est chaud… c'est dur…
— Tu veux que je bouge ?
— Oui… doucement…
Benoît recula de quelques centimètres. Sa queue glissa le long des parois, et Astride gémit. Puis il repoussa, et le bruit humide de la pénétration emplit le salon.
— Plus vite, dit Clémentine.
Le rythme s'accéléra. Les coups de reins devenaient plus amples, plus réguliers. Le bruit des testicules claquant contre le périnée, le bruit de la bite qui allait et venait — une musique de chairs qui s'entrechoquent, de peau qui frotte, de gémissements qui s'échappent.
— Je suis en train de me faire enculer, répétait Astride comme une litanie. Je suis en train de me faire enculer par Benoît…
— Et t'aimes ça, dit Clémentine. Dis-le !
— OUI, PUTAIN, J'AIME ÇA !
Sa tête tomba en arrière. Ses seins ballottaient sous elle, et ses mains agrippaient les cheveux de Clémentine.
— J'ai mal… putain, ça fait tellement mal… mais c'est bon…
— Le mal va passer, murmura Clémentine dans son oreille. Et le plaisir va rester.
Benoît accéléra encore. Son ventre claquait maintenant contre les fesses d'Astride, et la sueur perlait sur son front, coulait le long de son torse. Ses doigts s'enfonçaient dans les hanches de la jeune femme, la maintenant en place.
— Je vais jouir…, haleta Astride.
— Pas encore, dit Clémentine. On veut te voir fondre.
Sa bouche trouva le clitoris d'Astride, et elle suça — un coup puissant qui fit trembler tout le corps de la jeune femme.
— JE VAIS JOUIR… JE VAIS…
L'orgasme la submergea. Ses muscles anaux se contractèrent autour de la bite de Benoît, un étau de chair brûlante qui le serra si fort qu'il grogna. Un flot de cyprine jaillit de sa chatte, aspergeant le visage de Clémentine, coulant sur le drap.
— Putain, Astride…, gémit Benoît.
— Continue, bordel, continue !
Il continua. Ses coups de reins devinrent plus courts, plus saccadés, le plaisir qui montait en lui, cette boule de chaleur qui gonflait à la base de sa queue.
— Je vais jouir…, grogna-t-il.
— Où ? demanda Clémentine.
— Sur elle.
Il se retira d'un coup. Sa queue jaillit de l'anus d'Astride avec un bruit de succion, et le premier jet de sperme atterrit sur ses fesses. Le deuxième sur son dos. Le troisième sur le creux de ses reins.
Astride s'effondra sur le drap, haletante. Le sperme coulait en filets épais sur sa peau, se mêlait à la sueur, à la cyprine, au lubrifiant.
Clémentine se pencha sur elle, sa bouche encore humide.
— T'as aimé ?
Astride tourna la tête, les yeux mi-clos. Un sourire fatigué étira ses lèvres.
— Putain, ouais.
Benoît s'allongea à côté d'elle, son torse contre son dos, et ses bras l'entourèrent.
— T'as été parfaite.
— J'ai eu mal…, murmura-t-elle.
— Je sais. Mais tu l'as fait.
Clémentine s'allongea devant elle, son peignoir grand ouvert, et prit son visage entre ses mains.
— Maintenant t'es à nous. Pour de vrai.
Astride rit — un rire fatigué qui secoua ses épaules.
— J'étais déjà à vous avant.
— Oui, mais maintenant tu as signé en encre invisible.
Clémentine se pencha et embrassa ses lèvres. Le goût de sperme, de sexe, de sueur se mêlait à celui de sa propre cyprine.
Le feu crépitait dans la cheminée. Les ombres dansaient sur les murs. Les trois corps nus se lovaient l'un contre l'autre, la peau collante, les souffles mêlés.
Dehors, la nuit d'hiver gelait la Croix-Rousse. Dedans, il faisait chaud. Très chaud.
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